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Wall Street : au rebond, en attendant le G7, la Fed et la BCE

Wall Street : au rebond, en attendant le G7, la Fed et la BCE
Wall Street : au rebond, en attendant le G7, la Fed et la BCE
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street se maintient en territoire positif ce mercredi soir à trois heures de la clôture, permettant au Nasdaq d'enregistrer de nouveaux sommets historiques. Du côté des valeurs, Tesla se distingue au lendemain de l'AG du groupe. Les indices profitent par ailleurs de la baisse du dollar (hausse de l'euro), alors que la BCE pourrait réfléchir, dès la semaine prochaine, à une date concernant l'arrêt de son programme d'achats d'actifs. En outre, les opérateurs profitent d'une relative accalmie sur le front des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, en attendant le G7 de la fin de semaine. Le DJIA prend actuellement 0,78% à 24.992 pts, le Nasdaq monte de 0,26% à 7.657 pts, et le S&P500 progresse de 0,39% à 2.759 pts.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux États-Unis, la productivité non-agricole révisée du premier trimestre 2018 est ressortie en faible croissance de 0,4% en comparaison du trimestre antérieur, contre +0,7% de consensus de place et +0,7% pour sa lecture antérieure. Les coûts unitaires du travail, quant à eux, se sont appréciés de 2,9% au 1er trimestre 2018, contre +2,8% de consensus et +2,7% pour la précédente estimation.

La balance américaine du commerce international est quant à elle ressortie déficitaire de 46,2 milliards de dollars pour le mois d'avril 2018, contre -49 milliards de dollars de consensus et -47,2 Mds$ pour la lecture révisée du mois de mars 2018 (-49 Mds$ pour l'évaluation antérieure du mois de mars).

D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 2,1 millions de barils sur la semaine close au 1er juin, à 436,6 millions de barils. Le consensus tablait sur une baisse de 1,8 million de barils. Les stocks d'essence ont eux aussi progressé plus qu'attendu, affichant une hausse de 4,6 millions de barils, alors que les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont crû de 2,2 millions de barils. L'Opep et ses alliés, dont la Russie, se réuniront quant à eux le 23 juin prochain pour étudier l'opportunité de modifier leurs quotas à la hausse.

Les investisseurs relativisent le risque d'une guerre commerciale déclenchée par les mesures unilatérales prises par les États-Unis. Il faut dire que le Chinois ZTE vient de signer un accord de principe qui permettrait une levée des sanctions américaines, croit savoir l'agence Reuters, selon laquelle l'équipementier télécom devrait être en mesure de commercer de nouveau avec ses partenaires américains. En outre, toujours d'après les sources de Reuters, des responsables américains soupèseraient une offre de la Chine, prête à importer 70 Mds$ de produits américains additionnels sur un an. Pékin semblerait donc assouplir ses positions, afin d'éviter l'affrontement commercial frontal avec les USA... La situation est plus compliquée entre États-Unis et Europe. Le 31 mai dernier, le président américain Donald Trump avait confirmé sa décision d'imposer à ses partenaires commerciaux des droits de douane sur l'acier (25%) et l'aluminium (10%). Ce mercredi, la Commission européenne affirme quant à elle qu'elle infligera également des taxes additionnelles dès juillet sur certains produits importés des États-Unis. Au total, les représailles européennes concerneront plus de 6 milliards d'euros d'exports américains...

Le sommet du G7 est prévu au Canada vendredi et samedi. Donald Trump sera probablement froidement accueilli par ses principaux partenaires commerciaux. Le sommet débutera avec une session de travail consacrée à la croissance économique et au commerce, deux sujets sensibles. La brouille entre l'Europe et Donald Trump porte non seulement sur le commerce, mais aussi sur le nucléaire iranien et le changement climatique.

Notons pour finir que la prochaine réunion monétaire de la Fed se tiendra les 12 et 13 juin. Elle devrait déboucher sur un très probable (à 93,8% selon FedWatch - CME Group) tour de vis d'un quart de point sur les fonds fédéraux, dont le taux serait alors porté dans une fourchette allant de 1,75% à 2%. Les investisseurs s'interrogent surtout sur la suite des événements. Certains tablent sur trois hausses de taux de la Fed au total cette année (en comptant celle déjà réalisée en mars), mais d'autres en anticipent 4 (voire 5), en tenant compte de la vigueur de l'économie et d'une accélération probable de l'inflation.

LES VALEURS

Tesla (+6%). Le groupe a tenu hier son assemblée générale. Le groupe a profité de l'occasion pour afficher ses ambitions à l'international. En particulier, Tesla dit échanger avec les autorités chinoises en vue de l'établissement d'une production locale de voitures et de batteries, dans la zone de Shanghai. Le projet chinois de 'gigafactory' serait donc apparemment en très bonne voie. Le groupe a promis d'en dire plus ultérieurement à ce sujet. Tesla a également tenu à rassurer concernant la production du Model 3 grand public. Le groupe d'Elon Musk envisage toujours de parvenir à un rythme de production de 5.000 véhicules par semaine d'ici la fin du mois. Le patron du groupe a donc affirmé son optimisme devant les actionnaires. Une troisième ligne d'assemblage actuellement mise en place devrait permettre d'assurer l'objectif, Musk affirmant que les choses progresseraient à une cadence 'folle'. Tesla mise gros sur ce modèle, qui doit lui permettre d'accéder à la rentabilité. Actuellement, la cadence de production du Model 3 serait de 3.500 véhicules par semaine, contre un peu moins de 2.300 en avril. Le groupe se rapproche donc de l'objectif, mais il faudra faire très vite pour parvenir aux 5.000 à fin juin. Les actionnaires désirant obtenir une séparation des fonctions de président et de directeur général, afin de réduire les pouvoirs de Musk, n'ont pas obtenu gain de cause. Le controversé leader de Tesla conserve donc visiblement la confiance de la majeure partie des actionnaires de son groupe. Elon Musk a enfin confirmé que Tesla n'envisageait pas de nouvel appel au marché. En effet, le groupe californien table toujours sur un bénéfice et une génération positive de cash au second semestre. Sur le réseau social Twitter, le patron du groupe souligne d'ailleurs les succès commerciaux récents...

HP Inc (-1%) pourrait supprimer 4.500 à 5.000 emplois d'ici la fin de l'exercice 2019, dans le cadre de sa réorganisation initialement annoncée fin 2016. Le fabricant de produits informatiques tablait auparavant sur 4.000 suppressions d'emplois. Le mois dernier, HP Inc avait toutefois prévenu qu'il allait devoir durcir quelque peu le plan initial. La charge avant imposition liée aux restructurations est par conséquent portée à 700 millions de dollars, contre 500 millions de dollars précédemment évalué. Fin mai, HP avait publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices étaient de 1,06 Md$ (0,64$ par action), contre 559 M$ (0,33$ par action) un an avant. Les revenus s'élevaient à 14 Mds$, en croissance de 13% - contre 13,6 Mds$ de consensus. Le bénéfice par action non-GAAP s'affichait à 0,48$, contre 0,40$ un an avant. Sur l'exercice, le bpa est désormais attendu entre 1,97 et 2,02$.

International Paper (stable) a abandonné son projet d'acquisition de Smurfit Kappa. Soulignant le faible engagement du management de Smurfit, International Paper confirme qu'il ne formulera pas d'offre de reprise du groupe irlandais de packaging. IP juge que sa proposition révisée était déjà 'hautement attractive'. Le groupe américain avait livré deux propositions en février et mars, la dernière valorisant Smurfit environ 8,9 milliards d'euros.

UnitedHealth (stable) a annoncé que son conseil d'administration avait autorisé le paiement en numéraire d'un dividende trimestriel de 0,90$ par action, ce qui représente une hausse de 20% par rapport au précédent dividende. Le groupe a dévoilé par ailleurs la mise en place d'un nouveau programme de rachat d'actions portant sur 100 millions de titres.

Brown-Forman (-5%) a publié ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 110 M$ (0,23$ par action), contre 144 M$ (0,30$ par action) un an avant. Les ventes s'élèvent à 733 M$, contre 694 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,22$, pour des ventes de 755 M$. Sur l'exercice fiscal 2019, le groupe vise un bpa logé entre 1,75 et 1,85$, contre 1,48$ en 2018.

Vera Bradley (+4%) a présenté ses comptes du premier trimestre. Le groupe affiche une perte de 1,4 M$ (0,04$ par action), contre une perte de 4 M$ (0,11$ par action) un an avant. En base ajustée, la perte par action ressort à 0,09$. Les revenus s'élèvent à 86,6 M$, contre 96,1 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne une perte par action trimestrielle de 0,10$, pour des ventes de 86 M$. Sur le T2, le groupe vise des revenus entre 111 et 116 M$, pour un bpa entre 0,15 et 0,17$.

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