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Pré-ouverture Wall Street : l'agressivité commerciale de Trump inquiète

Pré-ouverture Wall Street : l'agressivité commerciale de Trump inquiète
Pré-ouverture Wall Street : l'agressivité commerciale de Trump inquiète
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine s'affiche hésitante avant bourse ce jeudi, après sa progression de la veille (+0,21% sur le DJIA et +0,65% hier sur le Nasdaq). Le S&P500 et le Nasdaq sont attendus en repli de 0,1% en pré-séance. Sur le Nymex, le baril de brut retombe encore de 1,2% à 71$. Sur le marché des changes, l'euro se reprend de 0,3% à 1,1733$.

Les inquiétudes relatives à la guerre commerciale pèsent sur les marchés, alors que le président américain Donald Trump semble considérer de nouveaux prélèvements sur le marché automobile. L'administration Trump a ainsi ouvert une enquête sur les importations de voitures, camions et équipements aux États-Unis, ce qui laisse craindre de potentiels droits de douane. Trump souligne en effet que ces industries sont "cruciales" pour la force de la nation... L'enquête annoncée doit aussi déterminer si les importations automobiles ont un impact sur la sécurité nationale.

Dans ce dernier cas, l'administration Trump pourrait utiliser l'argument pour mettre en place des protections commerciales, comme cela a été le cas en mars avec les tarifs sur les importations d'acier et d'aluminium.

Hier, le président Donald Trump avait annihilé le sentiment positif découlant de l'accord commercial entre les USA et la Chine. Trump ne s'estime en effet "pas satisfait" des discussions commerciales de la semaine dernière, alors que le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avait pourtant adopté pour sa part un ton plutôt optimiste. Selon l'agence 'Reuters', le président des États-Unis laisse la porte ouverte à de nouvelles négociations. Interrogé par les médias avant sa rencontre avec le leader sud-coréen, Trump a glissé que les discussions avec la Chine étaient "un début".

Le président américain a laissé par ailleurs planer le doute concernant le sommet historique programmé le 12 juin avec le leader nord-coréen Kim Jong-un... En attendant, la Corée du Nord a démantelé son site d'essais nucléaires de Punggye-ri, ce qui signale une volonté d'apaisement de Pyongyang avant le sommet tant attendu...

La banque centrale américaine a publié hier soir le compte-rendu de sa dernière réunion de politique monétaire, qui s'était tenue début mai, et à l'issue de laquelle les taux avaient été maintenus à leur niveau. La Fed a indiqué dans ces Minutes qu'une majorité de ses membres comptaient relever à nouveau "bientôt" le taux de "fed funds", mais elle n'a pas signalé de risque de surchauffe de l'économie américaine, qui l'obligerait à accélérer le rythme de sa normalisation monétaire.

Ces propos prudents ont eu un impact positif sur les marchés d'actions américains mercredi soir. Les principaux indices sont repassés du rouge au vert suivant la publication des Minutes. La Fed a effectué trois tours de vis d'un quart de point en 2017, puis un autre en mars 2018, ce qui a porté le taux des 'fed funds' entre 1,5% et 1,75%. Sauf dégradation brutale de l'économie américaine, elle devrait donc relever encore ses taux à l'issue de sa prochaine réunion, les 12 et 13 juin, une perspective qui a déjà été largement anticipée par les marchés financiers.

Ces derniers tentent de discerner le calendrier au-delà de juin, pour savoir si la Fed est susceptible de procéder cette année à 3 hausses des taux au total (comme ses dernières projections le prévoient), ou si elle sera tentée de réaliser 4, voire davantage de resserrements monétaires, dans un contexte de retour au plein emploi et d'accélération de l'inflation vers son objectif de 2% par an.

Le Département US au Travail vient d'annoncer des inscriptions hebdomadaires nouvelles au chômage en augmentation de 11.000 sur semaine passée, à 234.000. Le consensus tablait sur 220.000. La moyenne à quatre semaines atteint 219.750 pour la période terminant le 19 mai, un chiffre en progression de 6.250 par rapport à la semaine antérieure.

L'indice FHFA des prix américains de l'immobilier pour le mois de mars est ressorti inférieur aux attentes, en timide croissance de 0,1%, alors que le consensus était de +0,6% en comparaison du mois antérieur. La progression des prix pour le mois de février a été revue à +0,8%.

Les ventes de logements existants pour le mois d'avril seront dévoilées à 16 heures (consensus au rythme de 5,6 millions d'unités).

Enfin, l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour le mois de mai sera révélé à 17 heures (consensus 22).

Williams-Sonoma, L Brands et NetApp ont communiqué hier soir leurs derniers comptes. Best Buy, Hormel Foods, McKesson, Medtronic et Stage Stores, publient leurs comptes trimestriels avant bourse à Wall Street ce jour. Autodesk, Gap et Lions Gate seront de la partie ce soir.

LES VALEURS.

General Electric a plongé hier soir de plus de 7%, affichant sa pire séance en 9 ans, après les commentaires du directeur général John Flannery durant une conférence industrielle. Les opérateurs ont sanctionné la valeur, craignant pour le dividende de GE et sa génération de cash flow, dans un contexte toujours difficile.

Williams-Sonoma s'envole de plus de 10% en pré-séance à Wall Street. Le groupe a dépassé les attentes en matière de profit et de revenus. Les estimations du second trimestre fiscal sont par ailleurs ressorties robustes. Le bénéfice net du 1er trimestre est ressorti à 45 M$ soit 54 cents par titre, contre 40 M$ un an avant. Le bpa ajusté s'est élevé à 67 cents, alors que les revenus ont atteint 1,2 Md$. Le consensus était de 58 cents de bpa ajusté pour 1,16 Md$ de ventes. Sur l'exercice, le groupe anticipe désormais un bpa allant de 4,15 à 4,25$, pour des revenus allant de 5,5 à 5,66 Mds$.

L Brands trébuche avant bourse à Wall Street. Les comptes trimestriels dévoilés hier soir ont dépassé les attentes, mais les prévisions ont déçu. La firme, propriétaire notamment de Victoria's Secret, a dégagé un bénéfice de 47 M$ et 17 cents par action sur le 1er trimestre, contre 94 M$ un an avant. Les ventes se sont appréciées de 8% à 2,6 Mds$ (+3% à comparable). L Brands réduit toutefois ses prévisions 2018, tablant désormais sur un bpa allant de 2,7 à 3$, contre une guidance antérieure allant de 2,95 à 3,25$.

NetApp fléchit en pré-séance. Le groupe a publié hier soir un solide quatrième trimestre, mais ses prévisions ressortent prudentes. Sur le T4, le bénéfice net est ressorti à 271 M$ soit 99 cents par action, contre 190 M$ et 68 cents un an plus tôt. Le bpa ajusté a représenté 1,05$, alors que les revenus ont totalisé 1,64 Md$ (1,48 Md$ un an avant). Le consensus était de 1,01$ de bpa ajusté et 1,6 Md$ de revenus. Le groupe table sur un bpa ajusté allant de 76 à 82 cents pour le 1er trimestre, pour des revenus allant de 1,37 à 1,47 Md$.

Hormel Foods. Pour son second trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice de 237 M$ soit 44 cents par action, contre 45 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 2,33 Mds$. Le bpa annuel est attendu entre 1,81 et 1,95$, alors que les revenus sont estimés entre 9,7 et 10,1 Mds$.

McKesson. Le distributeur spécialisé dans les fournitures médicales a annoncé une perte nette trimestrielle de 1,15 Md$ et 5,58$ par titre pour le quatrième trimestre fiscal clos fin mars 2018, contre un profit de 3,59 Mds$ un an avant. La perte s'explique notamment par des charges de dépréciations. Le bpa ajusté a représenté 3,49$, contre 3,56$ de consensus. Les revenus ont totalisé 51,6 Mds$, contre 48,7 Mds$ un an plus tôt et 51,4 Mds$ de consensus. Le bpa ajusté de l'exercice 2019 est anticipé entre 13 et 13,8$.

Medtronic. Le groupe a battu le consensus de profit sur el trimestre clos. Le bénéfice net part du groupe a grimpé de 25% à 1,46 Md$ soit 1,07$ par titre, pour un bpa ajusté de 1,42$ (1,39$ de consensus). Les revenus ont grimpé de 3% à 8,14 Mds$. Le groupe profite de la demande pour ses valves cardiaques et ses appareils pour le diabète. Le bpa ajusté de l'exercice 2019 est attendu entre 5,10 et 5,15$.

Best Buy. Le leader de la distribution de produits d'électronique grand public affiche une tendance incertaine avant bourse à Wall Street. Pour le 1er trimestre fiscal, le groupe a annoncé des profits et des revenus supérieurs aux attentes. Le bénéfice net trimestriel a atteint 208 M$ et 72 cents par titre, contre 188 M$ un an avant. Le bpa ajusté a atteint 82 cents, alors que les ventes ont totalisé 9,1 Mds$. Le consensus était de 74 cents de bpa ajusté et 8,7 Mds$ de recettes. La croissance à comparable a dépassé les 7%, plus du double du consensus. Le groupe table, pour le second trimestre, sur un bpa ajusté de 77-82 cents et des revenus de 9,1 à 9,2 Mds$. La croissance à comparable est attendue entre 3 et 4%. Le consensus sur ce T2 était de 82 cents de bpa ajusté et 9,04 Mds$ de revenus.

Walt Disney / Comcast. Dans un autre registre, les deux géants des médias poursuivraient leur bataille pour les actifs de la 21st Century Fox, selon le 'Financial Times'. Disney a proposé un accord de 52 Mds$ en actions (66 Mds$ dette comprise) pour les actifs divertissement de la Fox, comprenant les studios de cinéma, les chaines câblées et la part de Sky. Le câblo-opérateur Comcast a confirmé de son côté qu'il tablait sur une offre estimée "supérieure", entièrement en numéraire, pour les actifs de Fox...

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