Cotation du 20/04/2018 à 21h40 Dow Jones Industrial -0,94% 24 432,49
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Wall Street : au rebond, au calme...

Wall Street : au rebond, au calme...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street remonte ce jeudi soir à trois heures de la clôture, avant un long week-end de trois jours (dernier jour de "trading" du mois de mars). Les opérateurs restent à l'écoute des derniers développements concernant la politique commerciale de l'administration Trump. La Chine semble être ouverte au dialogue, tout en brandissant la menace de représailles sur les importations de produits agricoles, d'avions, d'automobiles ou de semi-conducteurs "made in USA"... Le DJIA avance de 0,95% à 24.076 pts, le Nasdaq prend 1,13% à 7.028 pts, et le S&P500 se redresse de 1% à 2.631 pts.

D'après le Département américain au Travail ce jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 24 mars se sont établies au nombre de 215.000, contre un consensus de place de 228.000 et un niveau révisé à 227.000 pour la semaine précédente.

Les revenus personnels des ménages pour le mois de février 2018 sont ressortis comme prévu en hausse de 0,4% en comparaison du mois antérieur, après une progression similaire en janvier. Les dépenses de consommation ont augmenté de 0,2% en février, ce qui ressort également conforme au consensus. L'indice des prix 'core PCE' est également en ligne avec les attentes de marché, en croissance de 0,2% par rapport au mois de janvier.

L'indice manufacturier PMI de Chicago pour le mois de mars 2018 est ressorti à 'seulement' 57,4, alors que le consensus de place était de 62,8 sur la période. L'indicateur était logé à 61,9 un mois plus tôt. La baisse de l'indice en mars signale un ralentissement de l'expansion de l'activité manufacturière dans la région.

L'indice final du sentiment des consommateurs américains pour le mois de mars 2018, mesuré par l'Université du Michigan, est ressorti à 101,4. Le consensus de place était de 102.

LES VALEURS

Apple (+2%) se redresse, après avoir déjà bien résisté hier soir à deux notes prudentes de courtiers (le titre clôturait hier en repli de 1%). Les spécialistes de Goldman Sachs et RBC Capital Markets ont pourtant abaissé leurs estimations respectives concernant les ventes d'iPhone du groupe californien à la pomme. Les nouvelles déclinaisons de l'iPhone devraient être présentées en septembre, ce qui signifie que le groupe réduira très prochainement son stock afin de laisser la place aux nouveautés. En attendant, les analystes de GS et RBC s'inquiètent de la faible demande, et en profitent assez logiquement pour réviser également en baisse leurs objectifs de cours et leurs prévisions de bénéfices sur ce dossier Apple. Sur le trimestre clos en mars, le spécialiste de Goldman table maintenant sur 53 millions d'unités écoulées (contre 40,3 millions pour le trimestre de juin). GS prévoit 224 millions d'unités sur l'exercice 2019 et 223 millions pour l'exercice 2020, ces deux estimations ayant été réduites. Goldman Sachs fixe un objectif de cours de 159$ sur Apple (contre 161$ auparavant). RBC abaisse son cours-cible de 205 à 203$, révisant plus modestement son modèle.

Facebook (+3%) risque une amende conséquente, après le scandale Cambridge Analytica. L'agence Bloomberg cite ce jour d'anciens responsables de la FTC américaine, selon lesquels le réseau social californien a peut-être enfreint le décret de consentement de 2011. La Federal Trade Commission pourrait donc sévir, si elle parvient à déterminer une telle infraction. Si l'on en croit les sources de l'agence Bloomberg, le prix à payer en pareil cas se chiffrerait en centaines de millions de dollars. En effet, l'agence pourrait infliger à Facebook une amende maximale de 40.000$ par violation et par jour, ce qui pourrait rapidement atteindre des niveaux astronomiques, compte tenu des millions d'utilisateurs dont les données personnelles n'auraient pas été protégées. Jessica Rich, ancienne patronne du bureau de protection des consommateurs de la FTC, parie d'ailleurs que la FTC trouvera une infraction...

Amazon perd encore 1% ce jeudi sur le Nasdaq, après avoir abandonné 4,4% hier soir. Le président américain Donald Trump vient de 'se payer' le géant du commerce en ligne sur le réseau social Twitter. "J'ai exprimé mes préoccupations concernant Amazon bien avant l'élection. Contrairement à d'autres, ils payent peu ou pas d'impôts aux gouvernements d'État et locaux, utilisent notre service postal comme livreur (causant d'énormes pertes aux États-Unis) et mettent des milliers de détaillants en faillite!", a lancé Trump il y a quelques instants dans un tweet rageur. Les interventions de Trump doivent toutefois être prises avec des pincettes. La méthode agressive de communication du président américain ne se traduit en effet pas toujours en actions concrètes. Le broker Wells Fargo juge d'ailleurs excessives les craintes concernant d'éventuelles sanctions infligées à Amazon. Durant sa campagne, Trump avait déjà prévenu qu'il allait s'en prendre, une fois élu, au groupe de Seattle. Christopher Harvey, 'head of equity & quant strategy' chez Wells Fargo Securities, cité par CNBC, constate le sentiment négatif actuel, mais serait surpris que l'administration Trump mette en place de nouvelles législations (affectant Amazon). Il rappelle d'ailleurs que Trump avait aussi fait campagne sur le thème de la dérégulation !

GameStop (-9%). Le titre du distributeur de jeux vidéo chute à Wall Street. Le groupe a publié hier soir ses résultats du quatrième trimestre. Les ventes grimpent de 15% à 3,50 Mds$, et progressent de 12,2% à magasins comparables (+14,2% aux Etats-Unis et +8,3% à l'international). La perte nette ressort toutefois à 106 M$ (1,04$ par action), contre un bénéfice de 209 M$ (2,04$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action s'affiche à 2,02$, contre 2,38$ sur la même période de l'exercice précédent. Sur le nouvel exercice, GameStop vise des ventes stables ou en baisse de -5% à magasins comparables, et un bpa entre 3 et 3,35$, contre 3,34$ en 2017.

Constellation Brands (+4%) a annoncé ses résultats du quatrième trimestre. Le groupe affiche des ventes de 1,77 Md$, en croissance de 8%. Les profits s'élèvent à 925 M$, contre 452 M$ un an avant. Le bénéfice par action ressort à 4,64$, en hausse de 105%, et à 1,90$ en base ajustée, en progression de 28%. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,74$, pour des revenus de 1,75 Md$. Sur le nouvel exercice, Constellation Brands vise un bpa compris entre 9,40 et 9,70$, contre 8,72$ sur l'exercice fiscal 2018.

Tesla (+1%), qui s'était effondré mardi de plus de 8% à Wall Street, a encore abandonné 7,6% hier mercredi dans un volume épais. La capitalisation du groupe d'Elon Musk est retombée autour de 43 Mds$. Le titre abandonne le tiers de sa valeur depuis les pics historiques inscrits en 2017. Mercredi, la baisse du titre s'est aggravée après l'annonce, par l'agence Moody's d'un abaissement de la note de la dette du constructeur automobile américain de 'B3' à 'Caa1', assortie d'une perspective négative... Après le décès d'une piétonne percutée par un VTC autonome d'Uber, un Model X de Tesla, doté d'un pilote automatique, a provoqué la mort de son conducteur aux États-Unis. Les régulateurs enquêtent. L'accident mortel est survenu vendredi soir sur un tronçon d'autoroute près de Mountain View, en Californie. La National Transportation Safety Board a mis deux enquêteurs sur le dossier, mais n'est pas encore en mesure de déterminer si le système de conduite automatique était enclenché au moment de l'accident. La NTSB va également étudier la manière dont le Model X a pris feu après l'accident... Généralement, les enquêtes de la NTSB durent 12 à 18 mois. Tesla défend de son côté sa technologie : "Nos données montrent que les propriétaires de Tesla ont conduit sur ce même tronçon d'autoroute, avec l'Autopilot engagé, environ 85.000 fois depuis que le pilote automatique a été déployé pour la première fois en 2015 et environ 20.000 fois depuis le début de l'année. il n'y a jamais eu d'accident à notre connaissance". Le groupe affirme encore qu'"il n'y a jamais eu ce niveau de dommages sur un Model X, dans aucun autre crash".

CME Group (stable), l'opérateur boursier américain, a annoncé un accord pour le rachat de la plateforme financière britannique NEX Group, spécialisée dans les échanges d'obligations, de swaps et de devises. Le prix de la transaction, en cash et en actions, ressort à 10£ par action (500 pence en numéraire et 0,0444 action CME Group, en se basant sur le cours de clôture du titre CME au 28 mars, soit 158,84$). L'opération, qui valorise NEX plus de 5 Mds$ et qui a été approuvée par les conseils d'administration des deux sociétés, devrait être finalisée au second semestre.

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