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Wall Street dans le vert, avec Powell et les trimestriels

Wall Street dans le vert, avec Powell et les trimestriels
Wall Street dans le vert, avec Powell et les trimestriels
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine s'affiche au sommet ce jeudi, au lendemain d'une intervention rassurante du patron de la Fed, Jerome Powell, et alors que la perspective parallèle d'un soutien budgétaire de l'administration Biden se profile. Le DJIA avance de 0,15% à 31.484 pts, le S&P 500 gagne 0,24% à 3.919 pts, et le Nasdaq progresse de 0,49% à 14.039 pts. Le baril de brut WTI consolide de 0,3% sur le Nymex à 58,5$. L'once d'or se stabilise à 1.841$. L'indice dollar affiche peu d'évolution face à un panier de devises de référence. Le Bitcoin, star du début de semaine après une acquisition en trésorerie de 1,5 milliard de dollars de BTC par Tesla, repart en hausse sur des espoirs de plus large adoption, gagnant encore plus de 6% sur 24 heures vers les 48.000$, alors que plusieurs géants financiers américains dont MasterCard et Bank of New York considèrent la reine des 'cryptos' avec plus de bienveillance. Uber considère également l'acceptation des paiements en BTC...

Les inscriptions au chômage ont moins reculé que prévu la semaine passée aux Etats-Unis. Le Département américain au Travail vient ainsi en effet d'annoncer, pour la semaine close au 6 février, des inscriptions au chômage au nombre de 793.000, en repli de 19.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure. Le consensus était positionné à 760.000. La moyenne à quatre semaines s'établit à 823.000, en recul de 33.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 30 janvier atteint 4,5 millions, en baisse de 145.000 sur sept jours (4,42 millions de consensus).

Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine l'an passé, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires.

Les marchés saluent quant à eux les dernières annonces de Jerome Powell, qui n'a apparemment plus besoin des incitations pressantes de Donald Trump pour maintenir le cap d'une politique ultra-accommodante. Le président de la Réserve fédérale a ainsi indiqué hier soir que la banque centrale américaine allait maintenir durablement une politique monétaire accommodante pour soutenir l'économie et l'emploi. Powell a d'ailleurs précisé que les USA étaient loin du plein emploi et qu'il était trop tôt pour réfléchir à une inflexion de politique monétaire. Il a également tempéré les craintes relatives à une potentielle poussée inflationniste.

Sur le front sanitaire cette fois, les avancées dans les vaccinations contre le nouveau coronavirus soutiennent aussi les marchés. Le bilan de l'épidémie est très lourd, avec 107,4 millions de cas confirmés dans le monde depuis l'émergence du virus selon l'Université Johns Hopkins, qui recense 27,3 millions de cas aux USA. Le nombre de morts depuis l'apparition du virus ressort à 2,36 millions dans le monde et plus de 471.800 uniquement aux Etats-Unis... Les nouveaux variants inquiètent, mais les laboratoires s'activent, comme AstraZeneca qui a précisé aujourd'hui qu'il accentuait ses efforts sur la question.

Les valeurs

Zynga (+4%) progresse au lendemain de sa publication financière. Le groupe envisage une solide activité en 2021, avec notamment son jeu 'Harry Potter' et le nouveau 'FarmVille'. Il table ainsi, pour l'exercice en cours, sur un net bookings voisin de 2,8 milliards de dollars, à comparer à un consensus de 2,75 milliards. D'ici la fin de l'année, le groupe pourrait aussi lancer un jeu 'Star Wars'. Sur le quatrième trimestre, le net bookings s'est élevé à 699 millions de dollars, contre 677 millions de consensus et 433 millions sur la période correspondante de l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action a été de 4 cents, stable en glissement annuel. Le niveau de rentabilité est donc quelque peu décevant en fin d'exercice, mais les marchés saluent le niveau de ventes et commandes record.

AstraZeneca (stable) a publié ses comptes 2020, marqués par un bénéfice plus que doublé. Le groupe s'attend par ailleurs à une accélération de sa croissance en 2021, y compris sans son vaccin conçu avec Oxford contre le nouveau coronavirus. Pour le quatrième trimestre 2020, les ventes de médicaments ont battu le consensus. Le laboratoire anglo-suédois anticipe cette année une croissance du chiffre d'affaires de 10 à 14% et un bénéfice ajusté par action amélioré de 18 à 24%, entre 4,75 et 5$. La guidance de croissance ne tient pas compte de l'impact du vaccin covid. Un nouveau point sera effectué sur ce sujet précis en marge de la publication du premier trimestre. Le groupe indique qu'il entend accélérer ses efforts pour adapter le vaccin aux variants nouveaux.

Pour le quatrième trimestre, le groupe a affiché des ventes supérieures aux attentes et un bpa 'en ligne' à 1,07$. Pour l'ensemble de l'exercice 2020, les revenus ont grimpé de 9% à 26,6 milliards et les ventes de produits ont totalisé 25,8 milliards, alors que le bénéfice net pdg est ressorti à 3,2 milliards de dollars. Sur le seul quatrième trimestre, les ventes de produits ont augmenté de 12% à 7 milliards et les revenus ont totalisé 7,4 milliards.

Uber (+1%) évolue dans le vert à Wall Street, suite à la publication de ses résultats trimestriels, marqués par une belle performance d'Uber Eats, mais une activité VTC sans relief. Ainsi, la demande en livraisons de repas n'a pas compensé la faiblesse de l'activité principale. Les revenus trimestriels ont décliné de 16% en glissement annuel à 3,17 milliards de dollars, ce qui ressort inférieur au consensus. Le groupe de San Francisco a quelque peu réduit sa perte trimestrielle, qui reste néanmoins particulièrement conséquente. La perte ajustée se monte à 454 millions de dollars, un peu moins lourde que prévu. Le point positif de la publication est donc la vigueur des livraisons dans un contexte de crise sanitaire, avec une croissance de 130% sur le quatrième trimestre pour plus de 10 milliards de dollars de commandes.

Sur le trimestre clos, la perte ajustée par action ressort à 54 cents, contre 53 cents de consensus et 64 cents un an avant. En 2020, Uber a réduit de près de 30% ses effectifs. Sur le dernier trimestre de l'exercice, les revenus 'de mobilité', activité essentielle, ont corrigé de 52% à 1,47 milliard de dollars. En comparaison du trimestre antérieur, ils augmentent tout de même de 8% malgré les nouvelles mesures restrictives aux USA et en Europe. Le groupe n'est pas en mesure pour l'heure de prédire quand l'activité de transport retrouvera ses niveaux antérieurs à la pandémie.

BorgWarner (+1%) a annoncé une augmentation de ses ventes au quatrième trimestre, en glissement annuel, ainsi qu'un niveau de cash opérationnel des activités de 416 millions de dollars. Les revenus trimestriels sont ressortis en augmentation de... 53% à 3,93 milliards, pour un bénéfice net de 358 millions de dollars et 1,52$ par titre et un profit opérationnel de 214 millions de dollars. L'activité annuelle est ainsi stable à 10,16 milliards, pour un bénéfice net de 500 millions.

Molson Coors (-15%) publie pour le quatrième trimestre des revenus en baisse de 8% et une perte nette GAAP de 1,4 milliard de dollars, 6,32$ par titre, avec une lourde charge de dépréciation du goodwill de 1,5 milliard en Europe. Le bénéfice ajusté trimestriel aurait été positif de 40 cents, en recul de 61% en glissement annuel. L'Ebitda ajusté trimestriel a été de 375 millions de dollars, en retrait de 34%. La perte nette annuelle se situe à 949 millions de dollars.

Duke Energy (-1%) a annoncé pour son quatrième trimestre un bénéfice par action en ligne avec le consensus de marché à 1,03$, pour des revenus en revanche décevants à 5,8 milliards de dollars, à comparer à un consensus de marché de 6,7 milliards. Le groupe énergétique américain affirme sa guidance pour l'exercice fiscal 2021 et dit viser, sur la période, un bénéfice par action allant de 5 à 5,3$.

Kraft Heinz (+5%) a annoncé des ventes du quatrième trimestre en augmentation de 6,2%, avec une expansion organique de 6%. Le bénéfice opérationnel trimestriel a plus que doublé, alors que le bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires a plus que quintuplé, comme le bénéfice par action. L'Ebitda ajusté a grimpé de 14% et le bpa ajusté a augmenté de 11%. Les ventes trimestrielles totalisent donc 6,94 milliards, pour un profit opérationnel de 1,55 milliard et un bpa dilué ajusté de 80 cents.

Kellogg (stable), le géant des céréales et snacks, a annoncé des profits et ventes inférieurs aux attentes pour le trimestre clos. Sur la période close début janvier, le bénéfice net est ressorti à 385 millions de dollars et 59 cents par titre, contre 360 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 86 cents, contre 91 cents un an avant et 89 cents de consensus. Les revenus ont augmenté de 7,5% à 3,46 milliards, contre 3,51 milliards attendus. Pour 2021, le groupe table sur un bpa ajusté en augmentation de 1%.

PepsiCo (-1%) a dépassé les attentes. Sur son quatrième trimestre, le groupe a affiché un bénéfice ajusté par action de 1,47$, contre un consensus de 1,45$ et un niveau de 1,45$ un an avant. Les revenus du géant américain des soft drinks ont totalisé 22,46 milliards de dollars, dépassant de 2% le consensus de marché, contre 20,6 milliards de dollars sur la période correspondante de l'an dernier. Le bénéfice net a augmenté à 1,85 milliard de dollars et 1,33$ par action, contre 1,77 milliard un an avant. Comme Coca-Cola, PepsiCo envisage une année de croissance en 2021. Le groupe juge que les styles de vie pré-pandémiques devraient progressivement reprendre avec la réouverture des économies et les vaccins.

Novavax (stable). L'Union européenne devrait signer un accord avec le laboratoire cette semaine ou la suivante pour la livraison de son candidat vaccin contre le Covid-19, ont déclaré à Reuters deux sources proches des pourparlers.

Tyson Foods (-5%), le groupe alimentaire américain, a battu le consensus de profits sur le trimestre écoulé. Le leader américain de la transformation de viande a publié par ailleurs un chiffre d'affaires trimestriel légèrement inférieur aux attentes, du fait de problèmes de production et des restrictions sanitaires sur l'activité des restaurants et des hôtels. Sur le trimestre clos, le bénéfice net est ressorti à 467 millions de dollars soit 1,28$ par titre, contre 509 millions un an avant. Le bénéfice ajusté par action a représenté 1,94$, contre un consensus FactSet de 1,49$. Les ventes se sont repliées en revanche à 10,46 milliards, contre 10,81 milliards un an avant.

MGM Resorts (-4%), exploitant américain de casinos, a annoncé une perte trimestrielle plus importante que prévu, pénalisé par les restrictions de voyage. La perte ajustée trimestrielle par action est ressortie à 90 cents, contre 96 cents de consensus. Les revenus se sont établis à 1,49 milliard de dollars, supérieurs quant à eux de 1% au consensus de marché, contre un niveau de 3,19 milliards un an avant.

Bank of New York Mellon (+3%) serait-il contaminé par l'effet Tesla ? L'établissement bancaire new-yorkais prévoit de détenir, transférer et émettre des bitcoins et d'autres cryptomonnaies pour le compte de ses clients gestionnaires d'actifs. C'est ce qu'indique le Wall Street Journal ce jeudi.

Pinterest prend 4% à Wall Street, alors que le colosse software Microsoft aurait évalué selon le Financial Times une éventuelle acquisition du réseau social de partage de photographies. Le FT croit ainsi savoir que Microsoft aurait mené des discussions avec Pinterest en vue d'une potentielle acquisition. Il n'y a toutefois plus actuellement de négociations actives entre les deux groupes, expliquent les sources familières de la question du Financial Times. Pinterest pèse actuellement 53 milliards de dollars à Wall Street. L'approche de Microsoft aurait eu lieu il y a quelques mois.

Walt Disney (stable) annoncera ses comptes après la clôture. Ils devraient avoir bénéficié de l'impact du lancement du service de streaming vidéo Disney+.

Les curieux qui suivent les paris hautement spéculatifs des WallStreetBets, ces traders sociaux qui avaient déjà fait notamment décoller GameStop ou AMC, pourront scruter ce jour les cours des acteurs cotés du marché du cannabis, qui semblent constituer le nouveau terrain de jeu de ces audacieux investisseurs particuliers. Tilray (-34%), Aphria (-21%) et Sundial Growers (+6%) devraient ainsi connaître encore ce jour des séances très volatiles.

Bumble, le rival de Tinder, a pricé son introduction en bourse à Wall Street à 43$ par titre pour 50 millions d'actions de catégorie A, ce qui représente une belle levée de fonds de 2,2 milliards de dollars. L'option de surallocation porte sur 7,5 millions d'actions. Les cotations débutent aujourd'hui sur le Nasdaq sous le symbole BMBL. L'application de rencontre où seules les femmes peuvent faire le premier pas s'introduit donc au-dessus... du haut d'une fourchette indicative déjà relevée à 37-39$. La valorisation sur les bases actuelles est de 8,2 milliards de dollars. Blackstone avait pris une part majoritaire dans la maison-mère en 2019 dans le cadre d'une transaction de 3 milliards de dollars.

Demain vendredi, la journée sera plus calme, avec tout de même les résultats de Moody's, Dominion Energy, American Axle et Newell Brands.

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