Cotation du 22/09/2020 à 18h05 CAC 40 -0,40% 4 772,84
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Mi-séance Paris : Trump en remet une couche, le CAC40 recule avant l'emploi US

Mi-séance Paris : Trump en remet une couche, le CAC40 recule avant l'emploi US
Mi-séance Paris : Trump en remet une couche, le CAC40 recule avant l'emploi US

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le marché parisien évolue dans le rouge en cette fin de semaine, dans l'attente des chiffres mensuels de l'emploi aux Etats-Unis. Des données qui ne manqueront pas de faire réagir alors que la tension entre Pékin et Washington est encore montée d'un cran ces dernières heures après les dernières annonces de Donald Trump. Le locataire de la Maison Blanche a publié des décrets interdisant toute transaction avec ByteDance, société chinoise qui possède l'application de partage vidéo TikTok, et Tencent, propriétaire de l'application WeChat, d'ici à 45 jours, ce qui signifie que ni l'une, ni l'autre ne pourront plus opérer aux Etats-Unis au terme de ce délai si leurs activités américaines ne sont pas vendues par leurs propriétaires chinois. La réaction de Pékin ne devrait pas tarder. Certains commencent à évoquer une éventuelle interdiction d'Apple et Microsoft en Chine.

En Europe, les derniers indicateurs confirment le net redressement de l'activité avec la fin des mesures de confinement. En France, la production industrielle a progressé de 12,7% en juin après +19,9% en mai. Le consensus tablait sur une hausse limitée à +8,4%. Par rapport à février (dernier mois avant le début du confinement), la production reste néanmoins en retrait de 11,0%. Oure-Rhin, la production industrielle a également poursuivi son rebond en juin. Selon les données de l'Office fédéral de la statistique, la production, ajustée des prix, des variations saisonnières et des effets calendaires, a grimpé de 8,9% sur la période après une hausse de 7,4% en mai.

Sur le front sanitaire, la pandémie du nouveau coronavirus poursuit son expansion à grande vitesse, accélérant même dans certains pays. Le nombre de cas confirmés dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à 19,1 millions, selon l'Université Johns Hopkins, dont 4,88 millions aux USA, 2,91 millions au Brésil et 2,02 millions en Inde. Le virus a fait 715.024 morts dans le monde, dont 160.104 aux Etats-Unis, 98.493 au Brésil et 50.517 au Mexique.

Enfin, du côté des entreprises, la coupure estivale commence à se faire sentir avec une actualité qui commence à se tarir.

Le CAC40, qui a perdu 1% hier, cède 0,57% à 4.858 points à la mi-journée.

VALEURS EN HAUSSE

* Altarea gagne 3,7% à 123 euros après la présentation de ses comptes intermédiaires. Le groupe immobilier a essuyé une perte nette de 135 millions d'euros à mi-exercice, contre un bénéfice de 80 ME un an plus tôt, pour un chiffre d'affaires consolidé de 1,38 MdE, en progression de 8,1%, tiré par la croissance du chiffre d'affaires Logement (+19,5%). Le résultat net récurrent (FFO) part du Groupe s'élève à 118,2 ME (+7,2%), et atteint 7,05 euros/action (+2,6%).

* Natixis grimpe encore de 1,7% à 2,4 euros. La banque du groupe BPCE continue à surfer sur l'annonce du changement de DG ainsi que sur plusieurs notes favorables d'analystes. UBS est passé à l''achat' ce matin sur la valeur en visant 3 euros.

* Derichebourg (+1,8% à 2,5 euros). Le groupe se services aux entreprises et la Saur ont annoncé un partenariat stratégique autour des services aux collectivités locales dans les métiers de l'eau et de l'assainissement.

VALEURS EN BAISSE

* Eurofins Scientific subit des prises de bénéfices logiques à la mi-journée avec un titre en repli de 3,3% à 651,4 euros. L'action du groupe de services bio-analytiques s'est envolée de 17,4% hier, sur de nouveaux sommets historiques, après la confirmation des objectifs annuels et une solide première partie d'exercice. Du côté des analystes, Oddo BHF vient de dégrader la valeur à 'neutre'.

* Maurel & Prom perd 2,7% à 1,7 euro après avoir essuyé une perte nette de 606 millions de dollars au premier semestre en raison de l'impact de la crise du coronavirus sur ses activités. Le groupe pétrolier a notamment enregistré une charge de dépréciation de 474 M$. Le chiffre d'affaires a reculé de 38% à 142 M$.

* SES cède 1,8% à 6,2 euros malgré la publication de résultats intermédiaires résilients et un ajustement à la marge de ses prévisions annuelles en raison de l'impact potentiel de la pandémie de coronavirus sur ses activités au deuxième semestre. L'opérateur luxembourgeois de satellites vise désormais un bénéfice opérationnel annuel compris entre 1,12 milliard et 1,16 milliard d'euros (y compris 40 à 60 ME de mesures "exceptionnelles" d'atténuation de coûts spécifiques mises en oeuvre pour protéger le résultat face à la crise) pour un chiffre d'affaire de 1,86 à 1,90 MdE. Sur les six premiers mois de l'exercice, SES a enregistré un Ebitda ajusté de 582 ME, en repli de 2,3% (-3,5% à change constant), pour des revenus de 947,5 ME, en baisse de 1,5%. Des chiffres supérieurs aux attentes des analystes.

* Danone redonne 1,6% à 54,7 euros, pénalisé par une note de la Deutsche Bank qui a dégradé la valeur à 'conserver' tout en réduisant son objectif de 85 à 64 euros. Malgré une valorisation peu élevée, le broker a besoin de perspectives de croissance des bénéfices à long terme meilleures que prévu pour pouvoir être plus positif. " Un titre cher n'est pas une raison suffisante pour vendre et une valorisation bon marché seule n'est pas une raison suffisante pour acheter ", souligne le courtier.

* Airbus cède 0,8% à 67,7 euros au lendemain de son point mensuel sur les livraisons d'appareils. Le géant de l'aéronautique a expédié 245 appareils sur la période allant de janvier à juillet, dont 49 sur le seul mois de juillet, soit une hausse de 36% par rapport à juin. Seuls des monocouloirs ont été livrés, signe que la demande pour les avions à large fuselage est à l'arrêt. Dans le détail, Airbus a livré deux A220-300 à Air Canada et Egypt Air ainsi que 47 appareils de la famille A320neo. En outre, le groupe a enregistré ses premières commandes en trois mois en vendant deux A320neos à un client non identifié et deux A321neos à Lufthansa Technik. A fin juillet, le carnet de commandes nettes atteint 369 unités, et 302 après annulations.

* LVMH (-0,5% à 372,2 euros). Ça chauffe entre Diageo et LVMH. Le groupe britannique aurait entamé une procédure d'arbitrage contre son partenaire de longue date, affirmant que le numéro un mondial du luxe ne lui a pas versé de dividende annuel au titre de sa part minoritaire dans la branche 'vins et spiritueux'. Selon les informations obtenues par 'Bloomberg', Diageo estime que le non-paiement constitue une violation de l'accord de partenariat entre les deux sociétés et réclame 181 millions d'euros à LVMH. Une personne proche de l'affaire citée par le 'Financial Times' précise que Moët Hennessy avait initialement prévu de verser un dividende pour 2019, avant de faire marche arrière en raison de l'impact sur ses activités de la pandémie de coronavirus. Une décision qui aurait été approuvée par LVMH, actionnaire majoritaire de l'entité.

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