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Wall Street au sommet, grande confiance sur le commerce

Wall Street au sommet, grande confiance sur le commerce
Wall Street au sommet, grande confiance sur le commerce
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est orientée au plus haut historique ce lundi, toujours stimulée par les espoirs commerciaux. Le DJIA prend encore 0,48% à 27.480 pts, alors que le Nasdaq avance de 0,45% à 8.423 pts. Le S&P500 s'adjuge 0,40% à 3.079 pts... Vendredi soir, le DJIA avait terminé la semaine sur un gain de +1,11%, contre une progression de +1,13% sur le Nasdaq. Sur le marché des changes, l'indice dollar gagne 0,1% à 97,3. Sur le Nymex, le baril de brut WTI s'accorde 1,8% à 57,2$ et le Brent de la mer du Nord prend 1,6% à 62,7$... "Le Marché Boursier atteint un RECORD. Dépensez bien votre argent !", a tweeté Donald Trump ce jour.

Dans un autre tweet, Trump s'indigne : "Un Sommet Historique pour le Marché Boursier, et tout ce dont les 'Fake News' veulent parler est l'Hoax de la Destitution !"

Les marchés débutent donc la semaine en progression, soutenus essentiellement - et pour la énième fois - par les espoirs commerciaux. Ainsi, les opérateurs misent toujours sur la mise en forme et la signature d'un accord commercial partiel à court terme. Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping seraient en contact continu de différentes manières, a affirmé ce lundi le ministère chinois aux Affaires étrangères, questionné sur la rencontre potentielle entre les deux dirigeants pour la signature de l'accord partiel entre les Etats-Unis et la Chine. Trump laissait entendre en fin de semaine dernière que les négociations se déroulaient bien, espérant une signature aux USA une fois le 'deal' finalisé.

Les autorités chinoises ont quant à elles qualifié de pure spéculation l'hypothèse d'un meeting à Macao. "En ce qui concerne une rencontre entre les dirigeants de Chine et des Etats-Unis, ce que je peux dire c'est que le président Xi Jinping et le président Trump ont maintenu un contact continu via différents moyens", a simplement affirmé le porte-parole du ministère chinois aux Affaires étrangères, Geng Shuang, cité notamment par Reuters.

Selon Bloomberg, la Chine étudie les diverses localisations possibles aux USA pour que Xi signe l'accord partiel avec Trump. L'agence cite des personnes familières des plans. Les responsables chinois espéraient que Xi voyage aux Etats-Unis dans le cadre d'une visite d'Etat, mais ils resteraient ouverts à une visite simplement destinée à la signature du 'deal' partiel. Aucune décision finale n'aurait été prise. Li Keqiang, Premier ministre chinois, a rencontre ce lundi une délégation américaine comprenant le conseiller à la Sécurité nationale Robert O'Brien et le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, dans le cadre d'un sommet régional à Bangkok. Ross aurait affirmé, avant sa rencontre avec Li, que les USA étaient "très avancés" dans leur 'phase 1' commerciale avec la Chine. "Nous sommes relativement proches d'un accord", a indiqué pour sa part O'Brien devant la presse en Thaïlande. Interviewé par Bloomberg, Ross a affirmé que les USA devraient conclure l'accord initial ce mois avant de travailler sur les phases additionnelles. Les licences devraient suivre selon lui à brève échéance, afin que les entreprises américaines puissent commercer avec le colosse chinois des équipements télécoms Huawei Technologies.

Un représentant chinois s'était déjà montré optimiste en fin de semaine dernière concernant les chances d'un accord de 'phase 1' en novembre, malgré l'annulation du sommet chilien du forum de Coopération Asie-Pacifique (APEC) où Donald Trump et Xi Jinping devaient se retrouver pour éventuellement signer le 'deal' enfin mis en forme. Rappelons que le président chilien Sebastian Pinera a annoncé la suspension de la tenue de ce sommet de l'APEC, suite aux mouvements locaux de contestation. Réagissant à cette annulation impromptue, la Maison blanche a déclaré que les USA espéraient toujours finaliser la fameuse phase 1 "dans les mêmes délais".

Trump assurait la semaine dernière que le lieu où serait annoncé l'accord commercial partiel allait être dévoilé sous peu. "La Chine et les USA travaillent à la sélection d'un nouveau site pour la signature de la Phase Un de l'Accord Commercial, représentant environ 60% de l'accord total, après l'annulation de l'APEC du Chili du fait de circonstances imprévues. Le nouveau lieu sera annoncé sous peu. Le Président Xi et le Président Trump procèderont à la signature !", avait lancé le président américain sur Twitter.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux États-Unis, les commandes industrielles du mois de septembre 2019 sont ressorties en déclin de 0,6% en comparaison du mois antérieur, contre -0,5% de consensus de place et +0,3% pour la lecture révisée du mois antérieur. La précédente lecture du mois d'août était de -0,1%.

En Europe, la matinée était marquée par la publication des indices PMI manufacturiers. L'indice manufacturier final européen du mois d'octobre 2019 est ressorti à 45,9, contre 45,7 de consensus de place et 45,7 également pour sa lecture préliminaire. L'indice allemand est particulièrement déprimé, à 42,1 contre 41,9 de consensus. Il traduit une forte contraction de l'activité. En revanche, l'indice français confirme sa reprise et s'établit à 50,7, contre 50,5 de consensus et 50,5 pour l'indicateur 'flash'. Ailleurs en Europe, l'indice italien se monte à 47,7 contre 47,6 de consensus. L'indice espagnol déçoit enfin à 46,8, contre 47,5 de consensus et 47,7 pour la lecture préliminaire.

Globalement, l'indice PMI final pour l'industrie manufacturière de la zone euro se redresse donc de 45,7 en septembre à 45,9 (estimation flash de 45,7). IHS Markit relève de nouveaux replis de la production, des nouvelles commandes et de l'activité achats. L'emploi enregistre pour sa part son plus fort recul depuis le début de l'année 2013. L'indice PMI s'établit à un creux de sept ans. La conjoncture s'est en effet de nouveau détériorée dans le secteur manufacturier de la zone euro en octobre, comme en témoigne cet indicateur très inférieur à la barre fatidique des 50. Il s'agit de la deuxième plus forte contraction du secteur depuis sept ans.

Les résultats financiers trimestriels d'entreprises cotées sont encore assez nombreux ce jour outre-Atlantique. Sysco, Sprint, Gannett ou PG&E étaient de la partie avant bourse aujourd'hui. Allscripts Healthcare Solutions, Occidental Petroleum, Mosaic, Tenet Healthcare, Prudential Financial, Hartford Financial Services, International Flavors & Fragrances, Groupon, Hertz Global, Rambus, Shake Shack, Marriott International et Uber Technologies, annonceront après la clôture de la bourse américaine.

Les valeurs

Berkshire Hathaway (+1%), holding d'investissement de l'oracle d'Omaha Warren Buffett, a annoncé samedi des comptes supérieurs aux attentes de marché. Ainsi, le profit opérationnel de la firme du Nebraska a progressé plus que prévu, malgré les tensions commerciales sino-américaines. Le profit opérationnel du troisième trimestre a grimpé de 14% à 7,86 milliards de dollars, environ 4.816$ par titre de catégorie A, contre 6,88 milliards de dollars un an plus tôt. Le consensus était voisin de 4.405$. Le bénéfice net a en revanche décliné de 11% à 16,5 milliards de dollars, contre 18,5 milliards un an avant. Ce repli du résultat net reflète de moindres gains sur les investissements. La croissance de plusieurs activités a compensé l'impact de la guerre commerciale. Le niveau de trésorerie à fin septembre a dépassé quant à lui les 128 milliards de dollars, un record pour le groupe de Buffett, malgré 700 M$ de rachats d'actions opérés durant le trimestre.

Wright Medical, l'équipementier médical américain, flambe de plus de 30% à Wall Street, s'ajustant sur le prix de l'OPA de Stryker. Le montant de l'opération est donc d'environ 4 milliards de dollars en cash (5,4 milliards de dollars dette comprise). L'offre est libellée à 30,75$ par titre Wright Medical, ce qui reflète une prime de 39,7% sur les cours de clôture de vendredi. La finalisation de cette transaction est attendue au second semestre 2020.

Under Armour (-15%) décroche à Wall Street, le groupe ayant indiqué faire l'objet d'une enquête de la SEC, gendarme financier américain, sur ses pratiques comptables aux USA. La firme a commencé à répondre aux demandes de l'autorité de marché il y a plus de deux ans. Under Armour se dit convaincu que ses pratiques comptables étaient appropriées. Le groupe de Baltimore avait fait part le mois dernier du départ attendu de son directeur général et fondateur, Kevin Plank. Il sera remplacé par l'actuel COO, Patrik Frisk. Le groupe annonçait par ailleurs ce jour ses comptes du troisième trimestre, affichant sur la période un profit en croissance de 36% à 102 millions de dollars, 23 cents par titre, pour des ventes en retrait de 1% à 1,43 milliard. Le consensus de bpa était de 18 cents. Under Armour a pour finir abaissé sa guidance annuelle, tablant sur une croissance de 2% seulement, contre 3-4% auparavant.

McDonald's (-2%) se sépare de son patron Steve Easterbrook. Le leader américain de la restauration rapide lui reproche d'avoir entretenu une liaison avec un membre du personnel, ce que le conseil d'administration considère comme une "violation de la politique de l'entreprise". Le CA de McDonald's estime que Steve Easterbrook a fait une "erreur de jugement en engageant cette relation", peut-on lire dans un communiqué de McDonald's. Steve Easterbrook a également renoncé à son siège au conseil d'administration de la société. Le directeur général sera remplacé avec effet immédiat par Chris Kempczinski, qui était jusqu'à présent responsable des activités du groupe aux Etats-Unis.

Ferrari prend 7% à Wall Street ce lundi et grimpe à Milan, au plus haut historique en bourse. La marque italienne au cheval cabré vient en effet de rehausser ses prévisions financières annuelles, après avoir affiché sur la période close des ventes solides, soutenues par la Portofino et la 812 Superfast. Sur le troisième trimestre, le groupe de Maranello a affiché des livraisons en croissance de 9,4% à 2.474 unités, pour un Ebitda ajusté en augmentation de 11% à 311 millions d'euros - en ligne avec les attentes du consensus. L'Ebitda ajusté annuel est désormais attendu voisin de 1,27 milliard d'euros, contre une guidance antérieure allant de 1,2 à 1,25 milliard d'euros.

Sprint (stable) a dévoilé des pertes supérieures aux attentes et raté le consensus de revenus. L'opérateur télécom américain, dont la fusion est en cours avec T-Mobile US Inc., a affiché sur le trimestre clos fin septembre une perte nette de 274 millions de dollars soit 7 cents par titre, contre 196 millions de profits un an avant. Le consensus était de -2 cents par titre. Les revenus ont corrigé quant à eux de 8% à 7,8 milliards de dollars, conrte 8,2 Mds$ de consensus.

Sysco (stable), le groupe alimentaire américain, a annoncé pour le trimestre clos fin septembre 2019 des revenus en croissance de 1% à 15,3 milliards de dollars, pour une marge brute en hausse de 1% à 2,9 Mds$. Le bénéfice opérationnel ajusté a augmenté de 7% à 742 millions de dollars. Le bpa ajusté trimestriel a grimpé de 8 cents, à 0,98$.

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