Cotation du 29/05/2020 à 18h05 CAC 40 -1,59% 4 695,44
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Mi-séance Paris : le CAC40 recule, la Chine inquiète

Mi-séance Paris : le CAC40 recule, la Chine inquiète
Mi-séance Paris : le CAC40 recule, la Chine inquiète
Crédit photo © Reuters
(Boursier.com) —

LA TENDANCE

Le conflit sino-américain est de retour au premier plan. Des militants de Hong Kong ont appelé à manifester contre un projet de loi de sécurité nationale présenté par Pékin, qui soulève des inquiétudes sur les libertés et le statut de centre financier mondial de la ville semi-autonome. Ce projet laisse craindre une reprise des tensions entre les deux premières puissances mondiales qui ont déjà toutes les peines à s'entendre sur le front commercial. Donald Trump a d'ailleurs déjà déclaré que les Etats-Unis réagiraient "avec force" si Pékin allait au bout de ses intentions...

Ces annonces interviennent au moment même où Pékin s'est abstenu, pour la première fois, de fixer un objectif de croissance annuelle et a promis d'augmenter ses dépenses publiques alors que la crise sanitaire liée au coronavirus pèse lourdement sur l'économie chinoise. "Nous n'avons pas fixé d'objectif de croissance économique pour l'ensemble de l'année, principalement parce que la situation épidémique mondiale et la situation économique et commerciale sont très incertaines", a expliqué le Premier ministre Li Keqiang à l'ouverture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire, le Parlement chinois.

L'actualité micro reste pour sa part très limitée en cette fin de semaine de l'Ascension même si Renault continue à faire couler beaucoup d'encre dans l'attente de la présentation de son plan de restructuration.

En net recul en début de séance, le CAC40 limite son repli à 0,63% à 4.416 points à la mi-journée.

VALEURS EN HAUSSE

* Groupe PSA (+2,3%) avec Faurecia (+2,5%). Les espoirs d'un plan de soutien massif de l'Etat continuent à soutenir le compartiment automobile. Par ailleurs, malgré la crise, le marché continue à miser sur un rapprochement entre le groupe au lion et Fiat Chrysler Automobiles au cours des prochains mois. La fusion entre les deux sociétés déboucher sur la création du quatrième constructeur automobile mondial en volumes et le troisième en chiffre d'affaires. La Commission européenne doit rendre au plus tard le 17 juin sa décision sur le projet, sachant qu'un éventuel feu vert pourrait être soumis à conditions.

* Europcar Mobility rebondit de 3,8%. Le loueur de voitures reste dans une situation financière très compliquée, victime de la pandémie de Covid-19 et de la mise à l'arrêt de l'industrie touristique. Les investisseurs n'écartent d'ailleurs pas l'idée d'une augmentation de capital.

VALEURS EN BAISSE

* HSBC abandonne 5%. La banque est délaissée compte tenu de sa forte exposition à la zone asiatique.

* CGG (-3,2%) dans le sillage des cours du brut. Après avoir aligné six séances de progression et terminé au plus haut depuis plus de deux mois hier, le WTI pour livraison juillet perd 5,6% à 32 dollars dans les échanges électronique sur le Nymex. Le baril de Brent de la mer du Nord échéance rend de son côté 4,7% à 34,4$. Le brut devrait malgré tout aligner une quatrième semaine consécutive de hausse après être tombé sous les 10$ il y un tout juste un mois. Les inquiétudes sur la situation économique en Chine après que Pékin eut pour la première fois abandonné son objectif de croissance du PIB, dans un contexte de "grande incertitude", et le retour des tensions entre la Chine et les Etats-Unis au sujet de Taiwan et de Hong-Kong incitent les opérateurs à davantage de prudence.

* LVMH (-1,4%) avec Kering (-1,6%). Burberry gagne pourtant du terrain à Londres (+2,5%) après l'annonce d'une chute de 27% de ses revenus à périmètre comparable au cours du trimestre clos fin mars, qui s'est terminé avec la fermeture d'environ 60% de ses magasins de détail. Burberry, comme les autres marques de luxe, a subi les premiers effets de la crise du coronavirus fin janvier, lorsque les ventes en Chine, l'un de ses marchés les plus importants, ont commencé à chuter fortement. Alors que la pandémie s'étendait à l'Europe et à l'Amérique du Nord, la firme britannique a subi des pertes très importantes en mars avec la fermeture de tous ses magasins dans ces zones. Elle note toutefois une nette reprise de son activité en Chine et en Corée du Sud.

* Renault recule de 1,9%. L'actualité autour du constructeur au losange reste largement dominée par le plan de restructuration attendu la semaine prochaine ainsi que le plan de soutien de l'Etat au secteur, qui devrait également être dévoilé dans les jours à venir. Bercy, qui occupe une place centrale dans le dossier puisque l'Etat détient environ 15% du groupe, surveillera de très près les prochaines annonces de la société, d'autant qu'elle a demandé un prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros. Dans un entretien accordé au 'Figaro', Bruno Le Maire indique ce matin que Renault, " comme les autres acteurs du secteur automobile, doit prendre des engagements notamment sur le maintien en France de ses "activités technologiquement les plus avancées". "Sur la gravité de la crise, comme sur la situation des entreprises, je continuerai de tenir un discours de vérité : Renault joue sa survie", répond-il alors qu'on lui demande s'il peut accepter que des entreprises soutenues par l'Etat ferment des sites en France, comme Renault l'envisage...

* Sanofi rend 1,6%. Très actif dans la recherche d'un vaccin contre le Covid-19, le laboratoire subit quelques dégagements alors qu'il surperforme nettement le marché depuis le début de l'année. Bernstein a par ailleurs confirmé son avis 'acheter' et sa cible de 108 euros.

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