Cotation du 29/05/2020 à 18h05 CAC 40 -1,59% 4 695,44
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Préouverture Paris : encore du rouge...

Préouverture Paris : encore du rouge...
Préouverture Paris : encore du rouge...
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La tendance reste négative ce vendredi matin en pré-ouverture à Paris, alors que les places européennes tourneront encore au ralenti en raison du pont de l'Ascension. Les indices boursiers de la zone Asie/Pacifique ont terminé la semaine dans le rouge, avec des replis de 0,8% à Tokyo, -1% à Bombay, -1,7% à Seoul et Taiwan. Shanghai chute de 1,8% et Hong Kong abandonne même plus de 4% sur fond de nouvelles tensions politiques. Des militants ont ainsi appelé à une grande manifestation ce vendredi contre le projet de Pékin d'imposer une législation sur la sécurité nationale dans la ville semi-autonome. L'élément clé de cette fin de semaine reste par ailleurs les nouveaux signes de tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine...

WALL STREET

Hier soir, à la clôture, l'indice Dow Jones a cédé 0,41% à 24.474 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,78% à 2.948 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a reculé de 0,97% à 9.284 pts.
Les marchés financiers s'inquiètent du déclenchement d'une nouvelle guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, au moment où l'économie mondiale est déjà durement touchée par la crise du coronavirus... Le ton est ainsi monté ces derniers jours entre les deux premières puissances économiques mondiales : Donald Trump a de nouveau accusé mercredi la Chine d'incompétence" dans la gestion de la pandémie, qu'il a comparée à une "tuerie de masse mondiale". Jeudi, le président américain a poursuivi en affirmant que "l'attaque de désinformation et de propagande de la Chine contre les Etats-Unis est une honte".

La Chine a réagi hier, en affirmant qu'elle "protégera sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts" et menaçant Washington de mesures de rétorsion... Pékin réagissait notamment à l'adoption par le Sénat américain d'un projet de loi qui pourrait empêcher les entreprises chinoises de se faire coter et de lever des fonds à la Bourse de New York. Dans la foulée, des sources citées par Reuters ont indiqué que le géant chinois d'internet, Baidu, envisageait de quitter la Bourse de New York. Le groupe chinois prépare en parallèle une cotation à Hong Kong, où son compatriote Alibaba (-2,3%, coté à New York) est également inscrit depuis novembre 2019.

ECO ET DEVISES

La prudence domine en Chine où Pékin s'est abstenu pour la première fois de fixer un objectif de croissance annuelle et a promis d'augmenter ses dépenses publiques alors que la crise sanitaire liée au coronavirus pèse lourdement sur la deuxième puissance économique mondiale. L'absence d'objectif de produit intérieur brut est une grande première depuis que le gouvernement chinois a commencé à publier ses prévisions économiques en 1990. "Nous n'avons pas fixé d'objectif de croissance économique pour l'ensemble de l'année, principalement parce que la situation épidémique mondiale et la situation économique et commerciale sont très incertaines", a expliqué le Premier ministre Li Keqiang à l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), le Parlement chinois. "Le développement de la Chine est confronté à des facteurs imprévisibles", a-t-il ajouté...
La consommation intérieure, les investissements et les exportations diminuent, tandis que la pression sur l'emploi et les risques financiers augmentent, a-t-il averti.
L'économie chinoise a subi au premier trimestre sa première contraction depuis au moins 1992, de -6,8% en rythme annuel, l'épidémie de coronavirus ayant paralysé la production et la consommation, accentuant la pression sur Pékin pour qu'il engage des mesures supplémentaires pour contrer les effets de la crise sanitaire.
La Chine vise un déficit budgétaire d'au moins 3,6% du PIB en 2020, supérieur aux 2,8% de 2019, et a fixé le quota d'émission d'obligations spéciales des gouvernements locaux à 3.750 milliards de yuans (481,8 milliards d'euros), contre 2.150 milliards de yuans l'année dernière.
Le Premier ministre a également annoncé l'émission d'un emprunt d'État pour un montant de 1.000 milliards de yuans cette année. Sur l'ensemble de 2020, la croissance chinoise pourrait ralentir à 2% ou 3%, contre 6,1% en 2019, selon certaines anticipations...

Aux Etats-Unis, l'indice PMI composite (synthèse de l'activité manufacturière et des services) est remonté à 36,4 en mai, après être tombé à 27 en avril, selon le cabinet IHS Markit. Cependant, il reste encore bien en dessous de la barre des 50, qui sépare la contraction de l'expansion... En outre, l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie est ressorti à -43 en mai dans cette région, en-dessous des attentes des économistes (un niveau au-dessous de zéro indique une détérioration).
Aux Etats-Unis, le nombre d'inscriptions hebdomadaires au chômage a encore fortement augmenté lors de la semaine au 16 mai, mais à un rythme moindre que les semaines passées. Les inscriptions ont atteint 2,43 millions contre 2,68 millions la semaine précédente. Les inscriptions au chômage demeurent donc à un niveau élevé, mais elles diminuent progressivement depuis le record de 6,867 millions atteint lors de la semaine au 28 mars...
A noter que l'indicateur avancé du Conference Board, qui permet d'anticiper les perspectives de l'activité économique aux Etats-Unis, s'est un peu amélioré dès avril, reculant de 4,4%, après une chute de 7,4% en mars.

Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin s'est montré optimiste jeudi, au sujet de la reprise économique malgré les doutes persistants sur le calendrier de mise au point d'un vaccin contre le coronavirus. L'économie américaine va "toucher le fond" au 2e trimestre et commencera à se redresser au 3e avant une "progression gigantesque" au 4e trimestre, a-t-il déclaré lors d'un colloque organisé en ligne par le quotidien 'The Hill'.
"Nous allons avoir des progressions très, très fortes, je pense que nous allons observer une reprise très forte - on peut dire gigantesque - au quatrième trimestre", selon Mnuchin.
Le ministre a aussi estimé que de nouvelles mesures budgétaires de soutien à l'économie américaine seront sans doute nécessaires d'ici quelques semaines. "Il y a une forte probabilité pour qu'un nouveau projet de loi soit nécessaire", après les près de 3.000 milliards de dollars déjà débloqués par l'administration Trump et le Congrès depuis le mois de mars, a-t-il affirmé...

Les marchés pétroliers ont soufflé après avoir rejoint des sommets depuis deux mois. Le baril de brut léger américain WTI revient à 31,50$ sur le Nymex, et le baril de Brent de la mer du Nord redescend de 2$ à 34$. Les signes d'une reprise de la demande et d'une réduction de l'offre plus rapide que prévu, ont fait espérer dernièrement un possible rééquilibrage du marché mondial.
De son côté, l'or a subi des dégagements, le contrat à terme de juin perdant 1,5% à 1.728$ l'once. Le métal jaune progresse malgré tout de près de 13% depuis le début de l'année, soutenu par les incertitudes entourant l'ampleur de la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19. Les injections massives de liquidités de la part des banques centrales soutiennent aussi les actifs matériels tels que l'or et les autres métaux précieux.
Sur le marché des changes, le billet vert confirme son récent rebond, l'indice du dollar regagnant 0,3% à 99,55 points face à un panier de devises de référence. L'euro revient à 1,0920$, après avoir gagné 1,5% depuis l'annonce, lundi dernier, du projet de plan de soutien européen solidaire de 500 milliards d'euros par Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A suivre aujourd'hui :
France :
- Indice flash PMI français des services. (09h15)
- Indice flash PMI manufacturier français. (09h15)
Europe :
- Indice flash PMI manufacturier allemand. (09h30)
- Indice flash PMI allemand des services. (09h30)
- Indice flash PMI européen des services. (10h00)
- Indice flash PMI manufacturier européen. (10h00)

VALEURS A SUIVRE

Renault : le groupe "joue sa survie", a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire dans une interview mise en ligne sur le site du Figaro, ajoutant que le constructeur français, comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses "activités technologiquement les plus avancées".
"Sur la gravité de la crise, comme sur la situation des entreprises, je continuerai de tenir un discours de vérité : Renault joue sa survie", répond-il alors qu'on lui demande s'il peut accepter que des entreprises soutenues par l'Etat ferment des sites en France, comme Renault l'envisage...
Le constructeur doit détailler fin mai un plan d'économies de 2 milliards d'euros sur trois ans après avoir accusé l'an dernier sa première perte nette en 10 ans. Selon le quotidien économique Les Echos, il envisagerait de fermer trois sites en France et d'arrêter la production de véhicules à Flins.
"Le groupe a demandé un prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros. Ce prêt, je ne l'ai pas encore signé", a précisé Bruno Le Maire "Nous poursuivons nos discussions dans le cadre du plan de soutien à l'industrie automobile. Nous demandons aux constructeurs de prendre des engagements dans trois directions : le véhicule électrique, le respect de leurs sous-traitants et la localisation en France de leurs activités technologiquement les plus avancées."
Le ministre a ajouté qu'Emmanuel Macron "annoncera la semaine prochaine un plan de soutien pour le secteur automobile".

Drone Volt a annoncé le succès d'un nouveau financement par voie d'augmentation de capital réservée pour un total de 2.167.342 euros.
Ce financement a donné lieu à l'émission de 28.897.890 actions ordinaires nouvelles émises à un prix de souscription unitaire de 0,075 euro, correspondant à une décote inférieure à 4% par rapport au cours de clôture de l'action lors de la séance de Bourse du 20 mai 2020.
Cette opération a pour objectif de permettre, d'une part, de renforcer la trésorerie du Groupe et, d'autre part, de rembourser par anticipation la quasi-totalité des ORNANE (Obligation Remboursable en numéraire ou en actions nouvelles ou existantes) émises en mai et en novembre 2019, réduisant ainsi sensiblement les sorties mensuelles de trésorerie liées au paiement des intérêts. En outre, elle permet de limiter le recours à des financements plus dilutifs.
L'opération a été mise en oeuvre par décision du 13 mai 2020, sur délégation de pouvoirs du Conseil d'administration, réuni le même jour, faisant usage de la délégation de compétence consentie par l'Assemblée Générale Ordinaire et extraordinaire des actionnaires du 16 juillet 2019 (3ème résolution relative aux émissions à certaines catégories de personnes).
"Dans cette période difficile, DRONE VOLT aura largement remonté sa trésorerie et réduit sa dette" se réjouit Olivier GUALDONI, PDG de DRONE VOLT. "Nous sommes ainsi renforcés et pleins de confiance en l'avenir grâce aux succès récents enregistrés auprès de grands industriels de l'énergie et des services à l'environnement."
Le règlement-livraison des actions nouvelles émises et leur admission sur le marché Euronext Growth à Paris sur la même ligne de cotation que les actions existantes (sous le code ISIN FR0013088606- ALDRV) sont prévus le 25 mai 2020.
Un actionnaire détenant 1% du capital détient 0,771% à l'issue de cette émission.

Genomic Vision : Le chiffre d'affaires 2019, en progression de 59% par rapport à 2018, s'est élevé à 1.770 KE, malgré une baisse des revenus de licence de Quest Diagnostics. Le recul des autres produits reflète une baisse des subventions (90 KE versus 443 KE en 2018) et une baisse du Crédit Impôt Recherche liée à la baisse des effectifs de 'R&D' (469 KE versus 780 KE en 2018)
Les charges opérationnelles s'élèvent à 6.932 KE : elles sont en repli de 24% par rapport à 2018 et traduisent les économies réalisées à la suite du plan de restructuration. Au 31 décembre 2019, l'effectif de Genomic Vision était composé de 25 personnes, contre 41 au 31 décembre 2018.
Genomic Vision disposait d'une trésorerie de 1,1 ME au 31 décembre 2019 contre 3,2 ME au 31 décembre 2018. La consommation de trésorerie sur l'exercice intègre 4,7 ME de besoin de financement opérationnel, 1 ME de remboursement d'emprunt et 3,6 ME d'augmentation de capital, dont 2,5 ME issus du tirage des 2 premières tranches du programme de financement en fonds propres (ABSA) mis en place avec Winance en mars 2019.
Les fonds propres de la société s'élevaient à 3,2 ME au 31 décembre 2019 contre 4,2 ME au 31 décembre 2018.
Comme annoncé dans son communiqué du 18 mai 2020, la société a procédé au tirage de la dernière (4ème) tranche du financement en fonds propres et son partenaire Winance a également exercé les BSA attachés à la 3ème tranche. La société vient ainsi de renforcer sa trésorerie et ses fonds propres de 1,9 ME, et dispose désormais des ressources nécessaires au développement de ses activités sur l'ensemble de l'exercice.
Le chiffre d'affaires du 1er trimestre 2020, ainsi que l'agenda des futures communications financières sera publié d'ici le 31 mai...

Financière Marjos a annoncé le succès de ses trois augmentations de capital avec suppression du droit préférentiel de souscription au profit de personnes dénommées, suivies d'une réduction de capital motivée par des pertes par réduction du nominal de l'action de 0,10 euro à 0 ,01 euro, ainsi que sa transformation en société en commandite par actions.
L'assemblée générale mixte des actionnaires de Financières Marjos s'est réunie le 20 mai 2020 sous la présidence de Monsieur Patrick Werner, Président du Conseil d'administration. L'ensemble des résolutions proposées ont été adoptées à l'unanimité par 65,17% du capital et des droits de vote de la Société présents à cette assemblée générale.
Le montant brut des Augmentations de Capital s'élève à 1.776.519,90 euros et se traduit par l'émission de 17.765.199 actions à admettre au prix de 0,10 euro par action. La totalité des Actions à Admettre ont été souscrites par les personnes dénommées, représentant ainsi 100% des Augmentations de Capital.
KRIEF GROUP a souscrit à 11.848.063 nouvelles actions ordinaires par compensation avec des créances qu'elle détenait sur la Société ;
PARK MADISON EQUITIES, a souscrit à 2.782.914 nouvelles actions ordinaires par compensation avec des créances qu'elle détenait sur la Société ; et
FINANCIERE LOUIS DAVID a souscrit à 3.134.222 nouvelles actions ordinaires par compensation avec des créances qu'elle détenait sur la Société.
Le règlement-livraison des Actions à Admettre aura lieu le 26 mai 2020. Ces dernières seront immédiatement assimilées aux actions Financière Marjos existantes, se négocieront sur le marché réglementé d'Euronext Paris sur la même ligne de cotation (code ISIN FR0000060824) que les actions existantes et donneront droit à toutes les distributions décidées par Financière Marjos à compter de cette date.
Le capital de la société post-Augmentations de Capital s'élève à 1.996.573,80 euros, divisé en 19.967.538 actions de 0,10 euro de valeur nominale chacune. A la suite de la réduction de capital d'un montant de 1.797.078,42 euros, le montant du capital social est passé de 1.996.753,80 euros à 199.675,38 euros, par voie de diminution de la valeur nominale de chaque action de 0,10 euro à un centime 0,01 euro.
KRIEF GROUP et PARK MADISON EQUITIES, entre lesquels il existe une action de concert au sens de l'article L.233-10 du Code de commerce, détiennent à l'issue de l'augmentation de capital et de la réduction de capital 80,46% du capital et 81,76% des droits de vote.
Ces Augmentations de Capital par compensation de créances, suivies lors de l'assemblée générale du 20 mai 2020, de la réduction de capital motivée par des pertes par réduction du nominal de l'action de 0,10 euro à 0 ,01 euro, visaient à reconstituer les capitaux propres de la Société, préalablement à sa transformation en société en commandite par actions.
A la suite de la transformation de la Société en société en commandite par actions, l'assemblée générale a approuvé la désignation de la société KRIEF GROUP en qualité d'unique associée commanditée, la désignation de Monsieur Patrick Werner et Monsieur Vincent De Mauny en qualité de Gérants, et la nomination de :
Yves Pozzo di Borgo ;
Pascale Bauer Petiet ;
Greta Preatoni ;
Chantal Burger
Aude Petiet ;
Pierre Ducret ;
Francis Muller ;
Matthieu Rosy ; et
La société Financière Louis David,
en qualité de membres du Conseil de surveillance.
Il est précisé que l'assemblée générale des actionnaires a pris acte du souhait de Jean-Yves Naouri de ne pas faire partie du Conseil de Surveillance et a approuvé la résolution dûment modifiée.
Les nouveaux statuts de la société adoptés par l'assemblée générale, ainsi que le résultat des votes et le texte du procès-verbal de l'assemblée générale sont disponibles sur le site internet de la Société.

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