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Pré-ouverture Wall Street : la guerre commerciale ouverte mine les marchés

Pré-ouverture Wall Street : la guerre commerciale ouverte mine les marchés
Pré-ouverture Wall Street : la guerre commerciale ouverte mine les marchés
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street confirme sa tendance aux prises de profits avant bourse ce lundi, le S&P500 cédant 0,5% et le Nasdaq près de 0,8%. Le marché demeure plombé par les craintes de guerre commerciale durable, le président Donald Trump maintenant la pression sur ses principaux partenaires.

Hier dimanche, sur le réseau social Twitter qu'affectionne tout particulièrement Trump, le président américain s'est une fois encore ému : "Les Etats-Unis insistent sur le fait que tous les pays ayant placé des Barrières Douanières artificielles et des Taxes sur des biens entrant dans leurs territoires, doivent lever ces Barrières & Taxes ou être accueillis avec plus que de la Réciprocité par les U.S.A. Le Commerce doit être juste et plus une voie à sens unique!"

Vendredi, Trump avait déjà menacé l'Europe de prélèvements de 20% sur toutes les voitures importées aux États-Unis et provenant de l'Union européenne. Les autorités européennes avaient répliqué, affirmant qu'elles n'auraient alors d'autre choix que de procéder à des représailles...

Le climat reste par ailleurs extrêmement tendu entre Washington et Pékin. Selon le 'Wall Street Journal', qui citait hier dimanche des personnes familières de la question, Trump entendrait interdire à de nombreuses entreprises chinoises d'investir dans les technologies aux Etats-Unis. Plus précisément, les firmes dont plus de 25% du capital serait détenu par des intérêts chinois ne pourraient alors acquérir d'entreprises américaines aux technologies "industriellement significatives". Le Département US au commerce et le Conseil de sécurité nationale proposeraient par ailleurs des contrôles accrus des exports, afin d'empêcher de telles technologies d'être livrées en Chine...

Ces nouvelles mesures contre la Chine pourraient être très officiellement dévoilées d'ici la fin de la semaine, et sont supposées contrer le programme chinois 'Made in China 2025' visant à obtenir une place de leader technologique.

La semaine dernière, le président Donald Trump avait rappelons-le demandé à l'United States Trade Representative d'identifier 200 Mds$ de biens chinois susceptibles de faire l'objet de taxes additionnelles de 10%.

Sur le front économique aux États-Unis ce lundi, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago pour le mois de mai 2018 est ressorti négatif à -0,15, contre un consensus de +0,37 et un niveau de +0,42 un mois auparavant (lecture révisée en hausse sur le mois d'avril). La moyenne à trois mois s'établit à 0,18, contre 0,48 pour la lecture révisée du mois d'avril.

Les ventes de logements neufs du mois de mai seront révélées à 16 heures (consensus 665.000).

L'indice manufacturier de la Fed de Dallas pour le mois de juin sera connu à 16h30 (consensus 27 pour l'indicateur d'activité générale).

Sur le marché des changes, l'euro se stabilise à environ 1,168$ ce jour. De même, le dollar évolue peu contre un panier de devises, après un pic de 11 mois.

Sur le Nymex, le baril de brut revient à l'approche des 69$ (contrat d'août), la réunion de l'OPEP ayant sans surprise été marquée en fin de semaine dernière par la décision de producteurs majeurs de renforcer leur production de brut. Le cartel n'est toutefois pas rentré dans les détails chiffrés, s'engageant à une conformité à 100% aux précédents accords.

LES VALEURS

General Electric, le colosse industriel et financier américain, serait proche d'un accord en vue d'une cession de son activité dédiée aux moteurs industriels, croit savoir le 'Wall Street Journal', citant ses sources proches de la question. L'activité en question de GE pourrait ainsi être revendue à la firme de private equity Advent International. Le montant de l'opération éventuelle atteindrait 3 milliards de dollars ou plus, toujours selon les sources familières de la question du WSJ. Le conglomérat industriel américain, qui vient de sortir de l'indice historique Dow Jones à Wall Street, récupèrerait ainsi du cash dans un contexte de marché plutôt difficile. L'opération pourrait être annoncée dès aujourd'hui...

Harley Davidson perd encore 3% en pré-séance à Wall Street, le fabricant de motos ayant prévenu que les prélèvements douaniers de l'Union européenne sur les produits importés des États-Unis allaient en moyenne ajouter 2.200$ au coût d'un de ses véhicules. Les prélèvements de l'UE sur les motos du groupe provenant des USA vont en effet passer de 6% à 31%. Pour l'heure, le groupe Harley-Davidson affirme toutefois qu'il n'entend pas répercuter cette forte hausse de la dépense moyenne. Ainsi, Harley ne modifiera donc pas ses prix 'retail' suggérés ou ses prix de gros en Europe. Le groupe juge en effet que de telles hausses des prix auraient des conséquences adverses immédiates et durables sur son activité dans la région.

Harley-Davidson estime que les nouveaux prélèvements de l'UE devraient lui coûter entre 30 et 45 millions de dollars sur le reste de l'année 2018. Sur une base annuelle, le coût irait de 90 à 100 millions de dollars. La compagnie prévoit de réagir en transférant la production destinée à l'Europe des USA vers des sites internationaux. Ainsi, le constructeur évitera finalement l'essentiel de ce nouveau fardeau fiscal.

Xerox pourrait ne pas renouveler son partenariat technologique avec Fuji Xerox, coentreprise détenue à 75% par Fujifilm. Ainsi, Xerox, en conflit avec Fujifilm depuis l'échec du rapprochement, commencerait à s'approvisionner auprès de nouveaux fournisseurs afin de réduire sa dépendance vis-à-vis du Japonais, explique l'agence Reuters. Fujifilm avait ouvert la semaine dernière une action contre le fabricant américain de photocopieurs, lui réclamant plus d'un milliard de dollars de dommages après l'échec de leur fusion de 6 milliards de dollars. Selon cette plainte déposée auprès d'un tribunal de Manhattan, le Japonais accuse l'Américain d'avoir cédé à la pression des activistes Carl Icahn et Darwin Deason.

AT&T, l'opérateur télécom américain qui vient juste de finaliser l'acquisition du géant des médias Time Warner pour 85 milliards de dollars, a par ailleurs annoncé ce lundi le rachat de la plateforme publicitaire en ligne AppNexus Inc. AT&T n'a pas dévoilé le montant de l'opération AppNexus, que le 'Wall Street Journal' avait auparavant évalué à 1,6 milliard de dollars. Citant ses sources, le WSJ avait en effet fait état, la semaine dernière, de négociations entre AT&T et sa proie potentielle.

La plateforme digitale d'AppNexus permet aux annonceurs d'acheter des publicités en ligne. L'activité sera intégrée au sein des opérations 'publicité et analytique' d'AT&T, qui se renforce donc afin de pouvoir rivaliser avec les géants de l'Internet Facebook et Alphabet. AT&T juge par ailleurs que cette transaction étend son empreinte dans le segment publicitaire et analytique de manière globale. La finalisation est attendue durant le troisième trimestre 2018.

Carnival, le géant de la croisière, a publié avant bourse à Wall Street, ce lundi, ses derniers résultats financiers trimestriels. Le titre trébuche ce jour. Pour le second trimestre fiscal, le bénéfice net de la firme de Miami est ressorti à 561 M$ soit 78 cents par titre, alors que le bpa ajusté s'est élevé à 68 cents. Le consensus de bpa ajusté était de 60 cents. Les revenus ont totalisé 4,4 Mds$, contre 4,3 Mds$ de consensus. Sur le trimestre entamé, toutefois, la guidance va de 2,25 à 2,29$ de bpa, ce qui ressort très inférieur aux attentes de marché. Le groupe table, pour finir, sur un bpa annuel allant de 4,15 à 4,25$.

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