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Pré-ouverture Wall Street : et si la guerre commerciale avait bien lieu ?

Pré-ouverture Wall Street : et si la guerre commerciale avait bien lieu ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine fléchit assez lourdement avant bourse ce mercredi, le S&P500 reculant de 0,6% et le Nasdaq de 1%. Les investisseurs restent donc relativement fébriles, après la légère correction de la veille (-0,72% sur le DJIA et -0,21% sur le Nasdaq). La période d'incertitude géopolitique qui s'ouvre fournit le prétexte aux prises de bénéfices sur les marchés.

Le président Donald Trump a annihilé le sentiment positif découlant de l'accord commercial entre les USA et la Chine hier. Trump ne s'estime en effet "pas satisfait" des discussions commerciales de la semaine dernière, alors que le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin avait pourtant adopté pour sa part un ton plutôt optimiste. Selon l'agence 'Reuters', le président des États-Unis laisse la porte ouverte à de nouvelles négociations. Interrogé par les médias avant sa rencontre avec le leader sud-coréen, Trump a glissé que les discussions avec la Chine étaient "un début".

Le président américain a laissé par ailleurs planer le doute concernant le sommet historique programmé le 12 juin avec le leader nord-coréen Kim Jong-un... Le Secrétaire d'Etat Mike Pompeo a tenté de rassurer - sans grand succès - ce mercredi en confirmant la date du sommet.

Pour finir, l'administration Trump entendrait, selon les rumeurs de marché, réduire de 10% les exportations européennes d'acier vers les États-Unis. Ces rumeurs ravivent évidemment les craintes de guerre commerciale, d'autant que les partenaires commerciaux des Etats-Unis n'entendent pas rester les bras ballants.

L'agence Bloomberg, détaillant ce jour les potentielles représailles des partenaires des USA, estime que Trump risque de faire face à une addition globale de 3,45 Mds$ à court terme, dont 1,6 Md$ de prélèvements douaniers provenant de l'Union européenne, 538 M$ pour la Russie, 267 M$ pour la Turquie ou 264 M$ pour le Japon. La Chine a déjà imposé 612 M$ de tarifs additionnels aux Etats-Unis...

Sur le marché des changes, l'euro perd 0,7% à 1,17$. L'euro ressort ainsi au plus bas de cinq mois contre dollar, après de faibles données du secteur privé dans la Zone euro.

Le rendement du '10 ans' américain retombe pour sa part à 3,013% actuellement sur le marché obligataire.

Sur le Nymex, le baril de brut pour juillet abandonne 0,4% à 71,9$, alors que l'OPEP pourrait bien augmenter sa production dès le mois de juin, d'après les derniers rapports de presse.

L'actualité économique américaine est assez fournie ce jour. L'indice flash PMI composite des États-Unis pour le mois de mai 2018 sera révélé à 15h45 par Markit (consensus 54,8 - 56,5 pour l'industrie manufacturière et 54,6 pour les services).

Les ventes de logements neufs du mois d'avril seront dévoilées à 16 heures (consensus 677.000 unités).

Le rapport du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques pour la semaine close au 18 mai sera communiqué à 16h30 (consensus -2,5 millions de barils pour les stocks de brut - hors réserve stratégique).

Enfin, les Minutes du FOMC, qui concernent la dernière réunion monétaire de la Fed, seront publiées dans la soirée, à 20 heures. Les opérateurs tenteront d'y trouver des indices concernant les futures remontées de taux. Pour l'heure, un tour de vis d'un quart de point est hautement probable le 13 juin, à l'issue de la prochaine réunion (95% de probabilité selon FedWatch - CME Group).

La Fed table sur deux hausses supplémentaires des taux cette année, tandis que le marché 'price' désormais trois tours de vis d'un quart de point.

Intuit, Urban Outfitters et Hewlett Packard Enterprise ont publié leurs résultats financiers trimestriels après bourse hier à Wall Street. Lowe's, Target, Tiffany et Ralph Lauren, annoncent leurs comptes avant bourse ce jour. L Brands, Williams-Sonoma et NetApp seront de la partie ce soir.

LES VALEURS

Intuit consolide avant bourse à Wall Street. Le groupe, qui fournit des services de préparation fiscale aux USA, a pourtant dépassé le consensus de place pour le troisième trimestre. Sur une base ajustée, le bénéfice par action s'est élevé à 4,82$ contre 4,68$ de consensus, alors que les revenus sont ressortis à 2,93 Mds$ (+15%). Le bénéfice net a atteint 1,2 Md$ et 4,59$ par action. Sur le trimestre entamé, le bpa est attendu entre 22 et 24 cents, pour des revenus logés entre 940 et 960 M$.

Urban Outfitters perd également du terrain après les résultats, alors que son bénéfice du 1er trimestre fiscal a pourtant plus que triplé. Le bénéfice trimestriel ajusté par action est ressorti à 38 cents, contre 30 cents de consensus. Les revenus à comparable ont augmenté de 10% en glissement annuel. Le bénéfice net consolidé s'est élevé à 41 M$ soit 38 cents par titre, contre 12 M$ et 1 cent par action un an plus tôt. Les revenus se sont appréciés de 12% à 856 M$.

Hewlett Packard Enterprise fléchit avant bourse. Le groupe a pourtant battu le consensus de profit sur le trimestre clos. HPE a par ailleurs rehaussé ses prévisions annuelles de bénéfices. Le groupe scindé de Hewlett Packard en 2015 table désormais sur un bpa annuel ajusté allant de 1,40 à 1,50$ pour l'exercice 2018. Sur le trimestre clos fin avril, les revenus de la division Hybrid IT (serveurs, stockage et centres de données) ont grimpé de 7% à plus de 6 Mds$. Les revenus totaux ont augmenté de 10% à 7,5 Mds$, pour un bénéfice net de 778 M$ et 50 cents par action. L'an dernier, à la même époque, le groupe affichait une perte de 612 M$.

Lowe's gagne du terrain en pré-séance. Le détaillant américain en ameublement maintient ses objectifs annuels, alors qu'il a raté le consensus de ventes pour le premier trimestre. Sur le T1, le bénéfice net s'est élevé à 988 M$ et 1,19$ par action, pour des revenus en croissance de 3% à 17,4 Mds$. Le consensus était de 1,22$ de bpa et 17,5 Mds$ de chiffre d'affaires. Les prévisions annuelles de profit et de ventes à comparable sont confirmées.

Target trébuche avant bourse. Le groupe, qui poursuit sa transition, vient de livrer des profits inférieurs aux attentes de marché. Le détaillant discount américain a réalisé au 1er trimestre fiscal un bénéfice ajusté de 1,32$, alors que le consensus était de 1,39$. Les revenus trimestriels ont totalisé 16,8 Mds$, contre 16,6 Mds$ de consensus. La croissance à comparable s'est établie à 3%, avec l'amélioration du trafic. Cette expansion à magasins constants ressort en ligne avec les attentes.

Tiffany flambe de 15% en pré-séance à Wall Street. Le joaillier new-yorkais a dépassé les attentes sur le trimestre clos et dopé ses prévisions financières. Sur le 1er trimestre, les ventes se sont envolées de 15% à 1,03 Md$, contre 959 M$ de consensus. La croissance à comparable est ressortie particulièrement dynamique, à 7%, contre 2,7% de consensus. Le bénéfice ajusté par action a atteint 1,14$, contre 83 cents de consensus. Le groupe table désormais sur un bénéfice annuel par action allant de 4,50 à 4,70$ pour l'exercice clos en janvier 2019, contre une guidance antérieure qui allait de 4,25 à 4,45$. Le groupe dévoile enfin un nouveau programme de rachat d'actions d'un milliard de dollars.

Ralph Lauren grimpe avant bourse. Le groupe a amélioré ses marges et dépassé les attentes sur le trimestre clos. Pour le quatrième trimestre fiscal, le bénéfice net est ressorti à 41 M$, contre une perte un an avant. Le bpa a atteint 50 cents et le bpa ajusté 90 cents, contre 86 cents de consensus. Les revenus ont totalisé 1,53 Md$. Sur l'exercice, le bénéfice net est ressorti à 163 M$ et 1,97$ par action, pour des revenus de 6,2 Mds$.

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