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Pré-ouverture Wall Street : solide avec la Chine, Nasdaq au sommet

Pré-ouverture Wall Street : solide avec la Chine, Nasdaq au sommet
Pré-ouverture Wall Street : solide avec la Chine, Nasdaq au sommet
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street persiste dans le vert avant bourse ce mercredi, après les nouveaux sommets du Nasdaq. Le S&P500 est attendu sur un gain de 0,2% en pré-séance. Le Nasdaq affiche une progression de 0,1%, s'affirmant au plus haut historique sur les 7.600 pts.

Twitter (+5%) et Netflix (+1%) ont profité hier de leurs inclusions respectives dans les indices S&P500 et S&P100 (pour y remplacer Monsanto).

Sur le marché des changes, l'euro reprend 0,5% à 1,1766$. Sur le Nymex, le baril de brut pour juillet régresse de 0,7% à 65,1$.

La cote américaine demeure bien orientée pour l'heure, stimulée par les derniers chiffres de l'emploi (révélés en fin de semaine dernière) et des indices solides concernant les services outre-Atlantique (ISM et PMI dévoilés hier). L'évolution espérée favorable des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine soutient également les marchés.

D'après le rapport gouvernemental du jour aux États-Unis, la productivité non-agricole révisée du premier trimestre 2018 est ressortie en faible croissance de 0,4% en comparaison du trimestre antérieur, contre +0,7% de consensus de place et +0,7% pour sa lecture antérieure. Les coûts unitaires du travail, quant à eux, se sont appréciés de 2,9% au 1er trimestre 2018, contre +2,8% de consensus et +2,7% pour la précédente estimation.

La balance américaine du commerce international est quant à elle ressortie déficitaire de 46,2 milliards de dollars pour le mois d'avril 2018, contre -49 milliards de dollars de consensus et -47,2 Mds$ pour la lecture révisée du mois de mars 2018 (-49 Mds$ pour l'évaluation antérieure du mois de mars).

Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques US pour la semaine close au 1er juin sera connu à 16h30... L'Opep et ses alliés, dont la Russie, se réuniront quant à eux le 23 juin prochain pour étudier l'opportunité de modifier leurs quotas à la hausse.

Les investisseurs relativisent le risque d'une guerre commerciale déclenchée par les mesures unilatérales prises par les États-Unis. Il faut dire que le Chinois ZTE vient de signer un accord de principe qui permettrait une levée des sanctions américaines, croit savoir l'agence Reuters, selon laquelle l'équipementier télécom devrait être en mesure de commercer de nouveau avec ses partenaires américains. En outre, toujours d'après les sources de Reuters, des responsables américains soupèseraient une offre de la Chine, prête à importer 70 Mds$ de produits américains additionnels sur un an. Pékin semblerait donc assouplir ses positions, afin d'éviter l'affrontement commercial frontal avec les USA...

La situation est plus compliquée entre États-Unis et Europe. Le 31 mai dernier, le président américain Donald Trump avait confirmé sa décision d'imposer à ses partenaires commerciaux des droits de douane sur l'acier (25%) et l'aluminium (10%). Ce mercredi, la Commission européenne affirme quant à elle qu'elle infligera également des taxes additionnelles dès juillet sur certains produits importés des États-Unis. Au total, les représailles européennes concerneront plus de 6 milliards d'euros d'exports américains...

Alors qu'un sommet du G7 est prévu au Canada vendredi et samedi, Donald Trump sera probablement froidement accueilli par ses principaux partenaires commerciaux. Le sommet débutera avec une session de travail consacrée à la croissance économique et au commerce, deux sujets sensibles.

La brouille entre l'Europe et Donald Trump porte non seulement sur le commerce, mais aussi sur le nucléaire iranien et le changement climatique. Compte-tenu des divergences de vue sur l"ensemble de ces sujets, un haut responsable allemand s'est montré mardi pessimiste en estimant que "rien n'indique qu'un communiqué final pourra être adopté", ce qui serait une première dans l'histoire du G7.

Notons pour finir que la prochaine réunion monétaire de la Fed se tiendra les 12 et 13 juin. Elle devrait déboucher sur un très probable (à 93,8% selon FedWatch - CME Group) tour de vis d'un quart de point sur les fonds fédéraux, dont le taux serait alors porté dans une fourchette allant de 1,75% à 2%.

Les investisseurs s'interrogent surtout sur la suite des événements. Certains tablent sur trois hausses de taux de la Fed au total cette année (en comptant celle déjà réalisée en mars), mais d'autres en anticipent 4 (voire 5), en tenant compte de la vigueur de l'économie et d'une accélération probable de l'inflation.

LES VALEURS

Tesla, la vedette californienne de l'automobile électrique, tenait hier son assemblée générale. Le groupe a profité de l'occasion pour afficher ses ambitions à l'international. En particulier, Tesla dit échanger avec les autorités chinoises en vue de l'établissement d'une production locale de voitures et de batteries, dans la zone de Shanghai. Le projet chinois de 'gigafactory' serait donc apparemment en très bonne voie. Le groupe a promis d'en dire plus ultérieurement à ce sujet.

Tesla a également tenu à rassurer concernant la production du Model 3 grand public. Le groupe d'Elon Musk envisage toujours de parvenir à un rythme de production de 5.000 véhicules par semaine d'ici la fin du mois. Le patron du groupe a donc affirmé son optimisme devant les actionnaires. Une troisième ligne d'assemblage actuellement mise en place devrait permettre d'assurer l'objectif, Musk affirmant que les choses progresseraient à une cadence 'folle'. Tesla mise gros sur ce modèle, qui doit lui permettre d'accéder à la rentabilité.

Actuellement, la cadence de production du Model 3 serait de 3.500 véhicules par semaine, contre un peu moins de 2.300 en avril. Le groupe se rapproche donc de l'objectif, mais il faudra faire très vite pour parvenir aux 5.000 à fin juin.

Les actionnaires désirant obtenir une séparation des fonctions de président et de directeur général, afin de réduire les pouvoirs de Musk, n'ont pas obtenu gain de cause. Le controversé leader de Tesla conserve donc visiblement la confiance de la majeure partie des actionnaires de son groupe.

Elon Musk a enfin confirmé que Tesla n'envisageait pas de nouvel appel au marché. En effet, le groupe californien table toujours sur un bénéfice et une génération positive de cash au second semestre. Sur le réseau social Twitter, le patron du groupe souligne d'ailleurs les succès commerciaux récents...

HP Inc pourrait supprimer 4.500 à 5.000 emplois d'ici la fin de l'exercice 2019, dans le cadre de sa réorganisation initialement annoncée fin 2016. Le fabricant de produits informatiques tablait auparavant sur 4.000 suppressions d'emplois. Le mois dernier, HP Inc avait toutefois prévenu qu'il allait devoir durcir quelque peu le plan initial. La charge avant imposition liée aux restructurations est par conséquent portée à 700 millions de dollars, contre 500 millions de dollars précédemment évalué.

Fin mai, HP avait publié ses résultats du second trimestre fiscal. Les bénéfices étaient de 1,06 Md$ (0,64$ par action), contre 559 M$ (0,33$ par action) un an avant. Les revenus s'élevaient à 14 Mds$, en croissance de 13% - contre 13,6 Mds$ de consensus. Le bénéfice par action non-GAAP s'affichait à 0,48$, contre 0,40$ un an avant. Sur l'exercice, le bpa est désormais attendu entre 1,97 et 2,02$.

International Paper a abandonné son projet d'acquisition de Smurfit Kappa. Soulignant le faible engagement du management de Smurfit, International Paper confirme qu'il ne formulera pas d'offre de reprise du groupe irlandais de packaging. IP juge que sa proposition révisée était déjà 'hautement attractive'. Le groupe américain avait livré deux propositions en février et mars, la dernière valorisant Smurfit environ 8,9 milliards d'euros.

UnitedHealth annonce que son conseil d'administration autorise le paiement en numéraire d'un dividende trimestriel de 0,90$ par action, ce qui représente une hausse de 20% par rapport au précédent dividende. Le groupe annonce également la mise en place d'un nouveau programme de rachats d'actions portant sur 100 millions de titres.

Brown-Forman publie ses résultats du quatrième trimestre. Le résultat net ressort à 110 M$ (0,23$ par action), contre 144 M$ (0,30$ par action) un an avant. Les ventes s'élèvent à 733 M$, contre 694 M$ un an plus tôt. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,22$, pour des ventes de 755 M$. Sur l'exercice fiscal 2019, le groupe vise un bpa logé entre 1,75 et 1,85$, contre 1,48$ en 2018.

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