Cotation du 19/08/2019 à 18h05 CAC 40 +1,34% 5 371,56
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Ouverture Paris : le CAC 40 se stabilise après la purge

Ouverture Paris : le CAC 40 se stabilise après la purge
Ouverture Paris : le CAC 40 se stabilise après la purge
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le début de séance est légèrement positif pour le CAC 40, qui parvient à se redresser timidement de 0,03% à 5.253 pts après avoir décroché hier soir de 2,08%. Après la sanction de la veille sur les bourses mondiales, avec notamment à Wall Street un plongeon de plus de 3% et 800 points du DJIA, sa plus forte perte en points depuis octobre 2018, la prudence devrait néanmoins prévaloir en cette séance du 15 août. Les opérateurs prennent conscience de l'ampleur des dégâts sur le front économique, avec des indicateurs qui se détériorent notablement dans des pays clés comme la Chine ou l'Allemagne. La dégradation du contexte commercial pèse logiquement sur le climat des affaires. Par ailleurs, l'inversion de la courbe des rendements obligataires aux Etats-Unis sonne l'alarme chez les intervenants, ravivant les craintes de récession. Et pour cause, pour la première fois depuis 2007, le rendement de l'emprunt à 2 ans américain a dépassé celui du 10 ans... De très mauvais augure puisqu'une inversion de la courbe a précédé chacune des récessions américaines des 50 dernières années ou presque...

Le compte Twitter de Donald Trump n'est évidemment pas resté inactif hier soir, face à l'effondrement de la cote américaine. Le président américain a envoyé quelques messages concernant la Chine et la politique monétaire, tentant sans doute ainsi de contrebalancer quelques annonces antérieures. "De bonnes choses ont été dites lors de la conversation téléphonique avec la Chine l'autre jour. Ils absorbent les Tarifs avec la dévaluation de leur monnaie et en 'déversant' de l'argent dans leur système. Le consommateur américain va bien avec ou sans l'échéance du mois de septembre, mais le léger report à décembre sera très bénéfique. En réalité, cela aide réellement la Chine plus que nous, mais cela deviendra réciproque. Des millions d'emplois sont perdus en Chine au profit d'autres pays non tarifés. Des milliers d'entreprises partent. Bien sûr, la Chine veut conclure un accord. Laissez-les travailler humainement avec Hong Kong d'abord!", a lancé Trump.

Le leader de la Maison blanche ajoute qu'il "connait très bien le président Xi de Chine". "C'est un grand leader qui a beaucoup de respect pour son peuple. C'est aussi un homme de valeur dans une 'affaire difficile'. Je n'ai AUCUN doute que si le président Xi veut résoudre rapidement et humainement le problème de Hong Kong, il peut le faire".

Trump estime que les États-Unis "gagnent contre la Chine". "Les entreprises et les emplois s'enfuient. Les prix chez nous n'ont pas augmenté et, dans certains cas, ont baissé. La Chine n'est pas notre problème, bien que Hong Kong n'aide pas. Notre problème est avec la Fed. Elle a relevé (ndlr : ses taux) trop et trop vite. Maintenant, trop lente à couper. Le différentiel est bien trop important alors que d'autres pays disent MERCI de ne rien comprendre à Jay Powell et à la Fed". Trump ajoute que l'Allemagne et d'autres jouent quant à eux le jeu, et déplore l'inversion de la courbe des taux aux Etats-Unis. Il pense que les USA devraient récolter de gros bénéfices de la situation, mais que la Fed les en empêche.

En cette séance de l'Assomption, l'actualité entreprises est logiquement très limitée, notamment dans l'Hexagone. En Europe, la saison des résultats touche à sa fin avec, à se mettre sous la dent, les publications (plutôt solides) du brasseur danois Carlsberg et celles (décevantes) de l'assureur néerlandais Aegon. Par ailleurs, OSRAM et AMS ont affirmé que les discussions en vue de racheter le spécialiste allemand de l'éclairage par le fabricant autrichien de capteurs progressaient.

Aux Etats-Unis, Cisco Systems décrochait de 7,7% après bourse à Wall Street hier soir, suite à ses résultats trimestriels. Les comptes du trimestre sont ressortis assez solides, mais les marchés sanctionnent surtout les perspectives du géant californien des équipements de réseaux. Pour son quatrième trimestre fiscal, le groupe a révélé hier soir des revenus de 13,43 milliards de dollars (+6% en glissement annuel) et un bénéfice ajusté par action de 83 cents, ce qui ressort meilleur que prévu. Le bénéfice net non-GAAP était en effet attendu à 81 cents, pour des ventes de 13,4 Mds$. Le bénéfice net consolidé a atteint 2,2 milliards de dollars et 51 cents par action. Les prévisions fournies sont en revanche bien prudentes, le CEO du groupe, Chuck Robbins, évoquant des évolutions macroéconomiques depuis juillet et en particulier une faiblesse en Chine et dans les dépenses technologiques. Cisco table sur des revenus stables ou en croissance timide de 2% sur la période entamée, pour un bénéfice ajusté par action allant de 80 à 82 cents. Le consensus était de 2,5% de croissance pour 83 cents de bpa ajusté.

L'agenda des statistiques macroéconomiques en Europe est calme en ce 15 août, avec juste les ventes au détail britanniques au programme, mais l'après-midi verra la publication d'une batterie d'indicateurs américains, dont l'indice manufacturier de la Fed de Philadelphie, l'indice manufacturier 'Empire State' de la Fed de New York, les inscriptions hebdomadaires au chômage...

Wall Street a clôturé en forte baisse mercredi soir, sur fond de montée des inquiétudes sur le terrain de l'économie, malgré la décision plus tôt dans la semaine de l'administration de repousser les droits de douanes sur certains produits chinois. Mais les nuages restent nombreux, avec de nouveaux signes d'affaiblissement de la croissance mondiale - la Chine et l'Allemagne ont publié des indicateurs décevants. L'autre signal d'alarme vient du marché obligataire américain, où la courbe des rendements à deux et dix ans s'est inversée mercredi - un événement considéré par beaucoup comme annonciateur d'une récession à venir. L'indice Dow Jones a perdu mercredi 800,49 points à 25.479,42 points, soit une chute de 3,05% qui est la plus forte de l'année. Le S&P500, plus large, a cédé 85,72 points ou 2,93% à 2.840,60 points et le Nasdaq Composite 242,42 points (3,02%) à 7.773,94 points.

Valeurs en hausse

* STMicroelectronics, malmené avec les craintes liées à la guerre commerciale et à la tendance sectorielle, remonte de 1,6%. Worldline ou Hermes montent de plus de 1%.

* Solvay (+0,1%). Le chimiste franco-belge et BASF ont annoncé la conclusion d'un accord avec Domo Chemicals pour l'acquisition par Domo Chemicals des actifs Polyamides de Solvay qui doivent être cédés à un tiers dans le cadre de la procédure d'approbation de la Commission européenne. Cet accord constitue une étape clé vers la finalisation de la cession à BASF de l'activité Polyamides restante de Solvay.

Valeurs en baisse

* Groupe ADP (-0,1%) a annoncé un trafic en hausse de 1,3 % par rapport au mois de juillet 2018 avec 10,5 millions de passagers accueillis, dont 7,4 millions à Paris-Charles de Gaulle (+ 3,9 %) et 3,1 millions à Paris-Orly (-4,2 %). Cette faible croissance est liée à la réduction par les compagnies aériennes de leurs programmes de vols à Orly, celles-ci anticipant les limitations de mouvements induites par la fermeture pour travaux de la principale piste d'Orly, la piste 3, intervenue le 28 juillet dernier.

* Innelec (-4%) a publié son point d'activité pour le 1er trimestre de l'exercice 2019-2020 (1er avril au 30 juin 2019). Le distributeur affiche un chiffre d'affaires de 14,8 millions d'euros, en hausse de +4,7% par rapport à la même période de 2018-2019 (14,2 ME). La croissance a été principalement portée par l'activité Produits dérivés avec un doublement du chiffre d'affaires sur la période. Innelec confirme ses perspectives de croissance sur l'exercice 2019-2020, porté par une forte progression de l'activité Licensing. L'évolution du mix produit et la croissance de l'activité devraient contribuer à l'amélioration de la rentabilité sur l'exercice.

* Noxxon (-3%) annonce que son augmentation de capital de 1 million d'euros précédemment annoncée, par placement privé d'actions sans bons de souscription d'actions, a été réalisée et que "de nouveaux investissements sont déjà engagés pour un futur tour de table d'investissement".

* Orapi (-0,2%) avait publié le 25 juillet 2019 un chiffre d'affaires de 128,7 ME vs. 128,8 ME en 2018 à périmètre comparable, confirmant la stabilité des ventes. Dans la continuité de cette publication, Orapi confirme la mise en oeuvre de son plan de recentrage stratégique et d'amélioration de l'efficacité opérationnelle, ainsi que son objectif de réduction de sa dette financière.

* Baccarat (-2%). Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre 2019 s'établit à 39 ME et affiche une croissance de +5,5% à changes courants et +2,6% à changes comparables par rapport au second trimestre 2018. En données cumulées, le chiffre d'affaires du premier semestre 2019 ressort à 74,2 ME, soit une progression de +7,4% à changes courants et +4,1% à changes comparables par rapport au premier semestre de l'exercice précédent.

* Sanofi (-0,2%). Au-delà de son statut de valeur défensive, le géant pharmaceutique a été l'objet en milieu de semaine d'une note favorable de broker. UBS est passé à l'achat tout en portant son objectif de 79 à 87 euros. Le courtier anticipe un taux de croissance annuel moyen d'environ 5% pour les maladies rares et les vaccins en 2019-2023 ainsi qu'un succès du médicament contre la dermatite atopique, Dupixent.

* Neopost abandonne 3%, Eramet 2,3% et Trigano 2,1%. Iliad fléchit de 1,7%...

* DLSI demeure stable. Le groupe a annoncé l'acquisition de la société suisse MBT AG, basée à Zürich. Effective depuis le 12 août 2019, cette acquisition représente un chiffre d'affaires qui était de 5 millions de francs suisses en 2018 (environ 4,6 millions d'euros). Elle permettra à la filiale suisse de DLSI de dépasser les 65 millions de francs suisses de chiffre d'affaires.

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