Cotation du 21/09/2020 à 12h29 CAC 40 -3,29% 4 814,30
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Mi-séance Paris : le CAC40 poursuit sur sa lancée

Mi-séance Paris : le CAC40 poursuit sur sa lancée
Mi-séance Paris : le CAC40 poursuit sur sa lancée
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

La bourse de Paris garde le cap à la hausse après deux séances de progression, avec un indice CAC40 qui prend près de 1% à 4.935 pts ce mercredi midi. Les publications semestrielles se poursuivent à moindre intensité, avec Accor qui accuse le coup après des comptes très dégradés... Les volumes d'échanges tendent à se réduire avec la pause du mois d'août, tandis que l'or reste en grande forme, au-dessus des 2.030$ l'once, au plus haut historique !

La cote américaine poursuit sa progression avant bourse ce mercredi, le DJIA prenant 0,7% et le S&P500 0,5%. L'indice Nasdaq Composite est attendu au plus haut de son histoire, sur un gain de 0,4% dans la zone inexplorée des 11.000 pts. Les opérateurs ignorent les dernières nouvelles relatives à la crise sanitaire du nouveau coronavirus et se concentrent sur les données économiques, plutôt réconfortantes quant à elles. Aux Etats-Unis, le rapport d'ADP sur l'emploi privé pour le mois de juillet sera communiqué à 14h15 (consensus 1,89 million de créations).

VALEURS EN HAUSSE

* Renault reprend 3% à 23 euros. Après les résultats déficitaires de Daimler et Volkswagen au deuxième trimestre, le constructeur haut de gamme allemand BMW a essuyé sa première perte depuis la crise financière de 2009. Le groupe a fait état ce matin d'une perte nette de 212 millions d'euros contre un profit de 1,48 MdE un an plus tôt. Le résultat opérationnel est ressorti à -666 ME pour des revenus en repli de 22,3% à 19,97 MdsE. Les livraisons ont fondu d'un quart à 485.464 unités. BMW envisage maintenant le second semestre avec un optimisme prudent et continue à viser une marge d'EBIT entre 0 et 3% pour le segment automobile en 2020.

* Transgene (+7%) a annoncé l'encaissement de 22,2 millions de dollars (19 millions d'euros) suite à la vente à un fonds d'investissement chinois d'une partie de sa participation minoritaire dans Tasly BioPharmaceuticals. Cette opération a porté sur 10,3 millions de titres de Tasly BioPharmaceuticals, soit 38 % des parts détenues par Transgene. Transgene estime que cette transaction consolide sa visibilité financière jusqu'en 2022. À l'issue de cette opération, Transgene détient encore 17,1 millions d'actions de Tasly BioPharmaceuticals, soit 1,58 % du capital de la société chinoise.

* Genfit (+10% à 4,65 euros) bénéficie d'une publication dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology pour l'identification de patients atteints de NASH à risque avec sa technologie NIS4.

* Neurones (+4,5% à 24,9 euros) a bien résisté au second trimestre avec un chiffre d'affaires de 119,1 ME, en décroissance de 4,9%. Ainsi, sur le 1er semestre, le CA total se monte à 254,4 millions d'euros, en croissance de 0,2% et même +0,4% en organique. Dans le contexte très particulier du second trimestre, le chiffre d'affaires a été finalement meilleur qu'anticipé. Grâce à la bonne résistance des volumes, au mix d'activités (proportion significative de contrats récurrents, clients globalement peu exposés), à son organisation en sociétés spécialisées et au recours au dispositif d'activité partielle, le résultat opérationnel du semestre a été, lui aussi, plus élevé que prévu : 8,7% du chiffre d'affaires à comparer à 9,1% pour les six premiers mois de 2019. Malgré les incertitudes quant à l'évolution de la crise sanitaire, l'intensité de la crise économique et au probable durcissement du marché, Neurones rehausse ses prévisions du 6 mai et table désormais, pour l'ensemble de l'année, sur un chiffre d'affaires d'au moins 495 ME (vs 475 ME), pour un résultat opérationnel d'au moins 8% (vs 6%). A moyen terme, la crise actuelle "devrait avoir un effet accélérateur sur la transformation digitale des organisations, ce qui sera favorable pour les offres du groupe", anticipe Neurones.

* Technicolor (+1,2% à 2,71 euros) a annoncé le lancement de l'augmentation de capital d'environ 330 millions d'euros dans le cadre de son plan de sauvegarde. Le spécialiste des systèmes vidéo et d'images numériques précise dans un communiqué qu'il émettra 43 actions nouvelles pour six actions existantes à un prix de 2,98 euros par action. L'opération est intégralement garantie par les créanciers. Chaque actionnaire recevra le 7 août 2020 un DPS par action. 6 DPS donneront droit de souscrire, à titre irréductible, à 43 actions nouvelles.

VALEURS EN BAISSE

* Seule baisse significative du CAC40, Accor (-1,2% à 22 euros) a vu son chiffre d'affaires réduit quasiment de moitié au premier semestre en tombant à 917 millions d'euros, en baisse de 48,8% à périmètre et change constants (pcc), et de 52,4% en données publiées par rapport au 30 juin 2019. Le groupe hôtelier a ainsi essuyé un déficit de 1,52 milliard d'euros sur les six premiers mois de l'année contre un profit de 141 ME un an auparavant pour un chiffre d'affaires réduit quasiment de moitié, à 917 millions d'euros (-48,8% à périmètre et change constants). L'excédent brut d'exploitation est ressorti aussi dans le rouge à -227 ME, en baisse de 153,7% en données comparables. Le RevPAR, très suivi par les opérateurs, affiche une baisse globale de 59,3%, incluant une baisse de 88,2% sur le second trimestre. Ce même indicateur est ressorti en baisse de 90,6% en Europe au cours des trois mois clos fin juin, témoignant de la brutalité de la crise subie par le secteur du tourisme. Dans le contexte actuel, le groupe se dit incapable de fournir la moindre perspective d'Ebitda pour 2020, un constat qui tranche avec les résultats record qu'il visait il y a tout juste un an. L'apparition de l'épidémie a conduit le numéro un européen de l'hôtellerie à annoncer des mesures d'économie en se fixant un objectif de 200 ME par rapport à sa base de coûts de 1,2 milliard d'euros en 2019. Deux tiers de ces économies devraient être atteintes à fin 2021 et 100% à fin 2022. Accor indique que ce plan inclut "une simplification et un alignement des structures opérationnelles à travers les différentes régions" et "une automatisation des tâches basées sur des processus qui peuvent être répétés". "Ces initiatives vont concerner environ 1.000 personnes sur les 18.000 qui occupent des fonctions au niveau des sièges", affirme Sébastien Bazin aux 'Echos'.

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