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Wall Street en légère hausse, avec Apple et Twitter

Wall Street en légère hausse, avec Apple et Twitter
Wall Street en légère hausse, avec Apple et Twitter
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine s'affiche marginalement positive avant bourse ce lundi. Le S&P500 grappille 0,1%, le DJIA 0,3% et le Nasdaq 0,1%. Le baril de brut WTI prend 1,3% à 41,8$. L'once d'or progresse de 0,6% à 2.031$.

Les marchés actions demeurent incertains ce lundi, après avoir déjà terminé vendredi en ordre dispersé, entre les chiffres supérieurs aux attentes de l'emploi américain (1,76 million de créations de postes pour 10,2% de chômage en juillet) et la montée des tensions sino-américaines. Donald Trump a décidé samedi de contourner le Congrès en signant un plan de relance par décrets. Les mesures permettraient un gel des cotisations salariales et le versement d'une indemnité hebdomadaire de 400 dollars à des dizaines de millions de chômeurs américains. Jusqu'à la fin du mois dernier, ces chômeurs bénéficiaient d'une indemnité de 600 dollars. Ce plan peut toutefois être contesté par les démocrates.

Nancy Pelosi, membre du Parti démocrate et présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, ainsi que le le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, ont indiqué hier leur volonté de reprendre les négociations en vue du nouveau plan tant attendu de soutien à l'économie américaine, qui doit compenser l'impact de la crise du covid-19. Rappelons que le président américain Donald Trump, en l'absence de progrès dans ces discussions, avait signé samedi des décrets apportant une aide supplémentaire aux millions d'Américains au chômage suite à la crise récente. Les mesures ont néanmoins été jugées globalement insuffisantes par le clan démocrate.

Trump a estimé hier que la suspension des cotisations sociales annoncée la veille pourrait bien devenir permanente. La mesure n'aura pas d'impact sur la sécurité sociale. A propos de la reprise éventuelle des pourparlers à Washington, Trump a ajouté que la Maison blanche était prête à échanger si cela n'était pas une perte de temps.

Pelosi et Mnuchin paraissent désormais prêts quant à eux à un accord prolongeant des aides jusqu'à la fin de l'année, avant un nouvel état des lieux en début d'année prochaine - après l'élection de novembre. Mnuchin a engagé les négociateurs à adopter ainsi "une loi sur des choses pour lesquelles nous pouvons nous entendre" (...) "Nous n'avons pas besoin de tout régler d'un coup", a ajouté le responsable sur Fox News. Pelosi a qualifié d'inconstitutionnels les décrets de Trump, qui ne permettraient d'ailleurs pas selon elle d'aider rapidement et directement les Américains. Elle juge donc nécessaire de parvenir à un accord. Dans ce but, les démocrates pourraient revoir la durée des mesures pour en réduire le coût et faire un pas vers l'administration Trump.

Selon l'Université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière, les Etats-Unis viennent de franchir le cap des 5 millions de cas confirmés du nouveau coronavirus, à 5,045 millions. Le virus a fait près de 163.000 morts aux USA, contre 101.049 au Brésil et 52.298 au Mexique. Le nombre de cas recensés dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre à 19,88 millions, dont 5,045 millions aux Etats-Unis, 3,04 millions au Brésil et 2,22 millions en Inde. La pandémie a tué 731.570 personnes dans le monde.

Sur le front économique ce jour aux USA, le rapport JOLTS du Département au Travail sur les ouvertures de postes annoncées pour le mois de juin sera communiqué à 16 heures (consensus 5,288 millions).

Les valeurs

Le réseau social média californien Twitter aurait approché le Chinois ByteDance, propriétaire de TikTok, afin d'exprimer son intérêt pour l'acquisition éventuelle des opérations de l'application vidéo aux Etats-Unis, indique Reuters, citant deux personnes proches de la question. L'opération paraît toutefois surdimensionnée pour le groupe, qui capitalise actuellement moins de 30 milliards de dollars sur la cote américaine.

Il y a donc peu de chances que Twitter soit en mesure de surenchérir sur le colosse software de Redmond Microsoft et de sceller un accord en moins de 45 jours, délai fixé par Donald Trump pour une vente.

Le Wall Street Journal a indiqué pour sa part que Twitter aurait initié des discussions préliminaires avec TikTok. Le journal admet cependant que Microsoft reste favori sur le dossier. En effet, un tel deal nécessiterait une importante levée de fonds pour Twitter. Selon une source de Reuters, la firme Silver Lake, actionnaire de Twitter, serait prête à apporter un financement partiel. Cela semble néanmoins encore insuffisant, alors que la transaction éventuelle représenterait sans doute un montant comparable à la valeur boursière de Twitter.

TikTok est visé par les autorités américaines, qui perçoivent en effet une menace pour la sécurité nationale et les données des Américains. Trump a donné 45 jours à TikTok pour céder ses activités américaines, sous peine d'une interdiction au 15 septembre. Le président américain a par ailleurs publié en fin de semaine dernière décrets interdisant aux entreprises américaines de commercer avec les géants chinois ByteDance et Tencent.

Berkshire Hathaway, la firme de Warren Buffett, a publié durant le week-end ses comptes trimestriels. Le bénéfice opérationnel a corrigé de 10% en glissement annuel à 5,5 milliards de dollars, avec l'impact de la pandémie. En revanche, le bénéfice net du groupe a flambé de 86% à plus de 26 milliards de dollars, avec des gains sur investissements de 30 milliards de dollars. Rappelons néanmoins que Buffett et son acolyte Charlie Munger privilégient la mesure du bénéfice opérationnel, meilleure traduction de l'activité réelle. Autrement dit, le copieux bénéfice net dégagé, dopé par les plus-values, doit être considéré avec précaution. Le segment ferroviaire, utilities et énergie de Berkshire a vu son profit opérationnel régresser de 9% sur le trimestre, alors que les 'autres activités' ont décliné de 42% en termes de rentabilité opérationnelle.

Par ailleurs, la firme a dépensé 5,1 milliards de dollars pour des rachats de ses propres actions sur le trimestre clos, ce qui représente le plus important rachat d'actions trimestriel de l'histoire de Berkshire. Il faut dire que la firme de Buffett dispose d'un beau matelas de liquidités de 147 milliards de dollars (+10 milliards sur le trimestre).

Marriott a accusé une perte plus importante que prévu sur le trimestre clos, avec l'impact de la pandémie sur le tourisme. Le groupe hôtelier américain a fait état d'une chute de 72% de ses revenus trimestriels à 1,46 Md$, pour une perte ajustée par action de 64 cents. Le consensus était de 1,68 Md$ de ventes et 42 cents de perte par action.

Royal Caribbean a lui aussi fait état d'une perte trimestrielle plus lourde que prévu. La perte nette part du groupe a représenté 1,64 milliard de dollars soit 7,83$ par titre, sur le second trimestre clos fin juin. Sur une base ajustée, le croisiériste a perdu 6,13$ par titre, contre -4,82$ de consensus.

Foot Locker, le distributeur de chaussures et accessoires de sport, flambe avant bourse à Wall Street. Le groupe anticipe en effet un bénéfice inattendu au second trimestre fiscal, avec la réouverture des magasins et une reprise de l'activité. Ainsi, le groupe table désormais sur un bénéfice net allant de 38 à 42 cents par titre sur la période, contre 55 cents un an auparavant.

Duke Energy a battu le consensus trimestriel de profit, malgré des revenus un peu courts. Le groupe a réalisé un bénéfice ajusté du second trimestre supérieur aux attentes de marché. La perte nette trimestrielle a représenté 802 millions de dollars soit 1,13$ par titre. Le bpa ajusté est ressorti néanmoins positif de 1,08$, contre 1,04$ de consensus. Les revenus ont totalisé 5,4 milliards de dollars, en retrait de 8%, contre 5,8 milliards de consensus.

Kodak, récemment dopé en bourse par ses projets pharmaceutiques, est depuis retombé aussi vite. La chute s'accélère avant bourse ce jour, le titre abandonnant plus de 30%. Il faut dire que les opérateurs avaient spéculé un peu vite sur la sécurisation d'un financement gouvernemental de 765 millions de dollars aux USA pour produire des ingrédients de traitements génériques, y compris l'hydroxychloroquine. Le gouvernement américain vient en effet de reporter ce prêt, jusqu'à ce que des accusations de délit d'initié soient éclaircies.

Apple prend encore 1,7% avant bourse, vers les 2.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Wedbush vient de rehausser son objectif de cours sur la valeur du concepteur de l'iPhone de 475 à 515$. Le scénario 'bull' (haussier) du broker va même jusqu'à 600$ d'objectif de cours. Le courtier évoque surtout les projections de demande et de ventes pour l'iPhone 12, qui sera lancé en octobre.

Simon Property, exploitant américain leader de centres commerciaux, serait en négociations avec le colosse du e-commerce Amazon pour la conversion d'espaces de ventes anciennement occupés par les chaînes JC Penney et Sears Holdings en centres de distribution Amazon, croit savoir le bien renseigné Wall Street Journal.

Qualcomm ferait pour sa part pression sur le gouvernement américain, afin qu'il abandonne les restrictions imposées sur la vente de composants au géant chinois des équipements télécoms Huawei Technologies, placé sur liste noire par les États-Unis. C'est du moins ce qu'affirme ce même Wall Street Journal.

Canopy Growth, producteur canadien de cannabis coté à Wall Street, a annoncé une perte trimestrielle moins conséquente que prévu, avec la restructuration en cours et la maîtrise des charges. En outre, le confinement a dopé l'activité de la firme. La perte nette sur le trimestre clos fin juin a représenté 81 millions de dollars. Le groupe évoque par ailleurs ses gains de parts de marché. Les revenus se sont appréciés de 22% en glissement annuel à 82,5 millions de dollars. Canopy a réduit ses effectifs de plus de 18% cette année.

Barrick Gold a battu le consensus de marché pour son second trimestre, le producteur aurifère affichant sur la période un bénéfice par action de 23 cents à comparer à un consensus de 19 cents. Un an plus tôt, sur la période correspondante, le profit par action se situait à 9 cents. Les revenus du groupe minier ont totalisé quant à eux 3,06 milliards de dollars sur le trimestre clos en juin 2020, ce qui dépasse également les attentes de la place.

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