Cotation du 14/07/2020 à 10h05 CAC 40 -1,89% 4 960,45
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Préouverture Paris : prises de profits en vue

Préouverture Paris : prises de profits en vue
Préouverture Paris : prises de profits en vue
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après quatre séances de nette hausse et plus de 7% de repris, le CAC40 va souffler ce vendredi sous l'effet de prises de profits bien méritées... La tendance était déjà plus hésitante dans la zone Asie/Pacifique ce matin, avec une quasi-stabilité des places de Taiwan, Hong Kong, Shanghai et de Tokyo, alors que Wall Street s'est retournée à la baisse jeudi soir, après l'annonce par Donald Trump de la tenue d'une conférence de presse, ce vendredi, consacrée à la Chine... Le président américain devrait annoncer des mesures de rétorsion, sur fond de reprise en main politique de Hong Kong par Pékin.

WALL STREET

A la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,58% à 25.400 points, tandis que l'indice large S&P 500 a fléchi de 0,21% à 3.039 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,46% à 9.368 pts. Avant l'annonce de Donald Trump, les indices reprenaient entre 0,7% et 1%. Les valeurs technologiques et internet ont de nouveau reculé, après les attaques de Donald Trump contre les réseaux sociaux. Le président américain a signé jeudi soir un décret présidentiel qui facilite les poursuites judiciaires contre les sites web et les sociétés technologiques. Twitter a reculé de 4,4%, le groupe étant particulièrement dans le collimateur de Trump, tandis que Facebook (-1,6%) et Alphabet (-0,14%) ont mieux résisté.
Sur le front géopolitique, les relations sino-américaines se tendent à vue d'oeil, après l'adoption jeudi matin par le parlement chinois du projet de loi sur la sécurité nationale visant Hong Kong, un projet qui suscite la contestation sur place et alimente les tensions avec Washington.
Mercredi, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo avait estimé que Hong Kong ne pouvait plus prétendre à un traitement spécifique de la part des Etats-Unis en matière commerciale. Il revient désormais au président américain de décider s'il suspend le statut économique spécial de Hong Kong, qui lui permet actuellement d'être exempté des droits de douane imposés à la Chine continentale...

Donald Trump pourrait ainsi annoncer ce vendredi une série de mesures de rétorsion allant de nouveaux droits de douane à des sanctions contre des personnalités chinoises (limitations de visas, interdictions bancaires...)
Du côté de Pékin, le ministère des Affaires étrangères a affirmé dès mercredi quela Chine riposterait si Washington prenait des mesures relatives à la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Dimanche, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait averti que la Chine et les Etats-Unis étaient "au bord d'une nouvelle Guerre froide". "Outre la dévastation causée par le nouveau coronavirus, un virus politique se propage aux Etats-Unis", avait regretté devant la presse le chef de la diplomatie chinoise, sans nommer le président américain. "Ce virus politique saisit toutes les occasions pour attaquer et diffamer la Chine", avait-il fustigé...

ECO ET DEVISES

La révision en baisse du PIB des Etats-Unis au 1er trimestre annoncée hier n'a pas surpris les investisseurs, les marché ayant déjà intégré que le 2e trimestre sera encore plus catastrophique. Selon la 2e estimation, le PIB a chuté de 5% en rythme annuel au 1er trimestre contre -4,8% en lecture initiale. Les dépenses réelles de consommation sur le trimestre se sont écroulées de 6,8% selon la nouvelle estimation du jour. L'indice de prix rattaché au PIB a augmenté sur un rythme de 1,7%.
Le nombre de chômeurs a encore bondi de plus de 2 millions la semaine dernière, mais le rythme des demandes ralentit légèrement... Pour la semaine close au 23 mai, les inscriptions au chômage ont ainsi atteint 2,123 millions, en repli de 323.000 par rapport à la semaine antérieure (2,438 millions). Elles ressortent globalement en ligne avec les attentes du marché puisque le consensus était positionné à 2,1 millions.

Les mesures de confinement adoptées à partir de la mi-mars pour contenir la pandémie ont entraîné en avril la plus forte destruction du nombre d'emplois depuis la "Grande Dépression". Au cours des 10 dernières semaines, ce sont plus de 40 millions d'Américains qui se sont retrouvés sans emploi...
Par ailleurs, les commandes de biens durables se sont effondrées de 17,2% en avril en comparaison avec mars, contre -18,2% de consensus et -16,6% en mars. Enfin, l'indice des promesses de ventes de logements a plongé de 21,8% en avril par rapport à mars, pire que le consensus de place de -15% et après un recul de 20,8% en mars.

Les cours du pétrole résistent avec un baril de brut léger américain WTI pour livraison juillet qui a regagné 2% à 33,30$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance juillet a repris 1,5% à 35$.
De son côté, l'or s'est stabilisé après sa récente correction à 1.720$ l'once. Le métal jaune progresse de plus de 10% depuis le début de l'année, faisant office de valeur-refuge face à la multiplication des risques sanitaires et géopolitiques et aux politiques ultra-accommodantes des banques centrales. Sur les devises, l'euro continue de progresser à 1,1095/$ entre banques.

INDICATEURS ECONOMIQUES A SUIVRE

France :
- Dépenses de consommation des ménages. (08h45)
- Indice préliminaire des prix à la consommation en France. (08h45)
- PIB préliminaire en France. (08h45)
Etats-Unis :
- Revenus et dépenses des ménages. (14h30)
- Balance du commerce international de biens. (14h30)
- Indice manufacturier PMI de Chicago. (15h45)
- Indice révisé du sentiment des consommateurs mesuré par l'Université du Michigan. (16h00)
Europe :
- Indice allemand des prix à l'import. (08h00)
- Indice flash des prix à la consommation en Europe. (11h00)
- Indice préliminaire italien des prix à la consommation. (11h00)

BROKERS

Morgan Stanley repasse à 'surpondérer' en ciblant un cours de 24 euros.
SG repasse d'acheter à 'conserver' sur Elior en ciblant un cours de 7 euros.

VALEURS A SUIVRE

Renault Très attendu depuis de nombreuses semaines, objet de nombreuses spéculations, le plan de restructuration de Renault, dont l'objectif est de réaliser une économie de plus de 2 milliards d'euros sur 3 ans et de constituer les bases d'une nouvelle compétitivité, est désormais connu...
Le projet de plan permettra de renforcer la résilience de l'entreprise en privilégiant la génération de Cash-Flow, tout en maintenant le client au centre des priorités. Il s'appuie sur une approche plus efficace des activités opérationnelles et une gestion rigoureuse des ressources. Au-delà, le projet de plan tend à poser les bases d'un développement pérenne du Groupe Renault. En France, celui-ci s'organiserait autour de pôles d'activités stratégiques d'avenir : les véhicules électriques, les véhicules utilitaires, l'économie circulaire et l'innovation à forte valeur ajoutée. Ces grands pôles d'excellence régionaux basés en France constitueraient le coeur de la reconquête du Groupe. A Flins et Guyancourt, le Groupe réorganiserait ses activités.
Si le Groupe Renault envisage de procéder aux ajustements d'effectifs nécessaires pour permettre un retour à une croissance rentable et durable, il s'engage à ce qu'ils soient réalisés à travers un dialogue exemplaire avec les partenaires sociaux et les collectivités locales. Ce projet d'ajustement des effectifs s'appuierait sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires. Il s'étalerait sur 3 ans et concernerait en France près de 4.600 postes auxquels s'ajouterait la réduction de plus de 10.000 autres postes dans le reste du monde.
Outre cette réduction des effectifs, le projet s'appuie sur l'amélioration de l'efficacité et la réduction des coûts de l'ingénierie, en bénéficiant des acquis renforcés de l'Alliance pour environ 800 ME ; l'optimisation de l'appareil industriel pour environ 650 ME ; l'efficience accrue des fonctions supports pour environ 700 ME ; et le recentrage des activités pour une meilleure allocation des ressources.
Le constructeur, qui a accusé l'an dernier sa première perte nette en dix ans, a ainsi confirmé plusieurs hypothèses de travail pour optimiser son appareil industriel en France: la création d'un pôle d'excellence dans l'électrique et l'utilitaire à partir des deux usines de Douai et Maubeuge dans le Nord, une réflexion sur la reconversion de l'usine de Dieppe (Seine-Maritime) à la fin de la production de l'Alpine A110, la création d'un pôle d'économie circulaire à Flins (Yvelines), où seraient transférées les activités de l'usine de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) à la place de la Zoé, dont la production dans les Yvelines s'arrêterait après 2024, et le lancement d'une revue stratégique pour la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan).
Ces projets seront présentés aux instances représentatives du personnel dans le respect de la réglementation en vigueur. Le coût estimé de la mise en oeuvre de ce plan est de l'ordre de 1,2 milliard d'euros.

Onxeo, société de biotechnologie au stade clinique spécialisée dans le développement de médicaments innovants ciblant les mécanismes de réponse aux dommages de l'ADN tumoral (DDR) pour lutter contre les cancers rares ou résistants, annonce aujourd'hui que l'étude REVocan de phase 1b/2, visant à évaluer l'effet d'AsiDNA, l'inhibiteur "first-in-class" de la réparation de l'ADN tumoral d'Onxeo, sur la résistance acquise au niraparib, un inhibiteur de PARP (PARPi), dans le traitement d'entretien de deuxième ligne du cancer de l'ovaire en récidive, a reçu l'approbation de Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et du comité de Protection des Personnes (CPP).

Sanofi a désigné quatre nouveaux membres au sein de son Comité Exécutif. Ces nominations viennent compléter les changements d'organisation apportés en février dernier, afin de resserrer l'équipe dirigeante de Sanofi.
L'équipe au complet du Comité Exécutif de Sanofi comprend désormais les quatre dirigeants des entités commerciales globales de l'entreprise (Sanofi Genzyme, Sanofi Pasteur, Médecine générale and Santé Grand Public) ainsi que les dirigeants Monde de la Recherche et du Développement, des Affaires industrielles, des Finances, des Ressources humaines, des Affaires juridiques et du Digital.

EssilorLuxottica (noté A2 stable par Moody's et A stable par S&P) a réalisé hier avec succès le placement d'une émission d'obligations d'un montant total de 3 milliards d'euros avec des maturités de 3,6 ans, 5,6 ans et 8 ans, assorties respectivement d'un coupon de 0,25%, 0,375% et 0,5% avec un rendement moyen de 0,46%.
Le livre d'ordres final a atteint presque 11 milliards d'euros, attirant des investisseurs institutionnels de premier rang et démontrant une confiance élevée dans le modèle économique et le profil de crédit d'EssilorLuxottica.
Cette émission permettra à EssilorLuxottica de financer ses besoins généraux. L'admission des Obligations à la cote sur Euronext Paris sera effective à la date du règlement-livraison, qui est prévue le 5 juin 2020.

Ipsen annonce aujourd'hui que le Conseil d'administration a nommé David Loew en qualité de Directeur général et membre du Conseil d'administration. Sa prise de fonction en qualité de Directeur général sera effective à compter du 1er juillet 2020.
Le Conseil d'administration exprime toute sa gratitude envers Aymeric Le Chatelier qui a brillamment dirigé le Groupe dans un environnement exceptionnellement difficile. Il reste Directeur général par intérim jusqu'au 1er juillet 2020 puis reprendra ses seules fonctions de Directeur financier.

Kalray, pionnier des processeurs dédiés aux nouveaux systèmes intelligents, a obtenu l'accord de principe de ses principaux partenaires bancaires (Bpifrance, BNP Paribas et CIC) pour l'obtention d'une nouvelle ligne de financement d'un montant total de 5 ME.
Ce prêt, garanti à hauteur de 90% par l'État Français dans le cadre du dispositif PGE (Prêt Garanti par l'État) aura une maturité de 1 an, avec option d'extension jusqu'à 5 années additionnelles (mai 2026) à la discrétion de la société.
Ce financement vient renforcer la trésorerie disponible de Kalray, qui s'élevait pour rappel à 15,7 ME fin 2019, et a déjà été renforcée début avril 2020 par l'investissement en fonds propres de 8 ME de NXP Semiconductors.

A 27,4 ME, le chiffre d'affaires de Ymagis est en recul de 35% au 1er trimestre 2020 par rapport au 1er trimestre 2019. Ce recul est lié d'une part à la poursuite du repli programmé de l'activité VPF et d'autre part à la fermeture des cinémas dans la quasi-totalité des pays du fait de la crise sanitaire mondiale liée au COVID-19.
Ymagis indique avoir un besoin urgent de financements, estimés à environ 16 ME pour lui permettre de faire face aux conséquences de la crise sanitaire.
Les banques françaises du groupe n'ont pour le moment pas répondu favorablement à une demande qui leur a été faite de consentir à Ymagis des Prêts Garantis par l'État.
Ymagis en a appelé au Gouvernement afin d'obtenir les financements qui lui sont indispensables pour traverser la crise actuelle.

Miliboo a sollicité l'octroi d'un prêt garanti par l'État (PGE). Ses principaux partenaires bancaires -Bpifrance, Société Générale, Banque Palatine, Banque Européenne du Crédit Mutuel, et Caisse d'Epargne- ont confirmé leur confiance dans les perspectives en octroyant un financement d'un montant total cumulé de 4,4 millions d'euros.
Ce PGE permet à Miliboo de sécuriser son activité dans un contexte de visibilité dégradée.
Le PGE s'intègre dans l'éventail de mesures adoptées par le gouvernement français dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire et du plan d'aide national de 110 milliards pour les sociétés, conformément aux arrêtés du 23 mars et du 17 avril 2020 accordant la garantie de l'Etat aux établissements de crédit et sociétés de financement.
La société rappelle avoir bénéficié en début d'année de 2 emprunts moyens terme de 0,6 ME chacun auprès de Bpifrance et de Banque Populaire des Alpes afin de soutenir son développement. L'ensemble de ces financements, combinés au rebond des ventes sur avril, et qui se poursuit sur mai, renforcent significativement la trésorerie disponible de Miliboo qui s'élève à date à environ 8 ME.
Nous remercions nos partenaires bancaires de leur soutien et leur confiance renouvelée dans notre entreprise. Leur accompagnement nous permet d'être mieux armé face à l'incertitude générée par la situation sanitaire et les défis auxquels nous devrons faire face à l'avenir, commente Guillaume Lachenal, Président-Directeur Général et fondateur de Miliboo.

Le Groupe ADP a annoncé la reprise des vols commerciaux de passagers à l'aéroport de Paris-Orly dès le vendredi 26 juin. Ces vols étaient suspendus depuis le 31 mars 2020.

Les activités du Groupe Parot ont commencé à être affectées par la crise liée au COVID-19 dès le début du mois de mars 2020. Le Groupe s'est adapté en temps réel à ce contexte inédit pour réagir au mieux aux événements tout en maintenant au maximum ses activités. Aussi, le chiffre d'affaires sur les 3 premiers mois 2020 ressort à 95,1 millions d'euros, en recul -33,5% par rapport à 2019 (-28,1% à périmètre comparable).
Le retrait est moins marqué sur les activités de services, en VP comme en VC, avec des baisses respectives de -26,1% (-17,2% en comparable), et -3,5% (-4,2% en comparable) sur la période.

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