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Pré-ouverture Wall Street : AT&T et Time Warner en renfort, en attendant la Fed

Pré-ouverture Wall Street : AT&T et Time Warner en renfort, en attendant la Fed
Pré-ouverture Wall Street : AT&T et Time Warner en renfort, en attendant la Fed
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après les nouveaux sommets inscrits hier par l'indice 'technologique' Nasdaq, la cote américaine demeure bien orientée. Le S&P500 avance encore de 0,1% et le Nasdaq de 0,2% en pré-séance ce mercredi. L'optimisme prévaut donc, avant un communiqué attendu sans grande surprise de la Fed.

La victoire d'AT&T en justice sur le dossier Time Warner (opération de 85 Mds$ tout de même !) soutient le secteur des médias et celui des télécommunications. Sprint, qui entend se rapprocher de T-Mobile, est par exemple recherché. Dans un registre un peu différent, Netflix gagne du terrain, soutenu par un avis de Goldman Sachs, qui estime que le pire sera passé cette année pour le leader de la vidéo en streaming en termes de consommation de cash...

Trump, de son côté, fanfaronne encore sur Twitter au sujet de l'accord signé avec le leader nord-coréen Kim Jong-un, relatif à la dénucléarisation de la péninsule. "Je viens juste d'atterrir - un long voyage, mais tout le monde peut maintenant se sentir bien plus en sécurité que le jour où j'ai pris mes fonctions. Il n'y a désormais plus de Menace Nucléaire de la part de la Corée du Nord", affirme encore le président américain.

"Avant de prendre mes fonctions, les gens supposaient que nous allions en Guerre avec la Corée du Nord. Le Président Obama affirmait que la Corée du Nord était notre problème le plus important et le plus dangereux. Ça n'est plus le cas - dormez bien cette nuit!"

La réunion monétaire de la Fed se tient depuis hier. Le communiqué monétaire (FOMC) de la Banque centrale américaine sera publié à 20 heures ce soir. Les prévisions économiques de la Fed seront dévoilées à la même heure. Jerome Powell, nouvel homme fort de la Banque, livrera ses remarques à 20h30 à l'occasion d'une conférence de presse.

Une hausse des taux d'un quart de point, la seconde de l'année, est pressentie ce soir (probabilité de 96,3% selon l'outil FedWatch du CME Group, contre 3,7% de probabilité pour un statu quo). Le taux des fonds fédéraux serait alors porté entre 1,75 et 2%.

Les opérateurs tenteront d'y voir plus clair concernant les actions ultérieures, plus incertaines, de la Fed. Pour le 19 décembre, et la dernière réunion monétaire de l'année, la probabilité d'un taux des fonds fédéraux logé entre 2 et 2,25% est actuellement de 41,2% (cela correspondrait à trois hausses de taux dans l'année) - contre 41,6% pour celle de taux logés entre 2,25 et 2,50% (soit 4 tours de vis dans l'année).

Certains audacieux vont jusqu'à anticiper une... cinquième hausse des taux cette année. Ainsi, toujours d'après l'outil FedWatch, la probabilité d'un taux des 'fed funds' situé entre 2,50 et 2,75% à l'issue de la réunion monétaire de décembre serait de 6,8%.

On n'entendait plus vraiment parler du risque de poussée inflationniste aux États-Unis. Il pourrait pourtant faire son grand retour avec la statistique des prix à la production dévoilée aujourd'hui. Ainsi, l'indicateur des prix américains à la production pour le mois de mai 2018 est ressorti en vive progression de 0,5% en comparaison du mois antérieur, contre +0,3% de consensus de place et +0,1% pour le mois antérieur. Hors alimentaire et énergie cette fois, le 'PPI' s'est affiché en hausse de 0,3% par rapport au mois précédent, contre +0,2% de consensus et +0,2% en avril 2018. Enfin, hors alimentaire, énergie et services commerciaux, le PPI ne ressort toutefois plus qu'en augmentation de 0,1%.

En comparaison du mois de mai 2017, le PPI grimpe de 3,1% (+2,4% hors alimentaire et énergie).

L'indice des anticipations d'inflation de la Fed d'Atlanta pour le mois de juin, qui mesure les prévisions d'inflation à un an du point de vue des entreprises, sera révélé à 16 heures (+2% pour la lecture antérieure).

Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 8 juin, sera annoncé à 16h30 (consensus -1,4 million de barils pour les stocks de brut - hors réserve stratégique).

LES VALEURS

AT&T. La fin du suspense a sonné pour la mégafusion entre le géant américain des télécoms, AT&T, et celui des médias, Time Warner ! Vingt mois après l'annonce du rapprochement, un juge fédéral a annoncé mardi, après la clôture de la Bourse de New York, qu'il autorisait, sans conditions, cette opération de 85 milliards de dollars ! AT&T s'est félicité dans un communiqué de la décision de justice et a fait savoir qu'il comptait boucler la fusion d'ici au 20 juin.

Le juge avait plusieurs options dans cette affaire: bloquer la fusion comme le demandait le département de la justice, l'autoriser sans conditions ou encore l'autoriser avec des conditions (cessions exigées...) Il a donc choisi l'option la plus favorable aux entreprises concernées, en prenant le contre pied du gouvernement et de Donald Trump, qui s'étaient opposés à l"opération...

AT&T, le premier câblo-opérateur américain et le deuxième opérateur mobile, avait lancé en octobre 2016 une offre de rachat de plus de 85 Mds$ sur Time Warner, propriétaire notamment de la chaîne 'HBO', des studios de cinéma Warner ou encore de la chaîne d'informations 'CNN'. L'objectif affiché de cette opération défensive est de contrer l'ascension rapide des nouveaux médias en streaming (Netflix, Google, Amazon...), qui laminent les marges des acteurs traditionnels de la TV par câble.

Pendant sa campagne électorale, Donald Trump avait attaqué l'opération, en affirmant qu'elle n'était "pas bonne pour le pays". Le président avait estimé qu'une telle fusion réduirait la concurrence et conduirait à une hausse des prix pour les consommateurs. Ces arguments ont été repris par le département de Justice (DoJ) qui, fin 2017, a saisi un tribunal fédéral pour tenter de bloquer l'opération, la jugeant anti-concurrentielle.

La décision que vient de prendre le juge fédéral en faveur de la fusion devrait avoir des répercussions sur l'avenir d'autres rapprochements en cours (Fox et Disney notamment) et pourrait influencer la politique antitrust aux Etats-Unis.

Tesla a poursuivi son rebond hier soir, clôturant sur un gain de 3,2% à 343$ et se rapprochant même de ses sommets historiques. Le titre, qui avait pris pratiquement 10% mercredi dernier après l'assemblée générale du groupe, puis 4,6% avant-hier avec les plans de mise à jour software dans la conduite autonome, prend encore de la hauteur.

Elon Musk a fait savoir que le constructeur de voitures électriques allait supprimer environ 9% de ses effectifs pour les ramener à 37.000. Ces coupes "difficiles mais nécessaires" permettront d'améliorer la rentabilité sans pour autant mettre en danger la montée en puissance de la production du Model 3, a assuré Musk.

Le courriel de Musk à ses employés ayant filtré hier, ce dernier l'a publié aussitôt sur le réseau social Twitter afin de rendre l'information transparente. "Comme précédemment annoncé, nous conduisons une restructuration organisationnelle complète sur l'ensemble de la compagnie. Tesla a grandi et évolué rapidement durant les dernières années, ce qui s'est traduit par des doublons sur certains postes et fonctions qui, alors qu'ils faisaient sens par le passé, sont aujourd'hui difficilement justifiables", a ainsi expliqué le dirigeant.

"Dans le cadre de cet effort, et compte tenu du besoin de réduire les coûts et de devenir rentable, nous avons pris la décision difficile de nous séparer d'environ 9% de nos collègues à l'échelle de la compagnie", ajoute Musk, selon lequel ces coupes n'affecteraient donc pas la capacité du groupe à atteindre ses objectifs de production sur le Model 3 dans les prochains mois.

"Tesla n'ayant jamais fait de bénéfice annuel dans ses - près de - 15 ans d'existence, le profit n'est évidemment pas ce qui nous motive. Ce qui nous fait avancer est notre mission, qui consiste à accélérer la transition mondiale vers une énergie durable et propre, mais nous ne réaliserons jamais cette mission à moins de démontrer que nous pouvons être durablement rentables", résume Elon Musk.

Le bond du titre hier s'expliquait sans doute également par une note de KeyBanc, qui voit des preuves d'une montée en puissance significative des volumes sur le Model 3...

Johnson & Johnson vient d'accepter l'offre de la firme d'investissements Platinum Equity, annoncée le 16 mars dernier, relative à la vente de son activité LifeScan pour 2,1 Milliards de dollars. LifeScan, acteur sur le marché de l'auto-surveillance glycémique (contrôle du diabète), fabrique les produits de la marque OneTouch. La période d'acceptation de l'offre devait s'achever le 15 juin 2018. L'opération devrait être finalisée d'ici à la fin de l'année 2018.

H&R Block a publié hier soir ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les bénéfices sont ressortis à 1,14 Md$ (5,42$ par action), contre 783 M$ (3,75$ par action) un an avant. Les revenus s'élèvent à 2,39 Mds$, contre 2,33 Mds$ un an plus tôt. Sur l'exercice, les revenus s'affichent à 3,16 Mds$ et le résultat net ressort à 613,1 M$ (2,91$ par action). Le titre s'effondre toutefois à Wall Street ce jour, le leader des services de préparation fiscale ayant délivré une guidance de marge d'Ebitda assez décevante pour 2019.

Stryker grimpe en pré-séance à Wall Street, alors que Boston Scientific chute. Le concepteur américain d'équipements médicaux Stryker vient en effet de démentir les rumeurs d'OPA sur son compatriote Boston Scientific. Le 'Wall Street Journal' affirmait pourtant lundi que Stryker avait fait une proposition dans ce sens à Boston Scientific, opération qui aurait pu créer un rival crédible face à Medtronic, qui pèse près de 120 Mds$.

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