Cotation du 14/01/2022 à 23h16 Dow Jones Industrial -0,56% 35 911,81
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Wall Street : Dow Jones stable et Nasdaq en vive hausse, malgré Omicron

Wall Street : Dow Jones stable et Nasdaq en vive hausse, malgré Omicron
Wall Street : Dow Jones stable et Nasdaq en vive hausse, malgré Omicron
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est orientée en hausse ce lundi, tentant de se ressaisir après la purge de vendredi consécutive à la découverte du nouveau variant Omicron du coronavirus. Le DJIA prend 0,12% à 34.938 pts et le S&P 500 gagne 0,80% à 4.631 pts, tandis que le Nasdaq grimpe de 1,21% à 15.678 pts. Le baril de brut WTI rebondit de 3,7% à 70,7$. L'once d'or se stabilise à 1.788$. L'indice dollar avance de 0,3% face à un panier de devises de référence. Le bitcoin s'accorde 5% sur 24 heures et revient au contact des 57.000$.

L'indice des promesses de ventes de logements aux États-Unis mesuré par la National Association of Realtors (NAR) fait ressortir une très forte progression de 7,5% en octobre 2021, en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +0,7% et après un déclin de 2,4%, en données révisées, sur le mois de septembre.

L'indice d'activité manufacturière régionale de la Fed de Dallas pour le mois de novembre 2021 s'est établi à 11,8, contre un consensus FactSet de 17 et un niveau de 14,6 un mois avant. L'indicateur signale donc un ralentissement de l'expansion de l'activité industrielle dans la région considérée.

John Williams de la Fed interviendra dans la journée. Raphael Bostic de la Fed d'Atlanta, semblant ignorer Omicron, se dit toujours ouvert à une accélération du rythme du 'tapering'... Jerome Powell, qui vient d'être reconduit à la tête de la Fed pour un nouveau mandat, donnera un discours d'introduction ce soir pour le lancement du New York Innovation Center, à l'occasion d'un événement virtuel à l'initiative de la Fed de New York. Il n'y a toutefois probablement pas de nouvel élément à attendre de ce discours.

Malgré ce semblant de rebond technique, l'appétit pour le risque est clairement retombé avec l'émergence du fameux variant Omicron, d'abord découvert en Afrique du Sud et dont on ignore encore réellement la vitesse de propagation ou la gravité. Le variant a déjà été détecté dans plusieurs pays et provoque une réaction épidermique des gouvernements. Les symptômes seraient légers chez les plus jeunes, mais tout cela reste à confirmer. Plusieurs pays ont déjà durci les contraintes, avec notamment des interdictions de vol. Le Royaume-Uni a par ailleurs rétabli l'obligation du port du masque dans les endroits publics.

Les anticipations concernant les durcissements monétaires et hausses ultérieures de taux ont glissé quelque peu, 'pricant' l'impact économique potentiel de ce nouveau variant. Quoi qu'il en soit, les changements sont mineurs. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a jugé dimanche que la zone euro était mieux préparée pour faire face à cet impact économique possible, suggérant que la politique de la banque centrale européenne ne devrait pas grandement évoluer. Par ailleurs, les principaux laboratoires (Pfizer, BioNTech, Moderna, AstraZeneca...) déjà actifs sur le marché des vaccins anti-covid ont montré ces derniers jours leur confiance et leur détermination à agir rapidement pour évaluer cette menace sanitaire nouvelle et adapter éventuellement leurs vaccins.

Il subsiste encore beaucoup d'inconnues concernant la transmissibilité, la virulence et la résistance vaccinale d'Omicron. Le Dr Anthony Fauci a déclaré qu'il pensait que les vaccins existants étaient susceptibles de fournir un degré de protection, opinion reprise par l'ancien directeur du NIH Francis Collins. Cependant, il faudra deux à trois semaines avant que les scientifiques aient une meilleure compréhension de l'efficacité du vaccin. Dans les deux cas, les fabricants de vaccins ont déclaré qu'ils pourraient adapter leurs vaccins à un variant. Moderna a envisagé un déploiement début 2022. L'OMS ne sait pas non plus si Omicron est plus transmissible ou virulent, tandis que la présidente de l'Association médicale d'Afrique du Sud, Angelique Coetzee, a déclaré que les symptômes étaient "extrêmement légers". Omicron s'est donc déjà propagé dans plusieurs pays en dehors de l'Afrique, entraînant un durcissement des restrictions de voyage. Cependant, il semble y avoir jusqu'à présent peu d'indications pour le rétablissement ou le renforcement supplémentaire des restrictions de mobilité.

La volatilité devrait rester élevée, alors que les marchés attendent plus de détails sur Omicron. Les inquiétudes concernant le ralentissement des progrès de la réouverture ont conduit les marchés à réduire les paris sur la hausse des taux de la Fed, avec un calendrier de 'décollage' (relèvement initial des taux) repoussé à septembre 2022, plutôt que juin. Les stratèges ont souligné que les marchés s'étaient redressés malgré les variants passés, estimant que les dernières préoccupations pourraient également s'estomper à condition que les vaccins restent efficaces et qu'Omicron ne soit pas plus grave que les autres souches de Covid-19. Goldman Sachs maintient ses prévisions inchangées pour le moment, notant qu'Omicron pourrait avoir un impact significatif sur la croissance mais que l'éventail des possibilités est large. Le Credit Suisse a noté que les pilules de traitement Covid resteraient efficaces et que, dans le pire des cas, la reprise économique serait reportée plutôt qu'annihilée. D'autres ont noté que les valeurs du 'stay-at-home' pourraient équilibrer la sous-performance des titres de recovery, tandis que la forte baisse du brut atténuerait les inquiétudes immédiates concernant l'inflation.

Citant des délégués connaissant la situation, Bloomberg a rapporté que l'OPEP+ avait retardé deux réunions techniques de lundi à mercredi à la suite d'une nouvelle volatilité du pétrole. Le report permettrait de laisser le temps aux comités pour évaluer l'impact d'Omicron sur la demande, avant que les ministres ne se réunissent virtuellement jeudi pour décider de poursuivre ou non le calendrier mensuel d'augmentation de la production quotidienne de 400 000 barils. Des sources ont déclaré à Reuters que certains membres craignaient que le variant n'aggrave les perspectives du marché pétrolier après la libération de réserves de brut par les États-Unis et d'autres pays consommateurs de pétrole. Cependant, d'autres délégués ont déclaré qu'il était trop tôt pour évaluer l'impact d'Omicron, et une source a déclaré que la Russie n'était pas encore inquiétée...

Les valeurs

Tesla (+4%). Elon Musk, CEO du constructeur de voitures électriques, a demandé aux employés du groupe de rechercher l'efficience et la réduction des coûts plutôt que la maximisation en urgence des livraisons avant la fin de l'année, croit savoir CNBC.

AMD (+1%) profite du choix de Tesla, qui a décidé d'équiper ses véhicules Model Y en Chine avec les 'puces' du groupe.

Moderna (+9% !). Le directeur médical du laboratoire américain suspecte qu'Omicron puisse échapper aux vaccins actuels. Des doses reformulées, adaptées au nouveau variant, pourraient être prêtes en début d'année prochaine selon le CMO, qui s'exprimait sur la BBC.

Novavax (-1%) a entamé le développement d'une nouvelle version potentielle de son vaccin contre le covid ciblant le variant Omicron. Des doses de test devraient être disponibles d'ici quelques semaines.

Pfizer (+1%) et BioNTech (+3%) s'étaient également montrés confiants vendredi, se disant capables d'adapter rapidement leur vaccin commun si nécessaire.

Thermo Fisher Scientific (stable) a précisé ce lundi que ses tests de diagnostic covid pouvaient détecter de manière précise le nouveau variant.

GlaxoSmithKline (+1%), le géant pharmaceutique britannique coté à Wall Street, va lancer un essai sur l'homme d'un traitement du HIV, peut-être dès l'été prochain, avec des thérapies démontrant déjà leur succès chez les primates. Le Dr Smith, responsable de la R&D à la division de la santé VIH de GSK, ViiV Healthcare, pense qu'un remède est "à portée de main". GSK annoncera les plans lors d'une journée investisseurs.

Merck (-4%). Le titre du laboratoire américain devrait en revanche corriger ce jour. Citigroup vient de dégrader la valeur d''achat' à 'neutre', jugeant probable l'abandon du traitement expérimental islatravir du groupe contre le sida dans les trois prochains mois. Citi juge faible le pipeline du laboratoire, après des données décevantes sur deux traitements importants.

Berry Global (+5%). L'activiste Ancora Holdings pousse Berry à explorer une cession ou une alternative stratégique. Le Wall Street Journal cite à ce sujet une lettre d'Ancora au board de Berry Global. Ancora détient environ 1% des parts de 'BG'.

Walmart (-2%) / Amazon (+2%). Les Américains avaient dépensé 6,6 milliards de dollars vendredi à 21h00 'Easter Time' à l'occasion du Black Friday, selon le baromètre Adobe Digital Economy repris par Reuters, avec une prévision allant de 8,8 à 9,2 milliards de dollars de dépenses pour cette journée phare de promotions. Les distributeurs US entendent réaliser jusqu'à 11,3 milliards de dollars de ventes pour le Cyber Monday, ce jour.

Amazon aurait demandé à l'autorité indienne de concurrence d'annuler son feu vert au rachat des actifs de Future Retail pour 3,4 milliards de dollars par Reliance, estimant que l'accord aurait été obtenu illégalement, selon une lettre consultée par Reuters.

UPS (-1%) encaisse une dégradation de Deutsche Bank, qui vient de passer d''achat' à 'conserver'. Le broker constate la surperformance de la valeur du géant des livraisons depuis le début de la pandémie, et juge que les investisseurs devraient regarder désormais ailleurs.

Visa (+1%) a saisi l'administration américaine à propos d'une campagne de promotion jugée déloyale initiée en Inde par RuPay, service de paiement soutenu par le Premier ministre indien Narendra Modi. C'est du moins ce que croit savoir l'agence Reuters.

Twitter (+3%) grimpe, la rumeur évoquant un départ de Jack Dorsey, qui pourrait quitter ses fonctions de directeur général. CNBC vient ainsi d'indiquer, citant des sources, que Dorsey quitterait ses fonctions exécutives au sein du groupe. Il est également CEO de Square, firme spécialisée dans le paiement électronique et mobile. Son management à la tête de Twitter n'était pas forcément apprécié par les investisseurs, comme en témoigne la réaction boursière du jour.

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