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Wall Street attendue en nette hausse, le pétrole et la Chine en soutien

Wall Street attendue en nette hausse, le pétrole et la Chine en soutien
Wall Street attendue en nette hausse, le pétrole et la Chine en soutien
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans le sillage des places européennes, Wall Street est attendue dans le vert à l'ouverture, les investisseurs se montrant quelque peu rassurés par la publication par la Chine d'une hausse inattendue de ses exportations en avril... Ces dernières ont progressé de 3,5% en rythme annuel, leur première croissance depuis décembre dernier, alors que le consensus Reuters anticipait une contraction de 15,7% après un déclin de 6,6% en mars. Cette annonce renforce un peu plus l'espoir d'une reprise économique progressive après la levée prévue des mesures de restrictions liées au Covid-19.

La poursuite du rebond des cours de l'or noir soutient également la tendance avec un WTI échéance juin qui grimpe de 9% à 26,2 dollars sur le Nymex.

Il n'en reste pas moins que le bilan de la pandémie de Covid-19 continue à gonfler aux Etats-Unis, avec désormais plus de 73.000 décès, et que le marché de l'emploi souffre comme jamais. En attendant la publication des chiffres mensuels demain, les données hebdomadaires ont montré que 3,17 millions d'Américains supplémentaires avaient perdu leur travail, portant le nombre de nouveaux chômeurs à plus de 33,5 millions sur les sept dernières semaines.

Les investisseurs restent par ailleurs sur leurs gardes face au risque d'aggravation des relations entre Washington et Pékin. D'après 'Bloomberg', les deux pays devraient discuter la semaine prochaine des progrès dans la mise en oeuvre de la première phase de l'accord commercial que Donald Trump a menacé d'annuler si Pékin ne respectait pas ses engagements.

La progression du nombre de chômeurs aux Etats-Unis confirme son ralentissement mais elle n'en reste pas moins impressionnante. Le Département américain au Travail vient d'annoncer, pour la semaine close au 2 mai, que les inscriptions au chômage ont atteint 3,17 millions, en repli de 677.000 par rapport à la lecture révisée de la semaine antérieure de 3,846 millions. Le consensus était positionné à environ 3 millions. Avant que le coronavirus ne mette à l'arrêt la majeure partie de l'économie américaine, le précédent record datait de 1982 avec 695.000 demandes hebdomadaires. La moyenne à quatre semaines ressort à 4,17 millions, en repli de 861.500. Enfin, le nombre de chômeurs indemnisés sur la semaine close le 25 avril s'établit à 22,647 millions, en progression de 4,64 millions sur sept jours.

Vendredi, le rapport gouvernemental sur la situation de l'emploi pour le mois d'avril sera annoncé à 14h30. Il devrait se traduire, selon le consensus, par 21 millions de destructions de postes et une remontée du taux de chômage américain de 4,4% à ... plus de 16% !

Les valeurs

* Lyft s'envole en pré-séance, dopé par la publication de ses comptes pour le trimestre achevé fin mars. Malgré la crise du coronavirus, le groupe californien a dégagé un chiffre d'affaires proche de 1 milliard de dollars, supérieur aux attentes des analystes. Les ventes ont ainsi totalisé 955,7 millions de dollars contre 882 M$ attendus par le consensus, et après 776 M$ au 1er trimestre 2019 (+23%). Le groupe a réduit ses pertes nettes sur un an, à 398,1 millions de dollars après -1,14 Md$ au 1er trimestre 2019. Cependant, la perte par action a atteint 1,31$ par action, très supérieure aux attentes des analystes (-0,62$ par action).

Lyft a annoncé avoir réduit ses effectifs de 17% (environ 1.000 personnes) sur le trimestre, pour faire face à la crise du Covid-19, qui a réduit le nombre de courses. 300 autres salariés ont été placés en chômage partiel et les salaires des autres employés ont été réduits de 10% à 30% a précisé le groupe. Le directeur général et co-fondateur de Lyft, Logan Green, a reconnu que le Covid-19 avait eu un "impact profond" sur le groupe. Le nombre de courses a plongé de 75% en avril par rapport à avril 2019, et la chute était encore de 70% sur un an la semaine dernière, a-t-il indiqué lors d'une conférence téléphonique.

* Uber, doit publier à son tour ses comptes trimestriels jeudi. Uber a déjà indiqué qu'il allait licencier 14% de ses effectifs, soit 3.700 emplois à plein temps. Mardi, Lyft et Uber ont fait l'objet d'une nouvelle plainte en Californie : trois villes de cet Etat, ainsi que le Procureur général de l'Etat, Xavier Becerra, veulent que les chauffeurs de VTC soient considérés comme des salariés, et non comme des travailleurs indépendants.

* Paypal bondit de près de 10% en pré-séance à Wall Street. Si le premier trimestre s'est avéré très compliqué, avec un plongeon de 87,4% de son résultat net, le spécialiste des services de paiement en ligne s'attend à une forte amélioration de la situation sur le trimestre clos fin juin. Le bpa ajusté est ressorti à 66 cents sur les trois premiers mois de l'année pour des revenus en hausse de 12% à 4,62 Mds$. Les recettes ont augmenté d'environ 17% en avril et le volume total des paiements a bondi de 22%, hors effets de change, alors que la société a ajouté 7,4 millions de nouveaux comptes. Le 1er mai, l'entreprise a même enregistré le plus grand nombre de transactions de son histoire. Sur l'ensemble du deuxième trimestre, le management anticipe une hausse d'au moins 20% du bpa ajusté pour des recettes en croissance d'environ 13%, contre +11% de consensus.

* Raytheon Technologies grimpe à Wall Street, dopé par une publication supérieure aux attentes. Le groupe de défense américain a enregistré sur les 3 premiers mois de l'année un bénéfice net par action ajusté de 1,78$ contre 1,06$ de consensus pour des revenus de 18,02 Mds$, en retrait de 1%, mais supérieurs aux 17,09 Mds$ attendus. Le carnet de commandes atteint 51,3 Mds$. Compte tenu de l'incertitude permanente concernant la portée, la gravité et la durée de la pandémie Covid-19, le management a décidé de ne pas fournir de perspectives pour le trimestre et l'ensemble de l'année.

* KKR & Co. Le groupe de capital-investissement a annoncé une hausse de 11% de son bénéfice distribuable trimestriel grâce à la croissance des produits de cessions d'actifs et des commissions de gestion avant le début de la crise du coronavirus. En publié, la firme a essuyé une perte nette de 1,3 milliard de dollars contre un bénéfice net de 701 M$ un an plus tôt. Ce chiffre tient compte des évaluations à la valeur du marché de ses fonds, même si les pertes sur papier n'ont pas été réalisées. Fin mars, KKR avait 207,1 Mds$ d'actifs sous gestion, contre 218,4 Mds$ trois mois plus tôt. Le groupe a déclaré un dividende trimestriel de 0,135$ par action.

* ViacomCBS s'envole après la publication de ses comptes trimestriels. Le groupe new-yorkais a annoncé un nouvel accord de distribution avec Youtube alors que le nombre de nouveaux abonnés à ses services de streaming a bondi de 50% sur les trois premiers mois de l'année à plus de 13,5 millions. Sur la période, la firme a enregistré un bénéfice ajusté des opérations continues de 699 M$ soit un bpa de 1,13$ pour des revenus en recul de 6% à 6,67 Mds$. Des résultats supérieurs aux attentes des analystes.

"ViacomCBS a obtenu de solides résultats au cours de son premier trimestre complet, notamment une amélioration séquentielle des principaux paramètres financiers, ainsi qu'une nette dynamique opérationnelle. Dans le sillage de la pandémie COVID-19, nous avons également pris des mesures décisives pour renforcer notre bilan, protéger nos employés et aider les communautés dans le besoin. Et grâce à de nouvelles stratégies créatives et à de nouveaux modèles de production, nous continuons à fournir un contenu incontournable que le grand public adore", se réjouit Bob Bakish, PDG de la société.

*Bristol-Myers Squibb gagne du terrain avant-Bourse après l'annonce de résultats meilleurs que prévu au premier trimestre et la confirmation de son objectif de bénéfice pour l'ensemble de l'année. Le groupe pharmaceutique a essuyé sur les trois premiers mois de l'année une perte nette de 755 M$ ou 34 cents par titre contre un profit de 1,7 Md$ ou un bpa de 1,04$ un an plus tôt. Le bpa ajusté s'établit à 1,72$ contre 1,49$ de consensus. Les revenus ont atteint 10,8 Mds$, dopé par l'acquisition de Celgene. Le management anticipe désormais des revenus annuels compris entre 40 et 42 Mds$ et un bpa allant de 6 à 6,2$. Bristol a déclaré qu'il s'attendait à ce que le pic de perturbation de l'activité dû à la pandémie et aux fermetures nationales qui en découlent se produisent au deuxième trimestre, avec un impact minimal à partir du quatrième trimestre de l'année

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