Cotation du 12/08/2020 à 20h44 Dow Jones Industrial +0,98% 27 956,97
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Wall Street : baisse attendue à l'ouverture

Wall Street : baisse attendue à l'ouverture
Wall Street : baisse attendue à l'ouverture

(Boursier.com) — Le compartiment technologique va-t-il enfin marquer une pause? Alors que le S&P500 et le Dow Jones ont cédé du terrain jeudi soir sur fond de propagation de la pandémie de Covid-19, le Nasdaq a clôturé sur un nouveau plus haut historique, faisant fi des inquiétudes pesant sur la reprise économique. Le coronavirus a désormais fait plus de 133.000 morts aux Etats-Unis pour plus de 3,1 millions de cas, selon le décompte de l'Université américaine Johns Hopkins, qui fait référence.

Les signes de recrudescence des cas de contamination dans certains Etats du Sud et de l'Ouest des Etats-Unis sont tels que certains observateurs n'imaginent clairement plus possible une reprise en 'V'. Et ce alors que la saison des trimestriels vient tout juste de débuter. Les sociétés du S&P 500 devraient afficher la plus forte baisse de leurs bénéfices depuis la crise financière de 2008, selon les données IBES de Refinitiv.

Sur le front macroéconomique, l'indice américain des prix à la production a reculé de 0,2% en juin, contre +0,4% de consensus de place et +0,4% rapporté un mois avant. Hors alimentaire et énergie, l'indice PPI affiche une baisse de 0,3% par rapport au mois de mai, contre un consensus positionné à +0,1%. En glissement annuel, l'indice recule de 0,8% (+0,1% hors alimentaire et énergie).

La fin de la folle série haussière en Chine incite également à la prudence en cette fin de semaine. Après huit séances consécutives de progression, du jamais vu depuis deux ans, l'indice CSI 300 des principales capitalisations du pays a perdu 1,8% ce matin. Plusieurs grands fonds étatiques ont fait part de leur volonté de réduire leurs participations dans divers groupes cotés afin de tenter de mettre fin à l'euphorie généralisée qui régnait sur la place chinoise depuis plusieurs jours.

Le baril de pétrole, qui reculait de plus de 2% ce matin, limite désormais ses pertes à environ 0,5%, tant pour le WTI que pour le Brent. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu à la hausse ses prévisions de demande de brut pour 2020, à 92,1 millions de barils par jour (+400.000 bpj) mais a averti que la propagation de la pandémie de COVID-19 présentait un risque pour les perspectives. "Alors que le marché du pétrole a sans aucun doute fait des progrès ... le nombre important, et dans certains pays, l'accélération des cas de COVID-19 est un rappel inquiétant que la pandémie n'est pas sous contrôle et que le risque pour nos perspectives de marché est presque certainement baissier".

Enfin, l'once d'or profite de son statut de valeur refuge pour remonter au-dessus des 1.800$ (+0,5%).

Les valeurs

* Boeing. Emirates ne croit pas que le 777X de Boeing volera l'an prochain, comme prévu jusqu'ici. Le principal client du nouvel appareil du géant américain ne s'attend pas à recevoir d'avions avant 2022. Les livraisons du gros-porteur, qui a volé pour la première fois en janvier, seront probablement retardées par l'arrêt des usines de Boeing au plus fort de la pandémie de coronavirus, ainsi que par un long processus de certification, a déclaré à 'Bloomberg', Adel Al Redha, le directeur de l'exploitation d'Emirates.

Boeing envisagerait lui-même de retarder l'introduction du 777X, selon les sources de l'agence. Outre la crise, l'avion fait également l'objet d'une surveillance accrue de la part de l'administration fédérale américaine de l'aviation et d'autres organismes de réglementation suite aux deux crashs du 737 MAX. "Je ne pense pas qu'ils seront en mesure de livrer l'avion en 2021", a déclaré Al Redha. "Nous allons nous engager avec Boeing pour obtenir plus de visibilité. Je pense que 2022 est une hypothèse plus sûre à retenir". "Nous continuons à exécuter notre solide programme d'essais pour le 777-9, qui a commencé ses essais en vol en janvier", a réagi Boeing dans un communiqué. "Nous restons satisfaits des progrès que nous faisons et de l'avion".

Le transporteur du Golfe étudie par ailleurs la possibilité d'échanger une partie de ses 115 777X en commande (plus d'un tiers du carnet de commandes total de l'appareil) contre des 787 Dreamliner plus petits, qui pourraient être mieux adaptés à la demande future. "Nous allons discuter avec Boeing à ce sujet, et nous regardons ce que nous pouvons faire avec le 787", a déclaré Al Redha. "Nous sommes dans une discussion fluide et en plein réexamen de ce genre de choses. Il faut réexaminer, repenser, renégocier".

* Apple. Les GAFA seront encore une fois surveillés de près après les nouveaux sommets du Nasdaq jeudi.

* Uber Technologies a accepté de verser une amende de 25 millions de couronnes danoises (3,35 ME environ) pour mettre un terme à des procédures judiciaires engagées au Danemark pour infraction à la réglementation en vigueur sur les taxis, a annoncé la police locale.

* Gilead Sciences grimpe en pré-séance après la publication de nouvelles données montrant l'efficacité du remdesivir, un antiviral expérimental, contre le COVID-19. La firme américaine indique que les données de l'étude de phase III montrent une réduction de 62% des taux de mortalité des patients atteints du Covid-19 soignés avec le remdesivir comparée aux soins standards. Plus tôt ce vendredi, les autorités sanitaires australiennes ont approuvé l'utilisation du remdesivir comme première option de traitement pour les patients souffrant des formes les plus graves du coronavirus.

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