Cotation du 14/11/2018 à 18h05 CAC 40 -0,65% 5 068,85
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Mi-séance Paris : fin de semaine en berne pour le CAC40

Mi-séance Paris : fin de semaine en berne pour le CAC40
Mi-séance Paris : fin de semaine en berne pour le CAC40
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Fin de semaine en berne pour la bourse de Paris et ses homologues européennes. Le CAC40 perd 0,85% en fin de matinée à 5.087 points et abandonne ainsi tous ses gains de la semaine écoulée. Les marchés se contractent alors que la Réserve Fédérale américaine a sans doute emporté hier les dernières hypothèses qui tablaient sur trois tours de vis annuels. Si elle n'a pas touché aux taux, son discours a conforté l'hypothèse d'une quatrième hausse en décembre. La banque centrale s'est en effet montrée plutôt "faucon" dans ses commentaires, évoquant la poursuite d'une croissance économique soutenue par la bonne santé du marché du travail et la vigueur de consommation des ménages. Un discours qui laisse logiquement entendre qu'une nouvelle hausse d'un quart de point du taux des "fed funds" reste programmée pour la réunion des 18 et 19 décembre. Le taux serait alors porté entre 2,25% et 2,50% (2% à 2,25% actuellement). Au-delà, la Fed a répété qu'elle comptait poursuivre sa politique "graduelle" de relèvement des taux. Les valeurs pétrolières souffrent alors que le baril de pétrole qui a poursuivi jeudi sa dégringolade, sur fond de hausse des stocks américains et de signes croissants d'une hausse de la production mondiale, qui compense la baisse des exportations iraniennes imposée par les sanctions américaine entrées en vigueur depuis le 4 novembre. Le Brent s'échange désormais sous les 70$, plus de 15$ sous ses plus hauts annuels.

VALEURS EN HAUSSE

* Edenred s'adjuge 3,5% à 34,6 euros en matinée à Paris. A défaut d'Ingenico, le groupe va mettre la main sur Corporate Spending Innovations (CSI), l'un des tout premiers fournisseurs de solutions automatisées pour le paiement inter-entreprises en Amérique du Nord. Cette acquisition, d'un montant d'environ 600 millions de dollars, s'inscrit dans la continuité d'un partenariat européen établi il y a près de deux ans entre les deux sociétés. CSI dispose d'un portefeuille de plus de 800 entreprises clientes et facilite leurs paiements auprès de 475.000 fournisseurs. Sur l'année 2018, la fintech va gérer un volume de paiements de l'ordre de 11 milliards de dollars et traiter environ 900.000 transactions. La société enregistre depuis plusieurs années une croissance à deux chiffres de son chiffre d'affaires et anticipe un EBITDA ajusté de 26 M$ en 2018.

* Après son vif rebond de la veille, alimenté par des résultats annuels encourageants assortis de commentaires positifs sur les perspectives 2018-2019, Sodexo confirme son regain de forme en progressant 2,2% à 94,8 euros. Les analystes ont été nombreux hier à refaire leurs calculs hier et on en dénombre encore quelques-uns à ajuster leur modèle de valorisation ce vendredi. Ainsi, Morgan Stanley remonte son objectif de 81 à 88 euros, en restant logiquement à "sous-pondérer" sur le titre du géant de la restauration collective et des services aux entreprises.

VALEURS EN BAISSE

* Nexans plonge de 14% à 23 euros. Le fabricant de câbles a lancé un nouvel avertissement sur ses résultats malgré une croissance organique de 1,9% au troisième trimestre."Ce trimestre, qui montre une croissance importante des ventes de câbles ne se traduisant pas dans la marge, nous parait emblématique des difficultés actuelles du Groupe. C'est dans ce contexte que nous annonçons un plan de transformation qui permettra de changer le modèle de création de valeur de Nexans", a annoncé Christopher Guérin, le DG de Nexans. Le groupe anticipe désormais un Ebitda consolidé de l'ordre de 325 millions d'euros sur l'année, inférieur aux 350 ME prévus en juin. Il avait alors déjà révisé à la baisse son objectif annuel, puisqu'il attendait précédemment un Ebitda stable par rapport aux 411 ME de 2017. La croissance du troisième trimestre dans les activités à haute tension ne s'est pas traduite par des marges, notamment en raison de la difficulté à répercuter les hausses de prix des matières premières et de la main-d'oeuvre sur les clients, a souligné le dirigeant.

* Plus forte baisse du CAC40, TechnipFMC perd 3,5% à 22,37 euros, largement affecté par la glissade des cours du pétrole. Total perd aussi 2% à 50,4 euros.

* CGG perd encore 8% à 1,61 euros. Le titre plonge de 21% sur la semaine après une publication en demi-teinte qui s'ajoute à l'évolution pénalisante des cours du pétrole.

* Rubis chute de 13% à 42,7 euros suite aux derniers chiffres d'activité annoncés hier soir. Portzamparc manifeste plus de prudence sur le dossier, dégradé de 'renforcer' à 'conserver', l'objectif de cours étant légèrement abaissé à 51,40 euros. La firme évoque une publication décevante et craint une réduction du consensus. Le chiffre d'affaires consolidé du troisième trimestre est ressorti en croissance de 11% à 1,12 MdE, pour un cumul à neuf mois en hausse de 25% à 3,52 MdsE. Le troisième trimestre 2018 enregistre une bonne croissance d'ensemble, affectée cependant "temporairement et sur des périmètres géographiques limités, par des paramètres externes de type climatologique, géopolitique ou de structure de prix".

* JCDecaux perd 3,6% à 29,6 euros. Le chiffre d'affaires ajusté pour le troisième trimestre 2018 est en hausse de +6,2 % à 867,7 ME comparé à 817,1 ME au troisième trimestre 2017. En excluant l'impact négatif lié à la variation des taux de change et l'impact positif lié aux variations de périmètre, le chiffre d'affaires organique ajusté est en augmentation de +7,3%.

* Ingenico perd 3% à 65 euros. Natixis a écarté jeudi toute OPA sur Ingenico. A l'occasion de la publication de ses résultats du 3ème trimestre, la banque a précisé dans un communiqué que "Natixis reconfirme ne pas envisager une OPA sur Ingenico".

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