Cotation du 21/10/2020 à 18h05 CAC 40 -1,53% 4 853,95
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Ouverture Paris : le CAC40 s'enfonce dans le rouge

Ouverture Paris : le CAC40 s'enfonce dans le rouge
Ouverture Paris : le CAC40 s'enfonce dans le rouge
Crédit photo © Reuters

LA TENDANCE

(Boursier.com) — L 'indice CAC40 recule de 1,7% ce jeudi à 4.858 pts, dans une ambiance qui demeure très frileuse à l'écoute du renforcement des mesures sanitaires en Europe qui se confirme jour après jour pour tenter de faire face à la seconde vague épidémique. Le calendrier électoral américain n'aide pas non plus la prise de risque... Encore une fois, ce sont les secteurs les plus exposés à la crise sanitaire qui reculent nettement ce matin : le tourisme et l'aérien en tête...

WALL STREET

Wall Street a aussi consolidé hier soir pour la 2e séance consécutive, pendant que les négociations sur un nouveau plan de soutien s'enlisent aux Etats-Unis, et que la situation sanitaire se dégrade face à la résurgence du coronavirus. En Europe, plusieurs pays, dont la France et les Pays-Bas ont durci leurs mesures de restriction face à la pandémie de Covid-19, tandis que plusieurs essais cliniques ont été suspendus pour des raison de sécurité, douchant les espoirs de vaccin et de traitement efficace. Du côté des résultats trimestriels, les grandes banques américaines ont publié des résultats en demi-teinte et se montrent prudentes sur le rythme de la reprise économique.
A la clôture, l'indice Dow Jones a reculé de 0,58% à 28.514 points, tandis que l'indice large S&P 500 a lâché 0,66% à 3.488 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fléchi de 0,80% à 11.768 pts. Du côté de valeurs, Bank of America (-5,3%) et Wells Fargo (-6%) ont accusé le coup, après la publication de leurs résultats du 3e trimestre, tandis que Goldman Sachs a gagné 0,2%.

ECO ET DEVISES

En l'absence d'accord bipartisan entre le Congrès et la Maison Blanche sur un nouveau plan de relance face au coronavirus, les investisseurs s'inquiètent d'autant plus d'une situation sanitaire qui continue de s'aggraver en Europe, mais aussi dans certains Etats américains du Midwest et de l'Ouest, où les capacités hospitalières commencent à être sous tension.
En Europe, plusieurs pays ont donc durci leurs mesures de restrictions pour tenter de freiner la propagation du virus. Par ailleurs, les ministres des Affaires européennes ont adopté mardi des critères communs pour coordonner les restrictions de voyage dans l'UE.
Les Pays-Bas sont ainsi soumis à un "confinement partiel" depuis ce mercredi, comprenant notamment la fermeture de tous les bars et restaurants. En France, le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir l'instauration d'un couvre-feu de 21h à 06h du matin pour au moins quatre semaines dans neuf métroples, dont Paris et sa région.

Dans ce contexte anxiogène, plusieurs laboratoires ont jeté un froid en annonçant une suspension de leurs essais cliniques. Johnson & Johnson (-0,18%) a ainsi indiqué mardi avoir suspendu l'essai clinique de son candidat vaccin contre le Covid-19, en raison d'une maladie non expliquée qui a frappé un participant à cet essai. Un autre laboratoire américain, Eli Lilly (-1,08%), a annoncé de son côté avoir suspendu l'essai clinique de son traitement expérimental aux anticorps contre le Covid-19 pour des raisons de sécurité non détaillées

Les marchés financiers commencent par ailleurs à s'impatienter du manque de progrès des négociations sur un nouveau plan de soutien de l'économie américaine face à la pandémie... Chaque jour qui passe fait douter davantage d'une issue favorable avant les élections américaines du 3 novembre, c'est-à-dire dans moins de 3 semaines.
La Maison Blanche a proposé le week-end dernier un plan de 1.800 milliard de dollars, qui semblait pourtant s'approcher du plan démocrate portant sur un "package" de 2.200 Mds$. Mais ce plan a été repoussé à la fois par les Démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants et par les Républicains, qui contrôlent le Sénat.
Mercredi, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui négocie avec la présidente démocrate de la chambre, Nancy Pelosi, s'est montré pessimiste en évoquant des points de vue "très éloignés" sur certains sujets... "Nous continuons de progresser sur certaines questions, (mais) sur certains sujets nous restons très éloignés", a-t-il déclaré lors d'une conférence virtuelle. Selon des sources citées par 'Reuters', Nancy Pelosi a estimé de son côté que l'absence de stratégie nationale en matière de tests du coronavirus est un "point majeur de désaccord" entre son camp et l'administration Trump.
De son côté, le président républicain du Sénat, Mitch McConnell, n'a proposé qu'une enveloppe minimaliste, à savoir un texte portant uniquement sur le financement du chômage technique ("Paycheck Protection Program") dans les PME. Le projet a été rejeté par les Démocrates, mais aussi par le président Trump.
L'once de métal jaune s'échange à 1.897$. De son côté, la parité euro / dollar atteint 1,1745$ ce matin. Le baril de Brent se négocie 43,30$.

A SURVEILLER AUJOURD'HUI

Etats-Unis :
- Indice manufacturier de la Fed de Philadelphie. (14h30)
- Inscriptions hebdomadaires au chômage. (14h30)
- Indice manufacturier 'Empire State' de la Fed de New York. (14h30)
- Prix à l'import et à l'export. (14h30)
- Rapport hebdomadaire du Département à l'énergie sur les stocks pétroliers domestiques. (17h00)

VALEURS EN HAUSSE

Virbac (+10%) a réalisé au troisième trimestre 2020 un chiffre d'affaires de 235,6 ME, en légère croissance de +0,9% par rapport à la même période de 2019. À parités constantes, le trimestre affiche une solide performance à +6,8% (+11,1% hors Sentinel), la forte dépréciation de certaines devises notamment le réal brésilien, le peso mexicain, le rand sud-africain et la roupie, ayant fortement pesé sur la performance du trimestre.
A fin septembre, le chiffre d'affaires ressort à 713,9 ME sur 9 mois, soit une évolution globale de +2,4% (+3,3% hors Sentinel). Hors impact défavorable des taux de change, le chiffre d'affaires est en progression de +5,6% (+6,8% hors Sentinel).
Virbac rehausse à nouveau ses prévisions annuelles, à commencer par le chiffre d'affaires qui pourrait se situer dans une fourchette comprise entre 0% et +3% sur l'année 2020 à périmètre réel (post cession de Sentinel) et à taux constants (dans la fourchette haute de -3% à 0% précédemment). Le groupe anticipe un impact défavorable des changes sur le chiffre d'affaires d'environ 30 ME lié à la forte dépréciation des devises de la zone Amérique latine et Asie-Pacifique. Le ratio de " résultat opérationnel courant avant amortissement des actifs issus d'acquisitions sur chiffre d'affaires" devrait, quant à lui, se situer dans une fourchette comprise entre 13% et 15% sur l'année 2020 à périmètre réel et à taux constants (12% à 13% précédemment).
À noter que la cession des marques Sentinel intervenue début juillet, pour lesquelles Virbac continue à fabriquer la présentation Sentinel Spectrum sur son site américain de Bridgeton, devrait se traduire par une diminution d'environ 55 millions US$ du chiffre d'affaires et d'environ 3 points du ratio d'Ebita sur chiffre d'affaires sur une base pro forma en année pleine. Sur l'année 2020, l'impact sur le ratio d'Ebita sur chiffre d'affaires devrait se limiter à environ 1 point, compte tenu du bon niveau de vente de Sentinel, qui a représenté un chiffre d'affaires de 39 millions US$ au premier semestre.
Sur le plan financier, la cession de Sentinel pour un montant de 410 millions US$, génère un endettement net négatif. Les lignes tirées en dollars américains ont été remboursées, et la majeure partie des financements, à maturité 2022 pour l'essentiel, ont été conservés pour couvrir d'éventuels besoins en fonds de roulement, des opérations de croissance externe ou d'autres projets.

Unibail (+5% à 38 euros). Un consortium d'investisseurs européens conduit par Xavier Niel et Léon Bressler a appelé ce jeudi au rejet du projet de réorganisation d'Unibail-Rodamco-Westfield (URW). Dans un communiqué, le groupe emmené par le patron d'Iliad et l'ancien PDG d'Unibail demande à tous les actionnaires du leader de l'immobilier commercial de voter contre ce projet qui sera soumis au vote de l'assemblée générale le 10 novembre... Ils déplorent que le projet baptisé Reset "repose pour l'essentiel sur l'augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros, au lieu de repositionner les activités d'URW sur son coeur de métier, à savoir un portefeuille exceptionnel de centres commerciaux prime en Europe".
Ces investisseurs détiennent une participation de 4,1% dans Unibail-Rodamco-Westfield.

FDJ (+3%) a publié son activité du troisième trimestre 2020 et ses nouvelles perspectives pour l'ensemble de l'année.
Croissance des mises de +6% sur le trimestre, à 4,4 milliards d'euros, et stabilité du chiffre d'affaires, à 0,5 milliard d'euros.
Sur le trimestre, la dynamique enregistrée depuis mi-juin s'est accélérée, engendrant une croissance des mises de +6%, avec un été atypique au cours duquel FDJ a bénéficié de facteurs favorables, notamment un calendrier de manifestations sportives fourni à la suite du décalage de nombreux événements initialement prévus au deuxième trimestre.
FDJ a enregistré :
- Une forte croissance des paris sportifs, +27% à près de 1 milliard d'euros, tant en ligne qu'en point de vente.
- Une légère progression de l'activité loterie, +1% à 3,4 milliards d'euros

Publicis (+1%) a publié des résultats un peu meilleurs que prévu au troisième trimestre, fort d'un repli moins marqué qu'attendu de son activité dans le contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19. Le groupe publicitaire mondial a expliqué que ses clients avaient bien accueilli ses campagnes ciblées, fondées sur l'analyse de vastes bases de données.
Publicis a publié un chiffre d'affaires de 2,34 milliards d'euros au troisième trimestre (-5,6%), supérieur au consensus établi par le groupe à partir des prévisions de 20 analystes, qui tablait en moyenne sur un recul de près de 9%.
La société a su attirer de nouveaux clients au cours des 18 derniers mois, comme Kraft-Heinz, TikTok et Reckitt Benckiser.
Ces nouveaux clients ont permis à Publicis de limiter son recul en Amérique du Nord, le premier marché de la société en termes de revenus, accusant une baisse de 3% (contre -7,1% pour le consensus).
"On reste très prudent sur le quatrième trimestre", a déclaré Arthur Sadoun. Le groupe s'est néanmoins dit confiant dans sa capacité à délivrer son plan de réduction de coûts et à dégager un taux de marge opérationnelle en 2020 légèrement supérieur au consensus actuel des analystes de 14,3%...

Transgene : +1% avec Akwel, Groupe Crit, Eutelsat, Ateme

VALEURS EN BAISSE

Accor recule de 6% avec le renforcement des mesures sanitaires, suivi de Navya et de TechnipFMC

Le chiffre d'affaires sur 9 mois de GL Events (-5%) ressort à 367,3 ME, fortement impacté par la crise sanitaire à -56,8% par rapport à fin septembre 2019.
Après un très bon niveau d'activité en début d'exercice, puis une période de confinement quasi généralisée dans le monde liée à la Covid-19, le 3ème trimestre 2020 marque comme attendu le début de la reprise, reprise toutefois toujours freinée par les interdictions de rassemblements et fermetures de sites sur la plupart des zones où le groupe est présent.
Dans ce contexte, le chiffre d'affaires du 3ème trimestre 2020 s'établit à 100,5 ME en retrait de 60,4% par rapport au 3ème trimestre 2019.
GL Events ajuste son objectif de chiffre d'affaires 2020 à environ 500 ME contre 600 ME annoncés précédemment.
Sur la base de ce niveau d'activité et grâce aux actions menées en profondeur sur la structure de coûts, le résultat net part du Groupe devrait ressortir à -65 ME à fin 2020 contre de l'ordre de -50 ME annoncés précédemment.
Il est à noter que les annulations de dernières minutes du mois de septembre impactent de manière négative le résultat pour environ 7 ME.
Le plan d'économies de coûts devrait se chiffrer à environ 170 ME à fin d'exercice contre 130 ME annoncés précédemment...

Archos : -4% avec Vallourec, Plastic Omnium, Sodexo

ADP (-3%) a annoncé la prolongation pour un an de l'alliance HubLink avec Royal Schiphol Group.
Aéroports de Paris et NV Luchthaven Schiphol (Royal Schiphol Group), qui opère l'aéroport d'Amsterdam Schiphol, ont conclu fin 2008, pour 12 ans, un accord-cadre de coopération industrielle et de prise de participations croisées à hauteur de 8% du capital. L'alliance a été dénommée "Hublink".
"Le contexte actuel d'incertitude résultant de la crise liée à la Covid-19 rend nécessaire un report de la décision sur l'avenir de cette alliance" explique le groupe.
Aéroports de Paris, après autorisation de son conseil d'administration, annonce devoir prochainement signer un avenant afin de prolonger cette alliance pour une durée d'un an, jusqu'au 30 novembre 2021.

Les rumeurs autour d'un intérêt du Crédit Agricole (-3%) pour une acquisition en Italie semblent se préciser. A en croire le quotidien 'Il Messaggero', la banque verte et Banco BPM ont signé un accord de confidentialité en vue de discussions formelles sur un éventuel rapprochement. Le journal précise que cet accord fait suite à des discussions au plus haut niveau qui se sont tenues entre le directeur général de Banco BPM, Giuseppe Castagna, et le patron du Crédit agricole, Philippe Brassac.
Le Crédit Agricole est déjà très présent en Italie, où il exerce des activités de banque de détail, de banque d'affaires et de banque d'investissement. Le groupe s'est développé depuis 2007 de l'autre côté des Alpes avec des acquisitions dans la gestion d'actifs et la banque de détail et est désormais la septième banque locale en termes d'actifs totaux. Il compte plus de 3,5 millions de clients. Le Crédit Agricole possède d'ailleurs une coentreprise de crédit à la consommation avec Banco BPM.
Alors qu'il aurait également envisagé la possibilité de se rapprocher de Creval, le groupe français aurait donc finalement jeté son dévolu sur Banco BPM, issu de la fusion du Banco Popolare et de Banca Popolare di Milano en 2017.

Air France KLM : -3% suivi de Renault, Elis, CGG

Valeo : -2,5% avec Bouygues, BNP Paribas, Rexel, Nexans, Total, SG, Amundi et Michelin

Faurecia : -2% suivi de Eramet, Coface, CNP, JC Decaux

Le Conseil d'Administration du groupe L'Oréal (-1,3%) a confirmé son intention de dissocier les fonctions de Président et de Directeur Général. Les statuts de la société ne prévoyant aucune dérogation à la limite d'âge légale de 65 ans, Jean-Paul Agon devra transmettre ses fonctions de Directeur Général avant juillet 2021.
Le Conseil d'Administration a ainsi annoncé son intention de renouveler Jean-Paul Agon dans sa fonction de Président du Conseil d'Administration, fonction qu'il occupe depuis 2011, et de nommer M. Nicolas Hieronimus en qualité de Directeur Général.
Nicolas Hieronimus est entré chez L'Oréal il y a 33 ans et a effectué toute sa carrière au sein du Groupe dans plusieurs pays et divisions. Il est Directeur Général Adjoint de L'Oréal, en charge des Divisions, depuis 2017.
Ces changements prendront effet au 1er mai 2021 par décision du Conseil d'Administration tenu à l'issue de l'Assemblée Générale des actionnaires du 20 avril 2021. Assemblée qui sera notamment appelée à nommer Nicolas Hieronimus en qualité d'administrateur et à approuver la politique de rémunération correspondant à cette organisation.
Par ailleurs, Barbara Lavernos, en charge à partir de février 2021 de la Direction Recherche, Innovation, Technologies, sera nommée Directrice Générale Adjointe au 1er mai 2021.

Le chiffre d'affaires consolidé de Vilmorin (-1,5%), correspondant au revenu des activités ordinaires, s'élève pour l'exercice 2019/2020, à 1.435,2 millions d'euros, soit une hausse significative de 3,2% à données courantes par rapport à l'exercice précédent.
Après prise en compte des coûts de destruction et de dépréciation des stocks, la marge sur coût des ventes s'établit à 49,8%, en augmentation de 1 point par rapport à 2018-2019. Les charges opérationnelles nettes s'établissent à 604,4 millions d'euros, contre 564,1 millions d'euros au 30 juin 2019. Conformément à ses orientations stratégiques, Vilmorin & Cie a poursuivi, en 2019-2020, ses programmes de recherche, tant en matière de sélection végétale classique qu'en biotechnologies. L'effort de recherche s'élève à 260,2 millions d'euros contre 241,5 millions d'euros en 2018-2019 et représente désormais 16,7 % du chiffre d'affaires semences des activités destinées aux marchés professionnels et intégrant les activités de la société nord-américaine AgReliant détenue à 50%.
Ainsi, le résultat opérationnel consolidé s'élève à 109,8 millions d'euros, en légère baisse par rapport à l'exercice précédent (114,6 millions d'euros) ; il fait ressortir une marge opérationnelle comptable de 7,7%, en baisse de 0,5 point par rapport à 2018-2019. Quant à la marge opérationnelle courante, elle s'établit à 7,8%, en retrait de 0,8 point par rapport à l'exercice précédent. Il convient toutefois de souligner qu'en 2018-2019, le taux de marge opérationnelle courante tenait compte de plusieurs éléments opérationnels non récurrents pour un montant net total estimé à 7 millions d'euros soit +0,5 point.

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