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Wall Street au rebond, chasse aux bonnes affaires sur le Nasdaq

Wall Street au rebond, chasse aux bonnes affaires sur le Nasdaq
Wall Street au rebond, chasse aux bonnes affaires sur le Nasdaq
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après un lundi orageux, la Bourse de New York est repartie à la hausse mardi, les investisseurs profitant du récent recul des valeurs technologiques pour revenir sur le secteur à un coût inférieur. Apple reprend 2% après être tombé lundi en zone de correction, tandis que Facebook regagne 2,2% après la panne de ses services qui avait entraîné lundi un plongeon de 4,8% du titre. Par ailleurs, l'activité dans les services aux Etats-Unis a agréablement surpris en septembre, allégeant les craintes de ralentissement conjoncturel.

A deux heures de la clôture, l'indice Dow Jones reprend 1,3% à 34.445 points (après -0,94% lundi), tandis que l'indice large S&P 500 rebondit de 1,48% à 4.363 pts (-1,3% lundi), et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, regagne 1,7% à 14.498 pts après sa chute de 2,1% lundi.

Huit des 11 indices sectoriels du S&P 500 reprennent de la hauteur mardi, à commencer par les financières (+2%), les services de communication (+1,9% après -2,1% lundi) et des technologiques (+1,9% après -2,3% lundi). L'énergie gagne encore 0,4% après un bond de 17% pour le secteur depuis début septembre, dans le sillage des cours du pétrole. Parmi les grandes "techs", Facebook, Apple, Amazon reprennent environ 2%, tandis qu'Alphabet (+2,6% après -2,1% lundi), Microsoft (+2,5% après -2%), Netflix (+5,3% après -1,5%) et Nvidia (+4,2% après -4,8%) rebondissent tous nettement.

Le calendrier de "tapering" de la Fed toujours au centre des préoccupations

Les investisseurs continuent de s'interroger sur l'évolution de la reprise économique aux Etats-Unis face à l'accumulation des risques, dont le "tapering" attendu de la Fed, la hausse des taux, l'inflation plus forte et durable que prévu, les pénuries et perturbations de chaînes d'approvisionnement liées à la crise du Covid-19. Sans compter les blocages politiques et budgétaires aux Etats-Unis, qui font courir le risque d'un défaut des Etats-Unis sur leur dette, et enfin, les risques de regain de tensions commerciales sino-américaines.

Les responsables de la Fed continuent de préparer les marchés à une réduction des achats d'actifs de la Fed (actuellement de 120 milliards de dollars par mois), tout en débattant de la durée plus ou moins longue de l'actuelle poussée inflationniste.

Lundi, James Bullard, patron de la Fed de St-Louis, s'est montré plutôt inquiet d'une inflation possiblement au-dessus de 2% pour un durée prolongée. Mardi, Charles Evans, le président de la Fed de Chicago, a été plus mesuré, insistant sur le caractère transitoire de l'inflation, qui pourrait néanmoins durer plus longtemps que prévu. M. Evans a aussi confirmé que selon lui, la banque centrale américaine est proche du moment où elle devrait commencer à réduire ses achats mensuels d'actifs...

En Europe, Christine Lagarde, la présidente de la BCE, a répété mardi que la banque centrale européenne serait "très attentive à l'évolution des salaires et aux anticipations d'inflation afin de garantir leur ancrage à 2%". Elle a toutefois déclaré qu'elle s'attendait toujours à ce que ces "frictions" soient passagères, réitérant la position de longue date de la BCE selon laquelle la flambée inflationniste se dissipera l'année prochaine.

Le pétrole et les taux encore en hausse

Les prix du pétrole poursuivent leur ascension au lendemain du statu quo de l'Opep+ sur sa politique de hausse progressive de production. Le baril de brut américain WTI prend encore 2% à 79,14$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex , au plus haut depuis novembre 2014 ! Le baril de Brent de la Mer du Nord avance de 1,9% à 82,80$ (contrat de décembre), au plus haut depuis plus de 3 ans.

Après 3 séances de hausse, l'or a fait l'objet de prises de bénéfices mardi, reculant de 0,4% à 1.760,90$ l'once pour le contrat à terme de décembre sur le marché Comex. Le bitcoin poursuivait en revanche son rebond retrouvant les seuil des 50.000$, à 50.200$ en hausse d'environ 2,5% sur 24h ce mardi soir sur le site Coindesk.

Sur les marchés obligataires, les taux se tendent encore, signe que les marchés restent focalisés sur la réduction prochaine des mesures de soutien de la Réserve fédérale. Le rendement du T-Bond à 10 ans a repris 5 points de base à 1,53%, en nette hausse par rapport au 22 septembre, où il s'affichait à 1,3% juste avant que la Fed n'annonce son intention de commencer son "tapering" (réduction de ses achats d'actifs). En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans s'est tendu de 3 pb à -0,19%. Côté devises, l'indice du dollar est reparti en hausse à 0,14% à 93,91 points face à un panier de devises, tandis que l'euro cédait 0,14% à 1,1606$.

Solide activité dans les services outre-Atlantique

Sur le plan macro-économique, les données les plus attendues de la semaine aux Etats-Unis sont les chiffres de l'emploi en septembre, dont dépendent l'évolution de la politique monétaire de la Fed. Ce rapport sur l'emploi US sera publié vendredi à 14h heure française.

En attendant, les marchés ont apprécié la publication, mardi, des indices d'activité dans les services, qui sont restés en forte expansion. L'indice PMI final des services est ainsi ressorti à 54,9 en septembre contre 54,4 de consensus. L'indice composite final s'est établi à 55 contre un consensus de marché de 54,5. De son côté, l'indice ISM des services s'est établi à 61,9 en septembre après 61,7 en août et contre 60 de consensus.

Par ailleurs, le déficit commercial américain pour le mois d'août 2021 s'est creusé plus que prévu en raison d'une hausse des importations à la faveur de la reprise économique. Le déficit a atteint 73,3 milliards de dollars, contre 70,5 Mds$ de consensus de marché et après 70,3 Mds$ en juillet.

Joe Biden met en garde contre un défaut sur la dette US

A Washington, les tiraillements politiques se poursuivent au sujet de relèvement du plafond de la dette. Lundi soir, le président Joe Biden avait quelque peu dramatisé le sujet en affirmant qu'il ne pouvait "pas garantir" que les Etats-Unis éviteront un défaut de paiement sur leur dette..."Je ne peux pas croire que ce sera le résultat final parce que les conséquences sont si terribles... Mais est-ce que je peux le garantir ? Si je pouvais, je le ferais, mais je ne peux pas" , a-t-il répondu à une journaliste lundi à la Maison-Blanche. La secrétaire au Trésor Janet Yellen a averti la semaine dernière que l'Etat fédéral pourrait se trouver à court de financement dès le 18 octobre, appelant le Congrès à relever ou à suspendre le plafond de la dette autorisée, aujourd'hui fixé autour de 28.000 milliards de dollars.

Selon le site 'The Hill', le leader de majorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a fixé pour mercredi un vote pour une suspension du plafond de la dette jusqu'en décembre 2022. Le texte aura besoin d'une majorité qualifiée de 60 voix pour être adopté. Comme les Démocrates ne disposent que de 50 sièges au Sénat, cela nécessiterait donc que 10 Républicains rompent les rangs, ce qui est jugé... extrêmement improbable.

VALEURS A SUIVRE

PepsiCo (+0,8%), l'autre géant américain des soft drinks, a annoncé pour son troisième trimestre fiscal des profits et revenus supérieurs aux attentes, malgré un recul de la marge brute. Le groupe relève dans la foulée ses estimations pour l'exercice. Sur le trimestre clos, le bénéfice net a représenté 2,22 milliards de dollars soit 1,60$ par titre, contre 2,29 milliards de dollars et 1,65$ par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action a été de 1,79$, contre un consensus FactSet de 1,73$. Les revenus se sont appréciés de 11,6% à 20,19 milliards de dollars, contre 19,4 milliards de consensus. Pour l'exercice, le groupe table sur une croissance organique de 8% (6% de guidance antérieure) et une hausse d'au moins 12% du bénéfice ajusté par action (12% pour la précédente guidance).

Pfizer (+0,3%). Une étude financée par le groupe révèle une efficacité de Comirnaty à 47% après cinq mois. Dans cette étude de cohorte rétrospective, ont été analysés les dossiers de santé électroniques d'individus de 12 ans et plus qui étaient membres de l'organisation de soins de santé Kaiser Permanente Southern California, pour évaluer l'efficacité du vaccin BNT162b2 contre les infections au SRAS-CoV-2 et les hospitalisations jusqu'à 6 mois. Les participants devaient avoir au moins un an d'adhésion à l'organisation. Les résultats comprenaient des tests positifs pour le SRAS-CoV-2 PCR et des hospitalisations liées au Covid-19. Les calculs d'efficacité étaient basés sur les rapports de risque des modèles de Cox ajustés.

Entre le 14 décembre 2020 et le 8 août 2021, sur 4 920 549 personnes évaluées pour leur éligibilité, le laboratoire en a inclus 3 436 957 (âge médian de 45 ans ; 1 799 395 femmes et 1 637 394 hommes). Pour les personnes entièrement vaccinées, l'efficacité contre les infections au SRAS-CoV-2 était de 73% et, contre les hospitalisations liées au Covid-19, de 90%. L'efficacité contre les infections est passée de 88% au cours du premier mois après la vaccination complète à 47% après 5 mois. Parmi les infections séquencées, l'efficacité du vaccin contre les infections au variant Delta était élevée au cours du premier mois après la vaccination complète (93%) mais a diminué à 53% après 4 mois. L'efficacité contre d'autres variants (non Delta) le premier mois après la vaccination complète était également élevée à 97%, mais diminuait à 67% à 4-5 mois. L'efficacité du vaccin contre les admissions à l'hôpital pour des infections avec le Delta pour tous les âges était élevée dans l'ensemble (93%) jusqu'à 6 mois.

Les résultats confirment l'efficacité élevée du BNT162b2 contre les hospitalisations jusqu'à environ 6 mois après avoir été complètement vacciné, même face à la dissémination généralisée du variant Delta. La réduction de l'efficacité du vaccin contre les infections au SRAS-CoV-2 au fil du temps est probablement principalement due à la diminution de l'immunité avec le temps plutôt qu'à un variant Delta qui échapperait à la protection vaccinale.

Merck & Co (-1,3%). L'EMA, agence européenne des médicaments, va étudier dans les prochains jours la possibilité de lancer un examen en continu du molnupiravir, traitement contre le covid de l'Américain Merck, a indiqué le responsable de la stratégie vaccinale de l'agence. "Nous examinerons dans les prochains jours s'il faut lancer un examen en continu de ce composé. L'idée est de savoir si les données justifient un tel examen", a déclaré Marco Cavaleri. La pilule expérimentale de Merck pourrait réduire de 50% le risque d'hospitalisation ou de décès pour les personnes les plus exposées à une forme grave de covid, selon les résultats provisoires d'un essai publiés vendredi. L'examen en continu permettrait à l'EMA d'étudier les données de sécurité et d'efficacité au fil de leur parution et d'accélérer l'évaluation d'une demande formelle.

Facebook (+2,2%) remonte avant bourse à Wall Street, après avoir trébuché hier soir de près de 5%. Lundi, les services de Facebook ont été interrompus pendant environ 7 heures. Cette panne, qui est donc venue peser un peu plus sur le cours de l'action, est "la plus importante jamais observée" par le site Downdetector, qui recense les signalements des utilisateurs. L'entreprise californienne a expliqué par un "changement de configuration erroné" la panne d'envergure mondiale qui a empêché ses 3,5 milliards d'utilisateurs d'accéder au réseau social ainsi qu'à ses applications de partage de photos, Instagram, et de messagerie, WhatsApp.

Johnson & Johnson (+0,8%). Le laboratoire pharmaceutique américain a effectué auprès de la Food and Drug Administration sa demande d'autorisation d'utilisation d'urgence concernant une dose de rappel de son vaccin anti-covid pour les personnes âgées de 18 ans et plus.

Lululemon (+1,9%), groupe canadien coté à Wall Street, leader de l'habillement dans le domaine du yoga, a annoncé que son conseil d'administration avait approuvé une augmentation de 500 millions de dollars de son programme de rachat d'actions, porté à 641 millions de dollars.

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