Cotation du 30/11/2021 à 18h49 Dow Jones Industrial -1,71% 34 536,01
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Wall Street : Dow Jones sous pression, Nasdaq dans le vert

Wall Street : Dow Jones sous pression, Nasdaq dans le vert
Wall Street : Dow Jones sous pression, Nasdaq dans le vert
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street hésite ce lundi, le DJIA abandonnant 0,14% à 35.244 pts, contre une performance stable du S&P 500 à 4.472 pts et un gain de 0,11% sur le Nasdaq à 14.913 pts. Le pétrole évolue vers les 82$ le baril sur le Nymex. L'once d'or consolide à 1.770$. L'indice dollar se stabilise. Le bitcoin avance vers les 62 000$. Les opérateurs se montrent prudents, toujours inquiets de l'inflation. La saison des trimestriels a quant à elle plutôt bien débuté la semaine dernière à Wall Street avec le secteur bancaire. Sur le front politique, les débats demeurent laborieux concernant la relance budgétaire outre-Atlantique.

La production industrielle américaine a fortement corrigé au mois de septembre 2021, de manière inattendue. Elle décline ainsi de 1,3% en comparaison du mois antérieur, alors que le consensus FactSet était de +0,2%. La production du mois d'août a quant à elle été révisée en baisse à -0,1%, contre +0,4% pour l'estimation antérieure. La production manufacturière a baissé de 0,7% en septembre, contre +0,3% de consensus et -0,4% pour la lecture révisée d'août (+0,2% d'évaluation initiale pour le mois d'août). Enfin, le taux d'utilisation des capacités de production en septembre a également déçu, à 75,2%, contre 76,5% de consensus et 76,2% pour la lecture révisée d'août.

L'indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois d'octobre s'est établi à 80, contre 76 de consensus FactSet et 76 également pour le mois de septembre.

Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, interviendra dans la soirée. En attendant, et à quelques semaines seulement du probable début du tapering de la Fed, réduction des achats d'actifs obligataires actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels, la controverse enfle au sujet des opérations de trading et d'investissement des plus hauts responsables de la Fed, compromettant de plus en plus la reconduction jusqu'à présent acquise de Jerome Powell. Rappelons que Lael Brainard, gouverneure de la banque centrale américaine, fait office de challenger.

Plus tôt ce jour, les chiffres de l'économie chinoise ont déçu. Le PIB chinois du troisième trimestre n'a progressé qu'au rythme de 4,9%, contre 5,1% de consensus de marché et 7,9% pour la période antérieure. La production industrielle de septembre a augmenté de 3,1%, contre 3,9% de consensus. Les ventes de détail pour le même mois se sont appréciées de 4,4%, ce qui, en revanche, dépasse nettement les attentes du consensus (+2,7% selon FactSet).

Les cours du brut restent solides vers les 82$ le baril sur le Nymex. Le WTI évolue à son plus haut niveau depuis octobre 2014, tandis que le Brent est sur des sommets de trois ans. Les deux références mondiales, qui viennent d'aligner 8 semaines consécutives de progression, poursuivent donc leur marche en avant sur fond de hausse de la demande, de pénuries d'énergie dans certaines parties du monde, et de déficit d'offre.

A ce sujet, l'Opep et ses alliés n'ont une fois de plus pas réussi à pomper suffisamment de pétrole en septembre pour atteindre leurs objectifs de production. L'Opep+ a réduit sa production de 15% de plus que prévu le mois dernier, après 16% en août et 9% en juillet, selon des délégués du cartel cités par 'Bloomberg'. Cela reflète l'incapacité de certains membres - dont l'Angola, le Nigeria et l'Azerbaïdjan - à augmenter leur production pour atteindre les volumes convenus, en raison d'un manque d'investissement, d'exploration et d'autres problèmes. En théorie, l'Opep+ aurait pu pomper 747.000 barils supplémentaires par jour en septembre et rester dans les limites de production convenues.

Les cours de l'or noir continuent à bénéficier de la pénurie d'électricité qui frappe notamment la Chine et l'Inde et du manque de gaz qui menace l'Asie et l'Europe. Dans son dernier rapport mensuel, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a ainsi revu en hausse ses prévisions de demande mondiale de brut sous l'effet de la substitution "massive" du gaz et du charbon (victimes de pénuries) par le pétrole. Dans ce contexte, les experts sont de plus en plus nombreux à prévoir que le pétrole franchira ces prochains mois les 100$ le baril pour la première fois depuis 2014.

Les publications financières trimestrielles se poursuivent par ailleurs à un rythme soutenu à Wall Street. State Street et Steel Dynamics annoncent ce jour. United Airlines Holdings, Bank of New York Mellon, Johnson & Johnson, Philip Morris International, ManpowerGroup, Netflix, Kansas City Southern, Dover, Lam Research, Procter & Gamble, Halliburton et Travelers, seront de la partie demain mardi.

Les valeurs

Apple (stable), le géant californien de Cupertino, tient ce lundi soir une keynote virtuelle (19 heures, heure française). Le groupe devrait surtout profiter de l'occasion pour annoncer de nouveaux Mac. Apple devrait apporter ses propres 'puces' aux ordinateurs haut de gamme tels que les MacBook Pro 14 et 16 pouces, indique TechCrunch, qui anticipe également un nouvel iPad Mini et un iMac 27 pouces. Apple pourrait profiter de cette opportunité pour revoir ses ordinateurs portables de fond en comble avec de nouvelles technologies d'affichage, une nouvelle gamme de ports et un nouveau facteur de forme, ajoute le site spécialisé. Le groupe à la pomme aurait également travaillé sur une version mise à jour de ses AirPod d'entrée de gamme.

Amazon (stable) a annoncé son intention d'engager 150 000 saisonniers aux États-Unis pour la saison des fêtes. Le mastodonte du commerce en ligne continue d'offrir diverses opportunités d'emploi à des personnes de tous horizons et de tous niveaux de compétences, annonçant aujourd'hui que 150 000 emplois saisonniers sont désormais disponibles. Tous les postes proposés par Amazon aux USA, y compris les postes saisonniers, affichent un salaire horaire moyen de départ de 18$, des bonus à la signature allant jusqu'à 3 000$, et 3$ supplémentaires de l'heure en fonction des horaires de travail dans de nombreuses zones.

Amazon pourrait toutefois souffrir ce lundi en bourse, sur un rapport du Wall Street Journal selon lequel les membres d'un comité du Congrès voudraient savoir si le fondateur Jeff Bezos et d'autres cadres supérieurs les ont induits en erreur. Les législateurs américains s'interrogent, suite aux accusations contre Amazon, qui pourrait avoir utilisé les données de vendeurs tiers sur son site pour copier des produits tout en créant ses propres articles de marque privée et en les avantageant en termes de recherche. Dans une lettre envoyée au CEO Andy Jassy, ?cinq membres du comité demandent à la société de fournir des 'preuves à décharge' pour corroborer le témoignage sous serment fourni en 2019 et 2020.

Netflix (stable) publie ses comptes demain soir. Bloomberg croit savoir de son côté que la série coréenne Squid Game, plus grand succès historique du géant du streaming, qui a attiré plus de 130 millions de spectateurs, afficherait une valeur estimée de près de 900 millions de dollars. L'agence cite des chiffres internes à Netflix dont elle a pris connaissance. Netflix ne peut pas mesurer directement cette valeur, mais dispose d'une masse considérable de données sur ses utilisateurs permettant de l'évaluer, explique l'agence. Squid Game apparaît ainsi hautement populaire et peu coûteux. La série, dans laquelle des personnes démunies s'affrontent dans un jeu mortel pour décrocher une énorme somme d'argent, aurait donc une 'valeur d'impact' de plus de 891 millions de dollars à en croire l'estimation du groupe révélée par Bloomberg. Le show n'a coûté que 21,4 millions de dollars, environ 2,4 millions par épisode. Il ne s'agit par ailleurs que des chiffres de la première saison.

Facebook (+2%) prévoit d'embaucher 10 000 personnes dans l'Union européenne au cours des cinq prochaines années, a annoncé ce lundi le géant des médias sociaux, pour aider à construire son metaverse, monde en ligne naissant où les gens existent et communiquent dans des espaces virtuels partagés. Il s'agit donc d'une nouvelle étape franchie vers ce concept vanté ces derniers mois par Mark Zuckerberg. En septembre, Facebook a engagé 50 millions de dollars pour la construction du metaverse, où des entreprises comme Roblox et l'éditeur de Fortnite, Epic Games, ont pris pied.

Square (stable) entend constituer un système de minage de bitcoin s'appuyant sur une plateforme open source pour les particuliers et les entreprises, a déclaré vendredi son directeur général Jack Dorsey. Cela s'ajouterait aux projets existants de Square autour du bitcoin, avec notamment un projet de création d'une plateforme de développement ouverte, ainsi qu'un portefeuille hardware dédié aux cryptomonnaies. "Si nous faisons cela, nous suivrons le modèle de notre portefeuille hardware : construire en accès libre en collaboration avec la communauté", a déclaré Dorsey dans un tweet.

Albertsons (+2%), chaîne américaine de distribution, a rehaussé ses estimations de bénéfices pour l'exercice de plus de 10%, après un deuxième trimestre fiscal supérieur aux attentes de marché. Le dividende trimestriel est quant à lui majoré de 20% à 12 cents par titre. Le bénéfice net trimestriel a été de 295 millions de dollars et 52 cents par titre, contre 284 millions un an avant. Le bpa ajusté a atteint 54 cents, contre 45 cents de consensus FactSet. Les ventes trimestrielles se sont établies à 16,5 milliards, contre 15,8 milliards un an avant et 15,9 milliards de consensus.

State Street (+3%) n'a pas non plus démérité au troisième trimestre. La firme financière américaine a dépassé les attentes de marché en termes de profits, ces derniers ayant augmenté de près de 30% en glissement annuel. La firme a dégagé un bénéfice de 714 millions de dollars soit 1,96$ par titre, contre 555 millions un an plus tôt. Le bpa ajusté a été de 2$, contre 1,92$ de consensus. Les revenus approchent des 3 milliards de dollars, contre 2,78 milliards un an avant et 2,96 milliards de consensus.

Walt Disney (-3%) corrige à Wall Street, alors que la firme de recherche Barclays vient de dégrader la valeur du géant américain du divertissement de 'surpondérer' à 'pondération en ligne', évoquant un ralentissement de la croissance du service de streaming Disney+, après un lancement tonitruant. L'objectif de cours est réduit à 175$, contre 210$ auparavant.

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