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Wall Street déprime, mais Tesla et Dell surnagent

Wall Street déprime, mais Tesla et Dell surnagent
Wall Street déprime, mais Tesla et Dell surnagent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street corrige ce lundi, après avoir arraché de justesse une performance positive (+0,23% sur le DJIA et 0,09% sur le Nasdaq) en fin de semaine dernière. Le DJIA perd actuellement 0,35% à 24.186 pts, alors que le Nasdaq abandonne 0,1% à 7.503 pts. Le S&P500 fléchit de 0,3% à 2.710 pts.

Les tensions internationales pèsent, la Corée du Nord semblant de nouveau narguer Donald Trump malgré l'apparent succès du récent sommet. La guerre commerciale entre les États-Unis et d'autres économies majeures, au premier rang desquelles la Chine et l'Europe, persiste par ailleurs. Boeing, Intel et d'autres valeurs sensibles à la guerre commerciale, cèdent du terrain ce jour.

Sur le marché des changes, l'euro fléchit de 0,6% à 1,161$. Sur le Nymex, le baril de brut consolide à haut niveau, en recul de 0,7% à 73,7$ sur le Nymex (contrat d'août), alors que le Brent revient sous les 78$. Trump a expliqué que l'Arabie saoudite s'était engagée à relever si nécessaire sa production, ce qui permet donc aux cours du brut de consolider leurs gains récents (+5% la semaine dernière sur le Brent).

Les nouveaux prélèvements américains sur 34 Mds$ de produits importés de Chine prendront effet dans quelques jours (le 6 juillet) et seront suivis d'une réplique proportionnée de Pékin. Le conflit commercial entre USA et Chine semble donc bel et bien s'embourber. De son côté, l'Union européenne menace Washington de près de 300 Mds$ de 'tarifs', face aux récentes mesures protectionnistes. Enfin, le Canada va imposer des taxes additionnelles sur environ 13 Mds$ de produits américains.

L'indice PMI manufacturier américain du mois de juin 2018 est ressorti à 55,4, contre un niveau de 54,6 pour le consensus de place. L'indicateur recule légèrement en comparaison du mois de mai, puisqu'il était alors logé à 56,4. Néanmoins, l'indice reste largement supérieur à la démarcation des 50, ce qui traduit toujours une belle expansion.

L'indice ISM manufacturier américain du mois de juin 2018 a lui aussi agréablement surpris, puisqu'il atteint un niveau de 60,2, contre un consensus de 58,5 et un niveau de 58,7 sur le mois précédent. L'indice dépasse donc également le consensus, mais indique, contrairement au PMI, une accélération légère de l'activité manufacturière nationale. Quoi qu'il en soit, les deux indicateurs sont situés à des niveaux historiquement plutôt élevés, et traduisent une ferme expansion.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux USA, les dépenses de construction du mois de mai 2018 se sont appréciées de 0,4% en comparaison du mois antérieur, contre +0,6% de consensus de place et +0,9% un mois avant. La lecture du mois d'avril est révisée en baisse, puisqu'elle était auparavant située à +1,8%. En glissement annuel cette fois, les dépenses de construction du mois de mai ressortent en hausse de 4,5% en comparaison de l'an dernier.

Tesla (+4%) a atteint et même dépassé son objectif de production à fin juin sur le Model 3 'grand public'. Ainsi, Elon Musk, le charismatique patron du groupe, a annoncé sur le réseau social Twitter, hier dimanche, que le groupe avait atteint un niveau de production de 7.000 "voitures" en sept jours ! L'objectif de 5.000 Model 3 par semaine d'ici la fin du second trimestre a été par ailleurs atteint, l'essentiel de la production concernant le Model 3. Elon Musk en a ainsi profité pour remercier toute l'équipe de Tesla. Il faut dire que la firme californienne avait mis le paquet sur cette production du Model 3. Ce véhicule doit en effet permettre au groupe d'atteindre la rentabilité, de générer enfin du cash et de pénétrer le marché grand public. Reste à savoir désormais, si Tesla est en mesure de maintenir la cadence voire même d'accélérer.

Tesla précise ce jour qu'il a produit 5.031 Model 3 et 1.913 Model S ou X durant les sept derniers jours du second trimestre calendaire 2018. La production de Model 3 a triplé à 28.578 unités sur le second trimestre, en comparaison du premier (contre 24.761 Model S et X). Le groupe entend accélérer la production à 6.000 unités par semaine d'ici la fin du mois de juillet. Les livraisons totales du second trimestre se sont établies quant à elles à 40.740 unités, tandis que la production totale du second trimestre a grimpé de 55% à 53.339 véhicules. Ainsi, Tesla estime qu'il s'agit là du trimestre "le plus productif de son histoire".

Dell Technologies (Class V : +10%) bondit à Wall Street ce jour, tout comme VMware (+8%). Le constructeur informatique Dell a annoncé ce lundi son intention de racheter les parts de 'tracking stocks' suivant la performance de VMware. L'opération en cash et actions vise à simplifier la structure de détention de Dell sans trop gonfler la dette. Les titres de catégorie V seraient convertis en titres de catégorie C, avec option en cash. Dell avait émis les catégories V après finalisation de la fusion EMC. Ces titres traquent la performance de 61% des actions VMware ordinaires détenues par Dell.

Chaque 'tracking stock' VMware (les actions de catégorie V donc) serait échangé contre 1,3665 titre Dell Technologies Class C, ou, au choix de l'actionnaire, 109$ en cash, sous réserve que le montant total de cash ne dépasse pas les 9 Mds$. L'offre cash présente une prime de 29% sur le cours de l'action Dell émise pour financer le rachat d'EMC. La portion en actions signifie que Dell émettra une nouvelle catégorie d'actions à l'issue de l'opération. La portion cash de l'offre sera financée par un dividende exceptionnel de 11 Mds$ de VMware. La finalisation est anticipée au quatrième trimestre. Le patron de VMware Pat Gelsinger se dit de son côté "heureux de pouvoir rendre du cash aux actionnaires par ce dividende exceptionnel".

General Electric (-3%) a finalisé la vente de GE Industrial Solutions à ABB pour 2,6 Mds$. L'opération avait été dévoilée en septembre, et doit permettre à ABB de renforcer ses positions dans l'électrification. JP Morgan reste dubitatif sur le dossier GE. Le broker pense que le titre demeure significativement surévalué en bourse. JP Morgan envisage un scénario baissier 'raisonnable' qui impliquerait un objectif de cours de 9$ sur le coeur de métier. L'analyse par la somme des parties sur le nouveau périmètre de GE ne convainc donc pas le spécialiste du courtier, qui maintient son conseil à 'sous-pondérer' et son objectif de base à 11$.

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