Cotation du 24/06/2022 à 23h05 Dow Jones Industrial +2,68% 31 500,68
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Wall Street : Dow Jones et Nasdaq progressent

Wall Street : Dow Jones et Nasdaq progressent
Wall Street : Dow Jones et Nasdaq progressent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street progresse ce jeudi, le S&P 500 remontant de 0,79% à 3.789 pts, le Dow Jones de 0,58% à 30.655 pts et le Nasdaq de 1,24% à 11.191 pts. Le baril de brut WTI abandonne 0,5% à 105,6$. L'once d'or grappille 0,4% à 1.846$. L'indice dollar gagne 0,1% face à un panier de devises. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond à 10 ans se tasse à 3,03% et celui du 30 ans à 3,16%.

Le déficit courant américain pour le premier trimestre 2022 est ressorti bien plus important que prévu. Il s'établit à 293,5 milliards de dollars, contre 270 milliards de consensus de marché et 227 milliards de dollars pour la lecture révisée du trimestre précédent. Le déficit des comptes courants pour le quatrième trimestre 2021 avait été initialement estimé à 217,9 milliards.

Les inscriptions au chômage ont légèrement moins reculé que prévu la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail vient en effet d'annoncer, pour la semaine close au 18 juin, que les inscriptions au chômage ont atteint les 229.000, en repli de 2.000 par rapport à la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 225.000. La moyenne à quatre semaines s'établit à 223.500, en hausse de 4.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 11 juin atteint 1,315 million, en hausse de 5.000 sur sept jours (1,315 million de consensus).

L'indice PMI composite américain préliminaire du mois de juin 2022 est ressorti à 51,2, contre un consensus FactSet de 52,7 et un niveau de 53,6 pour le mois antérieur, ce qui signale donc un ralentissement de l'expansion de l'activité. L'indice manufacturier préliminaire du mois de juin s'est établi à 52,4, contre 56,3 de consensus FactSet. L'indice des services a été de 51,6 contre 53,5 de consensus.

Les opérateurs suivent par ailleurs ce jeudi une nouvelle intervention de Jerome Powell devant la Chambre des représentants. Le leader de la Fed indique que l'intention de la banque est de parvenir à un atterrissage en douceur, même si le chemin est de plus en plus difficile. Powell admet qu'avec le recul, l'inflation a été sous-estimée. Il ajoute qu'il existe un risque que le chômage augmente... "Nous n'avons pas d'outil de précision", explique Powell, qui a conscience bien évidemment que le resserrement monétaire devrait réduire la croissance et affecter l'emploi. "Il est significativement plus difficile de réduire l'inflation sans impacter le marché du travail"...

Le président de la Fed s'était exprimé déjà hier devant la commission bancaire du Sénat américain. Il a bien évidemment été questionné sur la réponse apportée à la Fed face à l'inflation record. Rappelons que la Fed a procédé à une hausse de taux de 75 points de base la semaine dernière, portant son taux des fonds fédéraux entre 1,5 et 1,75% afin de contrer l'inflation. Les responsables de la Fed ont également établi une trajectoire agressive d'augmentations de taux pour le reste de l'année. De nouvelles projections économiques publiées après la réunion de deux jours de l'agence la semaine dernière ont montré que les décideurs s'attendaient à ce que les taux d'intérêt atteignent 3,4% d'ici la fin de 2022, ce qui serait le niveau le plus élevé depuis 2008.

Powell a affirmé que la banque centrale américaine poursuivra la hausse des taux afin de contenir l'inflation, après cette hausse de trois quarts de point, la plus forte en près de trois décennies. Il a ainsi réaffirmé sans surprise l'engagement de la Fed à lutter contre cette inflation (8,6% aux USA selon les derniers chiffres pour le mois de mai) au plus haut de 41 ans. Pressé par les questions des sénateurs, le patron de la Fed a admis qu'il est "possible" que la hausse des taux entraîne une récession "Ce n'est pas du tout l'effet recherché, mais c'est certainement une possibilité", a-t-il ajouté, admettant qu'un atterrissage en douceur allait être "très difficile".

Pour autant, il a assuré qu'il y avait encore "des voies pour faire tomber l'inflation à 2% sans provoquer de conséquences aussi problématiques", et s'est montré confiant concernant la résistance de l'économie américaine, alimentant les espoirs "d'atterrissage maîtrisé".

"Durant l'année passée, l'inflation a clairement surpris à la hausse, et des surprises supplémentaires pourraient être en vue", s'est inquiété le patron de la Fed. Il a cependant souligné la résistance de l'économie américaine face au durcissement monétaire, alimentant les espoirs d'atterrissage maîtrisé. Il a jugé l'économie américaine toujours très solide, et capable de faire face à une politique monétaire plus dure. "L'économie américaine est bien positionnée pour gérer des hausses de taux supplémentaires", a lancé ainsi Powell, évoquant une économique "très forte" malgré ce début de durcissement et une inflation pesante.

Ainsi, la Fed demeure "fortement déterminée" à faire reculer l'inflation. Le rythme des prochaines hausses de taux dépendra des indicateurs et de l'évolution des perspectives économiques. "Nous prendrons nos décisions réunion après réunion", a expliqué le leader de la banque centrale américaine, qui maintient donc le cap alors même que la marge de manoeuvre de l'institution monétaire US semble de plus en plus limitée.

Les valeurs

Occidental Petroleum grimpe de 2% à Wall Street ce jeudi, saluant la montée au capital de la firme Berkshire Hathaway de Warren Buffett. Berkshire a ainsi acquis 9,6 millions de titres Occidental additionnels, portant sa participation à plus de 16% désormais. Les derniers achats ont été effectués durant la semaine passée pour un coût voisin de 529 millions de dollars. La participation de la firme de l'oracle d'Omaha au capital du groupe pétrolier de Houston atteint désormais 16,3%, Berkshire détenant un total de 152,7 millions de titres d'une valeur totale de 8,5 milliards de dollars sur la base des derniers cours. Berkshire est le principal actionnaire d'Occidental et dispose aussi d'options pour l'achat de 83,9 millions de titres supplémentaires. En cas d'exercice des options, sa participation monterait à plus de 25%.

Meta Platforms (+1%), ex-Facebook, a obtenu le soutien d'un juge de district américain, afin d'obtenir des informations de ses rivaux, dans le cadre du procès antitrust de la FTC. Bloomberg rapporte que Meta a déclaré au juge de district américain James Boasberg qu'il avait besoin de données de TikTok, WeChat et Telegram Group sur leurs bases d'utilisateurs et leur part de marché afin de se défendre contre les poursuites de la FTC. L'article note que Boasberg a ensuite envoyé des lettres au ministère chinois de la Justice pour demander de l'aide et obtenir des éléments documentaires de Tencent et ByteDance, alors qu'il a envoyé une lettre séparée aux responsables des îles Vierges britanniques concernant Telegram. Boasberg a déclaré dans les lettres qu'il souhaitait des données d'utilisateurs et des communications ou présentations aux dirigeants et membres du conseil d'administration analysant la concurrence entre les applications des entreprises et les plateformes Facebook, Instagram et WhatsApp de Meta.

Tesla (stable) affiche peu d'évolution à Wall Street ce jeudi. Pourtant, les dernières confidences d'Elon Musk à propos de l'activité du constructeur de véhicules électriques ont de quoi faire frémir ! Les nouvelles usines de Tesla en Allemagne et au Texas perdraient ainsi des milliards de dollars, selon Bloomberg, qui rapporte les commentaires du CEO au club Tesla Owners of Silicon Valley. Dans cette interview qui a eu lieu le 31 mai, mais n'a été publiée qu'hier, Musk a même déclaré que les usines de Berlin et d'Austin étaient actuellement "de gigantesques fours à fric".

Musk a ajouté que Tesla avait eu du mal à augmenter rapidement la production de Model Y à Austin, véhicules qui utilisent les nouvelles cellules 4680 et la batterie structurellement intégrée. Même si tout devrait être réparé très rapidement, cela nécessite beaucoup d'attention, et il faudra plus d'efforts pour amener cette usine à une production à haut volume qu'il n'en a fallu pour la construire en premier lieu...

Musk a noté que Berlin était dans une position légèrement meilleure, Tesla l'ayant équipée pour construire des voitures avec les cellules 2170, mais la préoccupation majeure est de savoir comment maintenir les usines en activité "afin que les gens puissent être payés et que l'entreprise ne fasse pas faillite" ! Selon Musk, les fermetures de Covid en Chine ont été "pour le moins très, très difficiles", bien que l'article note que Tesla a plus que triplé la production de son usine en Chine depuis que l'interview a eu lieu.

Nike (+2%) fait ses adieux au marché russe. Trois mois après avoir suspendu ses activités en Russie, le fabricant américain de vêtements sportifs va en effet se retirer complètement du pays, comme l'a annoncé ce jeudi le groupe dans un communiqué. Il rejoint ainsi d'autres grandes marques occidentales, comme McDonald's et Google qui ont également quitté le pays.

Uber Technologies (+2%) envisagerait de vendre son activité indienne de covoiturage, indique Bloomberg. Des personnes proches du dossier précisent qu'Uber a pesé les options pour sa branche indienne de covoiturage, y compris une vente, et a contacté plusieurs parties intéressées après avoir découvert qu'elle avait un potentiel limité d'expansion rentable dans le pays. Les sources ajoutent qu'Uber envisageait un échange d'actions avec des entreprises locales ou même un retrait. Un accord d'achat d'actions, qui permettrait à l'entreprise de conserver un pied en Inde, était privilégié dans les pourparlers exploratoires. Cependant, les discussions auraient été suspendues du fait de la chute des valorisations des startups technologiques. Uber a démenti pour sa part ce retrait de l'Inde.

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