Cotation du 20/05/2022 à 18h05 CAC 40 +0,20% 6 285,24
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Mi-séance Paris : fin de semaine en berne

Mi-séance Paris : fin de semaine en berne
Mi-séance Paris : fin de semaine en berne
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Alors que le rebond a tourné court hier, le CAC40 reste en berne ce vendredi, en repli de 1%, de retour sur les 6.300 points, dans le sillage de la rechute de Wall Street hier soir... Après un bref rebond technique mercredi, en réaction au ton un peu moins agressif que prévu de la Fed, le marché américain est en effet retombé dans ses travers, après l'annonce d'une forte baisse de productivité au 1er trimestre aux Etats-Unis, qui fait craindre une nouvelle accélération de l'inflation.
En Europe, la BCE devrait ramener son taux de dépôt en territoire positif cette année, a estimé le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Des propos qui indiquent que le membre du Conseil des gouverneurs de l'institution est favorable "à au moins trois hausses de taux en 2022". La BCE a entamé la réduction de son soutien exceptionnel à l'économie, mais le niveau record de l'indice des prix à la consommation et la remontée des anticipations d'inflation à long terme incitent de plus en plus de membres de la BCE à préconiser l'arrêt plus rapide des instruments non-conventionnels de politique monétaire.

La BCE devrait dans un premier temps cesser ses achats d'obligations à la fin du mois de juin, puis relever son taux de dépôt lors des "prochaines" réunions de politique monétaire, a précisé François Villeroy de Galhau, sans avancer de date pour le début de relèvement de taux. Certains membres de la BCE ont préconisé récemment une hausse de taux en juillet, ce qui a soulevé peu d'opposition de la part des "colombes" de l'institution, suggérant ainsi qu'une augmentation de taux cet été était désormais l'option la plus probable."Je préférerais placer le marqueur un peu plus loin : sauf nouveaux chocs imprévus, je penserais qu'il est raisonnable d'être entré en territoire positif d'ici la fin de l'année", a déclaré le gouverneur de la Banque de France lors d'une conférence organisée à Paris. Un retour en zone positive du taux de dépôt, actuellement à -0,5%, impliquerait au moins trois hausses de taux d'un quart de point d'ici la fin d'année.
La Banque centrale européenne devrait ensuite faire évoluer progressivement son taux nominal vers un niveau "neutre", soit entre 1% et 2%, a ajouté François Villeroy de Galhau qui estime que "le niveau de l'euro compte beaucoup pour l'inflation importée" ... "Un euro trop faible irait à l'encontre de notre objectif de stabilité des prix".

ECO ET DEVISES

Les marchés avaient été quelque peu soulagés mercredi soir par le ton de la Fed : même si la banque centrale a relevé son principal taux directeur d'un demi-point, à 0,75%-1,00%, son président Jerome Powell a semblé exclure des mouvements encore plus amples, de 75 points de base, lors des prochaines réunions. La réduction du bilan de la Fed commencera le 1er juin, mais à un rythme progressif, un peu moins rapide qu'anticipé par les marchés...
Toutefois, les chiffres de la productivité au 1er trimestre publiés jeudi ont relancé les craintes d'une spirale salaires-prix, qui entretiendrait durablement la hausse des prix. La productivité non agricole, qui mesure la production horaire par travailleur, a ainsi plongé à un taux annualisé de 7,5% au cours du dernier trimestre, sa plus forte baisse depuis le troisième trimestre de 1947 ! Elle fait suite à un taux de croissance de 6,3 % au quatrième trimestre 2021. Les chiffres de la productivité sont assez difficiles à interpréter depuis la crise du coronavirus, mais ce jeudi, ils ont contribué au pessimisme ambiant.
Les coûts unitaires du travail se sont eux envolés de 11,6% (du jamais vu depuis 1982), contre +9,9% attendus après une hausse de 0,9% au trimestre précédent. Le déséquilibre du marché du travail oblige les employeurs à augmenter les salaires, contribuant ainsi à la flambée de l'inflation.
Outre l'effondrement de la productivité, qui traduit la hausse des coûts unitaires du travail, les opérateurs ont pris connaissance d'une hausse surprise des inscriptions hebdomadaires au chômage, alors que les dernières données de l'emploi privé dévoilées mercredi par ADP étaient elles aussi plutôt moroses. Pour la semaine close au 30 avril, que les inscriptions au chômage ont ainsi atteint 200.000, en hausse de 19.000 par rapport à la semaine antérieure, alors que le consensus était positionné à 180.000.

L'euro retombe à 1,0570/$ ce vendredi, tandis que les cours du pétrole restent fermes. Le Brent de la mer du Nord grimpe à 113$. Sans surprise, l'OPEP et ses alliés se sont mis d'accord, jeudi lors de leur réunion mensuelle, sur une petite augmentation de leur production de brut. Le cartel a ainsi validé une hausse 'standard' de 432.000 barils par jour en juin. Un volume limité dans le contexte actuel mais dont beaucoup d'analystes doutent qu'il soit atteint alors que la plupart des membres sont confrontés à des contraintes de capacité. "La montée en puissance constante de l'offre de l'Opep depuis la mi-2021 semble s'essouffler", a déclaré Bill Farren-Price, directeur d'Enverus Intelligence Research. "Avec l'augmentation du risque d'approvisionnement à mesure que les sanctions russes prennent de l'ampleur, la capacité de l'organisation à stabiliser les prix du pétrole s'évapore".

INDICATEURS ECONOMIQUES A SUIVRE

Etats-Unis :
- Rapport gouvernemental mensuel sur la situation de l'emploi. (14h30)
- Crédit à la consommation. (21h00)

VALEURS EN HAUSSE

Parrot : +4% suivi de Genomic et de Ateme (+3%) avec Cibox et CGG

Euroapi (+3%) la filiale de principes actifs pharmaceutiques du groupe Sanofi se traite au-dessus de son prix d'introduction.

SCOR (+2,5%) dit absorber les chocs liés aux sinistres potentiels résultant du conflit en Ukraine, d'une série de catastrophes naturelles et de la poursuite de la pandémie aux Etats-Unis. Les Primes brutes émises sont ressorties à 4.715 millions d'euros au premier trimestre, en hausse de 9,7% par rapport au premier trimestre 2021.
La perte nette du groupe est de 80 millions au premier trimestre, à comparer à un résultat net de 45 millions au premier trimestre 2021. Les capitaux propres sont de 6.064 millions à fin mars, correspondant à un actif net comptable par action 33,89 euros, en baisse de 3,9% par rapport au 31 décembre 2021.
Le ratio de solvabilité estimé du groupe est de 240% à fin mars 2022 (supérieur au ratio de 226% publié au 31 décembre 2021).
Le programme de rachat d'actions de 200 millions est achevé.
Conformément à ce qui a été annoncé le 24 février 2022, SCOR propose un dividende de 1,80 euro par action au titre de l'exercice 2021. Ce dividende sera soumis à l'approbation des actionnaires lors de l'Assemblée Générale 2022, qui se tiendra le 18 mai 2022.

TFF : +2% avec Stellantis, AB Science, P&V, BigBen et Renault

Au 1er trimestre 2022, le chiffre d'affaires Exploitation de LNA Santé (+1,5%) s'élève à 166,4 ME, en progression de 8,2% par rapport à la même période de l'an passé, dont 7,4% de croissance organique et 0,8% de croissance externe.
La société confirme sa feuille de route, avec une progression supérieure à 4% de son chiffre d'affaires Exploitation pour 2022, l'amélioration de son résultat net et de ses free cash-flow opérationnels.

Valneva : +1,5% avec Worldline, Hexaom, BNP Paribas ,Thales, Colas, Crédit Agricole, Dassault Aviation, Korian, Valeo, Imerys

VALEURS EN BAISSE

JCDecaux (-9%) a réalisé une activité de 683 ME, aidée par une forte croissance du digital. La croissance du chiffre d'affaires organique ajusté du 2ème trimestre 2022 est attendue à plus de +15%. Goldman Sachs ('vendre') estime que l'objectif de croissance du 2e trimestre est bien en deçà de ses prévisions, reflétant l'impact des restrictions liées à la pandémie de Covid en Chine... Dans le même sens, Berenberg note que JCDecaux a connu un bon début d'année, mais que les perspectives sont 'légères'. Si le broker rappelle que la société a tendance à guider de manière prudente, même si les restrictions changent de manière significative en Chine, il semble peu probable qu'elle réduise l'écart par rapport aux attentes du consensus...

Metabolic : -8% suivi de Believe (-5%) et de Aramis (-4%) avec ID Logistics

Pernod Ricard : -3% suivi d'Orpea, de M6 et de Remy Cointreau

Wendel : -2,5% avec Mersen, Seb, Publicis, Kering, Somfy

Bolloré : -2% avec Veolia, Cegedim, Capgemini, Interparfums

Au 1er trimestre 2022, le chiffre d'affaires total d'Axa (-1,7%) est en hausse de 1%, porté par l'assurance dommages (+2%), l'assurance santé (+6%) qui en croissance dans la plupart des zones géographiques, et la gestion d'actifs (stable). En revanche, l'assurance vie, épargne, retraite recule de -3%, Le ratio de solvabilité II s'établit à 224% au 31 mars 2022, en hausse de 7 points par rapport au 31 décembre 2021.
Les sensibilités actuelles estimées du ratio de solvabilité II du groupe Axa aux taux d'intérêt sont maintenant d'environ +5 points (+9 points à fin 2021) pour une augmentation de 50 points de base, et d'environ -8 points (-14 points à fin 2021) pour une baisse de 50 points de base. La sensibilité actuelle du ratio de solvabilité II du groupe Axa à une augmentation de 50 points de base de la courbe des swaps d'inflation est d'environ -4 points.
"Axa a réalisé une bonne performance au premier trimestre 2022, avec une croissance du chiffre d'affaires de qualité", a déclaré Alban de Mailly Nesle, Directeur financier d'Axa. "Nous continuons de voir une bonne dynamique de nos activités génératrices de résultats techniques et de commissions dans l'ensemble du Groupe". Le dirigeant explique encore : "Notre mix d'activité est excellent, avec une croissance du chiffre d'affaires de +6% en santé, de +5% en unités de compte, et de +4% en assurance entreprise hors Axa XL Re, avec un environnement tarifaire toujours favorable dans l'ensemble de nos géographies et plus particulièrement chez Axa XL"

Aperam (-0,2%) a présenté ses résultats pour le trimestre se terminant le 31 mars 2022. Le taux de fréquence en matière de santé et sécurité est de 2,4 au 1er trimestre 2022, contre 2,1 au 4ème trimestre 2021. Les expéditions, y compris Recyclage & Renouvelables, sont de 673 milliers de tonnes au 1er trimestre 2022 et les expéditions comparables de 452 milliers de tonnes au premier trimestre 2022, contre 424 milliers de tonnes au 4ème trimestre 2021.
L'EBITDA ajusté ressort à 363 millions d'euros au 1er trimestre, comparé à un EBITDA ajusté de 345 millions d'euros au 4ème trimestre 2021. Le bénéfice net ajusté est de 219 millions d'euros au 1er trimestre 2022, comparé à 244 millions d'euros au 4ème trimestre 2021.
Le Bénéfice de base ajusté par action s'inscrit à 2,83 euros au 1er trimestre 2022, comparé à 3,10 euros au 4ème trimestre 2021. Le flux de trésorerie utilisé par l'exploitation est de (57) millions d'euros au 1er trimestre 2022, comparé à 219 millions d'euros de flux de trésorerie générés par l'exploitation au 4ème trimestre 2021
Le flux de trésorerie disponible avant dividendes et les rachats d'actions se sont élevés à (103) millions d'euros au 1er trimestre 2022, comparé à 132 millions d'euros au 4ème trimestre 2021. La dette financière nette s'inscrit à 666 millions d'euros au 31 mars par rapport à 466 millions d'euros au 31 décembre 2021.
Il est prévu que l'EBITDA ajusté au 2ème trimestre 2022 augmente par rapport à la base record du 1er trimestre 2022
Il est prévu que la dette financière nette au 2ème trimestre 2022 diminue légèrement par rapport au 1er trimestre 2022.

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