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Wall Street corrige prudemment, avant la BCE et la Fed

Wall Street corrige prudemment, avant la BCE et la Fed
Wall Street corrige prudemment, avant la BCE et la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine perd du terrain avant bourse ce mardi, prudente à deux jours du verdict de la Banque centrale européenne et à un peu plus d'une semaine de celui de la Fed. Le S&P500 est attendu en retrait de 0,2%, alors que le Nasdaq régresse de 0,3% et le DJIA de 0,2%. L'indice dollar gagne 0,1% à 98,4. Les prix du pétrole restent dans le vert après le sursaut de la veille, le baril de brut WTI s'adjugeant près de 1% à 58,3$.

Quelques inquiétudes concernant l'économie chinoise viennent par ailleurs perturber l'apparente quiétude des marchés. Les prix chinois à la production se sont en effet tassés de 0,8% en août, leur plus forte correction en trois ans. Les entreprises locales abaissent en effet les prix de vente face à une demande chancelante et aux tensions commerciales sino-américaines. Il s'agit donc d'un nouveau signe assez clair de ralentissement en Chine, qui devrait peser sur les valeurs technologiques de Wall Street très actives sur ce marché.

Sur le front économique aux USA ce jour, le rapport JOLTS du département au Travail dénombrant les ouvertures de postes pour le mois de juillet 2019 sera communiqué à 16h (consensus 7,31 millions).

Hier, la cote américaine s'était montrée déjà indécise dans l'attente des annonces de la BCE et de la Fed, Les espoirs d'accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis ont cependant quelque peu soutenu la cote, après des déclarations encourageantes de la part du secrétaire américain au Trésor. Le pétrole a poursuivi sa hausse, l'Arabie saoudite ayant réaffirmé son intention d'appliquer l'accord Opep+ malgré le limogeage du ministre saoudien de l'Energie. Des rumeurs de plan de relance en Allemagne ont par ailleurs soutenu le cours de l'euro et les taux souverains européens.

Les opérateurs s'interrogent concernant l'ampleur des annonces à attendre ce jeudi 12 septembre de la part de la BCE, avant la réunion de la Fed la semaine suivante, les 17 et 18 septembre. Sur le front commercial, le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, a déclaré hier que les Etats-Unis et la Chine avaient fait "beaucoup de progrès" dans leurs négociations. Une délégation chinoise de haut niveau est attendue à Washington début octobre. Sur 'Fox Business', Mnuchin a écarté l'idée d'une récession aux Etats-Unis et affirmé que la guerre commerciale que Donald Trump mène contre la Chine n'avait "aucun impact pour le moment" sur l'économie de la première puissance mondiale. Mnuchin a tout de même reconnu le "ralentissement considérable de l'économie mondiale à la fois en Chine et en Europe", mais les USA seraient donc le "point lumineux" au milieu de cette triste noirceur.

Les marchés attendent de la BCE européenne une batterie de mesures de stimulation monétaire, incluant une baisse du taux de dépôt, qui pourrait passer de -0,4% à -0,5% voire -0,6%. L'introduction d'un système de paliers pour cette taxation des réserves excédentaires des banques devrait être annoncé en même temps, afin de ne pas trop pénaliser les établissements financiers. A son niveau actuel de -0,4%, cette politique de la BCE a coûté près de 8 milliards d'euros en 2018, dont environ 60% ont été payés par les banques allemandes et françaises. Selon l'agence Scope, une baisse de 10 points de base de ce taux, coûterait aux établissements environ 1,7 MdE supplémentaire.

Certains espèrent même l'annonce d'une reprise du programme de rachat d'actifs (QE), mais cette question ne fait pas l'unanimité a sein des membres du conseil de la BCE, l'Allemagne y étant notamment opposée. En cas d'absence d'annonce sur cette question du QE, les marchés pourraient réagir négativement, selon les experts.

Aux Etats-Unis, les marchés anticipent massivement une nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed à l'issue de sa prochaine réunion des 17 et 18 septembre, après celle d'un quart de point du mois de juillet, qui était la première depuis plus de 10 ans. L'outil Fedwatch du CME Group indique une probabilité de 93,5% pour une baisse d'un quart de point, ce qui ferait revenir le taux des fed funds entre 1,75% et 2%. La probabilité d'un statu quo est de 6,5% (taux entre 2 et 2,25%).

Intervenant vendredi à Zurich lors d'un débat, le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué que la Fed ne prévoyait pas de récession aux Etats-Unis, tout en soulignant que l'économie américaine faisait face à des risques baissiers "significatifs". Il a assuré que la Fed continuera à agir de manière appropriée pour soutenir la croissance de l'économie américaine.

Le pétrole a été soutenu lundi malgré le limogeage du ministre de l'Energie d'Arabie saoudite. Le nouveau ministre a rassuré les marchés en affirmant que l'Opep et ses partenaires parmi lesquels la Russie (Opep+) poursuivaient leurs efforts pour maintenir l'équilibre sur le marché pétrolier en mettant en oeuvre les coupes de production prévues par leur accord.

Du côté des valeurs, l'événement du jour à suivre à 19 heures sera bien évidemment la keynote du géant californien de Cupertino Apple. Les nouveaux iPhone sont impatiemment attendus, alors que leur valeur en proportion des ventes totales du groupe ne cesse de décroître. D'autres nouveautés sont également espérées, avec peut-être une mise à jour de l'Apple TV. Apple est plus globalement attendu sur le front des services...

Dans l'actualité des publications trimestrielles à Wall Street, GameStop, distributeur fragilisé de jeux vidéo, annoncera après la clôture.

Wendy's décroche pour sa part à Wall Street, le groupe ayant livré un avertissement sur les résultats. La chaîne américaine de restauration rapide envisage une baisse de son bénéfice ajusté 2019 de 3,5 à 6,5%, alors qu'elle tablait précédemment sur une croissance de 3,5-7%.

Schlumberger. Morgan Stanley vient de relever sa recommandation à 'surpondérer' sur le groupe parapétrolier, son dossier préféré au sein du compartiment. Selon le broker, le titre présente un ratio rendement/risque attractif alors que l'accent mis par la société sur la rentabilité et le free cash-flow sous la direction d'Olivier Le Peuch, nouveau CEO, est également mis en avant.

Ford Motor. La dette du constructeur automobile du Michigan est désormais classée en catégorie 'junk' par l'agence de notation Moody's, qui vient de dégrader ainsi sa note senior à 'Ba1' et donc en catégorie spéculative. La perspective associée est stable.

HD Supply dévisse en pré-séance à Wall Street, le groupe ayant publié hier soir des comptes trimestriels décevants, marqués notamment par des revenus inférieurs aux attentes de marché. Le groupe de distribution industrielle a réalisé un bénéfice de 119 M$ soit 79 cents par titre sur le trimestre clos début août, ainsi qu'un bpa ajusté de 1,08$ à comparer à un consensus de 1,07$. Les revenus totalisent 1,62 Md$, contre 1,6 Md$ un an plus tôt et 1,63 Md$ de consensus.

ExxonMobil. L'Espagnol Repsol mène des discussions avancées pour acquérir certains actifs du géant américain dans le golfe du Mexique pour un prix d'environ un milliard de dollars, a appris Reuters lundi de sources 'proches du dossier'.

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