Cotation du 18/12/2018 à 18h05 CAC 40 -0,95% 4 754,08
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Ouverture Paris : le CAC40 repique du nez

Ouverture Paris : le CAC40 repique du nez
Ouverture Paris : le CAC40 repique du nez
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

La hausse aura fait long feu. Après 30 minutes d'échanges, le CAC40 abandonne 0,48% à 5030 points. Portés hier par l'annonce de la trêve commerciale entre Washington et Pékin, les indices sont déjà pénalisés par les interrogations des investisseurs qui se demandent quelles seront les prochaines étapes de ce conflit alors que la réunion entre Donald Trump et Xi Jinping n'a débouché sur aucun accord concret. Les premiers signes d'inversion de la courbe des taux américains nourrissent par ailleurs les inquiétudes sur la fin du long cycle d'expansion économique aux Etats-Unis.

En France, le mouvement de contestation des 'gilets jaunes' continuera à être suivi de près alors que de nombreux pans de l'économie (tourisme, distribution, concessions) souffrent suite aux blocages organisés un peu partout dans le pays. Du côté des valeurs, c'est la douche froide pour LDLC et Elior après des résultats guère convaincants. A l'inverse, les opérateurs saluent le point trimestriel de Neopost.

VALEURS EN HAUSSE

* Neopost (+8,3% à 25,9 euros), après son point intermédiaire. La société a réalisé, au 3e trimestre 2018 (clos le 31 octobre 2018), un chiffre d'affaires consolidé de 265 millions d'euros, en hausse de +0,8% (+0,2% en organique). Elle a également confirmé ses objectifs annuels, ce qui est bien perçu par le marché.

* Carmat (+1,9% à 21,3 euros). La nomination de Jean-Pierre Garnier, qui remplacera Jean-Claude Cadudal, en tant que président du conseil d'administration, est perçue par Portzamparc comme une bonne nouvelle, dans la mesure où la medtech pourra profiter de l'expérience et des connaissances du dirigeant dans le secteur Pharmaceutique et des Biotechnologies pour continuer le développement clinique et commercial de sa technologie. Opportuniste, Portzamparc profite de la baisse récente du cours de bourse et de la prochaine finalisation du recrutement des patients de son étude clinique (dans les prochaines semaines) pour relever sa recommandation sur le dossier de "conserver" à "acheter", tout en maintenant son objectif de 25,30 euros inchangé.

* AccorHotels (+ 0,5% à 39,14 euros). Le titre bénéficie du soutien de RBC Capital qui, dans une note d'initiation de couverture, affiche son optimisme sur le groupe hôtelier en fixant un objectif de 50 euros et en conseillant le dossier à "surperformance". Avec ce renfort, le consensus de place sur AccorHotels compte à présent 14 avis à l'achat, 5 à conserver et 2 à la vente, avec un objectif moyen proche des 49 euros.

* Iliad (+0,5% à 121,6 euros). L'opérateur devrait présenter sa nouvelle box dans la matinée. La maison-mère de Free a envoyé une invitation aux médias pour un "événement" dont elle n'a pas dévoilé l'objet. Mais il ne fait guère de doute que l'opérateur présentera sa nouvelle box (la FreeboxV7). Son lancement, d'abord annoncé fin 2017-début 2018, a été retardé à plusieurs reprises.

VALEURS EN BAISSE

* LDLC dévisse de plus de 20% pour revenir sous les 8 euros, plombé par ses comptes intermédiaires au 30 septembre et l'abandon de sa guidance à horizon 2021. Sur le premier semestre 2018-19 (période d'avril à septembre), le groupe a vu son un résultat opérationnel courant basculer dans le rouge, à -4,4 ME contre +4,1 ME au S1 2017-18, tandis que le résultat net part du Groupe plongeait à -3,5 ME, à comparer à un bénéfice de 2,5 ME l'an dernier à la même date. Sur le front des analystes, Oddo BHF a sabré son objectif de 15 euros à 9 euros, tout en restant "neutre" sur le distributeur.

* Elior chute de près de 10% à 11,6 euros. Si les résultats annuels du troisième groupe européen de restauration collective sont globalement ressortis sans surprise après trois avertissements successifs, ses prévisions déçoivent. Le groupe prévoit pour le nouvel exercice une croissance organique supérieure à 1%, contre +3% réalisés sur l'exercice 2017-2018, ainsi qu'une stabilisation de sa marge d'Ebita ajusté, après une baisse d'un point de pourcentage à 4,3% sur l'exercice écoulé.

©2018,

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