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Pré-ouverture Wall Street : dans le rouge, Trump veut lourdement taxer la Chine

Pré-ouverture Wall Street : dans le rouge, Trump veut lourdement taxer la Chine
Pré-ouverture Wall Street : dans le rouge, Trump veut lourdement taxer la Chine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street fléchit avant bourse ce lundi, le S&P500 et le Nasdaq abandonnant respectivement 0,2% et 0,3%. Trump devrait en effet mettre en application de nouvelles taxes portant sur 200 milliards de dollars d'importations chinoises, malgré les tentatives de discussions entre les deux pays.

Trump maintient la pression

"Les Tarifs (douaniers) ont placé les U.S. dans une très forte position de négociation, avec des Milliards de dollars, et de l'Emploi, se déversant dans notre Pays - et pourtant, les augmentations de coûts ont été jusqu'à présent presque imperceptibles. Si les pays ne concluent pas d'accords équitables avec nous, ils seront 'Tarifés!'", a lancé encore Trump, il y a quelques instants, sur le réseau social Twitter.

Trump avait déjà affirmé que les USA ne ressentaient pas de pression pour conclure un accord avec la Chine. "Le Wall Street Journal a tort, nous ne sommes pas sous pression pour conclure un accord avec la Chine, ils sont sous pression pour conclure un accord avec nous. Nos marchés s'envolent, les leurs s'effondrent. Nous allons bientôt prendre des Milliards en Tarifs (taxes) & fabriquer nos produits à la maison."

Dans un communiqué transmis vendredi à CNBC, la Maison Blanche affirmait d'ailleurs : "Le Président a clairement indiqué que lui et son administration continueraient à prendre des mesures pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales de la Chine. Nous encourageons la Chine à répondre aux préoccupations de longue date évoquées par les États-Unis".

200 milliards de dollars d'importations chinoises taxées à 10% ?

Afin de mettre la pression sur Pékin, les États-Unis devraient donc imposer ces prélèvements douaniers additionnels sur 200 Mds$ d'imports chinois, même si le taux d'imposition serait finalement moins lourd que prévu à en croire le 'Wall Street Journal'. Avant la réouverture des négociations avec la Chine, Trump préparerait donc ce nouveau volet de 'tarifs douaniers', confirme un responsable senior de l'administration cité par CNBC. Les nouvelles taxes pourraient prendre effet dès cette semaine. Le WSJ croit savoir que le taux serait pour l'heure fixé à 10%, contre un niveau auparavant attendu à 25%. Une telle entame permettrait à l'administration Trump de durcir encore sa position en cas d'échec des discussions ou de tergiversations du côté chinois.

Trump a rencontré ces derniers jours ses conseillers économiques, dont le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, le Secrétaire au commerce Wilbur Ross et le Représentant au commerce Robert Lighthizer, afin de préciser sa position. Les tensions semblent vives au sein de l'administration Trump sur le dossier de la querelle commerciale avec la Chine, alors que Mnuchin tente de parvenir à un compromis avec Pékin, et a proposé un nouveau 'round' de négociations à la fin septembre.

La Chine peut-elle claquer la porte ?

Donald Trump pourrait annoncer dès ce lundi l'instauration des droits de douane, selon le 'Wall Street Journal'. Ces nouvelles taxes pourraient donc finalement s'élever à 10%. Toutefois, si ces nouvelles taxes se confirment, la Chine envisage de ne pas se rendre au prochain 'round' de négociations prévu en fin de mois et prépare des mesures de représailles, a précisé le 'WSJ'.

Dès vendredi, l'agence 'Bloomberg' écrivait de son côté que Donald Trump avait demandé à ses équipes de mettre en oeuvre ces droits de douane. "Trump a chargé ses équipes de mettre en oeuvre des tarifs douaniers sur quelque 200 Mds$ supplémentaires sur des produits chinois en dépit de la tentative de son secrétaire au Trésor (Steven Mnuchin) de relancer des discussions avec Pékin pour résoudre la guerre commerciale", selon ces sources.

La Chine avait auparavant salué une invitation adressée par les USA, qui proposaient d'ouvrir un nouveau volet de négociations commerciales. Geng Shuang, porte-parole du Ministère chinois aux affaires étrangères, s'était félicité de cette proposition. Larry Kudlow, qui dirige le conseil économique de la Maison Blanche, affirmait que Steven Mnuchin avait adressé cette invitation à de hauts responsables chinois. Kudlow précisait avoir reçu des informations selon lesquelles le gouvernement chinois souhaitait poursuivre les négociations. "Ainsi, le Secrétaire Mnuchin, qui est le chef d'équipe pour la Chine, a apparemment lancé une invitation".

Risque d'escalade

"La Chine a toujours considéré qu'une escalade du conflit commercial ne servait les intérêts de personne. En fait, depuis les entretiens préliminaires du mois dernier à Washington, les équipes de négociation commerciale des deux parties ont maintenu diverses formes de contact et ont tenu des discussions sur les préoccupations de chaque partie", avait affirmé pour sa part Geng Shuang, avant toutefois que ne circulent les rumeurs de taxation supplémentaire.

L'invitation de Mnuchin aurait été adressée à ses homologues chinois, dont le vice-premier ministre Liu He, principal conseiller économique du Président chinois Xi Jinping. Les discussions pourraient débuter dans les prochaines semaines, le timing exact et le lieu de la rencontre restant à préciser. Évidemment, la plus grande incertitude plane encore concernant la réaction chinoise aux probables nouvelles taxes de Trump.

En début de mois, Trump s'était dit prêt à appliquer des prélèvements douaniers additionnels sur la quasi-totalité des importations chinoises. Autrement dit, l'administration américaine en place menace de taxer 267 milliards de dollars de biens additionnels importés de Chine, alors que des prélèvements supplémentaires étaient déjà programmés sur 200 milliards de dollars de produits. Au total, ce sont donc plus de 500 Mds$ de produits importés de Chine qui seraient menacés...

Indice Empire State décevant aux États-Unis

L'indice manufacturier Empire State de la Fed de New York pour le mois de septembre est ressorti inférieur aux attentes, à 19, contre un consensus de 23 et un niveau de 25,6 un mois avant. Ainsi, cet indicateur manufacturier régional traduit un fort ralentissement de l'expansion de l'activité.

Trimestriels à suivre

FedEx publie ses comptes trimestriels après la clôture de Wall Street, ce lundi soir. Il s'agit du premier trimestre fiscal 2019. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 3,82$, pour des revenus de 16,9 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bpa de 2,51$, pour des revenus de 15,3 Mds$. Lors de la précédente publication, FedEx avait annoncé viser, sur l'exercice fiscal 2019, des revenus en hausse de 9%, pour un bpa logé entre 17 et 17,6$.

Oracle publiera également ses résultats trimestriels ce lundi soir. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,69$, pour des revenus de 9,3 Mds$. Un an avant, sur la même période, le géant des logiciels d'entreprise avait enregistré un bénéfice par action de 0,62$, et des revenus de 9,2 Mds$. Lors de la publication des comptes du quatrième trimestre fiscal 2017-2018, le groupe avait annoncé viser, sur le T1 fiscal 2018-2019, un bénéfice par action compris entre 0,67 et 0,69$.

Tesla serait passé d'un enfer de production à un "enfer logistique", s'est excusé Elon Musk, patron du groupe, sur le réseau social Twitter. Musk répondait au tweet d'une cliente mécontente, attendant toujours la réception de son véhicule. "Nous effectuons des progrès rapides. Cela devrait être résolu rapidement", a voulu rassurer le CEO de Tesla, qui s'est en revanche enthousiasmé au sujet de la rapidité des réparations de Tesla.

Par ailleurs, le fonds souverain saoudien 'PIF', qui avait pris plus tôt cette année près de 5% du capital de Tesla, et devait soutenir les plans de sortie de la cote (désormais abandonnés) d'Elon Musk, a investi 1 milliard de dollars au sein du rival californien du groupe, Lucid Motors.

Coca-Cola serait à son tour tenté par le marché du cannabis, puisque le géant des 'soft drinks' envisagerait très sérieusement de se lancer dans les infusions à base de marijuana, si l'on en croit 'BNN Bloomberg', chaîne financière canadienne. Interrogé à ce sujet ce jour, Coca-Cola a simplement précisé qu'il observait attentivement le marché. Le groupe a refusé de commenter les spéculations du marché.

BNN Bloomberg croit de son côté savoir que Coca mènerait des discussions avec le Canadien Aurora Cannabis Inc en vue d'une possible alliance. Rien n'assurerait cependant du succès des négociations, a ajouté BNN, ce qui n'a pas empêché l'action Aurora de prendre son envol aujourd'hui. Un tel accord serait une grande première, entre un acteur des boissons sans alcool et un groupe actif sur le segment du cannabis.

Tyson Foods annonce la nomination de Noel White, ex-président du groupe Beef, Pork & International et membre de l'équipe de direction de Tyson Foods, au poste de nouveau CEO du groupe à partir du 30 septembre 2018. Il remplace Tom Hayes qui a décidé de quitter ses fonctions pour des "raisons personnelles". Le groupe réaffirme en outre ses objectifs annuels, à savoir un bénéfice par action ajusté compris entre 5,70 et 6$.

Amazon. Mark May, spécialiste de Citi Research, conseille à Amazon de se scinder en deux afin d'éviter de susciter l'intérêt antitrust de l'administration Trump. Ainsi, l'analyste, cité par CNBC, estime qu'un 'split' d'Amazon créerait de la valeur pour les actionnaires, en séparant les activités de détail de celles d'AWS. Le groupe de Jeff Bezos minimiserait ainsi le risque d'une pression des régulateurs. Citi Research a par ailleurs confirmé son conseil acheteur sur Amazon à Wall Street, affirmant le statut de 'top pick' (meilleur choix) du dossier du géant du e-commerce.

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