Cotation du 09/12/2019 à 22h20 Dow Jones Industrial -0,38% 27 909,60
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Wall Street : en hausse malgré Boeing !

Wall Street : en hausse malgré Boeing !
Wall Street : en hausse malgré Boeing !
Crédit photo © Boeing

La cote américaine est orientée en hausse ce lundi, portée une fois encore par les espoirs commerciaux concernant les négociations sino-américaines. Le S&P500 gagne 0,63% à 3.005 pts, alors que le Nasdaq avance de 0,85% à 8.158 pts. En revanche, le DJIA, freiné par Boeing, ne progresse que de 0,20% à 26.820 pts. L'indice dollar se stabilise à 97,35. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI redonne 1,1% à 53,35$, alors que le Brent de la mer du Nord cède 1,3% à 58,70$.

ECO ET DEVISES

Le vice-Premier ministre chinois Liu He a alimenté les espoirs commerciaux à Wall Street, suite à l'accord partiel 'de phase 1' récemment conclu entre Washington et Pékin (accord qui doit toutefois encore être rédigé)... Liu a en effet fait état samedi de "progrès substantiels" dans les discussions entre les deux superpuissances en vue d'un accord susceptible de mettre un terme à la guerre commerciale.
Le 'vice-Premier' a souligné qu'un tel accord serait bénéfique aux États-Unis, à la Chine et au reste du monde. Le président américain Donald Trump se montre lui aussi confiant, espérant que le 'deal' (de phase 1 !) soit scellé et signé mi-novembre en marge du sommet du forum de Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec). Le sommet se tient les 16 et 17 novembre au Chili. Xi Jinping, le président chinois, sera également présent au fameux sommet.

Les marchés seront également attentifs cette semaine à la réunion de la BCE... Mario Draghi, son actuel président, ne devrait toutefois pas surprendre avant de laisser place à Christine Lagarde. Le mois dernier, le patron de la Banque centrale européenne avait annoncé son intention de procéder encore à des rachats d'actifs aussi longtemps que nécessaire. La baisse du taux de dépôt de 10 points de base et la mise en oeuvre d'un système de paliers de taxation des réserves excédentaires des banques semblent adaptées face au risque accru de ralentissement économique.

Sur le front du Brexit, la confusion règne toujours... Le Premier ministre britannique Boris Johnson qui a tenté d'obtenir ce jour le vote du Parlement sur l'accord de sortie de l'UE précédemment conclu avec Bruxelles et bloqué samedi, s'est de nouveau heurté à une fin de non recevoir.
Rappelons que la Chambre des communes britannique, réunie samedi en session extraordinaire, a adopté un amendement repoussant l'approbation par le Parlement de l'accord entre Londres et l'UE sur le Brexit. Cette décision a contraint 'BoJo' à demander à l'UE un nouveau report de la date du Brexit. Cette incertitude pesante ne semble toutefois pas excessivement inquiéter les opérateurs, qui estiment peu probable l'hypothèse d'une sortie sans accord. Le marché favorise donc le scénario d'un "Brexit ordonné", mais sans doute pas au 31 octobre...
Il n'y a pas de statistiques de conjoncture de prévue outre-Atlantique ce lundi. Demain mardi, les opérateurs suivront à 16 heures les chiffres des reventes de logements existants et l'indice manufacturier de la Fed de Richmond...

Les valeurs

[US:US4062161017:0]Halliburton[:US] (+8%), acteur majeur du marché des services pétroliers, a annoncé pour le troisième trimestre fiscal des profits conformes aux attentes de marché, mais des revenus un peu courts. Le bénéfice net trimestriel a régressé à 295 millions de dollars soit 34 cents par titre, contre 435 millions de dollars un an plus tôt. Le consensus était effectivement de 34 cents de bénéfice par titre. Les revenus ont chuté quant à eux de 10% en glissement annuel à 5,55 milliards de dollars, alors que le consensus était de 5,82 milliards. Les revenus de forage et évaluation ont augmenté de 2% à 2,04 milliards de dollars. En revanche, les recettes de production et finalisation ont chuté de 16% à 3,51 milliards de dollars.

[US:US0970231058:0]Boeing[:US] (-3%). Après avoir décroché de près de 7% vendredi, le titre du géant aéronautique corrige encore ce lundi... Il faut dire que les dernières accusations portées contre l'avionneur américain par l'agence fédérale de l'aviation ne sont guère réjouissantes. La FAA affirme que le groupe lui a caché des documents importants liés à la certification du 737 MAX, cloué au sol depuis le mois de mars après deux accidents ayant fait 346 morts. Boeing a en effet transmis la semaine passée à la FAA des messages échangés en 2016 entre deux de ses employés semblant indiquer que l'autorité de régulation avait été induite en erreur concernant le système anti-décrochage du 737 MAX.
Ces informations ont poussé deux analystes à dégrader le dossier ce lundi. UBS est ainsi passé d''acheter' à 'neutre' tout en coupant sa cible de 470 à 375 dollars alors que le Crédit Suisse a abaissé sa recommandation de 'surperformer' à 'neutre' en ramenant sa cible de 416 à 323$. "Nous ne pouvons plus défendre le titre à la lumière des dernières découvertes, des découvertes qui augmentent significativement le profil de risque pour les investisseurs", écrit Robert Spingarn, analyste chez le Credit Suisse. La nouvelle "risque de briser la fragile confiance entre les régulateurs et Boeing, d'accroître le risque politique et de miner potentiellement la confiance du public dans l'avion, ce qui pourrait avoir des implications sur la demande [à long terme]", explique le courtier. Les dommages causés à la marque Boeing "pourraient également se répercuter sur d'autres produits du groupe".

[US:US8030542042:0]SAP[:US] (+2,2%) pourrait soutenir le compartiment software à Wall Street ce jour et notamment les dossiers [US:US68389X1054:0]Oracle[:US] (+1%) ou [US:US5949181045:0]Microsoft[:US] (stable). Microsoft serait doublement bénéficiaire des annonces du jour, puisqu'il vient de signer un partenariat de trois ans avec l'Allemand SAP portant sur l'informatique dématérialisée...
Le géant allemand des logiciels professionnels, a annoncé ce lundi des profits en vive hausse, confirmant au passage ses prévisions annuelles. Pour le troisième trimestre, le groupe a réalisé un bénéfice net en croissance de 28% à 1,25 milliard d'euros, contre 971 millions d'euros un an auparavant. Les revenus trimestriels ont augmenté quant à eux de 13% à 7,79 milliards d'euros. Les revenus d'abonnements et de support cloud ont grimpé de 37% à 1,79 milliard d'euros.
Le groupe maintient sa guidance annuelle et table sur des revenus cloud non-IFRS allant de 6,7 à 7 milliards à devises constantes, alors que le profit opérationnel non-IFRS est anticipé entre 7,85 et 8,05 milliards d'euros. Le groupe prévoit une forte augmentation des revenus totaux annuels, sur un rythme inférieur à celui de la progression du profit opérationnel. Plus tôt ce mois, le groupe avait annoncé les nominations de Jennifer Morgan et Christian Klein en tant que co-CEO.

[US:US30303M1027:0]Facebook[:US] (+1,8%) semble revoir ses plans concernant la cryptomonnaie Libra, suite aux défections de sept des 28 compagnies qui soutenaient initialement le projet. Ainsi, à l'occasion d'un forum ce week-end, David Marcus, le responsable de l'initiative, a expliqué que le groupe californien était ouvert à la création de 'stablecoins' soutenus par les États, plutôt qu'à celle d'un seul système de paiement adossé à un panier de devises existantes.

[US:US64110L1061:0]Netflix[:US] (+0,7%) envisage d'émettre environ 2 milliards d'obligations libellées en dollars et en euros. Le taux d'intérêt, les dispositions relatives au rachat, la date d'échéance et les autres modalités de chaque obligation seront déterminés ultérieurement par voie de négociations avec les acheteurs initiaux. Le produit de l'opération servirait pour les besoins généraux de l'entreprise, y compris l'acquisition de contenu, la production et le développement, les investissements, les acquisitions éventuelles et les opérations stratégiques.

[US:US2220702037:0]Coty[:US] (+14%) flambe à Wall Street, le groupe ayant annoncé l'exploration d'alternatives stratégiques concernant son activité beauté professionnelle - comprenant notamment les marques OPI, Clairol ou Wella. L'étude de ces options sur les activités de beauté professionnelle entre dans le cadre des plans de redressement du groupe, qui entend se concentrer sur les fragrances, cosmétiques et soins de la peau. Le groupe étudie également les possibilités concernant ses activités brésiliennes, n'excluant pas un potentiel désinvestissement. Les produits éventuels serviraient en priorité au remboursement de la dette.

[US:US87236Y1082:0]TD Ameritrade[:US] (+3%) et [US:US9841216081:0]Xerox[:US] (-2%) publieront leurs comptes trimestriels ce soir, après la clôture de Wall Street...

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