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Wall Street au plus haut historique !

Wall Street au plus haut historique !
Wall Street au plus haut historique !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street grimpe vers de nouveaux sommets ce jeudi, le Nasdaq prenant 0,91% à 9.212 pts et le S&P500 0,60% à 3.273 pts, contre un gain de 0,59% sur l'indice historique DJIA à 28.915 pts. L'indice dollar prend 0,2% à 97,5. Trump se réjouit d'ailleurs de ces records boursiers historiques, dont il a coutume de s'attribuer le mérite...

Du côté des matières premières, le baril de brut WTI retombe de 1,1% à 59$ sur le Nymex, alors que le Brent cède 0,8% à 65$. L'once d'or régresse de 0,7% à 1.549$.

Liu He, principal négociateur commercial chinois, va se rendre la semaine prochaine à Washington pour signer l'accord commercial de phase 1 avec les Etats-Unis. En début de semaine prochaine, une délégation chinoise menée par le vice-Premier ministre Liu He sera donc en visite aux USA. Selon Gao Feng, porte-parole du ministère chinois au Commerce, la visite aura lieu du lundi au mercredi. La cérémonie de signature est comme attendu programmée pour le mercredi 15 janvier à la Maison blanche. Il s'agirait donc d'une étape partielle tant attendue, marquant un apaisement dans l'affrontement commercial auquel se livrent depuis des mois Washington et Pékin. Le ministère chinois au Commerce ajoute que cette visite intervient suite à une invitation américaine. Fort logiquement, cette signature de la phase 1 devrait marquer par ailleurs le lancement des pourparlers de phase 2...

L'apaisement apparent des tensions au Moyen-Orient contribue également aux nouveaux records de Wall Street ce jour, au lendemain de l'intervention de Donald Trump consécutive aux attaques iraniennes contre deux bases américaines en Irak. Le président américain a confirmé qu'il n'y avait pas eu de victimes américaines ou de blessés, "une très bonne chose pour le monde entier". Les missiles n'auraient d'ailleurs causés selon lui que "des dégâts mineurs". Il a justifié par ailleurs une fois encore l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani, qui préparait selon lui une importante attaque juste avant sa mort. De nombreuses vies auraient ainsi été sauvées...

Téhéran a rappelons-le tiré en guise de représailles une vingtaine de missiles balistiques depuis l'Iran contre deux bases militaires abritant des forces de la coalition menée par les USA. La télévision publique iranienne avait tout d'abord fait état de 80 morts.

Trump a répété que l'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire, et a menacé Téhéran de nouvelles sanctions. Il a jugé que le comportement iranien a trop duré et trop longtemps été toléré, et que ces jours sont désormais révolus. Les USA entendent renforcer les sanctions contre le régime iranien afin de faire évoluer son attitude.

Le leader de la Maison blanche en a appelé aux autres grandes puissances afin d'oeuvrer à un nouvel accord nucléaire avec l'Iran et d'adresser à Téhéran un message unifié et clair. Ainsi, selon lui, l'Europe (France, Allemagne et Grande-Bretagne), la Chine et la Russie devraient dénoncer l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 pour en négocier un nouveau. "Nous devons travailler ensemble à un accord avec l'Iran qui rende le monde plus sûr et pacifique", a lancé Trump.

Le président américain a également estimé que les Etats-Unis et l'Iran devraient travailler ensemble sur des axes prioritaires communs tels que la lutte contre l'Etat islamique. Trump a décrit "la taille et la précision" des missiles américains et la force de frappe de l'armée US, mais le président américain a aussi et surtout assuré des intentions... pacifiques des États-Unis, qui ne souhaitent pas utiliser leurs armes, la puissance économique demeurant la meilleure dissuasion. "Le fait d'avoir cette formidable armée et ces moyens militaires ne signifie pas que nous devons les utiliser", a tempéré Trump, apaisant les craintes de surenchère militaire.

Richard Clarida, le vice-président de la Fed, a estimé ce jeudi que la politique monétaire actuelle demeurait appropriée, du moins tant que l'économie restait sur sa lancée. Le numéro deux de la Fed a précisé ce jour que le scénario du Comité de politique monétaire était celui d'une remontée de l'inflation ajustée vers l'objectif de 2% de la Banque centrale - objectif pour l'heure manqué. Les banquiers centraux américains, dans leurs dernières prévisions économiques, évoquaient un retour de l'inflation hors alimentaire et énergie à 2% en 2021, alors que cette mesure était plus proche de 1,6% fin 2019.

Clarida a plus généralement affirmé que la politique monétaire était "en bonne position" et devrait continuer à soutenir une croissance ferme, un marché du travail solide et une inflation proche des 2%. "Si des développements émergeaient qui, dans le futur, déclenchaient une réévaluation importante de nos perspectives, nous réagirions en conséquence", a lancé le responsable de la Fed. De manière globale, Clarida a suggéré que le Comité allait laisser le temps aux baisses des taux pour produire leurs effets... Il a insisté sur les pressions 'désinflationnistes', "des forces très puissantes" dont la politique monétaire doit tenir compte pour ramener l'inflation vers son objectif. "Nous pensons que la politique est appropriée, et, dans le cadre de nos perspectives de base, demeurera appropriée", a résumé Clarida.

Le Département américain au Travail vient pour sa part d'annoncer ce jeudi, pour la semaine close au 4 janvier 2020, des inscriptions au chômage au nombre de 214.000, contre 220.000 de consensus et 223.000 pour la lecture révisée de la semaine antérieure.

Hier, la bourse de New York était repartie de l'avant, saluant les derniers propos du président américain Donald Trump. A la clôture, l'indice Dow Jones avait gagné 0,57% à 28.745 points, tandis que l'indice large S&P 500 avait progressé de 0,49% à 3.253 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, avait grimpé de 0,67% à 9.129 pts, inscrivant un nouveau record historique.

En Europe, les statistiques du jour sont ressorties rassurantes. Le taux de chômage, corrigé des variations saisonnières, s'est établi à 7,5% en novembre dans la zone euro, stable par rapport au mois précédent et en baisse par rapport au taux de 7,9% de novembre 2018. Il s'agit du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis juillet 2008. Eurostat estime qu'en novembre, 15,582 millions d'hommes et de femmes étaient au chômage dans l'UE28, dont 12,315 millions dans la zone euro.

Parmi les États membres, les taux de chômage les plus faibles en novembre 2019 ont été enregistrés en Tchéquie (2,2%), en Allemagne (3,1%) et en Pologne (3,2%). Les taux de chômage les plus élevés ont quant à eux été relevés en Grèce (16,8% en septembre 2019) et en Espagne (14,1%).

La production industrielle allemande, corrigée des prix, des variations saisonnières et des effets calendaires, a rebondi de 1,1% en novembre après avoir reculé de 1% le mois précédent (contre -1,7% annoncé initialement). Le consensus tablait sur une hausse de 0,8%. Selon les données provisoires de l'Office fédéral de la statistique, la production affiche encore un repli de 2,6% en glissement annuel après -4,6% en octobre.

L'excédent commercial allemand s'est établi à 18,3 milliards d'euros en novembre après 20,4 MdsE au mois précédent. Le consensus était positionné à 21,3 MdsE. Selon les données préliminaires de l'Office fédéral de la statistique, les exportations ont reculé de 2,9% sur un an alors que les importations ont diminué de 1,6%.

Les valeurs

Kohl's (-9%) décroche à Wall Street, le détaillant américain ayant rapporté une baisse de 0,2% de ses ventes à comparable sur la cruciale période des fêtes de fin d'année. Les profits de l'exercice 2019 sont désormais anticipés en bas de fourchette d'une guidance antérieure allant de 4,75 à 4,95$ par titre, contre 4,88$ de consensus.

Bed Bath & Beyond coule de 18%, après avoir publié une perte inattendue pour son troisième trimestre fiscal. La perte atteint 39 M$ et 31 cents par titre, contre 24 M$ de profits un an avant. La perte ajustée par action a représenté 38 cents, alors que les revenus ont décroché à 2,76 Mds$ contre 3,03 Mds$ un an avant. Le groupe retire sa guidance annuelle car il anticipe des pressions continues sur les ventes et la rentabilité au quatrième trimestre.

Apple (+2% !). Les ventes d'iPhone en Chine ont augmenté de plus de 18% en glissement annuel sur le seul mois de décembre 2019, selon des chiffres officiels chinois publiés ce jour. Le titre gagne encore du terrain ce jour pour une capitalisation boursière d'environ 1.360 milliards de dollars !

Boeing (+1%). L'appareil de la compagnie Ukraine International Airlines, un 737 dont le crash mercredi peu après son décollage de Téhéran avait fait 176 victimes, était en feu avant de s'écraser, d'après un rapport préliminaire de l'aviation civile iranienne. En outre, la Commission européenne a repris son investigation "approfondie" sur le rachat par Boeing d'activités dans l'aviation civile du Brésilien Embraer pour 4,2 milliards de dollars.

Xerox (+1%) / HP Inc (+1%). Xerox avait adressé il y a quelques jours une lettre au conseil d'administration de HP Inc. confirmant l'obtention de 24 milliards de dollars d'engagements de financement provenant de Citi, Mizuho et Bank of America, afin de finaliser sa "combinaison créatrice de valeur" avec HP. Ce dernier ne l'entend pas de cette oreille et affirme que ce financement garanti ne constitue pas une base de discussion, le montant de 33,5 milliards de dollars de l'opération demeurant insuffisant.

Tesla (-1%) temporise à Wall Street ce jeudi, alors que la capitalisation boursière du concepteur de voitures électriques, à 88 milliards de dollars, venait de dépasser celles de Ford et GM réunis. Baird, qui a conseillé le dossier Tesla à 'surperformance' durant plusieurs années, vient juste de dégrader à 'neutre' ce jour, recommandant des prises de bénéfices après le généreux rallye récent. L'objectif de cours de la firme se situe à 525$, ce qui est tout de même supérieur au cours actuellement coté. "Nous nous mettons de côté, certes las de la bataille après plusieurs années d'un dur combat, comprenant (environ) 20% de surperformance sur l'année passée..." L'analyste Ben Kallo, qui reste confiant dans les perspectives de long terme de Tesla, juge désormais les estimations "correctement calibrées" et la valorisation "plus équilibrée".

De source de marché, CFRA vient également de dégrader la valeur du californien Tesla à 'vendre' avec un objectif de 400$.

Ailleurs sur la cote américaine, Occidental Petroleum va licencier et réduire ses coûts suite aux rachat d'Anadarko Petroleum pour 38 Mds$. J.C. Penney a affiché une baisse des revenus à comparable sur la période des fêtes. Twitter, enfin, veut tester de nouvelles fonctionnalités permettant aux utilisateurs de contrôler qui sera en mesure de répondre à leurs tweets.

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