Cotation du 09/04/2021 à 18h05 CAC 40 +0,06% 6 169,41
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Mi-séance Paris : le CAC40 limite la casse avant l'emploi américain

Mi-séance Paris : le CAC40 limite la casse avant l'emploi américain
Mi-séance Paris : le CAC40 limite la casse avant l'emploi américain
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Le marché parisien repique (légèrement) du nez en cette fin de semaine avec un CAC40 qui lâche 0,55% à 5.799 points à la mi-journée. La nouvelle baisse appuyée de Wall Street hier soir, qui est pour le moment encore attendue dans le rouge à l'ouverture ce vendredi, pèse sur la tendance alors que le mouvement de hausse des taux obligataires se poursuit. Des tensions que Jerome Powell n'est pas parvenu à atténuer hier soir malgré un discours toujours 'dovish'.

Le patron de la Fed a indiqué s'attendre à une hausse de l'inflation à court terme, mais a répété que la banque centrale américaine jugeait "appropriée" sa politique monétaire accommodante, et qu'elle ne comptait pas réagir avant que ses objectifs d'emploi et de prix soient atteint sur le long terme. Pas de quoi calmer la situation avant un rapport mensuel sur l'emploi très attendu outre-Atlantique à 14h30.

La forte remontée des cours de l'or noir après le statu quo surprise de l'Opep+ hier soir alimente les craintes inflationnistes et donc la hausse des taux. Le baril de brut léger américain gagne actuellement 1,9% à 65,05 dollars, au-dessus de la barre des 65 dollars pour la première fois depuis janvier 2020.

Au niveau du palmarès, Total se distingue dans le sillage des cours du brut. Les banques sont également bien orientées avec la hausse des taux obligataires. C'est plus compliqué pour Dassault Aviation, dont les résultats ont fortement reculé l'an passé. A l'inverse, CGG qui anticipe un net redressement de son activité cette année progresse.

VALEURS EN HAUSSE

* Technip Energies (+3% à 11,4 euros). Outre la nouvelle hausse des cours du pétrole, le titre de la société d'ingénierie et de technologies pour la transition énergétique bénéficie du nouveau soutien d'un analyste puisque Kepler Cheuvreux a initié le suivi de la valeur avec un conseil 'acheter' et un objectif de 18 euros

* 2CRSI (+5,5% à 5,5 euros) : modeste rebond après les chutes de 11% et 14% consécutives à la révélation des grandes difficultés de l'un de ses principaux clients, Blade.

* CGG (+3,7% à 1,1 euro). Après une ouverture dans le rouge, le titre a pris le chemin de la hausse en cours de matinée. Le groupe parapétrolier a essuyé une nouvelle perte en 2020 mais a vu ses comptes se redresser sensiblement au quatrième trimestre. Sur l'exercice clos, la firme a essuyé un déficit net de 438 M$ pour des revenus de 886 M$ (-35%). Le résultat net des activités poursuivies est ressorti à -376 M$ contre +126 M$ en 2019. "En 2021, à condition que les économies mondiales continuent de se redresser graduellement et que les prix du pétrole se stabilisent au-dessus de 50 $/baril, CGG devrait tirer parti de son programme de réduction de coûts, sa performance devrait se renforcer progressivement au second semestre et le Groupe devrait retrouver une génération de cash-flow net positive sur l'année", a précisé le management.

* GL Events (+1,5% à 11,8 euros). Le groupe spécialisé dans l'évènementiel est tombé dans le rouge l'an passé, essuyant une perte nette de 74,3 ME contre un profit de 55,1 ME en 2019. GL Events anticipe un niveau d'activité toujours limité au 1er trimestre 2021. Au-delà, et sous réserve d'une évolution favorable des conditions sanitaires, la société estime que l'activité devrait se reprendre de façon différenciée selon les zones géographiques. Du fait des incertitudes pesant toujours sur la reprise d'activité, le Conseil d'administration a décidé de ne pas proposer de distribution de dividendes au titre de l'exercice 2020. La firme a annoncé par ailleurs l'entrée du fonds d'investissement Nexus Point au capital de GL Events Greater China, la holding portant les participations chinoises et hong-kongaises du groupe.

* Faurecia cède 2,5% à 45 euros. Stellantis a finalisé la distribution à ses actionnaires de la participation qu'elle détenait dans Faurecia, alors que la vente d'actions de l'équipementier automobile en octobre dernier par PSA avait rapporté 308 millions d'euros. La distribution est désormais soumise à l'approbation des actionnaires de Stellantis lors d'une assemblée générale extraordinaire le 8 mars. Elle sera accompagnée d'une distribution en nature de la part restante de 39% de Stellantis dans Faurecia. Pour chaque action Stellantis détenue au 16 mars, les actionnaires recevront donc un peu plus de 0,017 titre ordinaire Faurecia.

* Eramet (+0,6% à 60,7 euros). L'Etat français, deuxième actionnaire du groupe minier, n'est pas favorable à un changement de direction, comme en a fait la demande cette semaine l'actionnaire principal, a déclaré à Reuters une source au fait du dossier. Selon les informations de 'L'Agefi', la famille Duval, première actionnaire du groupe minier, pousserait pour le départ de la PDG. En ce sens, elle aurait écrit à l'Agence des participations de l'Etat pour appuyer sa demande. Les Duval reprocheraient notamment à la dirigeante "la gestion des dossiers de la Société Le Nickel et d'Aubert & Duval, deux filiales d'Eramet en grandes difficultés". La forte hausse de la dette et la division par deux des capitaux propres au cours des dernières années seraient également pointées du doigt par la famille qui détient près de 37% d'Eramet.

VALEURS EN BAISSE

* Manitou (-2,9% à 27,3 euros). La firme a vu son résultat opérationnel récurrent reculer de 43% à 85 millions d'euros l'an passé, pour un chiffre d'affaires de 1,585 milliard d'euros, en baisse de -24%. Le résultat net part du groupe a atteint 40 ME (96 ME en 2019). Le Conseil d'administration a décidé de proposer à l'Assemblée générale des actionnaires, qui se tiendra le 17 juin 2021, le versement d'un dividende de 0,60 euro par action, permettant de rétablir un taux de distribution sur la période 2019 et 2020 plus en ligne avec les pratiques des années précédentes. Manitou anticipe un chiffre d'affaires 2021 en progression de plus de 15%. Le groupe vise aussi une progression du résultat opérationnel courant de l'ordre de 40 points de base.

* Faurecia cède 2,5% à 45 euros. Stellantis a finalisé la distribution à ses actionnaires de la participation qu'elle détenait dans Faurecia, alors que la vente d'actions de l'équipementier automobile en octobre dernier par PSA avait rapporté 308 millions d'euros. La distribution est désormais soumise à l'approbation des actionnaires de Stellantis lors d'une assemblée générale extraordinaire le 8 mars. Elle sera accompagnée d'une distribution en nature de la part restante de 39% de Stellantis dans Faurecia. Pour chaque action Stellantis détenue au 16 mars, les actionnaires recevront donc un peu plus de 0,017 titre ordinaire Faurecia.

* Dassault Aviation (-1,7% à 936,5 euros). Guère épargné par la crise actuelle, le groupe a dévoilé des résultats annuels en fort repli mais supérieurs aux attentes du marché. L'avionneur enregistre ainsi un bénéfice net ajusté 2020 de 396 millions d'euros, en baisse de 51%, pour un chiffre d'affaires de 5,489 MdsE contre 7,37 MdsE en 2019. Cette diminution, conforme à sa prévision, s'explique principalement par la baisse du nombre de livraisons de Rafale Export (13 vs 26 en 2019) et de Falcon (34 Falcon vs 40 en 2019). La marge nette s'établit ainsi à 7,2% contre 11,1% un an plus tôt. Ce recul s'explique principalement par la baisse du résultat opérationnel et la moindre contribution de Thales au résultat net. Les prises de commandes s'élèvent à 3,463 MdsE à fin décembre contre 5,693 MdsE en 2019. Alors que "2021 sera une année encore profondément marquée par la pandémie et ses conséquences sanitaires et économiques", Dassault Aviation prévoit de livrer 25 Rafale et 25 Falcon. Le chiffre d'affaires sera en hausse.

* Bolloré (-1,2% à 4 euros). Le groupe a réalisé l'an passé un résultat opérationnel ajusté (EBITA) de 2,043 MdsE, en hausse de +25% (23% à périmètre et taux de change constants), pour un chiffre d'affaires de 24,109 milliards d'euros, en retrait de -3% à périmètre et taux de change constants. Un dividende de 0,06 euro par action (dont 0,02 euro d'acompte déjà versé en septembre 2020), identique à celui versé au titre de 2019, sera proposé.

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