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Wall Street : du rouge pour débuter la séance, Walmart déçoit

Wall Street : du rouge pour débuter la séance, Walmart déçoit
Wall Street : du rouge pour débuter la séance, Walmart déçoit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street perd désormais du terrain en pré-séance, après avoir une nouvelle fois terminé en ordre dispersé mercredi. Le Dow Jones a signé un nouveau record grâce à des titres soutenus par les derniers achats de Warren Buffet mais également aux valeurs cycliques qui continuent à bénéficier des espoirs d'une forte reprise économique, tandis que les valeurs technologiques ont reculé, faisant plier le Nasdaq.

Contrairement à mercredi, les indicateurs de conjoncture du jour et les résultats d'entreprises sont moins reluisants à l'image de la hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage ou des comptes de Walmart. Des annonces qui devraient permettre à Wall Street de souffler quelque peu alors que les attentes d'une vigoureuse reprise post-pandémique, avec les vaccinations contre le coronavirus et l'assurance de soutien budgétaire et fiscal, ont dopé les actions depuis le début d'année.

Cet optimisme sur l'état de santé de l'économie américaine alimente la hausse des taux d'intérêts à long terme, qui reflètent aussi les craintes d'une accélération de l'inflation. Le rendement du T-Bond à 10 ans reste proche de ses plus hauts d'un an, même s'il recule légèrement ce jeudi, autour des 1,29%, contre 0,9% fin 2020.

Ces inquiétudes ont été quelque peu tempérées par Eric Rosengren. Le président de la Fed de Boston a affirmé hier qu'il était peu probable que l'inflation atteigne l'objectif de 2% visé par la Réserve fédérale avant au moins la fin de l'année prochaine. Les Minutes de la dernière réunion de la Fed ont par ailleurs confirmé, sans surprise, que la banque centrale américaine entend maintenir sa politique monétaire accommodante pendant encore un bon moment.

Le Bitcoin reste pour le moment ancré au-dessus des 51.500$.

Les cours du pétrole continuent à progresser, toujours soutenus par les espoirs de reprise, et par la vague de froid historique qui s'abat sur le Texas, paralyse le système électrique de l'Etat et perturbe fortement la production américaine de pétrole de schiste. Le WTI échéance mars avance de 0,8% à 61,6$ sur le Nymex.

L'once d'or augmente pour sa part de 0,4% à 1.782$, alors que l'argent redonne 0,7% à 27,2$. Sur le marché des changes, l'indice dollar cède 0,4% face à un panier de devises de référence.

Sur l'agenda économique, les inscriptions au chômage ont, contre toute attente, progressé la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail vient ainsi en effet d'annoncer, pour la semaine close au 13 février, que les inscriptions au chômage ont atteint 861.000, en hausse de 13.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 848.000. Le consensus était positionné à 773.000.

La moyenne à quatre semaines s'établit à 833.2500, en recul de 3.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 6 février atteint 4,494 millions, en baisse de 64.000 sur sept jours (4,425 millions de consensus). Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine l'an passé, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

Les chiffres du logement aux États-Unis pour le mois de janvier sont eux ressortis assez mitigés. Les mises en chantier se sont établies sur un rythme de 1,58 million d'unités, contre 1,66 million de consensus et 1,68 million pour la lecture révisée (en hausse) du mois antérieur. Les permis de construire sont eux ressortis à 1,881 million, contre 1,680 million de consensus et 1,704 million pour le mois précédent.

Par ailleurs, l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois février, qui vient aussi d'être publié, est ressorti à 23,1, contre un consensus de 20 et un niveau de 26,5 pour le mois antérieur. Cet indicateur signale donc une expansion moins soutenue de l'activité manufacturière de la région.

Le rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques (17H) sera aussi à suivre tout à l'heure.

VALEURS A SUIVRE

* Walmart chute en pré-séance malgré l'annonce d'une forte croissance aux Etats-Unis en fin d'année dernière. Le géant de la distribution, qui emploie 1,5 million de personnes outre-Atlantique, a fait état d'une croissance domestique, hors carburant et à périmètre comparable, de 8,6% au quatrième trimestre là où les analystes tablaient sur une progression de 5,6%. Les ventes en ligne ont bondi de 69% après +79% au trimestre précédent.

En bas de bilan, le groupe a essuyé une perte nette de 2,09 milliards de dollars ou 74 cents par titre contre un profit de 4,14 Mds$ et 1,45$ par action un an plus tôt. Le bpa ajusté est ressorti inférieur aux attentes, à 1,39$, contre 1,51$ de consensus. Les revenus ont progressé de 7,3% à 152,08 Mds$, supérieurs aux 148,5 Mds$ attendus par le marché. Walmart a déclaré avoir engagé environ 1,1 milliard de dollars de dépenses liées à la Covid-19 au cours du trimestre clos, y compris des hausses de salaires et primes accordées à ses employés et les coûts liés au maintien de la propreté de ses magasins.

Pour l'exercice 2022, les investissements en capital devraient s'élever à près de 14 milliards de dollars, avec la poursuite de l'automatisation et le renforcement des capacités de la chaîne d'approvisionnement. Le management prévoit également une croissance de 1 à 4% du chiffre d'affaires net et un bénéfice par action ajusté stable ou en légère hausse. Enfin, la firme va augmenter son dividende 2022 de 2% à 2,20 dollars, soit une 48ème hausse consécutive, alors qu'un plan de rachat d'actions de 20 milliards de dollars a été approuvé.

* Baidu a publié mercredi un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux attentes grâce à une reprise de la publicité et à une augmentation de la demande pour ses services d'informatique dématérialisée ("cloud computing") et ses plateformes d'intelligence artificielle.

* Tesla a réduit le prix de vente des versions les moins chères de la Model 3 et de la Model Y tout en augmentant le prix des voitures les plus chères, montre le site du constructeur de véhicules électriques.

* Lockheed Martin. Les autorités américaines de la concurrence vont probablement prolonger leur enquête sur le projet de rachat d'Aerojet Rocketdyne par Lockheed Martin pour 4,4 milliards de dollars.

* Facebook. Les Australiens se sont retrouvés privés jeudi des pages Facebook des médias locaux et des informations diffusées par ceux-ci après que le géant américain a décidé de bloquer tous les contenus des médias pour protester contre un projet visant à ce qu'il rémunère la presse locale pour ses contenus. Cette démarche inattendue a été critiquée par des groupes de presse, des politiciens et des ONG, un grand nombre d'entre eux soulignant que des informations sanitaires et météorologiques officielles ont aussi été supprimées, alors même que l'Australie fait face à la crise sanitaire du coronavirus et au pic de la saison des feux de forêt. "Facebook a eu tort, les mesures de Facebook étaient inutiles, brutales, et elles vont nuire à sa réputation en Australie", a réagi le secrétaire au Trésor lors d'une conférence de presse télévisée.

* Marriot International est resté dans le rouge au quatrième trimestre, encore fortement affecté par les restrictions de voyage liées à la pandémie de COVID-19. Le groupe hôtelier américain a ainsi essuyé une perte nette de 164 millions de dollars, soit 50 cents par action, contre un bénéfice de 279 M$ et un bpa de 85 cents un an plus tôt. Le bpa ajusté s'établit à 12 cents contre 11 cents de consensus. Le chiffre d'affaires a fondu de 60% à 2,17 milliards de dollars, tandis que le revenu par chambre disponible - une mesure clé dans l'industrie - a chuté de 64,1% à 40,28 dollars.

Marriot publie ses résultats quelques jours après l'annonce du décès de son DG Arne Sorenson. "Si la Chine a montré que la demande peut être assez résistante lorsque le virus est perçu comme étant contenu, nous avons également vu que les progrès peuvent être ralentis par des pics importants de cas de virus, comme nous l'avons vu aux États-Unis et en Europe vers la fin de 2020. Le taux d'occupation mondial est resté à 35% au quatrième trimestre, ce qui correspond au troisième trimestre, et reste nettement supérieur au creux atteint en avril. Bien que personne ne puisse savoir combien de temps durera cette pandémie, nous observons quelques petits signes précurseurs indiquant que l'accélération du déploiement des vaccins dans le monde contribuera à une reprise significative de la demande de voyages et d'hébergement", explique la société. La direction ne fournit pas de guidance chiffrée pour le nouvel exercice mais s'attend à ce que la pandémie continue d'avoir un impact important sur les résultats de l'entreprise.

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