Cotation du 29/10/2020 à 22h17 Dow Jones Industrial +0,52% 26 659,11
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : en hausse timide

Wall Street : en hausse timide
Wall Street : en hausse timide
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street progresse prudemment ce mercredi. Le S&P500 gagne actuellement 0,30% à 3.267 pts, le Nasdaq prend 0,20% à 10.700 pts et le DJIA monte pour sa part 0,28% à 26.915 pts. Le regain de tension entre les deux premières puissances mondiales revient au premier plan, alors que Pékin a annoncé que les États-Unis lui avaient ordonné la fermeture immédiate de son consulat à Houston. Un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a affirmé que cette décision avait été initiée unilatéralement par les États-Unis et que la Chine allait "réagir avec des contre-mesures fermes" si Washington ne "révoque pas cette décision erronée".
Après l'accord entre dirigeants de l'Union européenne en vue d'un plan de relance de l'économie du bloc de 750 milliards d'euros, répartis en subventions et prêts, les investisseurs guettent désormais avec attention toute avancée vers un nouveau plan de soutien massif aux Etats-Unis. La partie est toutefois loin d'être gagnée et il faudra sans doute encore patienter plusieurs semaines avant un éventuel compromis entre Démocrates et Républicains.

Eco et Devises

Sur le front économique, les reventes de logements existants aux Etats-Unis se sont envolées de 20,7% en juin, à 4,72 millions, contre un consensus de 4,75 millions d'unités. Après avoir chuté de 9,7% le mois précédent, les reventes ont ainsi enregistré un bond historique en juin. Selon les données de la 'National Association of Realtors', les ventes affichent encore un retrait de 11,3% en rythme annuel.

En attendant l'arrivée d'un ou plusieurs vaccins sur le marché, la pandémie de Covid-19 poursuit sa progression... Aux Etats-Unis, où Donald Trump défend désormais le port du masque, plus de 142.000 personnes ont désormais perdu la vie alors que 3,9 millions ont été contaminées, selon les données de l'Université Johns Hopkins, qui fait référence en la matière. "Cela va sûrement, malheureusement, empirer avant de s'améliorer", a concédé le président américain après avoir minimisé l'épidémie pendant de longs mois.

Enfin, la saison des résultats bat son plein à Wall Street. Après United Airlines, Texas Instruments et Snap hier soir, Microsoft, Blackstone, Tesla ou encore Daimler sont à suivre aujourd'hui.

Les cours du brut consolident avec un baril WTI à 41,75$ et un brent à 44$. D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close au 17 juillet ont augmenté de 4,9 millions de barils à 536,6 mb, contre un consensus de -2,2 millions de barils. Les réserves d'essence ont reculé de 1,8 million de barils (contre une baisse de 1,5 mb anticipée par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont progressé de 1,1 mb par rapport à la précédente semaine, contre une augmentation de 0,5 mb attendue par le marché.

Sur le marché des devises, l'euro évolue au plus haut depuis octobre 2018 face au billet vert, en hausse de 0,6% à 1,1575$ entre banques, alors que l'once d'or progresse encore à 1.857$, au plus haut depuis 9 ans !

Les valeurs

* Spotify (+6%) après l'annonce d'un nouvel accord de licence pluriannuel avec la maison de disque Universal Music Group, filiale du groupe Vivendi.

* Pfizer (+4%). Washington assure ses arrières. Les Etats-Unis vont payer 1,95 milliard de dollars à Pfizer pour la production et la livraison de 100 millions de doses de son candidat vaccin contre le Covid-19 s'il s'avère sûr et efficace chez l'homme. Selon l'accord dévoilé par le gouvernement ce mercredi, les États-Unis pourront acquérir 500 millions de doses supplémentaires. Le vaccin, développé conjointement par la société biotechnologique allemande BioNTech et Pfizer, a jusqu'ici présenté des résultats prometteurs. Le géant américain a déjà indiqué qu'il pourrait produire jusqu'à 1,3 milliard de doses d'ici la fin 2021. Les Américains recevront le vaccin gratuitement, conformément à l'engagement du gouvernement pris en ce sens.
"Nous nous sommes engagés à rendre l'impossible possible en travaillant sans relâche pour développer et produire en un temps record un vaccin sûr et efficace afin de contribuer à mettre un terme à cette crise sanitaire mondiale", a déclaré le Dr Albert Bourla, PDG de Pfizer. "Nous avons pris la décision précoce de commencer les travaux cliniques et la fabrication à grande échelle à nos propres risques pour garantir que le produit serait disponible immédiatement si nos essais cliniques s'avéraient concluants et qu'une autorisation d'utilisation d'urgence était accordée".

*Tesla (+0,7%) compte bien continuer à profiter de sa popularité en Chine. Alors que le groupe d'Elon Musk voit la concurrence s'intensifier, il a abaissé le montant de la caution non remboursable que les acheteurs doivent verser pour s'offrir un Model 3, un Model X ou un Model S. Selon un représentant de la société en Chine cité par Bloomberg, Tesla réclame désormais une garantie de 1.000 yuans (143 dollars) contre une caution remboursable pouvant atteindre 20.000 yuans précédemment. Cette réduction coïncide avec la dernière baisse des subventions accordées en Chine pour l'achat de voitures électriques, ce qui a pour effet d'augmenter le prix de certains véhicules. Alors que Tesla a baissé le prix de son Model 3 fabriqué localement en avril pour répondre aux critères de subvention plus stricts, certains de ses modèles ne sont plus éligibles à ces aides gouvernementales.
Par ailleurs, Tesla sera particulièrement surveillé ce soir avec la publication des comptes de son deuxième trimestre. Le consensus attend une perte ajustée par action de 15 cents pour des revenus de 5,2 Mds$. Mais certains analystes estiment que Tesla pourrait être enfin rentable sur ce trimestre. "Les investisseurs attendent avec impatience les résultats de Tesla pour le trimestre clos fin juin, ce mercredi après la cloche, car la rentabilité entraînera l'entrée du titre dans le S&P 500, et cela est déjà considéré comme un fait accompli parmi les bulls", affirme Dan Ives, analyste chez Wedbush.

*Baker Hughes (stable) a raté le consensus au deuxième trimestre. Le groupe parapétrolier a essuyé une perte nette de 201 M$ ou 31 cents par titre sur la période contre un déficit de 9 M$ ou 2 cents par action un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, la perte par action ressort à 5 cents contre 1 cents de consensus. Les revenus ont fondu de 21% à 4,74 Mds$ alors que les commandes ont reculé d'un quart sur un an à 4,88 Mds$. "Le risque d'une deuxième vague de cas de coronavirus, le rétablissement de certaines mesures de confinement et le risque de persistance d'un taux de chômage élevé créent un environnement économique incertain qui persistera probablement jusqu'à la fin 2020", a déclaré Lorenzo Simonelli, directeur général.

* Boeing (+0,6%). Le 737 MAX pourrait bien retrouver les airs cet autonome. Après que Boeing eut achevé les vols de certification de l'appareil en début de mois, l'administration fédérale de l'aviation (FAA) prévoit de publier dans un "avenir proche" un projet de directive de navigabilité qui portera sur les modifications apportées à l'avion, interdit de vol depuis mars 2019. Un responsable informé du dossier a dit à Reuters que la FAA ne lèverait probablement pas avant octobre cette interdiction de vol. "Boeing travaille en étroite collaboration avec la FAA et d'autres régulateurs internationaux pour répondre à leurs attentes alors que nous nous efforçons de remettre en service le 737 Max en toute sécurité", a indiqué l'avionneur américain. "La sécurité est notre priorité et le calendrier de remise en service sera déterminé par les régulateurs".
La FAA a déclaré que le public disposerait de 45 jours pour réagir aux "propositions de changements de conception et de procédures d'équipage destinées à limiter les problèmes de sécurité identifiés au cours des enquêtes" menées à la suite des deux catastrophes aériennes au large de l'Indonésie et en Ethiopie. Elle a souligné qu'il restait un certain nombre d'étapes essentielles à franchir avant la reprise de l'exploitation commerciale du 737 MAX. Très attendue par Boeing, la reprise des vols commerciaux du MAX devrait mettre fin à une crise qui lui a pour le moment coûté plus de 18 milliards de dollars.

* Biogen (+1,2%), dopé par la publication de résultats meilleurs qu'anticipé et le relèvement de ses objectifs annuels. Le géant biotechnologique américain a enregistré sur les trois mois clos fin juin un bénéfice net de 1,54 milliard de dollars, soit 9,59$ par titre, contre 1,49 milliard de dollars ou 7,85$ par titre un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti à 10,26$ contre 8,02$ de consensus. Les revenus ont augmenté de 2% à 3,68 milliards de dollars, contre 3,43 Mds$ attendus par le marché. Pour l'ensemble de l'exercice, le management vise désormais un bpa ajusté compris entre 34 et 36$ contre une précédente fourchette allant de 31,5 à 33,5$, et 33,07$ de consensus. La guidance de revenus est en revanche légèrement abaissée entre 13,8 et 14,2 Mds$.

* United Airlines (-3%), qui a fait état d'une perte nette ajustée de 2,6 milliards de dollars au deuxième trimestre, a annoncé hier soir que 6.000 salariés avaient accepté de quitter le groupe dans le cadre des efforts menés par la direction pour réduire ses coûts. La compagnie basée à Chicago, qui devrait avoir plus de 18 Mds$ de liquidités à la fin du troisième trimestre, estime qu'elle devrait brûler 25 Mds$ de cash par jour sur les trois mois clos fin septembre contre 40 M$ au deuxième trimestre. La compagnie, dont les revenus ont chuté de 87% à 1,48 Mds$, a qualifié le trimestre clos du "plus difficile trimestre financier de son histoire". Elle reste prudente et continue à examiner et à annuler les vols sur une base mobile de 60 jours "jusqu'à ce qu'elle voie des signes de reprise de la demande". Elle estime qu'elle réalisera environ 35% de son programme de vols de l'an dernier au troisième trimestre. Elle a récemment indiqué qu'elle pourrait supprimer jusqu'à 36.000 emplois dès le mois d'octobre lorsque les restrictions qui accompagnent les 25 milliards de dollars d'aide fédérale accordés au secteur aérien seront levées.
"Bien que cette crise sans précédent ait été difficile pour nos équipes, nous anticipons qu'United ait produit moins de pertes et brûlé moins d'argent au cours du deuxième trimestre que n'importe lequel de nos grands concurrents de réseau. Nous y sommes parvenus en prévoyant rapidement et précisément l'impact que le COVID aurait sur la demande de passagers et de fret, en faisant correspondre avec précision notre programme à cette demande réduite, en concluant le plus important accord de financement par emprunt de l'histoire de l'aviation et en réduisant les dépenses dans l'ensemble de notre activité. Nous pensons que cette action rapide et agressive a permis à United de se positionner pour à la fois survivre à la crise du COVID et capitaliser sur la demande des consommateurs lorsqu'elle reviendra de manière durable", a déclaré Scott Kirby, CEO du transporteur.

* Snap (-0,2%). Trimestre contrasté pour la firme californienne. Le groupe propriétaire de Snapchat a vu son nombre d'utilisateurs et ses revenus progresser sur les trois mois clos fin juin mais sa perte nette s'est creusée à 326 millions de dollars, soit 23 cents par action, contre 255,2 M$ ou 19 cents par titre un an plus tôt. Le bpa ajusté a atteint -9 cents contre -10 cents de consensus. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens (DAU), une mesure très suivie par les investisseurs et les annonceurs, a augmenté de 17% pour atteindre 238 millions sur la période, mais les analystes misaient sur un niveau légèrement supérieur. Snap prévoit 242 à 244 millions d'utilisateurs actifs par jour sur le trimestre en cours, contre 244,82 millions pour le consensus de place.
Les revenus tirés de la publicité ont bondi d'environ 17% à 454,2 M$, au-dessus des estimations des analystes de 440,8 M$, mais le revenu moyen par utilisateur s'est établi à 1,91$, à peine plus élevé qu'au trimestre précédent. En dehors de l'Amérique du Nord et de l'Europe, cette mesure a chuté de 25%, à 89 cents. "Nous avons continué à développer notre communauté et nos activités dans un environnement difficile et incertain", a déclaré le DG de Snap, Evan Spiegel. "Je suis fier de nos équipes qui innovent en proposant de nouvelles expériences à notre communauté et en apportant de la valeur ajoutée à nos partenaires, démontrant ainsi l'importance de notre service dans la vie des gens".

* Texas Instruments rend 3% malgré des résultats et une guidance supérieurs aux attentes des analystes. Le géant américain des semi-conducteurs a enregistré au deuxième trimestre un bpa de 1,48$ contre 87$ de consensus pour des revenus de 3,24 Mds$, en repli de 12%, mais supérieurs aux 2,95 Mds$ attendus par le marché. Le management anticipe sur le trimestre en cours un bpa compris entre 1,14 et 1,34$ pour des recettes allant de 3,26 à 3,54 Mds$. Le consensus était jusqu'ici positionné à 0,97$ et 3,07 Mds$.
Texas Instruments "n'a pas connu la même crise que celle de 2008", a déclaré Dave Pahl, responsable des relations avec les investisseurs. Néanmoins, "nous restons prudents sur la façon dont l'économie pourrait se comporter au cours des prochaines années". La société, qui possède la plus large liste de clients et le plus grand catalogue de produits de l'industrie, a notamment bénéficié de la généralisation du télétravail qui a stimulé la demande de puces utilisées dans les tablettes, les ordinateurs personnels et autres serveurs.

©2020,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Actualités Dow Jones Industrial

Plus d'actualités