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Wall Street : à peine perturbé par l'inflation

Wall Street : à peine perturbé par l'inflation
Wall Street : à peine perturbé par l'inflation
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La tendance est quelque peu incertaine ce mardi à Wall Street, après les mauvais chiffres de l'inflation, mais les indices résistent assez bien. Le DJIA recule de 0,24% à 34.912 pts et le S&P 500 se stabilise à 4.383 pts (-0,03%). Le Nasdaq avance de 0,25%, sur ses sommets à 14.768 pts. Le baril de brut WTI reste inchangé ou presque à 74$. L'once d'or grappille 0,3% à 1.812$. L'indice dollar s'adjuge 0,2% face à un panier de devises. Le bitcoin régresse de 2% à environ 32.600$ sur CoinMarketCap.

Les chiffres de l'inflation américaine publiés ce jour ressortent préoccupants. Ainsi, l'indice US des prix à la consommation du mois de juin a grimpé de 0,9% en comparaison du mois antérieur, bien plus que prévu puisque le consensus était de +0,5%. L'indicateur ajusté, hors alimentaire et énergie, a lui aussi progressé de 0,9% par rapport au mois précédent, contre 0,4% de consensus. Le CPI grimpe donc de 5,4% en glissement annuel contre 4,9% de consensus. Le CPI ajusté, hors éléments volatils, augmente de 4,5% par rapport à l'an dernier, contre 4% de consensus... Ainsi, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont affiché là leur plus forte hausse en 13 ans !

L'inquiétude persiste par ailleurs concernant les variants du coronavirus, qui pourraient plomber la reprise, malgré le déploiement des vaccins. Aux USA, la Secrétaire au Trésor Janet Yellen s'est inquiétée du fait que les variants puissent faire dérailler la reprise économique. Yellen en appelle ainsi à un déploiement urgent et plus rapide des vaccins à travers le monde. Yellen demande aussi à l'Union européenne de soutenir l'accord de taxe plancher à l'échelle mondiale et de maintenir son soutien budgétaire à l'économie... L'Union européenne a quant à elle décidé de repousser son projet de taxe numérique. Washington exerçait une forte pression pour que Bruxelles mette son projet en veilleuse. L'UE doit réétudier la question à l'automne.

Raphael Bostic, Neel Kashkari et Eric Rosengren de la Fed disserteront ce jour sur divers sujets économiques et monétaires. Dans la soirée, à 20 heures, sera annoncé le déficit budgétaire américain du mois de juin (consensus -210 milliards de dollars).

Mercredi, c'est surtout le témoignage 'semi-annuel' de politique monétaire du président de la Fed, Jerome Powell, qui retiendra l'attention. Il ne devrait pas en dire beaucoup plus sur le timing de l'éventuel 'tapering', réduction des achats d'actifs de la Fed actuellement logés à 120 milliards de dollars mensuels. Neel Kashkari, prolixe cette semaine, sera aussi de la partie mercredi. Le même jour, les investisseurs prendront connaissance de l'indice des prix à la production (demande finale), de l'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta, du rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur les stocks pétroliers domestiques, ou encore du Livre Beige de la Fed.

Jeudi, les inscriptions hebdomadaires au chômage seront à suivre. Les indices manufacturiers régionaux des Fed de Philadelphie et New York pour le mois de juillet seront aussi publiés. Les prix à l'import et à l'export seront annoncés. Les marchés suivront par ailleurs les chiffres de la production industrielle américaine. Powell interviendra pour le deuxième jour consécutif jeudi. Charles Evans aura aussi son mot à dire.

Vendredi, les ventes américaines de détail seront révélées. Les stocks des entreprises et l'indice du sentiment des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan seront annoncés le même jour.

Ailleurs dans le monde ce mardi, les opérateurs ont pris connaissance d'un excédent commercial chinois du mois de juin supérieur aux attentes à 51,5 milliards de dollars. Les chiffres allemands de l'inflation ont été conformes aux attentes en juin (+0,4% en données harmonisées et en comparaison du mois antérieur). Les chiffres français de l'inflation ont aussi été très proches des estimations des économistes en juin.

Les valeurs

JP Morgan Chase (-2%) a affiché une très forte progression de ses bénéfices trimestriels. La banque américaine, qui ouvre le bal des publications trimestrielles pour le secteur, a donc réalisé un bénéfice ajusté par action du second trimestre de 3,78$, contre 3,13$ de consensus de marché. Hors reprise de la réserve de crédit, ce bpa a été de 3,03$. Les revenus du trimestre ont totalisé 31,4 milliards de dollars, contre 30,1 milliards de dollars un an auparavant. La première banque américaine par les actifs a dégagé un bénéfice de 11,9 milliards de dollars, contre 7,3 milliards de dollars sur la période comparable de l'an dernier. La reprise de la réserve de crédit a représenté 3 milliards de dollars, contre une constitution de 8,9 milliards de dollars un an avant. Jamie Dimon, CEO de la banque, indique que ce développement traduit la solidité sous-jacente de l'économie et la santé des consommateurs.

Goldman Sachs (-2%), le géant américain de la banque d'affaires, a annoncé un énorme second trimestre soutenu par la banque d'investissement. Le bénéfice trimestriel ajusté par action a été de 15,02$, contre un consensus de marché de 10,15$. Les revenus ont totalisé quant à eux 15,4 milliards de dollars sur la période close, contre 12,4 milliards de consensus de marché. L'activité de banque d'investissement a affiché sa deuxième performance historique à plus de 3,6 milliards de dollars, après le record du premier trimestre fiscal. Le backlog de transactions constituait par ailleurs un record en fin de trimestre. Les revenus de gestion d'actifs ont plus que doublé à 5,1 milliards. Les revenus consommateurs et gestion de fortune ont augmenté de 28% à 1,75 milliard.

PepsiCo (+3%), l'autre géant américain des soft drinks, a facilement battu le consensus de profits sur le trimestre clos et rehaussé dans la foulée ses estimations pour l'exercice 2021. Les revenus trimestriels totaux se sont améliorés de 20,5%, avec de fortes performances en Amérique du Nord, en Amérique latine, dans l'Union européenne et en Afrique. Les ventes ont été de 19,2 milliards de dollars, contre 17,9 milliards de consensus. La croissance organique des revenus a été de 12,8%. Les profits opérationnels ont atteint 3,1 milliards de dollars, contre 2,85 milliards de consensus. Le bénéfice dilué par action a été de 1,72$ contre 1,53$ de consensus. En termes de perspectives, le groupe anticipe pour l'exercice une croissance organique de 6%, accompagnée d'une augmentation de 11% du bénéfice ajusté par action à devises constantes. Il s'agit d'une révision à la hausse de la guidance.

Boeing (-3%). L'administration fédérale de l'aviation américaine (FAA) a indiqué que certains de ses 787 Dreamliners non encore livrés présentaient un nouveau problème de fabrication, près du nez de l'appareil dans l'inventaire des avions non livrés. Le problème a été décelé dans le cadre d'une inspection globale demandée par la FAA. L'agence doit préciser si des modifications comparables seront nécessaires sur des 787 déjà utilisés pour des vols commerciaux. En mai, Boeing avait provisoirement suspendu les livraisons de 787 dans l'attente de données complémentaires devant permettre de déterminer si les inspections prévues par l'avionneur répondaient aux critères fédéraux, rappelle Reuters, qui précise encore que depuis la fin d'année dernière, des problèmes électriques et d'autres soucis techniques ont affecté le 787 et le 737 MAX. Boeing avait repris les livraisons du 787 en mars.

Alphabet (stable). Google se dit ce jour très déçu de la décision de l'autorité de concurrence, qui vient d'infliger au groupe californien une lourde amende de 500 millions d'euros pour n'avoir pas respecté les injonctions sur la rémunération des droits voisins des éditeurs et agences de presse datant d'avril de l'an dernier. L'autorité de concurrence demande par ailleurs au groupe de Mountain View de présenter une offre de rémunération pour les utilisations actuelles des contenus protégés aux éditeurs et agences. L'autorité menace Google de 900.000 euros d'astreintes quotidiennes de retard si le groupe ne présente pas d'ici deux mois une telle offre aux éditeurs. Google juge pour sa part que ses efforts pour parvenir à un accord avec les éditeurs et agences de presse ont été ignorés.

Johnson & Johnson (stable). La FDA (Food and Drug Administration) américaine a ajouté un avertissement au vaccin anti-covid de Johnson & Johnson, estimant que les données suggèreraient un risque accru de rare désordre neurologique dans les six semaines après l'inoculation. La maladie neurologique rare en question est le syndrome de Guillain-Barré. Selon la FDA, les probabilités demeureraient toutefois très faibles après vaccination. Pour l'heure, près de 13 millions de personnes ont reçu le vaccin en une dose unique de J&J aux Etats-Unis. La FDA précise que 100 rapports préliminaires du syndrome parmi les vaccinés ont été recensés, dont 95 cas sérieux ayant requis l'hospitalisation et un décès.

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