Cotation du 14/06/2019 à 18h05 CAC 40 -0,15% 5 367,62
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Mi-séance Paris : violente rechute pour le CAC40

Mi-séance Paris : violente rechute pour le CAC40
Mi-séance Paris : violente rechute pour le CAC40
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Violente rechute de la bourse de Paris avec un CAC40 qui perd près de 2% en fin de matinée autour de 5.280 points. Une tendance similaire sur les autres indices boursiers européens alors que Wall Street est attendu dans le rouge ce jeudi. L'administration Trump a entamé une bataille contre la technologie chinoise, en bannissant Huawei des marchés américains et les marchés craignent désormais que Washington ne déclenche une véritable "guerre froide technologique" aux effets dévastateurs. Ainsi, le 'New York Times' a révélé mercredi que la Maison Blanche envisageait d'ajouter à cette liste noire cinq entreprises chinoises spécialisées dans la vidéo-surveillance. Les analystes financiers s'interrogent notamment sur de possibles représailles chinoises contre Apple, dont les smartphones seraient vulnérables à un boycott en Chine. Pour ne rien arranger, l'indice de confiance des milieux d'affaires allemands compilé par l'Institut Ifo a atteint 97,9 points en mai, soit un niveau inférieur à celui attendu par le marché (99,1 pour le consensus). En avril, l'indicateur avait atteint 99,2 points. La composante évaluation actuelle ressort à 100,6 points (contre 103,6 au consensus et 103,3 en avril) et la composante des attentes à 95,3 points (vs. 95,2 au consensus et 95,2 le mois précédent).

VALEURS EN HAUSSE

* ECA Group progresse de 1,3% à 23,8 euros après la confirmation du contrat historique de fourniture de douze navires de chasse aux mines aux marines belge et néerlandaise, tel qu'annoncé au mois de mars dernier.

* Eutelsat grappille 0,7% à 16,24 euros. HSBC est passé acheteur en rehaussant sa 'fair value' de 18,5 à 19,5 euros.

* Aucune hausse sur le CAC40. Et pas de progressions significatives sur le SBF120.

VALEURS EN BAISSE

* Rallye, qui chutait de plus de 7%, est suspendu depuis quelques minutes à Paris. Finatis et Fonciere Euris, les deux autres holdings du groupe sont également suspendues. Casino, qui plongeait également de 6,4%, vient à son tour de voir son titre arrêter d'être négocié. Le distributeur et sa maison-mère n'ont pour le moment pas communiqué sur les raisons de ces suspensions. Les investisseurs évoquent une restructuration de la dette du groupe, attaqué depuis plusieurs années par plusieurs fonds spéculatifs, dont Muddy Waters, qui estiment que Casino et Rallye ont trop de dettes et utilisent une comptabilité opaque pour masquer leur véritable situation financière. Jean-Charles Naouri, le patron de Casino, a toujours réfuté ces accusations.

* Derichebourg perd 11% à 3,11 euros alors que les investisseurs ont pris connaissance des comptes du 1er semestre 2018-2019, lesquels mettent en évidence une érosion de la profitabilité, du fait principalement de la baisse des volumes dans le pôle Services à l'Environnement. Le groupe a enregistré au final unrésultat net de 31,6 ME, en retrait de 16,3% par rapport au premier semestre de l'an passé, pour un chiffre d'affaires en baisse de 5,7% à 1,38 milliard d'euros.

* Schneider Electric cède 1,4% à 72,1 euros. UBS a revalorisé le titre de 79 à 83 euros.

* CGG reperd plus de 5% à 1,47 euros alors que le baril de pétrole vient de corriger (sous les 70 dollars pour le Brent). Même tendance pour Vallourec tandis que Total abandonne plus de 2%.

* Parmi les plus fortes baisses du CAC40, STMicroelectronics perd 3,8% à 14 euros.

* Vivendi chute de 4,4% à 23,5 euros. L'opération UMG semble traîner en longueur. Neuf mois après avoir annoncé le projet de céder jusqu'à 50% d'Universal Music Group, Vivendi poursuit ses discussions avec diverses parties. Mais selon les informations obtenues par 'Bloomberg', le groupe de médias et de divertissements privilégierait désormais des acteurs industriels alors que certains fonds d'investissement rechignent à se porter candidats face au prix réclamé pour le numéro un mondial de la musique enregistrée et à la lenteur de la procédure. Selon les derniers bruits de couloir, Vivendi chercherait à obtenir une valorisation minimale de 25 à 30 milliards d'euros. Mi-avril, Vivendi avait indiqué que le processus d'ouverture du capital de sa filiale musicale se poursuivait, comme annoncé précédemment. "Vivendi s'est donné pour objectif, en liaison étroite avec les équipes d'UMG, de céder jusqu'à 50% du capital à un ou plusieurs partenaires susceptibles d'accélérer le développement et d'accroître la valorisation d'UMG..."

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