Cotation du 06/08/2020 à 18h05 CAC 40 -0,98% 4 885,13
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Ouverture Paris : le CAC40 reperd du terrain

Ouverture Paris : le CAC40 reperd du terrain
Ouverture Paris : le CAC40 reperd du terrain
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La bourse de Paris qui a mis fin hier à une série baissière de 5 séances de repli, reperd son avance de la veille ce matin, en repli de 0,65% à 4.925 pts noyée par les (trop) nombreuses publications d'entreprises, malgré la Fed qui a tenu un discours toujours aussi souple hier soir outre-Atlantique...
Les comptes d'Eramet, de Casino et de Klepierre sont sanctionnés. Ceux de la FDJ, de TechnipFMC et Coface salués !

WALL STREET

La cote américaine a terminé très fermement la séance de mercredi. Le S&P500 a pris 1,24% à 3.258 pts. Le Nasdaq a gagné 1,35% à 10.542 pts, alors que le DJIA a progressé de 0,61% à 26.539 pts dans le sillage de la réunion de la Fed et de nouvelles déclarations très souples de l'autorité monétaire.
Le conseil de politique monétaire a ainsi rassuré les opérateurs, marquant un soutien appuyé à l'économie américaine, dans le contexte adverse de crise sanitaire. Sans surprise, la banque centrale américaine a maintenu ses taux d'intérêt proches de zéro, mais, surtout, la Fed a réitéré son intention d'utiliser toute la panoplie des instruments financiers en soutien à l'économie. Il n'en fallait pas plus aux marchés qui désormais, regardent déjà à la réunion de septembre, qui devrait apporter des éléments précis sur le pilotage de la politique monétaire au quatrième trimestre...

ECO ET DEVISES

La banque centrale a affirmé qu'elle ne toucherait pas à l'objectif de taux des "fed funds" tant que l'économie américaine n'aurait pas absorbé les chocs récents... La Fed a répété une nouvelle fois qu'elle utiliserait toute la gamme de ses instruments pour soutenir l'économie.
L'institut d'émission a confirmé en outre qu'il était disposé à maintenir ses achats d'obligations "au rythme actuel", soit environ 120 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et les prêts immobiliers titrisés.
Le président de la Fed, Jerome Powell, a qualifié les perspectives économiques de "très incertaines" et a précisé qu'il faudrait un soutien monétaire et budgétaire prolongé pour assurer la reprise...
La réaction été mesurée sur le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans, demeuré stable autour de 0,58%, et sur le dollar, qui n'a que légèrement accentué ses pertes face à un panier de référence pour se rapprocher d'un creux de deux ans.
Jerome Powell s'est inquiété au passage de la recrudescence récente des cas de contamination au coronavirus aux Etats-Unis en disant qu'elle commençait à avoir un impact sur l'activité économique. Il a également affirmé que le cours de l'économie dépendrait très largement de l'évolution de la pandémie et des mesures prises pour la contenir, laissant ainsi entendre que la Fed pourrait être conduite à en faire davantage si la crise sanitaire s'aggravait...
La Réserve fédérale avait déjà annoncé mardi, la prolongation de plusieurs de ses facilités de crédits jusqu'à la fin de l'année, du fait de l'impact durable du nouveau coronavirus. La décision s'applique aux programmes arrivant à échéance autour du 30 septembre. Cette prolongation de trois mois facilitera la planification par les participants potentiels aux programmes et assurera leur continuité pour aider l'économie à se redresser. La Fed a indiqué que ces prolongations concernaient notamment le dispositif de prêts aux petites et moyennes entreprises 'Main Street Lending Program'.
Rappelons que l'éclatement de la crise sanitaire en mars a conduit la Réserve Fédérale US à réduire l'objectif des "fed funds" de 150 points de base et à mobiliser dans l'urgence des milliards de dollars pour soutenir l'économie et les marchés financiers, ce qui a provoqué une envolée de la taille de son bilan...
Wall Street s'attend toujours à voir la banque centrale déployer de nouvelles mesures à l'issue de sa prochaine réunion, en septembre, ou au cours du second semestre...

En attendant, le baril de brut WTI est resté ferme sur le Nymex, à 41,30$ après l'annonce d'une chute des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine passée. D'après le Département à l'Energie, les stocks domestiques de pétrole pour la semaine close au 24 juillet ont chuté de 10,6 millions de barils à 526 mb, contre un consensus de +0,5 million de barils. Les réserves d'essence ont augmenté de 0,7 million de barils (contre une baisse de 2 mb anticipée par le marché), alors que les stocks de produits distillés ont progressé de 0,5 mb par rapport à la précédente semaine, contre une augmentation de 1 mb attendue par le marché...
Sur les devises, l'euro reste haut perché sur les 1,1770/$ entre banques. L'or culmine sur les 1.950$ l'once ce jeudi matin.

A SURVEILLER

Etats-Unis :
- PIB avancé du second trimestre. (14h30)
- Inscriptions hebdomadaires au chômage. (14h30)

BROKERS

Goldman Sachs reste à l'achat sur Michelin mais avec un cours cible abaissé de 112 à 107 euros.
Morgan Stanley repasse de 'surpondérer' à 'pondération en ligne' sur Schneider en ciblant un cours de 107 euros. Liberum vise 130 euros (achat).
Genesta est à l'achat sur Solutions 30 en ciblant 17,70 euros
Exane BNP Paribas repasse à 'neutre' sur Bureau Veritas en ciblant 19 euros.
Société Générale repasse à l'achat sur TF1 en ciblant un cours de 6,60 euros
Jefferies conserve Vallourec avec un cours cible ramené 33 à 29 euros.

VALEURS EN HAUSSE

Au 1er semestre 2020, le chiffre d'affaires semestriel de FDJ (+12%) ressort à 849 millions d'euros, en baisse de -15% sur une base retraitée. L'Ebitda s'établit à 174 ME, soit une marge de 20,5%.
Pour les mises, la bonne dynamique du début d'année (+5% à mi-mars) a été stoppée par les conséquences de l'épidémie de Covid-19 (près de -60% sur les deux mois de confinement). La reprise progressive depuis la sortie du confinement mi-mai s'est accélérée avec le retour graduel des compétitions sportives, notamment de la plupart des championnats nationaux de football en Europe, et le redémarrage d'Amigo le 8 juin. Ainsi, sur le semestre, le recul des mises a été limité à -18% par rapport au 1er semestre 2019. Celles-ci s'élèvent à 6,9 milliards d'euros. Les mises loterie sont en baisse de -13% et s'élèvent à 5,8 MdsE.
Après prise en compte d'une charge d'impôt nette de 39 ME, en baisse de 5 ME, le résultat net du Groupe sur le 1er semestre 2020 ressort à 50 ME.
Le Groupe FDJ dispose à fin juin 2020 d'une trésorerie mobilisable de plus de 800 ME. Au 30 juin, l'excédent net de trésorerie ressort à 298 ME, en augmentation de 218 ME comparé à celui du 31 décembre 2019.

Le Chiffre d'affaires du premier semestre de Coface (+9%) est de 725 ME, en baisse de 0,6% à périmètre et taux de change constants. La rétention et les affaires nouvelles atteignent des niveaux records pour une production nette positive de 33 ME. Les premiers effets de la re-tarification sont désormais visibles (+0,2%). Les revenus des services progressent de 7% dont +13% pour les services d'informations. L'activité client continue de ralentir, tendance qui devrait se poursuivre dans les prochains trimestres.
Le Ratio de sinistralité net à 57,4% ressort en hausse de 13,4 ppts et le ratio combiné net est à 88,6% et 91,4% au T2. Le ratio brut de sinistralité s'inscrit en hausse de 18,1 ppts, tiré en particulier par la hausse des provisions anticipant des fréquences de sinistres plus élevées.
Le ratio de sinistralité net ressort en hausse de seulement 13,4 ppts sous l'effet des plans gouvernementaux. Le ratio de coûts net est en amélioration de 0,8 ppt à 31,2% sous l'effet d'un strict contrôle des coûts et de bon revenus des services
Le Résultat net (part du groupe) est de 24 ME, dont 11,3 ME au T2. La Solvabilité est estimée à 191%, et de 183% hors plans gouvernementaux, au-dessus de la zone cible (155% - 175%).

Elis (+7%) a publié un 1er semestre résistant malgré la crise. Le chiffre d'affaires du 1er semestre est en repli de -15,7% (-14,7% en organique), avec une forte baisse d'activité en Hôtellerie, plus contenue dans les autres secteurs. La marge d'EBITDA est néanmoins en amélioration de +20pb, à 32,5% du chiffre d'affaires. Le résultat net courant est en baisse de -51,2% à 49,7 ME. Le free cash flow est de 56,1 ME (après paiement des loyers), en augmentation de +75 ME par rapport au 1er semestre 2019.
Le groupe souligne la mise en place de mesures opérationnelles drastiques pour faire face à la crise et préparer le futur. Dans tous les pays, un ajustement rapide des effectifs des sièges et des usines touchées par une baisse d'activité est opéré, afin d'optimiser les capacités de production et de limiter les coûts. Le groupe évoque par ailleurs la fermeture temporaire ou l'arrêt quasi-total d'une centaine d'usines au coeur de la période de confinement, ainsi qu'une revue détaillée de l'organisation opérationnelle de chaque pays et que la mise en place de mesures d'économies pérennes : fermetures définitives d'usines, réorganisation des centres, plan de réduction des frais de siège, revue du plan d'investissements industriels 2020/2021 et annulation de la plupart des projets liés à de l'extension de capacité. Il souligne en outre le lancement de nombreuses initiatives commerciales afin de répondre aux nouveaux besoins des clients.
Elis fait état de l'obtention d'un réaménagement (waiver) du test de covenant bancaire aux 30 juin 2020, 31 décembre 2020 et 30 juin 2021, avec 1,1 milliard d'euros de liquidités disponibles et aucune échéance de dette significative avant 2023. Le groupe évoque un levier d'endettement de 3,5x au 30 juin 2020, stable par rapport au 30 juin 2019.

Malgré l'environnement difficile du trimestre, le chiffre d'affaires global de TechnipFMC (+7%) s'est établi à 3,158 milliards de dollars au 2e trimestre 2020 (3,434 Mds$ un an plus tôt). Le résultat net a atteint 11,7 millions de dollars, soit 0,03$ par action diluée. Ces résultats comprennent des charges et produits après impôts pour un total de 30,5 M$ en charges, soit 0,06$ par action diluée. Le résultat net ajusté a atteint 42,2 M$, soit 0,09$ par action diluée.
L'Ebitda ajusté, qui exclut les charges et produits avant impôts, est de 241,1 M$ (450 M$ au 2e trimestre 2019), comprenant une perte de change de 5,8 M$, tandis que la marge d'Ebitda ajusté ressort à 7,6%.
Le carnet de commandes est résilient avec 20,6 Mds$ ; 14,9 Mds$ prévus pour 2021 et au-delà.

Teleperformance (+6,5%) a annoncé un Chiffre d'affaires au S1 de 2.660 millions d'euros, soit une hausse de 5% à données comparables et +3,7% à données publiées. Le T2 ressort à 1.307 millions d'euros, soit +3,8% à données comparables, +1,1% à données publiées.
L'EBITA courant s'établit à 253 millions d'euros, soit un taux de marge sur CA de 9,5%. Le Résultat net part du groupe est de 63 millions d'euros. Le Cash-flow net disponible s'inscrit à 192 millions d'euros (+11,6%).
Plus de 80% des collaborateurs actifs de Teleperformance travaillaient à domicile à fin juin, soit près de 220.000 personnes contre moins de 10 000 avant la crise sanitaire.
-Forte dynamique commerciale : croissance plus dynamique attendue au S2 2020, vs. S1 2020
-Croissance du chiffre d'affaires annuel de l'ordre de +6% à données comparables
-Taux de marge d'EBITA courant sur chiffre d'affaires d'au moins 12,5%

Tarkett (+4%). Le chiffre d'affaires de Tarkett est 1.237 ME au S1 2020, en retrait de 12,4% reflétant une baisse de 20,5% au T2 due au développement de la pandémie et aux mesures de confinement.
La société fait état d'une amélioration progressive des tendances au cours du T2.
La réduction des coûts est de 51 ME au S1, dont 29 ME générés par des mesures spécifiques Covid-19.
L'EBITDA ajusté est de 106 ME au S1 2020, soit une marge préservée à 8,6% par rapport à 9,0% l'année dernière.
Le Résultat net est de -64,9 ME pénalisé par une dépréciation d'actifs de -54 ME, principalement liée au segment de l'hôtellerie.
Le Free cash-flow est de -76 ME au S1 2020, en ligne avec la saisonnalité habituelle.
Tarkett affiche un levier financier de 2,8x à fin juin 2020.

Pour Suez (+4%). Le chiffre d'affaires sur le semestre est ressorti en décroissance organique de -4,5% vs. 2019.
L'EBIT est en chute de 88% en passant de 645 ME contre 76 ME.
Le Résultat net part du Groupe ressort à -538 ME contre 212 ME avec des coûts et provisions. Le Groupe a également enregistré des charges one-off liées à la mise en oeuvre du plan stratégique Shaping SUEZ 2030.
Dans sa Guidance du second semestre, Suez vise un chiffre d'affaires en décroissance organique de -4% à -2% vs. S2 2019.
L'EBIT du S2 2020 est estimé à environ 600 à 650 ME.

Fnac Darty (+3%) a publié une perte d'exploitation de 57,6 millions d'euros au premier semestre et vu son chiffre d'affaires reculer de 10,1% en données comparables. Le distributeur a confirmé son estimation du mois passé d'une perte de chiffre d'affaires d'environ 400 millions d'euros en raison de la fermeture de la quasi-totalité de ses magasins au plus fort de la crise sanitaire du 15 mars au 10 mai.
Le chiffre d'affaires ressort à 2,849 Milliards d'euros au S1 et le résultat opérationnel courant a baissé de 104 millions d'euros par rapport au premier semestre 2019. Fnac Darty souligne avoir gagné pendant la période de confinement plus d'un million de clients sur ses ventes en ligne, qui ont représenté 31% du chiffre d'affaires du groupe...

Airbus (+3%) qui a brûlé 4,4 milliards d'euros de cash au deuxième trimestre espère ne pas consommer de trésorerie avant fusions et acquisitions et financements-clients au deuxième semestre. Le groupe européen a réalisé sur les trois mois clos fin juin une perte opérationnelle ajustée de 1,236 milliard d'euros pour un chiffre d'affaires en repli de 55% à 8,317 MdsE. L'EBIT ajusté comprend 0,9 MdE de charges liées au Covid-19 et l'avionneur s'attend à enregistrer une charge de restructuration liée à la crise actuelle comprise entre 1,2 et 1,6 MdE. La perte nette ressort à 1,44 MdE. Des résultats légèrement inférieurs au consensus
A l'image de Boeing et son 787, Airbus a réduit la cadence de production de l'A350 à cinq appareils par mois, après l'avoir déjà ramenée de 9,5 à six en avril. La firme a livré 74 appareils sur le trimestre et 196 sur le semestre contre 389 un an plus tôt...

LafargeHolcim : +2,5% avec Infotel, Safran, AST

Après un bon début d'année (+2,5% en janvier et février), les ventes de Klépierre (-4,3%) ont chuté dans la plupart des pays en raison des fermetures administratives. L'ampleur de la baisse est étroitement liée à la nature des mesures de confinement ordonnées. Avec la réouverture progressive des centres en Europe, les chiffres d'affaires des enseignes ont rebondi plus rapidement que prévu. L'impact de la distanciation sociale sur la fréquentation a été partiellement compensée par un taux de transformation élevé et un panier moyen plus important. La tendance se poursuit au fil des mois avec des ventes au mois de juin atteignant 85% du niveau de l'an dernier (pénalisées par un effet calendaire négatif) contre 76% au mois de mai.

EDF (+2%) a publié ses résultats financiers du 1er semestre marqués par un Chiffre d'affaires de 34,7 MdsE (-4,9% organique), un EBITDA de 8,2 MdsE (-1,6% organique, un Résultat net courant 1,3 MdsE (-9,6%) et un Résultat net part du Groupe de -0,7 MdsE.
Le chiffre d'affaires du Groupe Ipsen (+1%) a atteint au S1 1.268,3 millions d'euros, en hausse de 3,1% d'une année sur l'autre.
Les ventes en Médecine de Spécialité ont atteint 1 167,1 millions d'euros, en hausse de 5,9%, tirées par la croissance de 9,5% des ventes en Oncologie, avec la poursuite de la dynamique de Somatuline dans les principales zones géographiques.
Les ventes de Santé Familiale se sont établies à 101,2 millions d'euros, en baisse de 21,1%. La performance de Smecta a été affectée par la COVID-19, la mise en place d'une politique d'achats centralisée dans le réseau hospitalier en Chine et une baisse des ventes en France.
Le Résultat Opérationnel des activités s'élève à 410,2 millions d'euros, en hausse de 5,9%, porté par la croissance des ventes de Médecine de Spécialité. Des économies importantes ont pu être réalisées en frais commerciaux du fait du développement des interactions commerciales en ligne, une réduction des déplacements au sein du Groupe et la virtualisation des conférences et congrès médicaux.
La Marge opérationnelle des activités a atteint 32,3% des ventes, en hausse de 0,8 point par rapport au premier semestre 2019.

Euronext (+2%) a publié une forte hausse de 53,7% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 82,1 millions d'euros. L'opérateur boursier a largement profité de la volatilité des marchés financiers ces derniers mois sur fond de crise sanitaire. Avec la hausse des volumes de transactions, le chiffre d'affaires d'Euronext a grimpé à 210,7 millions d'euros au deuxième trimestre, contre 159 millions un an auparavant, et l'Ebitda s'est élevé à 125,4 millions, contre 98,1 millions un an plus tôt.

Total (+1%) a dévoilé un résultat ajusté net positif au deuxième trimestre, démontrant la résilience de son modèle. Le géant de l'énergie a ainsi enregistré un bénéfice net ajusté de 126 millions de dollars, en chute de 96%, pour un chiffre d'affaires de 25,7 Mds$. Le consensus 'Bloomberg' attendait une perte nette ajustée de 443 millions de dollars pour des revenus de 23,8 Mds$.
La firme enregistre néanmoins une énorme perte de 8,4 Mds$ sur le trimestre, en raison notamment de 8,1 milliards de dépréciations. Le cash-flow des opérations a fondu de 44% à 3,5 Mds$. La production a atteint 2,84 millions de barils équivalent pétrole par jour sur le trimestre, en repli de 4%.
Total, qui propose un acompte trimestriel de 0,66 euro par action, a en outre réaffirmé la soutenabilité de son dividende dans un contexte de prix du baril remonté autour de 40 dollars depuis début juin grâce aux quotas de "l'Opep+", à la baisse des productions d'hydrocarbures aux États-Unis et au Canada et à la reprise de la demande.

Air Liquide (stable) vient de dévoiler des comptes semestriels supérieurs aux attentes du marché et confirme ses objectifs annuels. Sur les six premiers mois de l'exercice, le géant des gaz industriels enregistre ainsi un résultat opérationnel courant de 1,813 milliard d'euros, stable en publié et en légère hausse comparable de 0,2%, pour un chiffre d'affaires de 10,273 MdsE, en repli de 3,2% en comparable. La marge opérationnelle progresse à nouveau de 50 points de base, hors effet énergie, à 17,6%. Enfin, le bénéfice net part du Groupe s'établit à 1,078 MdE, en hausse publiée de 1,8%. Le flux net de trésorerie généré par les activités opérationnelles, après variation du besoin en fonds de roulement, atteint 2,153 MdsE, en hausse significative de 9,9%.

VALEURS EN BAISSE

Le chiffre d'affaires du Groupe Eramet (-14%) s'élève à 1,7 milliard d'euros au 1er semestre 2020, en baisse de -7%. A périmètre et change constants, la variation du chiffre d'affaires serait en recul de -9%, en raison principalement du fort impact de la crise sanitaire sur les marchés du Groupe.
Malgré des progrès intrinsèques de plus de 120 millions d'euros sur le 1er semestre, l'Ebitda du Groupe s'élève à 120 ME, en baisse de -187 ME, dont environ -280 ME d'effet prix (minerai de manganèse et ferronickel principalement) et environ -80 ME liés à l'impact Covid sur les activités du Groupe.
Le résultat avant impôt est en repli à -566 ME. Le résultat net part du Groupe est de -623 ME, reflétant notamment les dépréciations d'actifs liées à la crise, principalement A&D (-197 ME) et la mise sous cocon du projet lithium (-142 ME).

Au deuxième trimestre 2020, le chiffre d'affaires du Groupe Casino (-11%) a atteint 7.846 ME, en baisse de 7,5% au total. Sur la période, les effets de change et d'essence ont un effet défavorable respectivement de -13,1% et -2,9%. L'effet calendaire est de -0,4%. La croissance comparable du Groupe s'établit à +10,4% tirée par une activité dynamique en France et en Amérique latine, dans un contexte inédit de crise sanitaire.
Au S1 2020, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe atteint 16.140 ME, soit une variation de -4,2% au total, une hausse de +9,4% en organique et de +8,4% en comparable. En France, le chiffre d'affaires semestriel est en hausse de +6% en comparable, tiré par les formats urbains et de proximité.
Le E-commerce (Cdiscount) affiche une hausse de son volume d'affaires de +12% tirée par la contribution croissante de la marketplace et des services B2C. Cdiscount enregistre une croissance soutenue depuis la fin du confinement confirmant la tendance. Les ventes en Amérique latine sont en croissance de +15,7% en organique et de +10,5% en comparable, tirées par la très bonne performance d'Assaí et le regain d'activité de Multivarejo.
L'EBITDA Groupe atteint 1.066 ME, en hausse de +4% hors effet de change. En France, la marge de l'EBITDA de la distribution est en croissance de +9 bps à 7,2%. Les plans d'économies et plan Rocade ont permis une économie de + 40 ME, soit une amélioration pérenne du ratio de coûts de +50 bps.
La crise sanitaire a généré un effet activité de +80 ME qui a été plus que compensé par des surcoûts temporaires liés aux mesures prises en urgence pour assurer l'approvisionnement des populations dans des conditions dégradées (coûts logistiques : -27 ME, renforts de personnel : -28 ME) et pour protéger nos collaborateurs et nos clients (sécurité, matériel de protection, nettoyage : -38 ME).

Unibail (-5,6%) affiche un Résultat net récurrent par action ajusté (RNRPAA) de 4,65 Euros en diminution de 28%.
La foncière fait état d'une reprise encourageante de la fréquentation, 11 à 12 semaines après la réouverture, entre 80 et 90% du niveau de 2019 en général.
Le Chiffres d'affaires des enseignes est moins affectés en juin que la fréquentation grâce à des taux de conversion et des paniers moyens plus élevés.
Le Taux de recouvrement des loyers est de 94% au T1 et de 67% au S1-2020.
La Liquidité d'Unibail est de 12,7 MdsE de trésorerie et de lignes de crédit non tirées.
Le coût moyen de la dette est de 1,7% avec une maturité moyenne portée à un niveau record de 8,5 années.
Unibail indique l'évolution de la valeur du patrimoine à périmètre constant à -5,1% avec un Actif net réévalué de reconstitution de 197 Euros par action.
Le portefeuille de projets de développement est ramené à 6,2 MdsE, soit -2,1 MdsE par rapport au 31 décembre 2019.
Enfin, le Ratio d'endettement est de 41,5%, en-dessous des seuils des covenants bancaires...

Au 2ème trimestre 2020, le chiffre d'affaires d'Orange (-3%) est ressorti en très légère décroissance de 0,4% à 10,375 MdsE, en raison de la baisse du roaming et des ventes d'équipements, directement liée à la crise sanitaire. La France et l'Afrique & Moyen-Orient sont en croissance respective de +2,7% et +1,3% sur un an, compensant presque la totalité de la baisse des autres segments : Espagne (-6,8%), Europe (-3,6%), Entreprises (-3,3%).
L'EBITDAaL affiche au 2ème trimestre un recul limité de -1,8% sur un an, pénalisé notamment par les coûts des mesures sanitaires, la baisse du roaming et une légère augmentation des provisions pour créances douteuses. Sur le 1er semestre, l'EBITDAaL recule de seulement -0,8%.
Au 30 juin 2020, le résultat net de l'ensemble consolidé s'établit à 1.016 millions d'euros (contre 1.137 millions d'euros au 30 juin 2019 en données historiques).

CGG : -3% avec Bureau Veritas, Carrefour, ADP et M6

Le pire est probablement passé chez Danone (-2%). Le géant de l'agro-alimentaire a réalisé sur les six premiers mois de l'année un résultat opérationnel courant de à 1,7 milliard d'euros, matérialisant une marge opérationnelle courante de 14,0% contre 14,7% l'année dernière et 13,7% attendu par les analystes. Cette baisse inclut l'impact négatif pour 93 points de base des coûts supplémentaires directement liés au COVID-19 qui ont été engagés au cours du semestre pour assurer la sécurité des salariés et le maintien de la chaîne d'approvisionnement. Le bénéfice net ressort à 1,015 MdE pour un chiffre d'affaires de 12,189 MdsE, en repli de 1,1% en données comparables et de 3,6% en données publiées.
Le free cash-flow s'est établi à 929 ME, en baisse de -14,3% par rapport à l'année précédente, reflétant la contraction de la performance opérationnelle, un besoin en fonds de roulement détérioré par une augmentation des stocks et par un soutien financier aux partenaires, et des investissements en hausse, représentant 3,1% des ventes au S1 contre 2,8% l'année dernière
L'activité reste difficile à prévoir au second semestre, alors que le contexte reste volatil et que de grandes incertitudes demeurent quant à la gravité, la durée et les conséquences de la pandémie sur l'environnement macroéconomique, les conditions de déconfinement, les habitudes de consommation pour le reste de l'année. Danone n'est par conséquent pas en mesure de fournir à ce stade une mise à jour de ses perspectives financières pour l'année 2020.
"S'il reste difficile de prévoir les conséquences de la pandémie sur l'environnement macroéconomique et les habitudes de consommation pour le reste de l'année du fait de conditions de déconfinement encore incertaines, nous sommes confiants que le deuxième trimestre aura été le trimestre le plus difficile de l'année et qu'une amélioration séquentielle sera visible au second semestre. Dans notre adaptation à ce nouveau monde créé par le COVID, nous gardons comme cap l'ambition d'une croissance supérieure durable et rentable et celle de montrer la voie pour partager la valeur créée dans un monde où les préoccupations sanitaires, sociales et environnementales guident nos actions et celles de nos marques", déclare néanmoins Emmanuel Faber, PDG de Danone.

JCDecaux (-2,5%) Le numéro un mondial de la communication extérieure a publié ce jour ses résultats pour le premier semestre 2020. Son chiffre d'affaires ajusté recule de 41,6% à 1.075,4 millions d'euros. Le chiffre d'affaires organique ajusté baisse de 40,8%, avec un 2ème trimestre en repli de -63,4%. La Marge opérationnelle ajustée est de -61,8 millions d'euros. Le Résultat d'exploitation ajusté, avant charges de dépréciation est de -258,5 millions d'euros.
Le Résultat net part du groupe ressort à -254,9 millions d'euros, incluant une charge de dépréciation de 55,9 millions d'euros. Le Cash-flow disponible ajusté est positif de 69,5 millions d'euros (vs. -7,8 millions d'euros au 1er semestre 2019).
Le groupe ne donne pas d'indication trimestrielle en 2020 sur la croissance du chiffre d'affaires organique ajusté attendue en raison de la Covid-19.

Lagardere : -2% avec Valeo, Capgemini

Vallourec (-2%) annonce un chiffre d'affaires de 843 ME, en baisse de 22% par rapport au T2 2019, en raison principalement de la baisse de l'activité Pétrole & Gaz.
Le Résultat brut d'exploitation est de 43 ME, contre 102 ME au T2 2019, la baisse étant très principalement localisée en Amérique du Nord, tandis que les autres régions montrent une grande résilience.
La Consommation de flux de trésorerie disponible est de -77 ME contre une génération de 16 ME au T2 2019, incluant des dépenses de restructuration et des charges financières plus élevées.
Le Résultat net s'inscrit à -493 ME avec des dépréciations d'actifs à hauteur -441 ME en raison principalement du changement des taux d'actualisation appliqués, ainsi que des hypothèses de croissance à long terme du marché Nord-Américain
La Dette nette est de 2.326 ME contre 2.267 ME à fin mars 2020.
Le Groupe a annoncé le 19 février 2020 un projet d'augmentation de capital de 800 ME accompagné d'une nouvelle ligne bancaire de 800 ME.

Renault (-1%). Le constructeur a essuyé un déficit net de 7,39 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, notamment pénalisé par la contribution négative de Nissan pour 4,8E MdsE. Le résultat opérationnel est négatif à hauteur de 2 MdsE pour un chiffre d'affaires de 18,4 milliards d'euros, en repli de 34,3% et de 32,9% à taux de change et périmètre constants.
Le free cash-flow opérationnel de l'Automobile s'élève à -6,375 MdsE, notamment en raison de l'impact de la baisse de l'activité sur le besoin en fonds de roulement.
Compte tenu des incertitudes qui pèsent sur la situation sanitaire, aussi bien pour l'Europe que pour les marchés émergents, le Groupe Renault estime ne pas être en mesure de donner une guidance fiable pour l'exercice. Par ailleurs, il confirme son objectif d'atteindre 600 millions d'euros de réduction de coûts cette année, soit 30% des économies attendues du projet de plan 2o22.
"Avec l'ensemble des équipes dirigeantes et les collaborateurs du groupe, nous nous mobilisons pour corriger notre trajectoire avec une stricte discipline qui ira au-delà de la réduction de nos coûts fixes", déclare Luca de Meo, nouveau DG de Renault. "Préparer l'avenir c'est aussi bâtir notre stratégie de développement, et nous y travaillons activement. J'ai toute confiance en la capacité du groupe à rebondir".

Arkema (stable) confirme sa résilience avec une performance financière robuste et une génération de trésorerie élevée au regard d'une économie mondiale fortement impactée par les effets de l'épidémie de Covid-19 au T2. Sur la période, le Chiffre d'affaires est de 1,9 MdE, en baisse de 15,6% par rapport à l'an dernier, avec un fort recul des secteurs de la construction, du transport et de l'industrie en général, masquant une bonne demande dans les marchés de la nutrition, de l'emballage et de l'hygiène et une amélioration séquentielle au mois de juin, soutenue par la progression du marché de la construction en Europe et aux États-Unis et la bonne tenue des ventes en Chine.
L'EBITDA est de 286 ME et la marge d'EBITDA de 15%, résistant bien compte-tenu du contexte avec une performance solide des Matériaux Avancés (marge d'EBITDA de 20%) sur fond de net rebond de Bostik en juin. Le Résultat net courant ressort à 90 ME, représentant 1,18 euro par action avec un excellent flux de trésorerie libre à 288 ME, reflétant la gestion stricte du besoin en fonds de roulement et des investissements.
La dette nette s'inscrit en forte baisse par rapport à fin mars 2020, à 2.134 ME (incluant 1 MdE d'hybrides), intégrant le paiement du dividende pour 168 ME et le produit de la cession des Polyoléfines Fonctionnelles pour 246 ME.

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