Cotation du 14/11/2018 à 17h21 Dow Jones Industrial -0,23% 25 227,73
  • DJIND - US2605661048

Pré-ouverture Wall Street : à la guerre comme à la guerre

Pré-ouverture Wall Street : à la guerre comme à la guerre
Pré-ouverture Wall Street : à la guerre comme à la guerre
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street est attendu en forte baisse avant bourse ce lundi, le S&P500 abandonnant environ 0,6% en pré-séance et le Nasdaq 0,7%. La surenchère des mesures protectionnistes entre États-Unis et Chine pèse tout particulièrement sur les marchés, d'autant que la situation est également tendue entre les USA et leurs autres partenaires.

Sur le marché des changes ce jour, l'euro se stabilise laborieusement à 1,161$. Sur le Nymex américain, le baril de brut (contrat d'août) progresse de 0,3% à 65$.

La Maison Blanche avait confirmé vendredi, par un communiqué officiel du président Donald Trump, les mesures concernant le commerce avec la Chine. "La situation n'est plus tenable", affirmait ainsi Trump. "La Chine, par exemple, s'est engagée depuis longtemps dans plusieurs pratiques déloyales liées à l'acquisition de la propriété intellectuelle et de la technologie américaine. Ces pratiques, documentées dans un rapport exhaustif publié par l'United States Trade Representative (USTR) le 22 mars 2018, nuisent à notre sécurité économique et nationale et aggravent notre déséquilibre commercial déjà massif avec la Chine", ajoutait Trump.

Au regard du vol de propriété intellectuelle et de technologie de la Chine et de ses autres pratiques commerciales déloyales, les États-Unis de Trump appliqueront donc "un droit de douane de 25% sur des marchandises chinoises de 50 milliards de dollars contenant des technologies d'importance industrielle. Cela comprend les biens liés au plan stratégique chinois 'Made in China 2025' visant à dominer les industries émergentes de haute technologie qui stimuleront la croissance économique future de la Chine, mais qui nuisent à la croissance économique des États-Unis et de nombreux autres pays", détaillait le président américain. "Les États-Unis ne peuvent plus tolérer de perdre leur technologie et leur propriété intellectuelle du fait de pratiques économiques injustes", insistait Trump.

"Ces tarifs sont essentiels pour empêcher de nouveaux transferts injustes de technologies et de propriété intellectuelle américaines à la Chine, ce qui protégera les emplois américains. En outre, ils constitueront un premier pas vers l'équilibre des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine", lançait Trump. "Les États-Unis appliqueront des droits additionnels si la Chine prend des mesures de rétorsion, par exemple en imposant de nouveaux droits sur les marchandises, les services ou les produits agricoles des États-Unis; relever les obstacles non-tarifaires; ou prendre des mesures punitives contre les exportateurs américains ou les entreprises américaines opérant en Chine".

Pékin a riposté en annonçant l'instauration de taxes du même montant, fragilisant les marchés financiers mondiaux. Dans le détail, Washington a précisé que sur les 50 Mds$ de produits chinois visés, ce sont dans un premier temps 34 Mds$ qui seront taxés à partir du 6 juillet. Le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a précisé dans un communiqué que le second lot de 16 Mds$ d'importations chinoises "sera soumis à un examen supplémentaire" qui comprendra une période de consultations et d'auditions publiques. La Chine a elle aussi prévu de procéder en deux temps, avec la taxation, dès le 6 juillet, de 34 Mds$ d'importations américaines, dont des produits agricoles et les automobiles, a indiqué l'agence officielle Chine Nouvelle (Xinhua).

Cette nouvelle étape intervient alors que les Etats-Unis ont mis en oeuvre leurs menaces de taxes de 25% sur les importations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium, en provenance de Chine, mais aussi de l'Union européenne et du Canada. Ce sujet a provoqué le fiasco du sommet du G7 au Canada, qui s'est achevé par le retrait des Etats-Unis du communiqué conjoint signé quelques heures plus tôt. Ottawa et Bruxelles s'apprêtent désormais à riposter, face à Washington, en taxant à partir du mois prochain des milliards de dollars d'importations de produits américains...

Sur le front économique aux USA ce jour, l'indice du marché immobilier américain de la NAHB - National Association of Home Buiders - sera communiqué à 16 heures (consensus 70).

LES VALEURS

General Electric, très attaqué du fait de ses engagements antérieurs en France, va supprimer 1.200 emplois en Suisse via GE Power, alors que le groupe envisageait auparavant 1.400 suppressions de postes locales (et 4.500 en Europe).

Amazon va créer plus d'un millier de postes en Irlande au cours des deux prochaines années, ce qui portera ses effectifs locaux à plus de 3.500 personnes. Ces créations d'emplois sont les plus importantes dévoilées cette année par une multinationale en Irlande, précise Reuters, citant l'agence irlandaise de promotion des investissements étrangers.

Tesla maintient le cap. Elon Musk, patron du groupe, a signalé que le concepteur de véhicules électriques avait finalisé une nouvelle ligne d'assemblage dédiée au Model 3. Cela devrait permettre au groupe d'atteindre son objectif de production de 5.000 Model 3 par semaine d'ici la fin du trimestre. Le dirigeant de Tesla a également conseillé aux vendeurs à découvert de rapidement se racheter sous peine de voir "exploser" leurs positions.

Alphabet. Google va investir 550 M$ au sein de l'acteur chinois du e-commerce JD.com, poursuivant ainsi son offensive en Chine avec ce partenariat stratégique majeur. Initialement, l'accord permettra au groupe californien de proposer les produits JD.com sur sa plateforme Google Shopping mondiale. Les deux groupes devraient ensuite étendre ce partenariat.

JD.com capitalise actuellement plus de 62 milliards de dollars sur le Nasdaq. Le titre prend encore 5% en pré-séance à Wall Street, dopé par cet accord. JD avait déjà précédemment signé un partenariat prometteur avec le leader américain de la grande distribution traditionnelle, Walmart.

Oracle publiera demain, après la clôture de Wall Street, ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 0,94$, pour des revenus de 11,2 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 0,89$ et des revenus de 10,9 Mds$.

FedEx doit également publier demain ses résultats du quatrième trimestre fiscal. Les analystes anticipent en moyenne un bénéfice par action de 5,68$, pour des revenus de 17,2 Mds$. Un an avant, sur la même période, le groupe avait enregistré un bénéfice par action de 4,25$ et des revenus de 15,7 Mds$. Lors de la publication des comptes du T3 fiscal, FedEx avait annoncé viser, sur l'exercice, un bpa entre 17,90 et 18,30$.

©2018,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com