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Pré-ouverture Wall Street : nouveaux records en vue ?

Pré-ouverture Wall Street : nouveaux records en vue ?
Pré-ouverture Wall Street : nouveaux records en vue ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le DJIA, indice historique de Wall Street, devrait inscrire un nouveau sommet en ouverture aujourd'hui. Le S&P500 est pour sa part attendu en hausse de 0,4%, alors que le Nasdaq prend 0,5%. Les opérateurs se montrent moins sombres au sujet de l'épineux dossier italien. Par ailleurs, Donald Trump paraît progresser sur le front commercial, après l'accord scellé in extremis avec le Canada. Enfin, les prix du brut semblent se stabiliser, l'agence Reuters évoquant un accord entre Russie et Arabie saoudite en vue d'une augmentation de leur production...

Solides chiffres de l'emploi américain

Les créations de postes sont ressorties au nombre de 230.000 dans le secteur privé en septembre 2018 aux Etats-Unis, selon le rapport d'ADP publié aujourd'hui. Ces créations ressortaient au nombre de 168.000 en août et 211.000 en juillet 2018. Dans le détail, les petites entreprises ont généré 56.000 emplois en septembre, contre 99.000 pour les moyennes et 75.000 pour les grandes. Le segment de la production de biens a créé 46.000 emplois, contre 184.000 pour les services.

L'indice Markit PMI des services américains pour le mois de septembre sera communiqué à 15h45 (consensus 52,9), suivi à 16h par l'indice ISM des services (consensus 58).

Le rapport hebdomadaire du Département à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques américains, pour la semaine close au 28 septembre, sera dévoilé à 16h30 (consensus +1,1 million de barils pour les stocks de brut - hors réserve stratégique).

La Fed reste surveillée

Le président de la Fed de Chicago Charles Evans, celui de la Fed de Richmond, Tom Barkin, ainsi que Patrick Harker de la Fed de Philadelphie, Loretta Mester de Cleveland, ou encore Lael Brainard (gouverneure de la Fed), interviendront aujourd'hui sur divers sujets économiques ou monétaires.

Le Président de la Fed Jerome Powell participera dans la soirée à une discussion avec Judy Woodruff à l'occasion de l'Atlantic Festival de Washington. Powell a confirmé hier la posture de la Banque centrale américaine, passant par un durcissement progressif de la politique de taux.

Selon l'outil FedWatch du CME Group, la probabilité d'une quatrième hausse annuelle des taux le 19 décembre, à l'occasion de la dernière réunion FOMC de l'année, se situe à 80,5%. Le taux des fonds fédéraux serait alors logé entre 2,25% et 2,50%.

Accord secret (mais plus vraiment) pour freiner la hausse des cours du brut

L'Arabie saoudite et la Russie auraient accepté en septembre, à Alger, d'augmenter leur production pétrolière, croit savoir l'agence Reuters, selon laquelle les USA auraient été informé de cet accord tenu par ailleurs secret. Ainsi, Arabie saoudite et Russie devraient donc bien tempérer la hausse des prix, comme l'avait demandé à plusieurs reprises le Président américain Donald Trump. L'agence Reuters cite à ce propos quatre sources familières de la question. Il s'agirait donc d'une relative bonne nouvelle susceptible de faire baisser la pression imposée par les prix très élevés du brut, redoutée par Trump qui s'en était pris à ce sujet à l'OPEP.

Les sources de l'agence ont indiqué que le ministre saoudien de l'Énergie, Khaled al-Faleh, et son homologue russe, Alexander Novak, avaient convenu lors d'une série de réunions de relever la production de septembre à décembre, le pétrole brut s'approchant alors des 80 dollars le baril (sur le Brent). Il est maintenant logé à près de 85$, contre un niveau de 75,3$ pour le WTI.

Décision bilatérale

L'accord scellé en toute discrétion par la Russie et l'Arabie saoudite montre également que les deux pays décident de plus en plus de politiques bilatérales avant de consulter les autres pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, relève Reuters. "Les Russes et les Saoudiens ont accepter d'ajouter des barils tranquillement sur le marché avec l'intention de ne pas avoir l'air d'agir sur ordre de Trump pour produire plus", dit l'une des sources de l'agence. Le Ministre saoudien se serait quant à lui engagé à produire plus si ses clients l'estiment nécessaire...

Prix du brut au plus haut depuis 2014

Le prix du pétrole coté à New York a grimpé cette semaine à son plus haut niveau depuis novembre 2014 dans un marché redoutant de voir les sanctions américaines contre l'Iran assécher l'offre de brut sur le marché mondial. Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, atteint 75,30$ sur le Nymex. Le Brent a échéance en décembre est de son côté passé au-dessus de la barre de 85$ le baril, au plus haut depuis début novembre 2014... Les cours de l'or noir ont également été soutenus par l'accord de libre échange conclu in extremis dimanche soir, entre les Etats-Unis et le Canada. L'accord, auquel participe également le Mexique, ouvre de bonnes perspectives de croissance pour l'Amérique du Nord, estiment les analystes.

Les sanctions visant l'Iran pourraient avoir pour effet de retirer du marché près de deux millions de barils par jour (bpj) de brut d'ici la fin de l'année... A l'approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, en novembre, Donald Trump voit d'un très mauvais oeil cette envolée des cours du brut, qui menace de pénaliser son électorat par des prix plus élevés de l'essence et du fuel domestique. L'accord secret dévoilé pourrait donc le rassurer quelque peu.

Lennar a publié ses comptes avant bourse ce jour à Wall Street. Pier 1 Imports annoncera dans la soirée.

Tesla consolidait hier soir de 3,1% à Wall Street malgré l'annonce de livraisons trimestrielles historiques (83.500 véhicules, dont 55.840 Model 3, 14.470 Model S et 13.190 Model X). Les commentaires du groupe concernant l'impact de la guerre commerciale entre Washington et Pékin refroidissaient en effet quelque peu l'ambiance. Le titre s'était adjugé avant-hier soir plus de 17%, après avoir dévissé vendredi de pratiquement 14% à l'annonce de poursuites de la Securities & Exchange Commission américaine (SEC). Le gendarme de la bourse américaine, qui accusait de fraude le CEO du groupe, Elon Musk, et voulait l'empêcher d'exercer en tant que dirigeant ou administrateur d'une société cotée, a néanmoins annoncé durant le week-end un accord avec Musk.

Tesla et Musk vont verser une amende de 20 millions de dollars chacun. Le dirigeant et fondateur du constructeur californien de voitures électriques va quitter ses fonctions de président du conseil d'administration, mais conserver la direction opérationnelle en tant que directeur général (CEO). L'accord dévoilé samedi, deux jours seulement après l'annonce des poursuites contre Musk, est une réelle bonne nouvelle pour Tesla. Musk doit cependant abandonner ses fonctions de président du conseil dans un délai de 45 jours. Il ne pourra être réélu pendant trois ans. Tesla devra par ailleurs nommer deux administrateurs indépendants au conseil d'administration.

Les spéculations se poursuivent concernant l'identité du possible successeur de Musk à la présidence de Tesla. Des administrateurs du groupe auraient proposé que leur collègue James Murdoch, directeur général de la 21st Century Fox, succède à Musk. C'est du moins ce que croit savoir le 'New York Times', qui cite des sources proches du conseil d'administration. James Murdoch ne se serait toutefois pas porté candidat. Il n'aurait pas non plus évoqué la question avec d'autres membres du 'board'. Le conseil n'a d'ailleurs pas entamé de discussions concrètes à propos de l'identité de ce 'chairman', indique le New York Times... Gene Munster, cofondateur de Loup Ventures, a souhaité pour sa part que le prochain 'chairman' soit... Al Gore, homme d'affaires et ancien vice-président des États-Unis. L'ancien homme politique a toujours été un fervent supporter de Tesla. Il milite par ailleurs activement pour une meilleure compréhension du changement climatique et une lutte contre les dérèglements liés.

Lennar, le promoteur immobilier américain, a publié pour son troisième trimestre fiscal un bénéfice net de 453 M$ soit 1,37$ par titre, ainsi qu'un bpa ajusté de 1,40$ à comparer à un consensus de 1,19$. Les revenus ont totalisé 5,7 Mds$ sur le trimestre clos, en ligne avec les attentes des analystes de la place.

Nike pourrait consolider quelque peu ce mercredi, la firme HSBC ayant dégradé la valeur du géant américain des chaussures et accessoires de sport à 'conserver' à Wall Street. Le broker évoque un plus faible potentiel de bonne surprise et l'absence de catalyseur pour soutenir encore la valeur.

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