Cotation du 10/05/2021 à 10h11 CAC 40 -0,12% 6 377,81
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Mi-séance Paris : légère progression du CAC

Mi-séance Paris : légère progression du CAC
Mi-séance Paris : légère progression du CAC
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC40 poursuit sur sa tendance et s'affiche en hausse de 0,4% à 6.155 pts à la mi-journée, au plus haut depuis 2007. La cote américaine progresse également avant bourse ce jeudi, le Nasdaq étant attendu sur un gain de 0,5%, contre une hausse de 0,2% du S&P 500. Seul le DJIA temporise et s'affiche stable. Le baril de brut WTI recule de 0,6% sur le Nymex à 59,4$, alors que le Brent de la mer du Nord évolue à 62,9$. L'once d'or est sans grande évolution à 1.744$. L'indice dollar régresse de 0,1% face à un panier de devises. L'euro progresse de 0,1% face au billet vert. Sur les marchés obligataires, le rendement du T-Bond américain à dix ans se situe à 1,66% et celui du 30 ans à 2,34%.

Les inscriptions hebdomadaires américaines au chômage pour la semaine close au 3 avril seront annoncées à 14h30 (consensus 680.000). James Bullard, Neel Kashkari et surtout Jerome Powell de la Fed s'exprimeront dans la journée. Ailleurs dans le monde, l'indice japonais de confiance des consommateurs a dépassé les attentes à 36,1, alors que le sentiment des observateurs économiques a lui aussi battu le consensus à 49. Les commandes industrielles allemandes ont augmenté comme prévu de 1,2% sur le mois de février. Le déficit de la balance commerciale française s'est allourdi à 5,2 milliards d'euros en février. Le PMI britannique de la construction est ressorti particulièrement solide à 61,7 en mars.

On notera par ailleurs sur le front économique, des commentaires dovish du chef économiste de la BCE, qui maintient donc son biais très accommodant. Hier, les Minutes du FOMC de la Fed américaine ont confirmé que la banque centrale américaine allait prendre son temps avant de durcir un peu sa politique.

Le soutien budgétaire essentiel des marchés provient de l'anticipation du plan Biden dédié aux infrastructures, malgré sa forte contrepartie fiscale frappant les entreprises et les riches. En outre, la saison des publications financières trimestrielles américaines du T1 pointe son nez, le consensus des analystes étant une croissance de 25% des profits du S&P 500. Pour finir, les opérateurs espèrent beaucoup de la réouverture de l'économie, en particulier aux USA.

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, le S&P 500 franchissant de justesse un nouveau record, après la publication du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, qui a confirmé son attentisme en matière de politique monétaire. Les marchés ont par ailleurs digéré les annonces de Janet Yellen, la secrétaire au Trésor américaine, qui a détaillé le projet de réforme de la taxation des entreprises visant à financer le plan sur les infrastructures de 2.300 milliards de dollars du président Joe Biden. Ce dernier a appelé mercredi les élus Républicains à soutenir ce plan.

A la clôture, le Dow Jones a grappillé 0,05% à 33.446 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,15% à 4.079 pts, un nouveau sommet donc, deux petits points au-dessus de son record de lundi. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini sur un léger recul de 0,07% à 13.688 pts.

Depuis la Maison Blanche, Joe Biden a lancé mercredi soir un vibrant plaidoyer pour convaincre le Congrès d'adopter son plan d'investissement dans les infrastructures, indispensable selon lui pour que les Etats-Unis tiennent tête à la Chine et "pour que l'Amérique reste la première puissance mondiale", a déclaré le président démocrate.

"Est-ce que vous croyez que la Chine attend avant d'investir dans ses infrastructures numériques, dans la recherche et le développement ?", a-t-il lancé. "Elle n'attend pas et elle mise sur le fait que la démocratie américaine sera lente et trop divisée pour tenir le rythme". Soulignant qu'il n'existe pas "de ponts républicains ou d'aéroports démocrates", le président a appelé les élus républicains à "faire ce qui est bon pour l'avenir". Il s'est redit ouvert à "des négociations de bonne foi" avec pour seule ligne rouge de ne pas augmenter les impôts des personnes qui gagnent moins de 400.000 dollars par an.

Dans le compte-rendu de sa dernière réunion des 16 et 17 mars, publié mercredi à 20h, la Fed a confirmé qu'elle était encore loin d'avoir atteint ses objectifs, ajoutant qu'il faudra attendre encore "quelque temps" avant d'observer des progrès plus importants concernant ces objectifs, à savoir le plein-emploi et une inflation moyenne de 2%.

Les marchés financiers ont peu réagi à ce rapport, qui ne fait que confirmer les nombreuses déclarations des dirigeants de la Fed faites ces dernières semaines. Les Minutes indiquent que les membres de la Fed sont convenus de la persistance de fortes incertitudes liée à la pandémie, et ils ont estimé que la politique monétaire actuelle restait appropriée pour "soutenir une plus ample reprise" économique. Dans ses nouvelles projections faites en mars, la Fed ne prévoyait pas de hausse du taux des "fed funds" avant la fin 2023, même si 7 des 18 responsables de la Fed s'attendaient tout de même à une remontée des taux courant 2023 (contre 11 tablant sur un statu quo), alors qu'ils n'étaient que 5 en décembre dernier. Ils sont 4 sur 18 à envisager une hausse des taux dès 2022.

Mercredi, Janet Yellen a détaillé les projets fiscaux de l'administration Biden pour les entreprises, qui verront notamment le taux d'impôt sur les sociétés remonter de 21% à 28%. Ce projet repose aussi sur la conclusion d'un accord avec les grandes puissances économiques sur l'introduction d'un taux mondial d'imposition minimum des entreprises à 21%, et sur une taxe plancher distincte de 15% sur les bénéfices que les plus grandes firmes américaines publient dans leurs communiqués financiers aux actionnaires. Des dizaines de grandes entreprises aux Etats-Unis recourent à des stratégies fiscales complexes pour réduire à zéro leur dette fiscale fédérale.

Janet Yellen a déclaré n'avoir pas vu se matérialiser la promesse d'un investissement accru des entreprises aux Etats-Unis faite par la précédente administration au moment de la réforme de 2017, qui a allégé la pression fiscale sur les grandes entreprises. En revanche, a-t-elle regretté, les baisses d'impôts de Donald Trump ont entraîné une lourde chute de la part des recettes fiscales dans l'économie, avec des mesures incitant à basculer des bénéfices hors du pays.

Sur le front sanitaire, les vaccinations contre le coronavirus accélèrent aux Etats-Unis. Le président Joe Biden a annoncé mardi soir l'ouverture de la vaccination à tous les Américains majeurs dès le 19 avril, et non le 1er mai comme initialement prévu. La Maison blanche craint une nouvelle vague de Covid, au vu du relâchement des comportements des Américains lassés par la pandémie, et de la levée des mesures de restriction dans certains Etats. Ainsi, sur les 7 derniers jours, le nombre moyen de nouveaux cas a augmenté de 20% par rapport à la période précédente de 7 jours, atteignant 64.847 cas quotidiens aux Etats-Unis. Le nombre d'hospitalisations et de morts reste toutefois contenu.

Alors que le variant britannique, plus contagieux, est désormais majoritaire aux Etats-Unis, selon les autorités sanitaires, les Etats continuent de rouvrir leurs économies. La Californie notamment, prévoit de lever la majeure partie des restrictions sanitaires au 15 juin, du moins si les vaccins sont en nombre suffisant et si les hospitalisations demeurent contenues.

Jusqu'à présent aux Etats-Unis, 108,3 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, soit 32,6% de la population, et plus de 63 millions sont entièrement vaccinés (environ 19%). A noter que la Maison blanche a exclu mardi d'imposer des "passeports vaccinaux" tout en indiquant que les sociétés privées étaient libres d'explorer cette idée.

VALEURS EN HAUSSE

Argan (+0,1%) enregistre des revenus locatifs de 38,2 ME, en croissance de 10% par rapport à la même période de l'exercice précédent. Cette forte croissance est le résultat de l'effet année pleine des loyers générés par les développements de l'année 2020 ainsi que de la livraison d'un nouveau développement.

BIC (+7,4%) profite d'une note d'Oddo BHF qui est passé à 'surperformance' sur le titre en visant 64 euros. Si les marchés ciblés par BIC restent matures, les axes stratégiques devraient alimenter la croissance de l'activité (volonté de rejoindre +5% par ans) et enrayer le déclin des marges (qui progresseraient même de 150 pb en 2021), détaille l'analyste...

Lectra bondit de 5,9% et Ramsay Générale de Santé de 4,7%. Technip Energies s'adjuge 3,9% après une note d'Oddo BHF, qui a initié le suivi à 'surperformance'.

Biosynex (+4,5%) annonce la signature d'une offre ferme en vue d'acquérir 100% des actions et des instruments dilutifs de la société Avalun. S'appuyant sur une technologie protégée par de multiples brevets issue du CEA Leti (Laboratoire d'Electronique des Technologies de l'Information du Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives) à Grenoble, Avalun a développé un automate de diagnostic in vitro portable et connecté de nouvelle génération dénommé LabPad. Bien que tenant dans la main, ce lecteur permet non seulement la réalisation de tests immunologiques mais aussi la réalisation de tests de coagulation, ce qui en fait "l'une des plateformes de biologie portable disposant du plus large champ d'application".

Hermès (+2,6%). Le flux acheteur sur le sellier est nourri par une note d'Oddo BHF qui est passé à 'surperformance' sur la valeur tout en remontant sa cible de 956 à 1.022 euros.

Alstom (+0,7%). Première commande de trains à hydrogène en France pour Alstom ! SNCF Voyageurs commande au groupe ferroviaire, pour le compte des régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Occitanie, les 12 premiers (plus deux rames optionnelles) trains bi-mode électrique-hydrogène issus de la gamme Coradia Polyvalent pour Régiolis développée par Alstom. Le montant total du contrat s'élève à près de 190 millions d'euros.

Ekinops (+2,8%) a été choisi par le Canadien Telus, entreprise mondiale de technologies de l'information et de communications de premier plan (Tier 1), pour déployer la virtualisation de fonctions réseau et des capacités de réseaux d'accès définis par logiciel de nouvelle génération (SDN, Software-defined networks) afin d'améliorer son réseau.

Nexity (+0,5%) et AG2R La Mondiale ont signé hier des accords leur permettant d'entrer en négociations exclusives pour la cession du contrôle du groupe Aegide-Domitys. Les fondateurs, autour de Jean-Marie Fournet (JMF Conseil) sont également parties prenantes à cette transaction. Nexity céderait 45% du capital et conserverait une participation de 18% dans Aegide-Domitys. Elle entend rester un actionnaire minoritaire significatif sur un horizon de temps long. Á l'issue de la transaction, le capital d'Aegide-Domitys serait réparti de la façon suivante : - AG2R La Mondiale 67% - Nexity 18% - JMF Conseil 15%. Le montant de la transaction s'élève à 375 millions d'euros (en valeur d'entreprise pour 100% du capital d'Aegide-Domitys).

VALEURS EN BAISSE

Europcar Mobility Group (-0,3%) a publié mercredi soir une perte nette part du groupe de 645 millions d'euros en 2020, contre un bénéfice net de 38 millions d'euros en 2019. La perte nette inclut 249 ME de charges non récurrentes et de dépréciations d'actifs, a précisé le groupe. Sous l'effet de la crise du coronavirus, le chiffre d'affaires a chuté de 45% en 2020 pour revenir à 1,76 milliard d'euros, contre 3,02 MdsE en 2019, sur une base proforma. La société a enregistré l'an dernier une perte d'exploitation de 172 ME contre un bénéfice avant impôts, intérêts, dépréciation et amortissement (Ebitda) de 389 ME un an plus tôt. Europcar ne fait pas de prévisions pour l'exercice 2021 en cours, mettant en avant une "vision prudente sur le premier semestre 2021 compte tenu de la visibilité encore limitée.

EDF (-1,4%) retombe quelque peu après le gain de plus de 10% d'hier. Alors que les négociations autour de la réforme du nucléaire français et de la réorganisation d'EDF traînent en longueur, Bercy évaluerait à environ 10 milliards d'euros le montant qu'il lui faudrait débourser pour sortir le titre de la cote, croit savoir Reuters en citant des sources syndicales. Le projet prévoirait en effet que la société mère EDF SA soit entièrement renationalisée, alors que l'Etat détient actuellement un peu moins de 83,7% du capital. Compte tenu de la participation actuelle de l'État, ces 10 MdsE suggèrent en effet un prix pour les actionnaires minoritaires de près de 20 euros par action.

Total (-0,9%) a démarré avec succès la production de biocarburants aériens durables en France grâce à sa bioraffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône) et à son site d'Oudalle (Seine-Maritime).

HiPay (-3,5%), qui avait déjà publié un chiffre d'affaires en progression de 31% en 2020 à 45,7 ME et un volume de paiements en hausse (+43%), avec une activité tirée par la croissance organique et 305 nouveaux clients grands comptes, fait état d'une "croissance rentable" pour la deuxième année consécutive avec un EBITDA à 3,4 millions d'euros en 2020. La perte nette est réduite à 1,8 million d'euros contre 5,7 millions un an avant. Les capitaux propres en fin de période se situent à 34,5 millions d'euros, alors que la trésorerie disponible ressort à 3,1 millions.

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