Cotation du 19/06/2019 à 18h05 CAC 40 +0,16% 5 518,45
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Préouverture Paris : trop c'est trop ?

Préouverture Paris : trop c'est trop ?
Préouverture Paris : trop c'est trop ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La séance s'annonce calme en raison de l'Ascension ce jeudi, alors que la Bourse américaine a signé mercredi une troisième séance de baisse consécutive sur fond d'intensification des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine... Pékin laisse désormais entendre qu'il pourrait se servir des terres rares comme moyen de pression dans ses négociations avec Washington, qui sont dans l'impasse depuis le 10 mai... "Provoquer des conflits commerciaux revient à du terrorisme économique", a déclaré ce jeudi un diplomate chinois de haut rang, soulignant le changement de rhétorique, davantage accusatrice, adopté par la Chine sur fond de regain des tensions commerciales avec les Etats-Unis. "Nous sommes opposés à une guerre commerciale mais nous n'en avons pas peur", a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères, Zhang Hanhui, lors d'un point de presse à Pékin. "Cette manière de provoquer délibérément des conflits commerciaux constitue du terrorisme économique, un chauvinisme économique, du harcèlement", a-t-il ajouté. Les indices boursiers devraient malgré tout tenter un rebond au moins technique ce jeudi après la correction de ces derniers jours...

WALL STREET

Les turbulences se sont poursuivies sur les marchés obligataires, où la courbe des taux s'est inversée de façon inquiétante, signalant un risque de récession à venir...
A la clôture, l'indice Dow Jones a reculé de 0,87% à 25.126 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 0,69% à 2.783 pts, et que le Nasdaq composite a lâché 0,79% à 7.547 pts.

ECO ET DEVISES

Sur le marché des changes, le dollar s'est encore renforcé, l'indice du dollar progressant de 0,2% à 98,16 points, tandis que l'euro reste discuté à 1,1135$. Olli Rehn, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré mercredi que la banque centrale européenne était prête à prendre de nouvelles mesures de soutien monétaire en cas de besoin. Il a aussi rejeté les appels de l'Italie à une garantie par la BCE des obligations émises par les Etats de la zone euro.
Par ailleurs, la BCE a estimé dans sa Revue de stabilité financière semestrielle que la dégradation de la croissance dans la zone euro contribuait à la montée des risques pour la stabilité financière. Parmi les sources de vulnérabilité, elle évoque notamment le risque de bulles immobilières, l'endettement des Etats ou encore le Brexit...

Les obligations souveraines américaines ont été plus que jamais recherchées comme valeurs-refuge, ce qui a entraîné depuis mardi la plus importante inversion de la courbe des taux depuis la crise des "subprimes" de 2007... Le rendement de l'emprunt d'Etat américain de référence, le T-Bond à 10 ans, a encore perdu 1 points de base mercredi, tombant à 2,26%, au plus bas depuis septembre 2017, alors qu'il avait dépassé les 3,1% en octobre dernier.

Dans ce climat anxiogène, les cours du pétrole ont rechuté après deux séances de rebond. Le Brent d'échéance juillet pointe ce matin à 69,65$.

La tension est encore montée d'un cran mercredi dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Cette dernière a pour la première fois laissé entendre qu'elle pourrait limiter ses ventes de terres rares aux Etats-Unis. A Pékin, les médias officiels et des responsables politiques chinois ont ainsi agité clairement la menace d'une réduction des exportations de terres rares vers les Etats-Unis. Ces minerais, dont la Chine assure 80% de la production mondiale, sont indispensables à de nombreuses industries de pointe, dont les téléphones, la défense, les écrans plasma ou encore les véhicules électriques.
Par ailleurs, Huawei a saisi la justice américaine pour obtenir l'annulation de l'interdiction faite l'an dernier aux agences fédérales d'acheter ses équipements. Le géant chinois des télécoms a demandé à un tribunal fédéral du Texas de déclarer "anticonstitutionnelle" la loi sur la défense nationale adoptée l'an dernier aux Etats-Unis, que Pékin dénonce comme un texte ciblant les activités chinoises...
A suivre ce jeudi aux Etats-Unis :
- Le PIB préliminaire américain du 1er trimestre 2019. (14h30 : Seconde des trois estimations.)
- La Balance du commerce international de biens. (14h30)
- Les Inscriptions hebdomadaires au chômage. (14h30)
- Les Promesses de ventes de logements. (16h00)
- Le Rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques. (16h30)

VALEURS A SUIVRE

Nissan, l'allié de longue date de Renault, était très attendu depuis la proposition de mariage faite lundi au constructeur français par le groupe italo-américain Fiat Chrysler Automobile.
Hiroto Saikawa, le directeur général de Nissan, est ainsi sorti du silence mercredi, déclarant qu'il ne voyait pas voir d'aspects négatifs particuliers dans ce projet de fusion. Il a ajouté qu'il revenait aux deux groupes européens de décider de fusionner ou non.
S'exprimant devant la presse à l'issue d'une rencontre entre le constructeur japonais et ses deux partenaires d'alliance, Renault et Mitsubishi, Hiroto Saikawa a ajouté voir des opportunités dans ce projet."Mais, si possible, nous voudrions voir un résultat qui aille également dans le sens de nos intérêts", a-t-il néanmoins souligné.
De son côté, Osamu Masuko, le président de Mitsubishi, a assuré que les partenaires japonais de Renault n'avaient pas été tenus à l'écart par le groupe français de ses discussions avec Fiat-Chrysler...
Renault (qui détient plus de 43% du capital de Nissan), a annoncé lundi qu'il allait étudier avec intérêt l'ambitieux projet de fusion que lui a présenté Fiat Chrysler Automobile et qui donnerait naissance au troisième constructeur automobile mondial.
L'Etat français, qui détient une participation de 15% dans le groupe Renault, a accueilli l'offre italienne de manière assez favorable. Mais Bercy a posé des conditions sur le maintien d'emplois en France et sur la participation de ce futur géant au projet de consortium européen dans les batteries, a indiqué le ministre de l'Economie Bruno le Maire.
Si l'opération se concrétise, l'Etat français verrait sa part ramenée à environ 7,5% dans le nouvel ensemble, tandis que Nissan (qui possède aussi 15% de Renault mais sans droits de vote) serait lui aussi dilué à 7,5%, tandis que la famille Agnelli, premier actionnaire de Fiat, se situerait autour de 15%. En outre, le vice-président du Conseil italien, Matteo Salvini, a déclaré lundi que l'Etat italien pourrait lui aussi prendre une participation dans le futur ensemble automobile.
Selon des sources citées par l'agence 'Reuters', Nissan (qui a repoussé des ouvertures de Renault en vue d'une fusion), a été pris au dépourvu par les discussions entre le groupe français et FCA, ce qui a fait naître chez le constructeur japonais la crainte d'une marginalisation dans l'alliance.
Le projet intervient alors que Hiroto Saikawa est fragilisé par des mauvaises performances financières de Nissan et que les relations avec Renault se sont tendues depuis la mise à l'écart de Carlos Ghosn, l'architecte de l'alliance Renault-Nissan en 1999.

Engie Brasil Energia a informé la Cour Suprême fédérale du Brésil qu'il avait déjà levé 3 milliards de dollars à l'étranger pour racheter TAG, le réseau de gazoducs de la compagnie brésilienne Petrobras, lorsque le tribunal a décidé de suspendre l'opération la semaine dernière...

Société des Bains de Mer : le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 526,5 millions d'euros pour l'ensemble de l'année sociale 2018/2019, contre 474,6 millions d'euros en 2017/2018, soit une amélioration de 11% sur l'ensemble de l'exercice.
Sur la période courant du 1er janvier au 31 mars 2019, le chiffre d'affaires réalisé par le Groupe s'élève à 89,3 millions d'euros contre 87,8 millions d'euros l'exercice précédent, en hausse de 2%.
La progression de 51,9 millions d'euros sur l'exercice est la conséquence d'une amélioration des recettes dans l'ensemble des secteurs d'activité.
Il est rappelé que le Groupe S.B.M. applique à compter de l'exercice 2018/2019 la nouvelle norme IFRS 15 "Produits des activités ordinaires tirées de contrats conclus avec des clients". Les impacts sont limités et conduisent à une minoration de 0,2% du chiffre d'affaires, tel que présenté dans le paragraphe "Impacts de la norme IFRS 15" ci-après...
A fin mars 2019, l'endettement financier net du Groupe est de 106,8 millions d'euros contre un endettement financier net de 50,9 millions d'euros au 31 mars 2018.
Les résultats de l'exercice 2018/2019 seront arrêtés par le Conseil d'Administration lors de sa prochaine réunion prévue le 12 juin 2019. Un communiqué financier sur les résultats annuels sera diffusé après fermeture des marchés le 12 juin prochain...

Rémy Cointreau annonce être en négociations exclusives avec la famille Brillet en vue de l'acquisition de la Maison de Cognac JR Brillet et d'une partie de son domaine viticole.
L'acquisition de la Maison JR Brillet est présentée par Rémy Cointreau comme une opportunité d'intégrer dans son portefeuille des spiritueux possédant un véritable potentiel de développement et de valoriser dans la durée un stock de cognac et des vignobles de très grande qualité.
La signature des actes d'acquisition, qui reste soumise aux procédures administratives prévues par la réglementation en vigueur, devrait intervenir au cours de l'automne 2019.

Casino : Faisant suite à la signature en janvier 2019 de promesses d'achat avec des adhérents Leclerc, le groupe annonce ce mercredi avoir finalisé les opérations de cession portant sur les hypermarchés de Castelnaudary (11), Anglet (64) et Castres (81).
A cette occasion, Casino a perçu 38 millions d'euros.
Les autres cessions se poursuivent conformément au calendrier prévu, le groupe Casino rappelant que ces cessions d'hypermarchés sont distinctes du plan de cession d'actifs non stratégiques annoncé le 11 juin 2018 et étendu à 2,5 milliards d'Euros le 14 mars 2019.
En parallèle de ces réductions de foyers de perte, l'enseigne Géant poursuit sa transformation, conformément à ses priorités stratégiques en axant son développement sur les synergies digitales (déploiement de l'application Casino Max et des corners Cdiscount) ainsi qu'en élargissant son offre bio...

Pixium Vision a profité ce mercredi de son assemblée générale (où toutes les résolutions ont été adoptées) en présence du nouveau Directeur Général, Lloyd Diamond, pour faire le point sur les avancées du développement clinique de son dispositif de vision bionique PRIMA.

Pixium précise que les 5 patients implantés en France poursuivent leur programme de rééducation. Les résultats à 6 mois ont montré des résultats favorables tant sur le plan de la tolérance que sur la restitution d'une perception visuelle dans une zone de la rétine dépourvue d'activité résiduelle. Certains patients identifient des lettres et des séquences de lettres. La prochaine étape sera l'annonce des résultats de suivi des cinq patients français à 1 an avant la fin du semestre en cours.
Aux Etats-Unis, le recrutement des patients se poursuit. Pixium Vision a ouvert un second centre investigateur, le Bascom Palmer Eye Institute à Miami, premier centre ophtalmologique américain. Pixium Vision poursuit également l'amélioration de son système de vision bionique et en particulier, la prochaine mise à disposition de lunettes transparentes.
Ces lunettes permettront aux patients atteints de DMLA de combiner la vision prothétique et leur vision naturelle résiduelle. Ces lunettes ont fait l'objet de plusieurs dépôts de brevets et renforcent la propriété intellectuelle de Pixium Vision. Avec 25 brevets déposés au cours de l'année 2018, Pixium Vision ressort d'ailleurs parmi les sociétés les plus actives en matière de 'R&D', recensées par FrenchTech.

Capelli a enregistré un chiffre d'affaires de 187 ME, en hausse de 17% hors activité lotissements et confirme à nouveau sa capacité à surperformer le marché de la promotion immobilière.
En France, l'activité Promotion affiche une progression de 19% à 119 ME. Le Luxembourg confirme son potentiel avec une hausse de 29% à 62,3 ME. Dotée d'une nouvelle équipe et d'un nouveau manager depuis 12 mois, la Suisse accélèrera sa croissance en 2019-2020.
Au 4ème trimestre, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 71,1 ME, en hausse de 21% en France.
Sur l'exercice, Capelli conserve son équilibre de 2/3 de l'activité en France et 1/3 à l'international démontrant sa capacité à générer une forte croissance sur tous ses marchés.
De plus, la société confirme ses ambitions de croissance avec en ligne de mire l'objectif d'atteindre un chiffre d'affaires de 300 ME en 2020.

CNIM a annoncé acquérir la société COMETAL France. Créée en 2000, COMETAL France est une entreprise industrielle française, réalisant un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 ME. COMETAL est spécialisée dans la fabrication et la maintenance de grilles de combustion destinées aux centrales de cogénération biomasse et aux centres de valorisation énergétique des déchets. L'entreprise commercialise également des pièces de rechange.
Les activités de COMETAL sont très complémentaires de celles de CNIM Environnement & Energie, d'une part dans la Biomasse où CNIM cherche à se développer et d'autre part dans les Services. Avec cette acquisition, CNIM élargit et renforce son offre de services, de retrofit et de fourniture de pièces détachées sur ses marchés de prédilection.

Infotel a enregistré une activité en croissance organique de +6,9% au 1er trimestre 2019, supérieure à la prévision de Syntec Numérique qui prévoit une croissance moyenne du marché de 3,9 % pour l'année en cours.
L'activité Services, en hausse de 7,2% malgré un jour de moins qu'en 2018, poursuit sa progression au premier trimestre. Le secteur Banque maintient un bon rythme de développement, suivi par le secteur de l' Industrie qui progresse...
Le chiffre d'affaires du 1er trimestre intègre Coach'Is pour 0,6 ME.
Les Logiciels enregistrent une activité quasi stable à 2,25 ME avec un montant de royalties IBM de 1,37 ME.

Visiomed Group annonce un projet ambitieux de déploiement de sa station de téléconsultation mobile et connectée, développée sur la base de son produit phare, le VisioCheck, en Côte d'Ivoire. Cet accord témoigne du caractère totalement unique de notre offre de téléconsultation qui a séduit un intégrateur américain pourtant implanté au coeur de la Silicon Valley et s'inscrit au coeur de notre feuille de route visant à nous positionner comme le leader de la téléconsultation en point of care et focalisant nos ressources et investissements à cet effet, commente Eric Sebban, Fondateur et PDG de Visiomed Group.

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