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Pré-ouverture Wall Street : énorme rebond, sur des espoirs d'accord avec la Chine

Pré-ouverture Wall Street : énorme rebond, sur des espoirs d'accord avec la Chine

Pré-ouverture Wall Street : énorme rebond, sur des espoirs d'accord avec la Chine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street rebondit avant bourse ce lundi, après sa récente correction. Le S&P500 est attendu pour l'heure sur un gain de 1,4% en pré-séance, tandis que le Nasdaq s'envole de 1,7% ! La cote américaine, qui plongeait en fin de semaine dernière, affectée en particulier par les craintes de guerre commerciale à grande échelle, s'offre aujourd'hui un sursaut sur des espoirs de négociations entre les États-Unis et la Chine.

Ainsi, la Chine serait prête à entamer des discussions avec les USA de Donald Trump, afin de résoudre les conflits commerciaux actuels. C'est du moins ce qu'a laissé entendre le ministère chinois aux affaires étrangères ce lundi...

Trump avait signé en fin de semaine dernière un décret prévoyant de taxer jusqu'à 60 milliards de dollars de marchandises chinoises importées aux États-Unis. En outre, Washington prévoyait alors d'imposer des restrictions à la Chine en matière d'acquisitions et de transferts de technologie... A l'issue de deux semaines de négociations, Washington avait par ailleurs fait savoir que l'Union européenne serait de son côté exemptée, "pour le moment", des taxes sur l'acier et l'aluminium que Donald Trump avait annoncées le 9 mars dernier. Le Canada et le Mexique avaient déjà été exemptés, en attendant la conclusion de la renégociation de l'accord de libre échange nord-américain (Nafta) que Donald Trump entend rééquilibrer en faveur des Etats-Unis.

L'arme des sanctions commerciales menace donc désormais la Chine, dont l'excédent commercial avec les Etats-Unis serait "hors de contrôle", selon Trump. Le président américain a estimé que l'idée de taxer les produits chinois "couvait depuis longtemps" et a donné le chiffre de 60 Mds$ de marchandises taxées alors que son administration avait évoqué le chiffre de 50 Mds$ quelques heures plus tôt... "Nous avons perdu sur une période relativement courte 60.000 usines en raison des déséquilibres commerciaux", a ajouté Trump. Son secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a indiqué qu'il pensait que les annonces américaines "conduiront a des négociations, et non à des batailles" entre Washington et Pékin...

Le Secrétaire américain au trésor Steven Mnuchin dit également espérer un accord avec la Chine, afin d'éviter la guerre commerciale. "Nous allons mettre en place nos tarifs. Nous y travaillons. Nous travaillons également sur des restrictions d'investissement, mais nous menons simultanément des négociations avec les Chinois pour voir si nous pouvons parvenir à un accord", a déclaré Mnuchin hier sur Fox News. "Nous avons des conversations très productives avec eux. J'espère prudemment que nous parviendrons à un accord, mais sinon, nous appliquerons ces taxes. Nous ne les mettrons pas en veille, à moins que nous parvenions à un accord acceptable que le président puisse signer".

Pour finir, sur le réseau social Twitter ce jour, Donald Trump affirme la bonne santé de l'économie américaine. "Notre pays va bien!", assure le dirigeant. "L'économie a vraiment l'air bien. Cela fait de nombreuses années que nous n'avions plus vu ce genre de chiffres. La force sous-jacente de nos compagnies n'a peut-être jamais été aussi grande"...

Sur le front économique aux USA ce jour, l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago pour le mois de février 2018 est ressorti à 0,88, contre 0,05 de consensus et 0,02 pour la lecture révisée du mois antérieur. L'indice manufacturier de la Fed de Dallas pour le mois de mars sera annoncé à 16h30 (consensus 31 pour l'activité générale).

LES VALEURS

Apple se redresse en pré-séance ce lundi à Wall Street. Alors que certains spécialistes craignent donc des ventes d'iPhones quelque peu décevantes du groupe à la pomme, Apple pourrait bien préparer une surprise sur un autre front. Ainsi, le colosse technologique californien tient un événement à Chicago, qui pourrait bien constituer l'occasion de présenter une tablette iPad moins chère à destination des enseignants.

Par ailleurs, Tim Cook, le CEO du groupe, a promptement réagi au scandale Facebook / Cambridge Analytica, affirmant sa différence après les déboires du groupe de Mark Zuckerberg. Apple veut donc mettre l'accent sur l'importance de la sécurité et de la protection des données privées. Il faut dire qu'avec ses produits 'durs', Apple est nettement moins exposé aux problématiques de publicité que Facebook ou encore Google...

Tim Cook, questionné à propos du scandale à l'occasion du Forum sur le développement de la Chine, en a appelé à une régulation accrue. "Nous nous sommes inquiétés depuis plusieurs années du fait que les gens, dans de nombreux pays, donnaient des données sans savoir exactement ce qu'ils faisaient, que des profils détaillés étaient constitués, qu'il se produirait un jour quelque chose et que des gens seraient incroyablement offensé par ce qui avait été fait sans qu'ils en soient conscients. Malheureusement, cette prédiction s'est réalisée plus d'une fois", a ainsi lancé Cook. Le dirigeant du groupe de Cupertino estime que cette situation est assez grave et importante pour nécessiter une réglementation "bien conçue".

Tesla. De son côté, Elon Musk, le charismatique patron du leader de l'automobile électrique Tesla, n'a pas fait dans la nuance. Après le scandale Facebook, et répondant à Brian Acton (co-fondateur de WhatsApp - racheté par Facebook en 2014 pour 19 Mds$), qui en avait appelé à "effacer Facebook", Musk s'est d'abord demandé, sur le réseau social Twitter : "C'est quoi Facebook ?" Un autre utilisateur de Twitter l'a alors provoqué, lui demandant de supprimer la page Facebook de SpaceX... Sans se faire prier, Elon Musk a effacé les pages de SpaceX et de Tesla, déclarant qu'il ne savait même pas que celle de SpaceX existait.

Facebook. Rappelons que le dossier a perdu la semaine dernière plus de 70 Mds$ de capitalisation boursière. Le titre restera donc surveillé aujourd'hui, alors que les marchés boursiers américains se laissent tenter par un rebond.

Microsoft pourrait surprendre au point de devenir la première compagnie à dépasser la barre des 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière, si l'on en croit un spécialiste de la place. Ainsi, Morgan Stanley vient de doper son objectif de cours sur Microsoft de 110$ à 130$. Morgan mise sur une adoption accrue du 'cloud' et une amélioration des marges du géant sofware de Redmond.

La note publiée ce jour par Morgan Stanley fait donc sensation. Le potentiel ressortirait encore à plus de 40% aux cours actuels. Si l'on en croit Morgan, les atouts de Microsoft seraient nombreux. Le broker cite le positionnement du groupe, qui lui permettra de profiter de l'essor du cloud public (marché qui devrait plus que doubler à plus de 250 Mds$ d'après le spécialiste), ainsi que l'importance des canaux de distribution et la base installée de clientèle. Ces éléments, ainsi que l'amélioration des marges, devraient permettre au groupe de dégager 50 Mds$ d'EBIT et d'atteindre les 1.000 Mds$ de capitalisation, si l'on en croit l'analyste Keith Weiss.

Intel prend également de la hauteur en pré-séance à Wall Street. Le leader mondial des microprocesseurs profite lui aussi d'une recommandation de broker. La firme Raymond James a rehaussé son conseil à 'performance de marché' sur la valeur.

USG bondit de 20% en pré-séance à Wall Street, alors que Berkshire Hathaway, firme d'investissement de Warren Buffett, devrait céder sa participation pour 42$ par titre à la firme allemande Gebr Knauf Verwaltungsgesellschaft. L'Allemand, qui possède déjà un peu plus de 10% des parts, veut racheter 100% de l'Américain USG pour environ 6 Mds$. Knauf a soumis une proposition le 15 mars pour la reprise d'USG, acteur du marché des matériaux de construction. Berkshire détient 31% du capital, ce qui en fait le principal actionnaire.

Finish Line a annoncé un accord de fusion avec JD Sports Fashion Plc, le spécialiste de la basket et du 'Sport Fashion' en Angleterre. Ce dernier va ainsi acquérir 100% des actions de l'américain à 13,50$ l'unité en numéraire, ce qui valorise l'entreprise à environ 558 M$. L'opération offre une prime de 28% par rapport au cours de clôture de Finish Line du 23 mars dernier (10,55$ sur le Nasdaq). La transaction devrait être finalisée vers le mois de juin 2018.

Paychex a publié ses comptes du troisième trimestre fiscal. Les revenus montent de 9% en glissement annuel, à 866,5 M$. Les bénéfices ressort à 260,4 M$, en hausse de 29%, faisant ressortir un bénéfice par action de 0,72$. En base ajustée, le bpa progresse de 15% à 0,63$. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,63$, pour des revenus de 854 M$.

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