Cotation du 05/07/2022 à 11h25 CAC 40 -1,21% 5 882,66
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Ouverture Paris : fin de semaine plus ferme

Ouverture Paris : fin de semaine plus ferme
Ouverture Paris : fin de semaine plus ferme
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le CAC40 relève la tête ce vendredi pour terminer la semaine dans le vert après deux séances de baisse. Le CAC40 reprend 0,65% à 5.922 points... Le coup de pouce vient de Wall Street ce matin, alors qu'à l'issue d'une nouvelle séance volatile hier soir, les actions américaines ont terminé en hausse, les investisseurs cherchant toujours à s'adapter au nouvel environnement monétaire et économique, après l'annonce d'un net ralentissement de l'activité aux Etats-Unis et en Europe en juin. Le président de la Fed Jerome Powell a affirmé jeudi que la détermination de la banque centrale à contrer l'inflation était "inconditionnelle"... La crainte d'une récession a entraîné une fuite vers les marchés obligataires, moins risqués, faisant plonger les rendements pour le 2e jour consécutif !

WALL STREET

A la clôture, le Dow Jones a progressé de 0,64% à 30.697 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,95% à 3.795 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a rebondi de 1,62% à 11.232 pts.
Les derniers indicateurs économiques ont confirmé un net ralentissement de l'activité aux Etats-Unis, comme dans la zone euro, sous l'effet du retour du Covid-19 en Chine et de la guerre en Ukraine, qui entretiennent la hausse des prix. Aux Etats-Unis l'indice d'activité PMI composite préliminaire du mois de juin a chuté à 51,2 après 53,6 en mai et contre 52,7 attendu par le consensus des économistes compilé par FactSet. L'indice manufacturier est tombé à 52,4, contre 56,3 de consensus FactSet, tandis que l'indice des services est revenu à 51,6 contre 53,5 de consensus...

ECO ET DEVISES

Pour le deuxième jour, les opérateurs ont donc suivi les propos du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, qui a été auditionné mercredi par le Sénat et jeudi par la Chambre des représentants. Jeudi, il s'est à nouveau montré très ferme face à l'envolée de l'inflation, affirmant que la détermination de la Fed à maîtriser les prix était "inconditionnelle", tout en admettant que la lutte contre la hausse des prix s'accompagnait d'un risque de hausse du chômage. La veille, devant le Sénat, le patron de la Fed avait admis qu'il était "possible" que la hausse des taux entraîne une récession. "Ce n'est pas du tout l'effet recherché, mais c'est certainement une possibilité", avait-il ajouté, reconnaissant qu'un atterrissage en douceur allait être "très difficile".
Le leader de la Fed a réaffirmé que l'intention de la banque était de parvenir à un atterrissage en douceur, même si le chemin est de plus en plus difficile. Il a admis qu'avec le recul, l'inflation a été sous-estimée par la banque centrale américaine. Pour calmer les prix, "nous n'avons pas d'outil de précision" autre que la hausse des taux, a-t-il expliqué, ajoutant avoir conscience que le resserrement monétaire devrait réduire la croissance et affecter l'emploi. "Il est significativement plus difficile de réduire l'inflation sans impacter le marché du travail", a-t-il reconnu.

Rappelons que la Fed a procédé à une hausse de taux de 75 points de base la semaine dernière (la plus forte hausse depuis 1994), ce qui a porté son taux des fonds fédéraux entre 1,5 et 1,75%, afin de contrer l'inflation, qui a atteint 8,6% sur un an en mai, au plus haut depuis 41 ans aux Etats-Unis.
Jerome Powell et d'autres responsables de la banque centrale ont indiqué qu'ils procéderaient à une nouvelle hausse, de 50 ou de 75 pb, à la prochaine réunion de juillet... Les nouvelles projections économiques publiées le 15 juin ont montré que la Fed s'attend à ce que le taux des "fed funds" atteigne 3,4% à la fin de 2022, ce qui serait le niveau son plus élevé depuis 2008, puis 3,8% fin 2023.
Jerome Powell a confirmé que le rythme des prochaines hausses de taux dépendra des indicateurs et de l'évolution des perspectives économiques. "Nous prendrons nos décisions réunion après réunion", a expliqué le leader de la banque centrale américaine.

Sur les marchés obligataires, l'aversion au risque et la recherche de rendement a entraîné depuis deux jours un retour des investisseurs vers les obligations, provoquant une forte détente sur les taux d'intérêts (qui évoluent en sens inverse des cours). Jeudi soir, le rendement du T-Bond à 10 ans perdait encore 6 points de base à 3,09% et celui du "2 ans" chutait de 5 pb à 3,01%. Le "10 ans" américain qui a commencé l'année vers 1,50%, avait frôlé les 3,50% le 14 juin dernier, avant de corriger.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à 10 ans est retombé à 1,43% contre 1,62% mercredi (-19 pb), après avoir atteint lundi son plus haut depuis 8 ans et demi, en décembre 2013, à plus de 1,76%. Fin 2021, rappelons que le 10 ans allemand était encore négatif, à -0,18% avant que la BCE ne signale qu'elle s'apprêtait à son tour à relever ses taux, à partir de juillet prochain, pour juguler l'inflation (+5,2% dans la zone euro en mai).

Enfin, le pétrole campe sur les 110$ le brent, dans la crainte d'une baisse de la croissance mondiale et donc de la demande pétrolière. L'euro stagne aussi sur les 1,0540/$. Le Bitcoin est à 20.964$.

VALEURS EN HAUSSE

Genomic remonte de 8% avec Tarkett (+4%)

Wavestone : +3% suivi de Moncey

Navya (+3%) vient de signer, en date du 23 juin 2022, un protocole d'accord avec le ministère des Transports et des Télécommunications du Royaume de Bahreïn, pour soutenir le déploiement des véhicules autonomes à Bahreïn.

Sanofi (+2%) et GSK ont annoncé aujourd'hui les données positives de l'essai de leur vaccin bivalent D614 et Bêta (B.1.351). Le vaccin de Sanofi-GSK est le premier candidat à démontrer son efficacité, dans le cadre d'un essai contrôlé par placebo et dans un contexte de circulation élevée du variant Omicron. Le vaccin a présenté un profil de sécurité et de tolérance favorable.
En début de mois, Sanofi a annoncé les données positives de deux essais de son candidat-vaccin de rappel nouvelle génération contre la COVID-19 formulé avec l'antigène du variant Bêta et l'adjuvant à usage pandémique de GSK. L'ensemble de ces données, qui sera soumis aux autorités réglementaires, conforte le potentiel du vaccin de rappel de nouvelle génération de Sanofi-GSK contenant l'antigène Bêta de constituer une réponse pertinente aux besoins de santé publique.

Valneva (+2%) et Pfizer Inc. annoncent que l'opération de souscription au capital de Valneva annoncée le 20 juin a été réalisée. Conformément à un accord de souscription d'actions, Pfizer a investi 90,5 millions d'euros (95 millions de dollars), soit 8,1% du capital de Valneva au prix de 9,49 euros par action, par le biais d'une augmentation de capital réservée.
Valneva prévoit d'utiliser le produit de cet investissement pour financer une partie de sa contribution au programme de développement de Phase 3 du candidat vaccin contre la maladie de Lyme VLA15.
Pfizer prévoit de lancer l'étude de Phase 3 de VLA15 au 3e trimestre 2022.

Legrand : +2% avec Vinci, Orpea

Pernod Ricard : +1,5% suivi de Remy Cointreau, Eurofins, Dior, JC Decaux, Schneider, Hermès, Technip Energies

Nexity (+1,5%) a signé un accord en vue de l'acquisition d'une participation de 55% au capital du groupe Angelotti, leader régional de l'aménagement et de la promotion immobilière en Occitanie. Le solde des titres reste détenu par les dirigeants actuels.
Créé à Béziers en 1981 par Louis-Pierre Angelotti comme spécialiste d'aménagement foncier - vente de terrains à bâtir, aménagement de nouveaux quartiers, le groupe Angelotti a progressivement complété son offre par une activité de promotion résidentielle à compter de 2008. Le groupe s'est imposé comme un acteur de premier plan sur les marchés de Montpellier, Béziers, Nîmes et Perpignan, des régions avec un dynamisme démographique important (parmi les plus forts taux de croissance de population en France entre 2013 et 2019). Son développement se poursuit aujourd'hui à l'Ouest vers Toulouse et à l'Est en région PACA.

LVMH : +1% avec Wendel et Air Liquide

VALEURS EN BAISSE

DBV : -3% suivi de 2CRSI et M&P

Colas : -1,5% avec Rexel, OVH

Stellantis (-1%) entre au capital de Vulcan Energy Resources pour un montant de 50 millions d'euros, tandis que les deux groupes prolongent leur accord d'approvisionnement initial à 10 ans. Cet investissement est destiné à soutenir le développement de la production prévu par Vulcan de son gisement de saumure situé dans la haute vallée du Rhin en Allemagne. Vulcan, qui génère déjà de l'énergie géothermique à partir de ce gisement, prévoit de produire de l'hydroxyde de lithium sans utiliser de combustibles fossiles et avec une empreinte carbone neutre dans le cadre de son projet Zero Carbon Lithium. "Cet investissement hautement stratégique dans une grande société de production de lithium nous permet de créer une chaîne de valeur robuste et durable pour la production des batteries de nos véhicules électriques en Europe", a déclaré Carlos Tavares, CEO de Stellantis. "Nous continuons à bâtir des relations solides avec des partenaires qui partagent nos valeurs et s'efforcent comme nous de lutter contre le réchauffement climatique tout en offrant à nos clients des solutions de mobilité propres, sûres et abordables".

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