Cotation du 22/10/2021 à 23h04 Dow Jones Industrial +0,21% 35 677,02
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : Dow Jones et Nasdaq rebondissent

Wall Street : Dow Jones et Nasdaq rebondissent
Wall Street : Dow Jones et Nasdaq rebondissent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street grimpe ce mardi, s'offrant enfin un rebond après avoir été malmené du fait d'une accumulation d'incertitudes économiques et monétaires. Le DJIA se redresse de 1,22% à 34.418 pts, alors que le Nasdaq prend 1,32% à 14.441 pts. Le S&P 500 avance de 1,25% à 4.354 pts. Le baril de brut WTI avance de 2,1% à 79,2$. L'once d'or cède 0,8% à 1.753$. L'indice dollar gagne 0,2% face à un panier de devises. Le bitcoin rebondit de 5% vers les 50.000$.

Les opérateurs surmontent donc leurs inquiétudes des derniers jours, portant en vrac sur l'inflation (suite aux propos de James Bullard), le plafond de la dette américaine, les tensions sur la supply chain et les pénuries, l'épineux dossier du géant chinois surendetté de l'immobilier Evergrande, ou encore le futur durcissement attendu des politiques monétaires.

Alors que Bullard avait alarmé hier concernant l'inflation, Charles Evans, le président de la Fed de Chicago, se montre bien plus mesuré ce jour et dit croire que les pressions sur l'offre seraient à l'origine de la récente poussée des prix, qui ne serait que transitoire - même si elle pourrait durer plus longtemps que prévu. Sur CNBC, Evans a précisé que l'inflation américaine, qui devrait selon lui atteindre 3,5% ou 4% cette année, pénalisait les revenus. "C'est donc un problème que nous surveillons de près, mais ce n'est pas vraiment un problème de politique monétaire, c'est un problème d'infrastructure et d'approvisionnement pour le moment". Evans a confirmé aussi sa vision, selon laquelle la banque centrale américaine serait proche du moment où elle devrait commencer à réduire ses achats mensuels d'actifs...

Le déficit commercial américain pour le mois d'août 2021 s'est creusé à 73,3 milliards de dollars, contre 70,5 milliards de consensus de marché et 70,3 milliards pour la lecture révisée du mois antérieur.

L'indice PMI composite final américain du mois de septembre s'est établi à 55, contre un consensus de marché de 54,5. L'indicateur final des services est lui ressorti à 54,9, à comparer à un consensus de place de 54,4.

L'ISM américain des services pour le mois de septembre, qui vient lui aussi d'être annoncé ce jour, s'est établi à 61,9 contre 60 de consensus. Il était de 61,7 en août.

Ailleurs dans le monde ce mardi, la production industrielle française a agréablement surpris, alors que les indices PMI européens finaux des services sont ressortis contrastés, avec de bonnes performances en Allemagne et en France, mais de légères déceptions en Italie ou en Espagne. L'indice européen s'affiche conforme aux attentes à 56,4. Celui du Royaume-Uni bat le consensus à 55,4. La croissance de l'indice européen des prix à la production est quant à elle ressortie moins importante que prévu.

Le chef de la minorité sénatoriale Mitch McConnell a envoyé une lettre au président Biden réitérant que les démocrates allaient devoir faire cavalier seul et relever le plafond de la dette 'par la réconciliation'. Biden a déclaré plus tard qu'il ne pouvait pas promettre au peuple américain que les États-Unis ne dépasseraient pas le plafond de la dette plus tard ce mois-ci. Il a placé évidemment la responsabilité sur les républicains, en particulier ce même McConnell. Ceci est conforme à la position du chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, qui a exclu le recours à la réconciliation pour relever le plafond de la dette. Schumer a déclaré plus tôt que le Congrès devait résoudre le problème imminent du plafond de la dette d'ici la fin de cette semaine, soulignant que Washington ne pouvait s'offrir le luxe d'attendre le 18 octobre - date à laquelle la Secrétaire au Trésor Janet Yellen a déclaré la semaine dernière à laquelle les États-Unis pourraient avoir épuisé leurs ressources exceptionnelles et dépasser le plafond de la dette.

La secrétaire au Trésor Yellen avait averti la semaine dernière que l'Etat fédéral pourrait se trouver à court de financement dès le 18 octobre, appelant le Congrès à relever ou à suspendre le plafond de la dette autorisée, aujourd'hui fixé autour de 28.000 milliards de dollars.

The Hill rapporte que Schumer a fixé à demain un vote pour une suspension du plafond de la dette. Le leader de la majorité au Sénat a donc organisé ce vote pour mercredi où il aura besoin de 60 voix pour briser une obstruction et progresser vers une suspension potentielle du plafond de la dette jusqu'en décembre 2022. Cela nécessiterait que 10 républicains rompent les rangs au Sénat, ce qui est... extrêmement improbable. "Avant la fin de cette semaine, le Sénat doit remettre un projet de loi sur le bureau du président pour faire face à la crise aiguë du plafond de la dette", a déclaré Schumer lundi. "Même un quasi-accident peut avoir des conséquences dramatiques. Chaque jour où nous retardons l'action, nous augmentons les chances de causer des dommages irréversibles à notre système financier mondial, à notre reprise économique et à la confiance dans la capacité de notre pays à payer ses dettes", a ajouté Schumer.

Les républicains ont signalé à plusieurs reprises qu'ils n'avaient pas l'intention d'autoriser un vote majoritaire sur l'augmentation de la dette ou d'aider les démocrates à obtenir les 60 voix nécessaires pour briser une obstruction. Le chef de la minorité sénatoriale, Mitch McConnell, a réitéré lundi qu'il appartenait aux démocrates de relever le plafond de la dette.

Bien que le plafond de la dette soit revenu le 1er août, le département du Trésor a utilisé des mesures extraordinaires pour maintenir la solvabilité du pays depuis lors. Le Congrès a jusqu'au 18 octobre pour relever le plafond de la dette ou risquer un défaut de paiement historique qui aurait des conséquences économiques importantes et généralisées.

Les républicains ont empêché à deux reprises les démocrates d'adopter une suspension du plafond de la dette. La première fois, les démocrates ont tenté de l'inclure dans un projet de loi de financement gouvernemental à court terme. McConnell a ensuite bloqué une tentative de Schumer de contourner l'obstruction à 60 voix...

La Chambre des représentants avait adopté en septembre un projet de loi suspendant le plafond de la dette jusqu'à la fin de l'année 2022... Alors que Biden souhaite une initiative bipartisane, l'opposition républicaine pourrait ultimement contraindre les démocrates à utiliser la procédure de réconciliation, permettant une adoption de loi au Sénat à une majorité simple (51 voix), contre une exigence classique de 60 voix.

Le South China Morning Post a indiqué que le haut diplomate chinois Yang Jiechi s'entretiendrait avec le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan en Suisse cette semaine, probablement mercredi. Cette rencontre est largement considérée comme une étape vers la relance des 'lignes de communication' entre les deux superpuissances. L'un des points à l'ordre du jour sera la possibilité d'un sommet entre Xi Jinping et Joe Biden.

Hier, l'USTR Katherine Tai signalait des plans pour des conversations "franches" avec ses homologues chinois concernant l'accord commercial de la phase 1, et semblait pessimiste quant à l'évolution de la situation. Tai a déclaré qu'elle chercherait à rencontrer le vice-premier ministre chinois Liu He dans les prochains jours pour revoir l'accord de phase 1. La représentante des Etats-Unis pour les questions commerciales internationales, Tai, a indiqué qu'elle allait soulever des préoccupations sur les pratiques commerciales centrées sur l'Etat et non compétitives de la Chine. Elle informera Pékin de ses inquiétudes durant les pourparlers sur l'accord commercial. Tai précise que Washington explorera le développement de nouveaux outils pour défendre les intérêts économiques américains face à la Chine.

La Chine n'est en effet pas parvenue à augmenter les achats de marchandises américaines de 200 milliards de dollars sur une période de deux ans, comme elle avait accepté de le faire lorsque l'accord avait été conclu en 2019. Les analystes ont noté que les achats de produits américains par la Chine jusqu'en août étaient estimés inférieurs d'environ 62% aux objectifs de l'accord commercial. L'USTR évaluerait les actions potentielles, y compris d'éventuels 'tarifs supplémentaires' sur les produits chinois importés aux USA. La semaine dernière, Tai avait déclaré à Politico que l'administration Biden prévoyait de "s'appuyer" sur les tarifs existants, alors que l'administration finalisait son examen de la politique commerciale américaine vis-à-vis de la Chine.

Le Wall Street Journal avait également rapporté le mois dernier que l'administration Biden évaluait une nouvelle enquête sur les subventions chinoises et leurs dommages causés à l'économie américaine, un mouvement qui pourrait conduire à de nouveaux tarifs si la Chine ne modifiait pas ses pratiques commerciales.

The Hill a précisé pour sa part que le département d'État américain était "très préoccupé" par "l'activité militaire provocatrice" de la Chine près de Taïwan.

Rappelons que les discussions précédentes entre Xi et Biden le mois dernier n'avaient pas donné grand-chose au-delà d'une reconnaissance que la trajectoire actuelle avait des effets néfastes.

Les valeurs

PepsiCo (stable), l'autre géant américain des soft drinks, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des profits et revenus supérieurs aux attentes, malgré un recul de la marge brute. Le groupe relève dans la foulée ses estimations pour l'exercice. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a représenté 2,22 milliards de dollars soit 1,60$ par titre, contre 2,29 milliards de dollars et 1,65$ par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,79$, contre un consensus FactSet de 1,73$. Les revenus se sont appréciés de 11,6% à 20,19 milliards de dollars, contre 19,4 milliards de consensus. Pour l'exercice, le groupe table sur une croissance organique de 8% (6% de guidance antérieure) et une hausse d'au moins 12% du bénéfice ajusté par action (12% pour la précédente guidance).

Pfizer (+1%). Une étude financée par le groupe révèle une efficacité de Comirnaty à 47% après cinq mois. Dans cette étude de cohorte rétrospective, ont été analysés les dossiers de santé électroniques d'individus de 12 ans et plus qui étaient membres de l'organisation de soins de santé Kaiser Permanente Southern California, pour évaluer l'efficacité du vaccin BNT162b2 contre les infections au SRAS-CoV-2 et les hospitalisations jusqu'à 6 mois. Les participants devaient avoir au moins un an d'adhésion à l'organisation. Les résultats comprenaient des tests positifs pour le SRAS-CoV-2 PCR et des hospitalisations liées au Covid-19. Les calculs d'efficacité étaient basés sur les rapports de risque des modèles de Cox ajustés.

Entre le 14 décembre 2020 et le 8 août 2021, sur 4 920 549 personnes évaluées pour leur éligibilité, le laboratoire en a inclus 3 436 957 (âge médian de 45 ans ; 1 799 395 femmes et 1 637 394 hommes). Pour les personnes entièrement vaccinées, l'efficacité contre les infections au SRAS-CoV-2 était de 73% et, contre les hospitalisations liées au Covid-19, de 90%. L'efficacité contre les infections est passée de 88% au cours du premier mois après la vaccination complète à 47% après 5 mois. Parmi les infections séquencées, l'efficacité du vaccin contre les infections au variant Delta était élevée au cours du premier mois après la vaccination complète (93%) mais a diminué à 53% après 4 mois. L'efficacité contre d'autres variants (non Delta) le premier mois après la vaccination complète était également élevée à 97%, mais diminuait à 67% à 4-5 mois. L'efficacité du vaccin contre les admissions à l'hôpital pour des infections avec le Delta pour tous les âges était élevée dans l'ensemble (93%) jusqu'à 6 mois.

Les résultats confirment l'efficacité élevée du BNT162b2 contre les hospitalisations jusqu'à environ 6 mois après avoir été complètement vacciné, même face à la dissémination généralisée du variant Delta. La réduction de l'efficacité du vaccin contre les infections au SRAS-CoV-2 au fil du temps est probablement principalement due à la diminution de l'immunité avec le temps plutôt qu'à un variant Delta qui échapperait à la protection vaccinale.

Merck & Co (stable). L'EMA, agence européenne des médicaments, va étudier dans les prochains jours la possibilité de lancer un examen en continu du molnupiravir, traitement contre le covid de l'Américain Merck, a indiqué le responsable de la stratégie vaccinale de l'agence. "Nous examinerons dans les prochains jours s'il faut lancer un examen en continu de ce composé. L'idée est de savoir si les données justifient un tel examen", a déclaré Marco Cavaleri. La pilule expérimentale de Merck pourrait réduire de 50% le risque d'hospitalisation ou de décès pour les personnes les plus exposées à une forme grave de covid, selon les résultats provisoires d'un essai publiés vendredi. L'examen en continu permettrait à l'EMA d'étudier les données de sécurité et d'efficacité au fil de leur parution et d'accélérer l'évaluation d'une demande formelle.

Facebook remonte avant bourse à Wall Street, après avoir trébuché hier soir de près de 5%. Lundi, les services de Facebook ont été interrompus pendant environ 7 heures. Cette panne, qui est donc venue peser un peu plus sur le cours de l'action, est "la plus importante jamais observée" par le site Downdetector, qui recense les signalements des utilisateurs. L'entreprise californienne a expliqué par un "changement de configuration erroné" la panne d'envergure mondiale qui a empêché ses 3,5 milliards d'utilisateurs d'accéder au réseau social ainsi qu'à ses applications de partage de photos, Instagram, et de messagerie, WhatsApp.

Johnson & Johnson (+1%). Le laboratoire pharmaceutique américain a effectué auprès de la Food and Drug Administration sa demande d'autorisation d'utilisation d'urgence concernant une dose de rappel de son vaccin anti-covid pour les personnes âgées de 18 ans et plus.

Lululemon (+3%), groupe canadien coté à Wall Street, leader de l'habillement dans le domaine du yoga, a annoncé que son conseil d'administration avait approuvé une augmentation de 500 millions de dollars de son programme de rachat d'actions, porté à 641 millions de dollars.

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !