Cotation du 21/06/2021 à 11h39 CAC 40 +0,22% 6 583,88
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Ouverture Paris : le CAC40 recule de 1,2%

Ouverture Paris : le CAC40 recule de 1,2%
Ouverture Paris : le CAC40 recule de 1,2%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

La pression reste forte sur les marchés depuis quelques jours, même si la Bourse de Paris a terminé en légère hausse hier grâce aux secteur bancaire et aux pétrolières, cette fois le CAC40 abandonne 1,2%, de retour sous les 6.200 pts, à 6.199 pts ce jeudi matin. Hier soir, la Bourse américaine a creusé ses pertes dans la dernière heure de cotation, terminant sur une chute moyenne de 2% pour les principaux indices, après la publication d'une hausse de 4,2% des prix à la consommation aux Etats-Unis en avril sur un an, au plus haut depuis 13 ans ! Les taux d'intérêt se sont encore tendus après cette annonce... Le vice-président de la Fed, Richard Clarida, s'est dit "surpris" de l'ampleur de la hausse des prix, qu'il a néanmoins jugée "temporaire", confirmant la position actuelle de la Fed...

WALL STREET

A la clôture, l'indice Dow Jones a perdu 1,99% à 33.587 points, tandis que l'indice large S&P 500 a cédé 2,15% à 4.063 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a abandonné 2,67% à 13.031 points. Le Nasdaq a désormais perdu 7,8% par rapport à son précédent record du 26 avril, à 14.138 pts.
A Wall Street, dix des onze indices sectoriels du S&P 500 ont fini en berne, mercredi soir, à l'exception de l'énergie qui a surnagé (+0,06%). Les plus fortes baisses ont été affichées par les biens de consommation discrétionnaires (-3,3%), les technologiques (-2,8%) et les services de communication (-2%), des secteurs de croissance qui évoluaient ces derniers mois à des sommets jugés excessifs par de nombreux analystes. Les matériaux de base (-2,5%) et les industrielles (-2,4%) n'ont pas non plus été épargnés.

ECO ET DEVISES

Les chiffres de l'inflation en avril aux Etats-Unis ont donc réservé de mauvaises surprises, avec une envolée de 0,8% sur un mois, et de 4,2% sur un an, alors que les analystes tablaient sur des hausses respectives de 0,2% et de 3,6%. Même hors énergie et alimentation, les prix ont grimpé de 0,9% sur un mois et de 3% sur un an, bien au-dessus des attentes du consensus (+0,3% et +2,6%) et de l'objectif de 2% de la Réserve fédérale américaine.
Les prix de très nombreux produits et services ont bondi, dont les voitures d'occasion, les camions, le bois de construction, les pneus, les ordinateurs, les téléviseurs, les jouets, les meubles, les billets d'avion et l'alimentation.

Les marchés obligataires ont réagi par une brusque tension sur les taux. Le rendement du T-Bond américain à 10 ans pointait en fin de soirée à 1,69% (+7 points de base) et le taux du "30 ans" remontait à 2,41% contre 2,35% mardi soir (+ 6 pdb).
Du côté des changes, l'indice du dollar a rebondi de 0,6% à 90,76 points face à un panier de devises de référence, après être tombé la veille à son plus bas niveau depuis la fin février. L'euro revient à 1,2070$ dans les échanges interbancaires.

La Réserve fédérale a laissé entendre ces dernières semaines qu'elle était prête à tolérer un dépassement temporaire de son objectif, jugeant que la hausse des prix serait un phénomène transitoire, lié à la sortie de la crise du coronavirus (effet de base avec 2020, pénuries et problèmes de chaîne logistique, hausse des cours des matières premières...)
Le vice-président de la Fed, Richard Clarida, s'est cependant dit "surpris" par ces chiffres, tout en disant s'attendre à ce que cette inflation retourne à la normale autour de 2% en 2022-2023. Il a répété que les pressions inflationnistes seraient temporaires, ajoutant que dans le cas contraire, la Fed disposait des outils nécessaires pour y faire face.
L'inflation devrait augmenter encore quelque peu avant de s'apaiser plus tard dans l'année, pense M. Clarida, selon lequel l'économie américaine et en particulier le marché du travail restent très éloignés des objectifs. La banque centrale américaine reste donc déterminée à utiliser tous ses outils pour soutenir l'économie aussi longtemps que nécessaire.
Ainsi, Richard Clarida a réaffirmé qu'une réduction des achats d'actifs de la Fed ("tapering") n'est pas d'actualité. Ces derniers jours, de nombreux autres membres de la Fed se sont exprimés dans le même sens, à l'exception de Robert Kaplan (Fed de Dallas) qui aimerait discuter dès aujourd'hui d'un "tapering".
Mercredi, Raphael Bostic, le président de l'antenne d'Atlanta de la Fed, a lui aussi réagi aux chiffres de l'inflation, en estimant que l'économie américaine traversait une "période de transition" entre la crise du Covid et la reprise progressive de l'activité après la pandémie. Une période qui implique selon lui une inflation volatile et des hésitations dans la population active. On observe donc logiquement des perturbations de l'offre comme de la demande, aussi bien pour la main d'oeuvre que pour les biens et les services, a-t-il expliqué, et "nous allons observer beaucoup de volatilité des prix".

Les cours du pétrole brut sont restés bien orientés, et les prix de l'essence ont bondi au-dessus de 3$ le gallon à la pompe pour la première fois depuis plus de 6 ans, suite à la cyberattaque contre le réseau de Colonial pipeline, qui a désorganisé la distribution de carburants, entraînant des pénuries dans certaines stations de service, où se sont rués les Américains.
Le baril de brut léger américain WTI pointait sur les 66$ sur le Nymex pour le contrat à terme de juin, tandis que le Brent cote 68,50$.
Dans son dernier rapport mensuel, publié mercredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a estimé que les stocks mondiaux de brut accumulés pendant la crise du Covid étaient presque revenus à la normale, et a prévu que la demande mondiale de brut aura presque retrouvé ses niveaux d'avant-crise d'ici à la fin de l'année, ce qui a soutenu les cours. Les deux variétés de brut ont gagné plus de 30% depuis le début de l'année, les investisseurs anticipant une accélération de la demande au second semestre 2021 à mesure que les effets de la pandémie de coronavirus s'estomperont.

Enfin, sur le marché des "cryptos", la tendance haussière s'est complètement inversée : Le bitcoin retombe brutalement à 50.925$. Explication : "Il ne sera plus possible d'acheter une Tesla en la payant avec des bitcoins, a déclaré la nuit dernière Elon Musk sur Twitter, invoquant des préoccupations environnementales pour expliquer ce revirement brutal de position de l'entreprise en l'espace de deux mois ! Le bitcoin a immédiatement chuté de plus de 10%.

VALEURS EN HAUSSE

SII (+1,6%) a réalisé sur l'exercice 2020/2021 un chiffre d'affaires de 654,2 ME, en baisse de 3,3%.
Au 4ème trimestre, le chiffre d'affaires renoue avec la croissance et atteint 183,6 ME, en progression de 3,8% par rapport au 4ème trimestre de l'exercice précédent.

Au 31 mars 2021, le chiffre d'affaires consolidé du groupe Pharmagest (+1%) atteint 45,27 ME, en progression de 16% par rapport au chiffre d'affaires du 1er trimestre 2020.
Les opérations de croissance externe (PANDALAB et ASCA INFORMATIQUE en 2020, et la récente création de la filiale italienne PHARMAGEST SERVIZI) contribuent favorablement au chiffre d'affaires du 1er trimestre 2021 : +3,1 ME. A périmètre comparable, le chiffre d'affaires est en progression de 8%.

Valneva : +1% avec Navya, Colas, SES Imagotag

BioMerieux : +0,5% suivi de Beneteau, Infotel, Technicolor, Wavestone, Oeneo

VALEURS EN BAISSE

SQLI : -7% suivi de Genomic Vision

Technip FMC : -4% avec Orapi et Atari

Sur le premier trimestre, le chiffre d'affaires de CNP (-3%) est ressorti à 7,9 MdsE, en hausse de 14,6% et +21,8% à périmètre et change constants. On constate une bonne dynamique de l'activité épargne/retraite sur l'ensemble des zones géographiques. Le chiffre d'affaires en Unités de Compte (UC) en France en hausse de 54,3% pour un taux d'UC de 25,4% dans la collecte.
Le Résultat brut d'exploitation est de 715 ME en diminution de 9,1% et de -1,8% à périmètre et change constants.
Le résultat net part du Groupe s'élève à 308 ME soit +2,9% et +5,6% à périmètre et change constants...

Micropole (-3%) a réalisé sur le premier trimestre 2021 un chiffre d'affaires de 29,9 ME, en décroissance de 3,6% par rapport aux 31,1 ME publiés sur la même période en 2020.
À périmètre et taux de change constants, le chiffre d'affaires est en décroissance de 3,5%.
Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2020 avait été marqué par une croissance soutenue de 9,8% avant les effets de la crise constatés au second trimestre 2020, la baisse constatée, au premier trimestre 2021, résulte ainsi principalement d'un effet de base défavorable.

Genfit (-3%) a publié sa trésorerie au 31 mars 2021 et son chiffre d'affaires pour les trois premiers mois de 2021. Au 31 mars 2021, la trésorerie et les équivalents de trésorerie de la Société s'élevaient à 108,9 millions d'euros, contre 252 millions d'euros au 31 mars 2020 et 171 millions d'euros au 31 décembre 2020.
La baisse de trésorerie et équivalents de trésorerie entre le 31 décembre 2020 et le 31 mars 2021 tient compte notamment du rachat par la société d'une partie des obligations convertibles en actions (OCEANEs) en janvier 2021 pour un montant de 47,5 millions d'euros ainsi que les frais associés à la renégociation de la dette convertible (conseils bancaires, honoraires d'avocats, coûts d'organisation des assemblées générales...) dont le montant s'est élevé à 2,9 millions d'euros TTC, et dont une part significative a été décaissée au 31 mars 2021.

McPhy : -3% avec Chargeurs et Eramet

Nexity (-3%) a confirmé la vente de 100% du réseau d'agences immobilières Century 21 France à Arche, holding du groupe Citya, comme annoncé dans le communiqué de presse de la fin avril relatif au chiffre d'affaires et à l'activité du 1er trimestre 2021.
"Au sein de Arche, Century 21 conservera son identité, l'indépendance de sa marque ainsi que l'équipe de management", précise Nexity. Cette cession, annoncée précédemment sur la base d'une valeur d'entreprise à 100% de 84 millions d'euros, clôture le programme de revue stratégique de Nexity engagé fin 2020 et devrait être finalisée avant la fin du premier semestre 2021.

Spie : -2,5% avec Euronext, Vallourec, BNP Paribas, Valeo, Sopra

Renault : -2% avec Elior, Eiffage, Faurecia, SG, Vinci, Bouygues et Casino

Airbus -1,5% suivi de Air France KLm et Bigben

Inventiva (-0,8%) a publié sa position de trésorerie au 31 mars 2021 et son chiffre d'affaires pour le premier trimestre 2021, et fait un point sur son partenariat avec AbbVie dans le domaine des maladies auto-immunes.
Au 31 mars 2021, la trésorerie et les équivalents de trésorerie d'Inventiva s'élevaient à 107,8 millions d'euros contre 113 millions d'euros au 31 décembre 2020.

Danone (-0,7%) a finalisé la cession stratégique de sa participation d'environ 9,8% dans Mengniu, annoncée le 12 mai 2021. L'opération s'est soldée par un produit de cession brut d'un montant de 15,4 milliards de dollars de Hong Kong, soit 1,6 milliard d'euros. Le règlement de l'opération aura lieu le 17 mai 2021.
En ligne avec l'allocation de capital disciplinée de Danone, les produits attendus de l'opération seront retournés dans leur majorité aux actionnaires au travers d'un programme de rachat d'actions dont les détails seront annoncés lors de son lancement.

FDJ (-0,5%) Le ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, dans son arrêté du 6 novembre 2019, s'était engagé à remettre une action complémentaire pour chaque tranche de dix actions acquises par un actionnaire particulier lors de l'introduction en Bourse de La Française des Jeux, à condition qu'elles aient été conservées pendant dix-huit mois à compter du règlement-livraison de l'offre à prix ouvert le 22 novembre 2019, soit jusqu'au 24 mai 2021 inclus (arrêté de positions titres en Euroclear). Seules les actions portant le code ISIN FR0013457272 sont éligibles.
Cette attribution est automatique et gratuite. Les actions complémentaires ainsi remises seront inscrites aux comptes titres des actionnaires éligibles en date du 25 mai. Ces actions conservent la forme des actions existantes (nominative ou au porteur) ; elles donnent les mêmes droits de vote et au dividende que les actions de négociation. À l'issue de cette opération, toutes les actions FDJ porteront le même code ISIN, FR0013451333.

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