Cotation du 17/10/2019 à 18h05 CAC 40 -0,42% 5 673,07
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Mi-séance Paris : le CAC40 en hausse après une matinée très volatile

Mi-séance Paris : le CAC40 en hausse après une matinée très volatile
Mi-séance Paris : le CAC40 en hausse après une matinée très volatile
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Première moitié de séance très volatile à Paris. Le CAC40 peine à trouver une direction claire alors que les opérateurs ont les yeux rivés sur Washington où un nouveau round de négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine doit débuter. A midi, l'indice parisien avance de 0,26% à 5.513 points. Il est toujours aussi difficile de savoir quelle tournure vont prendre les événements tant les informations, souvent contradictoires, circulent dans les salles de marché.

Concernant la politique monétaire, les 'Minutes' de la dernière réunion de la Réserve fédérale des 17 et 18 septembre ont montré qu'un nombre croissant de membres de la Fed s'inquiètent de la montée des risques pour l'économie américaine. Les "Minutes" ont aussi confirmé que le conseil des gouverneurs de la Fed est divisé sur l'ampleur et le calendrier de sa future politique.

En Europe, les ministres des Finances de l'Union européenne sont parvenus à un accord sur les conditions de mise en oeuvre d'un budget de la zone euro qui entrera en vigueur en 2021. Ce budget sera doté d'environ 17 milliards d'euros et sera consacré à l'investissement et au soutien aux réformes économiques. Ce montant correspond à la part allouée à la zone euro sur les 25 MdsE que la Commission européenne propose de consacrer aux réformes économiques dans l'UE.

Sur le front des valeurs, LVMH a très bien lancé la saison des trimestriels avec une nouvelle publication de grande qualité.

VALEURS EN HAUSSE

* LVMH gagne 4% à 471,3 euros. Le numéro un mondial du luxe a encore une fois dépassé toutes les attentes au troisième trimestre, faisant fi des tensions à Hong Kong ou du ralentissement de la croissance mondiale. Sur les trois mois clos fin septembre, le propriétaire des marques Louis Vuitton, Dior, Bulgari ou Sephora a réalisé des ventes de 13,3 milliards d'euros, en croissance de 17% en publié et de 11% en organique. Le consensus était positionné à 9% en données comparables.

* Kering et Hermès grimpent respectivement de 2,7% et 0,6% dans le sillage de LVMH. Le numéro un mondial du luxe a encore une fois fait forte impression au troisième trimestre, ne montrant aucun signe de fléchissement malgré les craintes pesant sur la croissance mondiale et les manifestations géantes qui secouent Hong Kong depuis plusieurs mois. RBC évoque une performance impressionnante pour la division 'Mode & Maroquinerie' de LVMH, qui devrait apaiser les inquiétudes des plus pessimistes alors que l'ancienne colonie britannique est un marché clef pour le secteur.

* Saint-Gobain progresse de 2,5% à 34,7 euros, bien aidé par une note de Morgan Stanley. La banque américaine explique que le groupe offre une exposition à des marchés finaux attrayants, une bonne implantation régionale tandis que la restructuration organisationnelle devrait soutenir la marge. De quoi passer de 'sous-pondérer' à 'surpondérer' en visant 42 euros, contre 37,5 euros précédemment. Compte tenu des incertitudes pesant sur le marché de la construction, le courtier apprécie l'exposition élevée du groupe à la rénovation et aux infrastructures, et sa faible dépendance aux nouveaux marchés résidentiels. Enfin, MS estime que la valeur est la dernière vraie action 'value' après la sous-performance du titre au cours des deux dernières années.

* Plastic Omnium rebondit de 2,4% à 21,4 euros. L'onde de choc du "profit warning" réalisé hier par l'équipementier n'est pourtant toujours pas dissipé. En témoigne l'ajustement d'objectif réalisé ce jour par JPMorgan. Le bureau de recherche a ramené de 26 à 24 euros sa 'fair value' sur le dossier et reconduit sa recommandation "neutre". Il emboîte le pas à Oddo BHF, dont le cours cible a été abaissé 30 à 25 euros, avec une opinion "achat" malgré tout reconduite.

* Neoen (+1,1% à 23,1 euros). Le courant acheteur est galvanisé par le changement de recommandation de Clémence Blenck, analyste à Société Générale, passée à l'achat sur le spécialiste des énergies renouvelables avec un cours cible fixé à 27,5 euros, dans le haut de la fourchette des objectifs des brokers. Le consensus reste malgré tout globalement neutre sur Neoen avec une majorité d'opinions "conserver" sur le dossier. Il est vrai que le producteur indépendant d'énergie verte affiche une hausse de plus de 20% depuis le début de l'année, proche de sommets historiques.

* Renault (+0,1% à 50,5 euros). Le remplacement du directeur général de Thierry Bolloré, ancien bras droit de Carlos Ghosn, se profilerait bien à l'horizon, selon des sources concordantes. Ainsi, mercredi soir, une source au sein de l'Etat français a confirmé à l'agence 'Reuters' que Jean-Dominique Senard, président de Renault, envisageait de proposer au conseil d'administration de trouver un successeur à M. Bolloré.

VALEURS EN BAISSE

* Valbiotis décroche de 15,2% à 2,5 euros. Le groupe lance une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires d'un montant maximum de 7,2 ME, pouvant être porté à 8,3 ME en cas d'exercice de la clause d'extension. Par ailleurs, quel que soit le montant final de l'offre, la société indique qu'elle sera confrontée à de nouveaux besoins de financements pour a minima finaliser le programme clinique de Valedia afin de pouvoir déposer une demande d'allégation santé auprès des autorités compétentes (Europe et États-Unis).

* Bastide (-2,70% à 36,3 euros) après avoir dévoilé ses résultats annuels. Les comptes 2018-2019 se caractérisent par une amélioration de la rentabilité opérationnelle courante et une baisse du résultat net, impacté par diverses charges non récurrentes et par l'ajustement comptable de la juste valeur des compléments de prix, pour 6,4 ME, lié principalement à la surperformance de Baywater au Royaume-Uni.

Edenred (-0,6% à 42 euros), Sodexo (-0,1% à 97,4 euros), Up et Natixis Intertitres sont soupçonnés d'entente. Selon 'Le Figaro"', qui rapporte l'information mercredi soir sur son site internet, ces quatre groupes risquent d'être sanctionnés par l'ADLC (autorité de la concurrence), qui leur reproche d'avoir mis en place "un système leur permettant d'échanger régulièrement des informations sur leur stratégie commerciale" entre 2002 et la fin 2015.

* Legrand recule de 0,4% à 65,2 euros mais reste proche de sommets historiques. L'actualité sur l'équipementier électrique est à chercher dans une initiation de couverture d'analyste. Bryan, Garnier & Co a débuté le suivi en adoptant une recommandation "neutre" et en fixant sa 'fair value' à 70 euros. Le bureau de recherche apprécie la stratégie de renforcement progressif dans les infrastructures digitales, principal levier d'accélération du développement du groupe, mais estime l'action bien valorisée : "Le marché semble avoir bien anticipé les perspectives de croissance et la valeur se traite d'ailleurs toujours avec une certaine prime face au secteur des biens d'équipement. Enfin, les incertitudes sur la macro mondiale pourraient pénaliser le titre", argumente BG dans son étude.

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