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Pré-ouverture Wall Street : General Electric s'enflamme, mais le marché consolide

Pré-ouverture Wall Street : General Electric s'enflamme, mais le marché consolide

(Boursier.com) — Wall Street consolide légèrement avant bourse ce vendredi, au terme d'une semaine riche en publications. Le DJIA et le S&P500 fléchissent de 0,1% en pré-séance, alors que le Nasdaq perd 0,2%. General Electric est pourtant attendu en vive hausse après ses résultats...

Hier soir, Apple plombait la cote américaine en abandonnant près de 3% suite à l'avertissement sur les revenus de son fournisseur Taiwan Semiconductor. Le DJIA cédait ainsi 0,34% et le Nasdaq 0,78%...

Il n'y aura pas de statistiques de conjoncture ce jour outre-Atlantique, mais les puristes pourront toujours suivre les interventions de Charles Evans (président de la Fed de Chicago) et de John Williams (dirigeant de la Fed de San Francisco). Hier, Loretta Mester, présidente de la Fed de Cleveland, s'est exprimée, sans grande surprise, en faveur d'une hausse graduelle des taux cette année et l'an prochain...

La saison des publications financières trimestrielles bat son plein aux USA. Baker Hughes, General Electric, Honeywell, Manpower, Regions Financial, Schlumberger, Stanley Black & Decker, State Street, SunTrust et Waste Management, publient aujourd'hui leurs derniers résultats.

Sur le Nymex, le baril de brut (contrat de mai) évolue désormais à 67,8$ (-0,7%), après la réunion de l'OPEP et de ses alliés à Djeddah, en Arabie saoudite. Les cours du brut consolident donc après avoir atteint leur meilleur niveau en trois ans et demi. Un tweet nerveux du président américain Donald Trump explique sans doute ce repli : "Les prix du pétrole sont artificiellement Très Élevés! Ce n'est pas bon et nous ne l'accepterons pas!", a donc taclé Trump.

L'OPEP et ses partenaires, y compris la Russie, se réunissaient ainsi en Arabie saoudite, ce 20 avril, pour explorer les moyens de prolonger leur coopération afin de poursuivre leurs efforts pour équilibrer le marché pétrolier. L'OPEP et ses alliés ont réduit la production depuis 2017, relançant ainsi mécaniquement les cours du brut. L'accord actuel doit expirer en fin d'année.

Les intervenants de la réunion de Djeddah ont déterminé une très forte conformité à l'accord de réduction de production... Durant la conférence de presse qui a suivi la réunion, le ministre saoudien de l'énergie, Khaled al-Faleh, a déclaré que bien que le niveau de conformité soit le plus élevé jamais atteint (149%), les producteurs avaient encore un long chemin à parcourir.

Ainsi, pour ce responsable, ancien PDG du colosse pétrolier Saudi Aramco, l'OPEP et ses alliés seraient encore loin d'avoir atteint leur objectif, la réduction des stocks devant se poursuivre. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, désire sans nul doute soutenir encore les cours du brut avant l'introduction en bourse de son champion Saudi Aramco, jugent plusieurs experts...

Les stocks de pétrole des nations développées en mars sont ressortis supérieurs de 12 millions de barils à la moyenne à cinq ans, indique d'ailleurs une source de l'agence Reuters, alors que ces stocks dépassaient de 340 MB la moyenne à cinq ans en début d'année dernière.

Le ministre russe de l'énergie, Alexander Novak, a précisé qu'une discussion sur l'assouplissement des quotas pourrait débuter au second semestre de cette année ou en 2019. Le ministre russe estime néanmoins que le caractère durable du rééquilibrage du marché reste à confirmer...

LES VALEURS

General Electric s'envole de 5% avant bourse à Wall Street, suite à la publication des comptes trimestriels du groupe. GE a surtout surpris en confirmant ses prévisions 2018, alors que Wall Street n'y croyait guère. Les bénéfices du 1er trimestre fiscal ont quant à eux dépassé les attentes. Sur le T1, le bénéfice ajusté par action s'est établi à 16 cents, alors que le consensus de place se situait à 12 cents. Les revenus trimestriels ont augmenté de 7% en glissement annuel à 28,7 Mds$. Le consensus était d'à peine 27,5 Mds$ sur la période close. Le bénéfice des opérations continues attribuable aux actionnaires de GE a grimpé à 369 M$, contre 122 M$ un an avant.

Les revenus dans la santé ont grimpé de 9%. Le chiffre d'affaires sur le segment aviation a progressé de 7% à 7,1 Mds$ (consensus 7 Mds$).

Le segment 'power' a par contre décliné de 9% à 7,2 Mds$ (contre un consensus de 6,7 Mds$), alors que ses profits ont chuté de 38% à 273 M$ (277 M$ de consensus). Les commandes sur cette activité ont baissé de 29% à 5,56 Mds$. John Flannery, directeur général de GE, évoque des marchés toujours difficiles.

GE envisage toujours un bénéfice ajusté par action allant de 1$ à 1,07$ sur l'exercice, profitant notamment de solides activités dans l'aviation et la santé. Il y a deux mois, le directeur financier de la firme envisageait pourtant du 'bas de fourchette'. Le consensus des analystes était par la suite retombé jusqu'à 95 cents. Le groupe maintient également sa 'guidance' de free cash flow industriel ajusté, allant de 6 à 7 Mds$.

Honeywell a annoncé, pour le trimestre clos fin mars 2018, un bénéfice net attribuable au groupe de 1,44 Md$ et 1,89$ par titre, contre 1,33 Md$ et 1,71$ par action un an plus tôt. Le bénéfice ajusté par action s'est établi à 1,95$, alors que le consensus était de 1,90$ sur la période. Les revenus se sont appréciés à 10,4 Mds$, contre 9,5 Mds$ un an avant et environ 10 Mds$ de consensus. Le segment aéronautique a tiré l'activité, avec une croissance de 12% à près de 4 Mds$, accompagnée d'une expansion des marges.

Mieux encore, le géant industriel américain se permet de rehausser ses prévisions annuelles. Le conglomérat table, pour 2018, sur un bénéfice allant de 7,85 à 8,05$ par titre, alors que la 'guidance' antérieure allait de 7,75 à 8$. Les revenus annuels sont attendus entre 42,7 et 43,5 Mds$, contre une fourchette allant de 41,8 à 42,5 Mds$ auparavant envisagée.

Schlumberger, le géant des services pétroliers, publie ce vendredi des résultats supérieurs aux attentes. Le bénéfice net du 1er trimestre s'est établi à 525 M$ soit 38 cents par titre, contre une perte massive de 2,26 Mds$ et 1,63$ par action un an auparavant. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 38 cents, alors que le consensus se situait à 37 cents. Les revenus ont régressé à 7,83 Mds$, contre 8,18 Mds$ un an plus tôt et 7,81 Mds$ de consensus.

Paal Kibsgaard, le directeur général du groupe, estime qu'après trois années de sous-investissement dans l'exploration et la production, la base globale de production montre des signes d'affaiblissement. "Avec la Libye et le Nigeria produisant presque à plein régime, la production vénézuélienne en chute libre, les possibles nouvelles sanctions contre l'Iran et les risques géopolitiques croissants, les seules sources majeures de croissance de l'offre à court terme pour faire face à la baisse de la production globale et à la forte demande mondiale sont l'Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis, la Russie et l'industrie américaine du pétrole de schiste", résume le dirigeant, qui relève qu'avec les défis de production sur le schiste américain, il est probable que l'industrie soit confrontée à des défis d'approvisionnement et que les dépenses E&P doivent être augmentées.

ManpowerGroup. Pour le 1er trimestre, le groupe de Milwaukee a dévoilé un bénéfice de 97 M$ et 1,45$ par titre, ainsi qu'un bénéfice ajusté par action de 1,72$ à comparer à un consensus de 1,65$. Les revenus se sont établis à plus de 5,5 Mds$ sur la période close, alors que le consensus ne dépassait pas 5,4 Mds$. Sur le trimestre entamé, période close en juillet, le bénéfice par action est anticipé entre 2,33 et 2,41$ par titre.

Stanley Black & Decker a révélé, pour son 1er trimestre, un bénéfice de 171 M$ soit 1,11$ par titre. Le groupe du Connecticut affiche un bpa ajusté trimestriel de 1,39$, contre 1,35$ de consensus. Les revenus du géant de l'outillage totalisent plus de 3,2 Mds$, contre 3,1 Mds$ de consensus. Pour l'exercice dans son ensemble, le groupe envisage un bénéfice allant de 8,30 à 8,50$ par titre.

State Street. La banque américaine a affiché au 1er trimestre un bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires de 605 M$ soit 1,62$ par titre, contre 446 M$ un an avant. Le consensus était de 1,59$ de bpa. Les commissions de services se sont appréciées de 10% en glissement annuel à 1,42 Md$, tandis que les commissions de gestion ont progressé de 24% à 472 M$.

SunTrust a annoncé pour son 1er trimestre 2018 un bénéfice net applicable aux actionnaires ordinaires de 612 M$ soit 1,29$ par titre, contre 1,48$ par titre sur le trimestre antérieur. Hors éléments, toutefois, le bénéfice ajusté aurait progressé de 18% en séquentiel, tiré essentiellement par un taux effectif d'imposition plus bas. La croissance du bpa ajusté dilué en glissement annuel est ressortie à 42%. Le management évoque un bon début d'année.

Wells Fargo devra payer une amende d'un milliard de dollars aux Etats-Unis. La banque US met ainsi un terme aux enquêtes concernant ses pratiques. Il s'agit de la plus importante sanction infligée, sous la présidence de Donald Trump, à une grande banque nationale. Deux pénalités de 500 M$ seront réglées au Consumer Financial Protection Bureau et à l'Office of the Comptroller of the Currency, a précisé aujourd'hui le CFPB. Le titre de la banque remonte toutefois, alors que Wells avait déjà prévenu d'une amende potentielle d'une telle ampleur.

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