Cotation du 17/12/2018 à 18h43 Dow Jones Industrial -0,90% 23 883,30
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Wall Street : début de semaine rouge vif !

Wall Street : début de semaine rouge vif !
Wall Street : début de semaine rouge vif !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street rechute ce lundi, plombé en particulier par les valeurs dites technologiques, sur fond de tensions commerciales et de craintes de ralentissement économique. Apple, plus forte baisse du Dow Jones, rechute notamment de plus de 3%... Pour mémoire, la semaine boursière sera écourtée aux Etats-Unis, du fait de la pause de Thanksgiving. Wall Street sera ainsi fermé jeudi et ne rouvrira que pour une demi-séance vendredi, à l'occasion du Black Friday... Le DJIA perd désormais 1,80% à 24.958 pts, le Nasdaq chute de 2,78% à 7.046 pts, et le S&P500 rend 1,80% à 2.686 pts.

Sur le front économique outre-Atlantique, l'indice du marché immobilier américain de la NAHB - National Association of Home Builders - est ressorti très largement inférieur aux attentes de marché ce lundi, à 60 pour le mois de novembre 2018, contre 67 de consensus de place et 68 un mois avant. Il s'agit donc d'une franche déception, alors que l'indicateur était attendu quasiment stable en comparaison du mois antérieur.

La Chine est disposée à conclure un accord commercial avec les Etats-Unis, a affirmé vendredi le président américain Donald Trump, estimant qu'il ne serait peut-être pas nécessaire d'imposer des taxes douanières supplémentaires sur les marchandises chinoises. "La Chine veut conclure un accord. Ils ont envoyé une liste, une longue liste, de ce qu'ils sont disposés à faire" pour parvenir à un compromis, a-t-il révélé devant des journalistes en marge de la signature, à la Maison Blanche, d'une loi sur la cybersécurité. "Pour moi, ce n'est pas encore acceptable", a-t-il cependant tempéré en insistant sur la nécessité d'obtenir un "accord réciproque". Le président américain a répété qu'il était optimiste sur la possibilité d'équilibrer les échanges entre les Etats-Unis et la Chine.

"Nous avons imposé des tarifs douaniers sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises et des taxes sur 267 milliards de dollars additionnels sont prêtes si nous le souhaitons. Nous pourrions ne pas le faire", a-t-il dit... Le locataire de la Maison Blanche a répété que "la Chine a profité des Etats-Unis pendant de longues années" en lui vendant bien plus de produits qu'elle n'en achetait. Il a souligné que les Etats-Unis "ont aidé à créer la Chine telle que nous la connaissons aujourd'hui".

Cependant, le Vice-Président américain Mike Pence a douché les espoirs des marchés, affirmant de son côté que les tarifs douaniers ne s'arrêteraient pas, à moins que la Chine ne modifie ses pratiques. Le sommet de l'organisation de Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC) qui se tenait durant le week-end en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a plus globalement été l'occasion d'échanges musclés entre Pence et le Président chinois Xi Jinping - qui doit rencontrer Trump à la fin du mois en marge du sommet argentin du G20. Pour la première fois, l'APEC n'est d'ailleurs pas parvenue à un accord sur un communiqué conjoint. La Chine s'est en effet opposée à la volonté de Washington d'inscrire dans le communiqué la nécessité de réformer l'OMC...

Après avoir été plombés ces dernières semaines par la persistance des craintes entourant la surabondance de l'offre mondiale, les cours du pétrole se sont stabilisés vendredi à New York. Sur le Nymex ce lundi, le baril de brut WTI (contrat de janvier) s'affiche en hausse légère de 0,3% désormais à 56,6$. Pour remédier au risque d'excès d'offre, l'Opep et ses alliés discutent d'une proposition de baisse de la production pouvant aller jusqu'à 1,4 million de barils par jour (bpj) pour 2019 afin de soutenir les cours, selon des sources citées par Reuters. Des sources russes haut placées ont toutefois précisé que la Russie ne souhaitait pas s'associer à cette baisse. Une réunion entre l'Opep et ses alliés est prévue le 6 décembre. L'Arabe saoudite a déjà indiqué de façon unilatérale qu'elle réduirait sa production de 500.000 barils par jours à partir de décembre. En outre, dans le cadre des sanctions américaines contre l'Iran, Donald Trump a finalement accordé des dérogations à 8 pays (dont la Chine), qui pourront continuer d'acheter le pétrole de Téhéran. Or, l'essentiel de la flambée de cours du pétrole observée jusqu'à début octobre était basée sur l'hypothèse d'une forte baisse des exportations iraniennes liée aux sanctions américaines, entrée en vigueur le 5 novembre.

VALEURS A SUIVRE

Apple (-3%). La première capitalisation boursière américaine et mondiale (retombée à 892 Mds$) inquiète toujours. Apple réduirait ses commandes de production concernant les trois modèles d'iPhone présentés il y a deux mois, croit savoir le 'Wall Street Journal', citant des sources ayant connaissance de la question. Il serait en effet devenu plus difficile pour le groupe à la pomme d'anticiper ses besoins en composants et appareils, du fait notamment d'une demande moins forte que prévu pour les nouveaux modèles de smartphones et d'un élargissement de la gamme, ajoute le WSJ. Les anticipations concernant l'iPhone XR, dont la production aurait été très largement réduite par Apple, seraient particulièrement difficiles. Il y a quelques jours, le journal japonais 'Nikkei' affirmait déjà qu'Apple avait annulé des hausses de production concernant l'iPhone XR, informant à ce sujet ses sous-traitants Foxconn et Pegatron. Le XR est le moins cher des trois nouveaux modèles d'iPhone vendus depuis octobre. Ces nouvelles informations ne devraient pas aider le titre Apple ce jour, alors que la semaine dernière s'était déjà révélée tendue, du fait de nouvelles alertes de fournisseurs du groupe. Le titre alignait mercredi sa cinquième séance de correction, avant de se reprendre ensuite, jeudi et vendredi.

Apple a déjà corrigé de 15% ce mois, suite à l'annonce des trimestriels intervenue le 1er novembre. Le groupe avait dépassé les attentes pour le trimestre clos, mais ses prévisions pour la période des fêtes étaient jugées quant à elles trop courtes. Les ventes d'iPhones s'élevaient à 46,9 millions d'unités sur le trimestre passé, contre 48,4 millions de consensus et 46,8 millions un an avant. La hausse du prix unitaire moyen avait cependant dépassé les attentes, permettant au groupe de réaliser sur le trimestre de septembre des revenus de 62,9 milliards de dollars. Pour le quatrième trimestre fiscal 2018 clos en septembre, Apple avait affiché des revenus en croissance de 20% et un bénéfice par action amélioré de 41%. Le bénéfice par action s'était établi à 2,91$. Les perspectives fournies pour la période des fêtes avaient hélas déçu, les revenus étant anticipés entre 89 et 93 Mds$ sur le trimestre de décembre.

Micron (-4%) perd du terrain à Wall Street. Les autorités chinoises affirmeraient disposer de 'preuves massives' de violations des règles antitrust commises par le colosse des 'puces' mémoires.

JD.com cède 3% sur le Nasdaq. Les gains sur investissements ont dopé les bénéfices, mais le groupe a manqué le consensus de revenus sur la période close, du fait du ralentissement du marché chinois de consommation. Le colosse chinois du e-commerce, rival d'Alibaba, a annoncé pour son troisième trimestre sa plus faible croissance depuis l'introduction (IPO) de 2014 à Wall Street. Les revenus ont augmenté de 25% en glissement annuel, et devraient progresser de 18 à 23% sur le quatrième trimestre. Sur le trimestre clos fin septembre, les revenus se sont élevés à 15,1 Mds$ (104,8 milliards de yuans). Le bénéfice par action est ressorti à 0,80 yuan, légèrement supérieur au consensus, mais les ventes étaient espérées à 106 milliards de yuans.

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