Cotation du 20/01/2021 à 10h33 CAC 40 +0,44% 5 623,16
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Mi-séance Paris : le CAC40 se maintient dans le vert

Mi-séance Paris : le CAC40 se maintient dans le vert
Mi-séance Paris : le CAC40 se maintient dans le vert
Crédit photo © Reuters

LA TENDANCE

(Boursier.com) — Le CAC40 parvient à grappiller 0,15% en fin de matinée autour de 5.670 points. Le secteur automobile est bien orienté après la présentation du nouveau plan stratégique de Renault et la publication des ventes annuelles de PSA Groupe.

Outre le début des publications annuelles, les investisseurs surveillent les évolutions politiques aux Etats-Unis où Joe Biden va lever le voile, ce jeudi, sur son plan de relance, alors même que la propagation de l'épidémie du nouveau coronavirus se poursuit à un rythme soutenu et que le pays tente d'accélérer le déploiement des vaccins. Biden devrait annoncer un plan de relance conséquent afin de compenser l'impact du virus, juge CNN, citant deux sources au fait de la question. Jusqu'ici rien de bien nouveau... Les conseillers de Biden ont glissé à des alliés du Congrès que ce package budgétaire allait représenter un montant de 2.000 milliards de dollars environ, soit un peu moins que les récentes rumeurs qui tablaient plutôt sur un niveau de 3.000 milliards. La cote américaine tient bon, proche de ses records avant bourse ce jeudi.

VALEURS EN HAUSSE

* Plus forte hausse du CAC40, PSA Groupe progresse de 4% à 23,2 euros. Les ventes de PSA ont chuté de 27,8% en 2020, soit quasiment d'un million de véhicules, en raison essentiellement d'une chute en Europe sur fond de crise provoquée par l'épidémie due au nouveau coronavirus. Le groupe automobile français, en passe de fusionner avec Fiat Chrysler, a vendu l'an dernier 2,5 millions de véhicules, dont 2,1 millions en Europe où il en avait livré plus de 3 millions en 2019. Comme en Europe, les ventes de PSA en Amérique latine ont reculé de 29,7%. En Chine, elles se sont effondrées de plus de moitié (-57,7%).

* Mal orienté ce matin, Renault gagne désormais 1% à 36,2 euros. Très attendu par la communauté financière, le plan "Renaulution" est reçu sans éclat par le marché. Le constructeur au losange a indiqué viser une marge opérationnelle supérieure à 3% d'ici à 2023 et de plus de 5% d'ici à 2025 grâce à un plan stratégique axé sur une intensification des réductions de coûts et sur 24 nouveaux lancements, dont dix modèles électriques. "Le plan Renaulution assurera une rentabilité durable du Groupe tout en respectant son engagement de neutralité carbone en Europe d'ici 2050", a déclaré Luca de Meo, CEO du Groupe.

* Michelin gagne aussi 1,2% à 110 euros.

* Bureau Veritas gagne 1,8% à 23,4 euros. La Deutsche Bank est passée à l'achat avec un objectif remonté de 20 à 26 euros.

VALEURS EN BAISSE

* Carrefour recule de 5,3% à 16,6 euros, bien en deçà des 20 euros offerts par Alimentation Couche-Tard. Porté hier par l'annonce d'une approche amicale du Canadien, le titre du distributeur rechute alors que le marché semble avoir du mal à croire à un rachat pur et simple du géant français par la firme québécoise spécialisée dans les magasins de proximité et les stations d'essence. "L'essentiel de l'activité de Carrefour est l'épicerie et les hypermarchés", affirme par exemple Jennifer Bartashus, analyste chez Bloomberg Intelligence. "Comment cela s'inscrit-il dans le modèle de fonctionnement de Couche-Tard d'une manière qui ait du sens ?". "Couche-Tard pourrait-il prendre cette mesure parce que les occasions d'acquérir des c-stores à des prix raisonnables se font de plus en plus rares ou est-ce pour diversifier l'entreprise en la détournant du carburant ?" s'interroge de son côté Michael Van Aelst, analyste chez TD Securities. "Un saut dans les supermarchés n'est pas un mouvement que nous avions prévu". D'autant qu'en plus du scepticisme des analystes, l'Etat français s'est montré réticent à une telle opération. Bien qu'il ne détienne pas de participation au capital de Carrefour, Bercy peut invoquer la loi Pacte pour faire prévaloir l'argument de la souveraineté alimentaire. Bryan Garnier sort un peu du lot et affiche un certain optimisme sur la réussite de l'opération. Couche-Tard en voyant une probabilité de parvenir à un compromis supérieure à 50%.

* Crédit Agricole (-0,9%) va sans doute devoir batailler en Italie. Près de deux mois après avoir annoncé, via sa branche locale, le rachat de Credito Valtellinese (Creval) dans le cadre d'une offre entièrement en numéraire à hauteur de 10,50 euros par action, la banque transalpine n'a toujours pas rendu son avis. "Le conseil d'administration (...) continuera à travailler avec l'objectif de parvenir à de la création de valeur pour tous les actionnaires de Creval, sans négliger aucune option stratégique et en soulignant les résultats obtenus par la banque", a indiqué Creval. Cette dernière, qui a déjà fait savoir que l'offre de 737 millions d'euros du Crédit Agricole n'était ni anticipée ni acceptée pour l'instant, pourrait chercher à obtenir un meilleur prix. Plusieurs actionnaires, dont le gestionnaire d'actifs Kairos et le fonds d'investissement Hosking Partners, ont d'ailleurs déclaré que l'offre était trop basse. Présent de l'autre côté des Alpes depuis 2007, le Crédit Agricole espère consolider sa place de 6ème groupe bancaire en Italie en reprenant Creval, dont il détient 5% du capital depuis 2018 via sa division assurance.

* Orange perd 3% à 9,85 euros.

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