Cotation du 29/11/2021 à 22h57 Dow Jones Industrial +0,68% 35 135,94
  • DJIND - US2605661048

Wall Street : Dow Jones en retrait, Nasdaq en progression

Wall Street : Dow Jones en retrait, Nasdaq en progression
Wall Street : Dow Jones en retrait, Nasdaq en progression
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street s'affiche en ordre dispersé ce vendredi, le DJIA rendant 0,63% à 35.644 pts et le S&P 500 se stabilisant à 4.704 pts, contre un gain de 0,56% sur le Nasdaq à 16.086 pts. Le baril de brut WTI perd 2,6% sur les 76$ sur le Nymex. L'once d'or évolue peu à 1.861$. L'indice dollar bondit de 0,3% face à un panier de devises. Le bitcoin abandonne 2% sur 24 heures sous les 58.000$.

Il n'y aura pas de statistique notable de conjoncture ce vendredi aux États-Unis. Les opérateurs pourront toujours suivre les interventions de Christopher Waller, gouverneur de la Fed, et du vice-président de la banque centrale, Richard Clarida. Notons que Biden va subir une coloscopie et transférer temporairement ses pouvoirs à Kamala Harris, a indiqué la Maison Blanche.

Biden a déclaré mardi que le choix du président de la Fed interviendrait dans les quatre jours, bien que la Maison Blanche ait semblé plus tard reculer, suggérant qu'une décision viendrait plutôt avant Thanksgiving. Le débat Powell vs Lael Brainard se poursuit donc. Malgré un certain élan derrière un choix potentiel de Brainard, le consensus continue de tourner autour d'une reconduction de Powell qui dispose d'une voie plus facile vers la confirmation au Sénat et le soutien bipartite. Garder Powell atténue également le risque d'une réaction défavorable du marché. Dans le même temps, Brainard était considérée comme hautement qualifiée et très similaire à Powell en termes de vision et politique monétaire.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, s'exprimait encore ce vendredi. Selon elle, un resserrement de politique monétaire ne ferait qu'accentuer l'impact négatif de la situation actuelle sur l'économie. Un durcissement monétaire n'influerait en effet sur l'économie qu'une fois le choc passé, indique Lagarde. La dirigeante, qui avait déjà laissé entendre que la banque centrale ne devrait très probablement pas relever les taux avant 2023, affirme donc que la BCE ne doit pas réagir à la poussée actuelle de l'inflation. Elle assure toujours que cette poussée des prix devrait se dissiper. Dans une telle hypothèse, un durcissement monétaire prématuré pourrait donc compromettre la reprise économique. "Cela n'a pas de sens de réagir en resserrant la politique monétaire", a résumé la patronne de la BCE, jugeant qu'un tel resserrement aurait plutôt pour effet de peser sur les revenus des ménages.

Les places boursières européennes se montrent incertaines ce vendredi, craignant le retour des restrictions sanitaires et des confinements. L'inflation 'transitoire' poursuit par ailleurs son accélération 'temporaire', y compris en Europe. En Allemagne, l'indice des prix à la production du mois d'octobre révélé ce matin traduit, hors ajustements saisonniers et en comparaison du mois antérieur, une progression de 3,8%, à comparer à un consensus FactSet de 1,4% et une hausse de 2,3% un mois avant. Hors ajustements saisonniers et en comparaison de l'an dernier, l'indice allemand des prix à la production a flambé de 18,4%, contre 16,3% de consensus de marché. Les pressions inflationnistes augmentent donc encore en Allemagne, la croissance de 18,4% du PPI en glissement annuel constituant un plus haut depuis le mois de novembre 1951, où les prix à la production avaient flambé de 20,6%.

Sur le front budgétaire aux USA, les démocrates de la Chambre ont repoussé à vendredi le vote final sur le Build Back Better. Le chef de la majorité à la Chambre, Steny Hoyer, a déclaré que les démocrates reviendraient ainsi pour ce vote final. Hoyer a noté que les démocrates disposaient des votes nécessaires pour adopter une législation. Le vote final était prévu pour jeudi soir, mais a été contrecarré par un discours marathon du leader de la minorité parlementaire McCarthy dénonçant la législation. L'estimation des coûts du projet de loi projeté par le CBO montre qu'il ajouterait 367 milliards de dollars au déficit au cours des 10 prochaines années, sans inclure les revenus du renforcement de l'IRS qui réduiraient le déficit de 127 milliards de dollars. Alors que la projection du déficit du CBO est en contradiction avec l'affirmation de la Maison Blanche selon laquelle la législation est entièrement payée, les démocrates modérés de la Chambre qui attendaient l'estimation du CBO avaient signalé qu'ils procéderaient au vote. Même si la Chambre adopte le projet de loi, cette dernière sera confrontée à des défis au Sénat qui pourraient retarder son adoption définitive.

Dans l'actualité des entreprises cotées à Wall Street ce jour, Foot Locker publie ses comptes. Hier soir, Applied Materials, géant des équipements destinés à la production de semi-conducteurs, a pour sa part déçu, ce qui pourrait peser sur le compartiment aujourd'hui. Apple, de son côté, accélère ses développements dans l'automobile électrique.

Les valeurs

Applied Materials (-4%). Les problèmes de chaîne d'approvisionnement ont limité la croissance du fabricant d'équipements de production des semi-conducteurs, qui a publié jeudi soir des comptes jugés décevants pour son 4e trimestre fiscal. Les prévisions du groupe sont aussi ressorties en-deçà des attentes des analystes. Pour le trimestre achevé fin octobre, les ventes du groupe basé à Santa Clara se sont élevées à 6,12 milliards de dollars (+30%), mais le consensus tablait sur 6,39 Mds$. Le bénéfice net est ressorti à 1,71 Mds$ (1,89$ par action) contre 1,13 Md$ (1,23$ par action) un an plus tôt, un bond de 51%. En données ajustées, le bpa a atteint 1,94$, un peu moins que 1,96$ attendu par le consensus. Pour le 1er trimestre de l'exercice 2022 en cours, AMAT table sur un bpa de 2,01$ et des revenus de 6,16 Mds$, alors que les analystes attendaient respectivement 2,01$ et 6,5 Mds$.

Apple (+1%). Le projet d'Apple Car est en train d'accélérer en vue de commercialiser les premières voitures électriques autonomes d'Apple en 2025. Apple, qui travaillait sur deux projets, une voiture avec des capacités limitées de conduite autonome, et une voiture complètement autonome, aurait désormais choisi la seconde option. Le futur véhicule pourrait n'être équipé ni de volant ni de pédales, une innovation majeure qu'il faudra faire accepter par les automobilistes. La question du volant reste cependant à trancher et Apple réfléchirait encore à un mode d'urgence permettant à l'utilisateur de prendre le contrôle manuel. Les passagers de l'Apple Car pourraient être assis le long des côtés du véhicule, face à face, comme dans le Lifestyle Vehicle déjà commercialisé par la start-up américaine Canoo (ex-Evelozcity). Au sein de la firme à la pomme, le projet de voiture autonome est piloté par Kevin Lynch, qui a rejoint l'équipe il y a quelques mois et qui travaillait auparavant sur watchOS, le système d'exploitation de l'Apple Watch. Selon 'Bloomberg', Apple a désormais achevé le travail de base sur la puce qui alimentera sa voiture, à savoir une puce très puissante composée de processeurs neuronaux capables de gérer l'intelligence artificielle nécessaire à la conduite autonome. Un composant aussi complexe nécessitera sans doute de développer un système de refroidissement sophistiqué.

Apple est toujours à la recherche d'un partenaire industriel pour construire son véhicule, après l'échec des négociations avec le sud-coréen Hyundai. Le groupe aurait de nombreuses autres options, dont certaines impliqueraient une production sur le sol américain, selon 'Bloomberg'. Quant à la commercialisation, elle pourrait se faire sur le modèle des VTC comme Uber, Lyft ou les robotaxis Waymo (Google), mais la vente directe aux particuliers est aussi envisagée. D'ici à 2025, de nombreux paramètres vont cependant encore évoluer.

Foot Locker (-13%) décroche à Wall Street. Les profits trimestriels du détaillant américain en chaussures et accessoires de sport ont pourtant battu le consensus, mais le groupe prévient de la persistance des problèmes d'approvisionnement. Sur ce troisième trimestre fiscal, le bénéfice net s'est établi à 158 millions de dollars soit 1,52$ par titre, contre 265 millions de dollars et 2,52$ par action un an plus tôt. Hors éléments, le profit par action a représenté 1,93$, contre 1,21$ un an plus tôt et 1,37$ de consensus. Les revenus se sont appréciés de 4% à 2,19 milliards de dollars, contre 2,15 milliards de consensus. La croissance trimestrielle à comparable a été de 2,2%.

Moderna s'envole de 4% à Wall Street. Le laboratoire a annoncé aujourd'hui que la Food and Drug Administration (FDA) avait étendu son autorisation d'utilisation d'urgence afin d'inclure une dose de rappel de son vaccin Covid-19 pour tous les adultes âgés de 18 ans et plus. Ce rappel s'applique aussi aux personnes de 18 ans et plus ayant terminé une primovaccination avec tout autre vaccin Covid-19 autorisé ou approuvé. "Cette autorisation d'utilisation d'urgence arrive à un moment critique alors que nous entrons dans les mois d'hiver et que nous faisons face à une augmentation du nombre de cas de Covid-19 et d'hospitalisations à travers le pays", a déclaré Stéphane Bancel, DG de Moderna. "Nous remercions la FDA pour son examen et sommes confiants dans les preuves cliniques solides qu'une dose de rappel de 50 microgrammes d'ARNm-1273 induit une forte réponse immunitaire contre le Covid-19".

La dose de rappel doit être administrée au moins six mois après la fin de toute vaccination primaire contre le Covid-19. Le 20 octobre, la FDA a autorisé pour une utilisation d'urgence une dose de rappel du vaccin Moderna Covid-19 au niveau de dosage de 50 microgrammes pour les personnes âgées de 65 ans et plus ainsi que les adultes âgés de 18 à 64 ans qui présentent un risque élevé de covid sévère, et pour les personnes âgées de 18 à 64 ans avec une exposition institutionnelle ou professionnelle fréquente au SRAS-CoV-2.

Pfizer (+1%) / BioNTech (+2%). La Food and Drug Administration (FDA) a plus généralement autorisé ce vendredi l'administration de doses de rappel pour tous les adultes intégralement vaccinés avec Pfizer/BioNTech ou Moderna. Cette décision vise à renforcer l'immunité, face à la flambée des infections dues au variant Delta. Tous les Américains adultes qui ont reçu leur deuxième dose de vaccins développés par les laboratoires Pfizer/BioNTech ou Moderna il y a au moins six mois, ainsi que ceux ayant reçu le vaccin Johnson & Johnson (stable), il y a au moins deux mois, pourront désormais bénéficier d'une dose de rappel. La décision finale appartient à une commission consultative des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui se réunissait vendredi.

Pfizer a annoncé jeudi que l'administration américaine débourserait 5,3 milliards de dollars pour 10 millions de doses de son traitement antiviral expérimental contre le covid. L'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche, citant des sources, a rapporté que le laboratoire américain allait soumettre ce vendredi aux autorités européennes une demande d'homologation du traitement.

Intuit bondit de 10% à Wall Street. L'éditeur américain de logiciels de comptabilité anticipe une croissance de son chiffre d'affaires de 26% à 28% pour l'exercice 2022, contre 15% à 16% auparavant. Pour le premier trimestre fiscal, les comptes du groupe ont battu le consensus, avec un bénéfice ajusté par action de 1,53$ à rapprocher d'une estimation de marché de moins d'un dollar. Les revenus sur ce trimestre clos en octobre ont totalisé 2,01 milliards de dollars, dépassant de 11% le consensus, contre 1,32 milliard un mois avant.

Farfetch, spécialiste de la mode en ligne, dévisse de 9% sur la cote américaine. Le groupe a annoncé une perte nette sur le troisième trimestre, des revenus inférieurs aux attentes et une guidance décevante. Sur le T3, la perte ajustée par action a été de 25 cents, contre -50 cents un an avant. Les revenus ont atteint 583 millions de dollars, 3% de moins que le consensus, contre 387 millions un an plus tôt.

Blackstone (-1%) a soumis une offre d'achat de 6,2 milliards de dollars au groupe australien de casinos Crown Resorts, après le retrait de la proposition de 6,6 milliards de Star Entertainment.

Activision Blizzard (+1%). Phil Spencer, patron de la division Xbox de Microsoft, a déclaré que son groupe réétudiait ses relations avec Activision, visé par des accusations d'abus sexuels parmi ses salariés.

©2021

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !